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De Wittenberg à Potsdam, 7a kil

En attendant les ordres de V. A., le corps d'armée prend ici quelques instants de repos dont il avait besoin pour rallier les hommes que des marches longues, dans des pays sablonneux, avaient forcés de rester en arrière1.

Il m'a été rendu compte qu'il existe sur l'Elbe des magasins considérables, notamment à Wittenberg et à Coswig *.

J'ai ordonné qu'on en prît possession et qu'on en fît constater l'état.

Le général Hannique a reconnu à un quart de lieue de cette ville un magasin à poudre. D'après son rapport, il y existe 300 milliers de poudre de bonne qualité et bien conservée.

L'équipage de pont a été arrêté par les sables ; il ne pourra guère arriver à Wittenberg que sous quelques heures. Je fais réunir tous les mariniers et pilotes du pays pour lui faire descendre l'Elbe jusqu'au point qu'il plaira à V. A. de désigner. On fera suivre par terre les chevaux et les haquets.

J'ai Thonneur d'adresser à V. A. le compte que m'a rendu le colonel du génie Touzard sur l'état de la ville de Wittenberg. J'ai ordonné à cet officier supérieur de faire tracer sur-le-champ aux 2 rives de l'Elbe les ouvrages nécessaires pour mettre le pont de l'Elbe à l'abri d'un coup de main. Je l'ai autorisé à faire aux autorités du pays toutes demandes de pionniers, ouvriers et matériaux qui seront nécessaires.

Je prie V. A. de considérer qu'à la bataille du 14 4 officiers du génie du corps d'armée ont été mis hors de combat, et que la compagnie de sapeurs a tellement souffert à cette même bataille qu'il n'y reste que 36 hommes disponibles, parmi lesquels il ne se trouve aucun ouvrier d'art.

Je prie V. A. d'envoyer à ce corps d'armée des officiers

i. L'armée de l'Empereur, môme dans sa plus belle époque, avait des traînards. Dès qu'on fait des marchos longues et surtout lorsqu'on marche dans de mauvais chemins, beaucoup d'hommes restent en arrière par fatigue ou par indiscipline, et cela dans tous les corps d'armée. Au 4« corps après lu marche du 18 octobre, voir Iéna, p. 508 ; — au 6e corps après la marche du lî octobre, voir pages 112 et 123 ; — au 1«' et au 4« corps après le passage de l'Elbe.

*. Coswig, 14 kil. de Wittenberg.

du génie ainsi que des compagnies de mineurs et de sapeurs pour pouvoir suivre ces travaux.

Une reconnaissance du 12* de chasseurs envoyée sur Roslau l y est arrivée pendant la nuit, et a trouvé les troupes de la division Suchet passant l'Elbe sur des nacelles.

Une autre reconnaissance du 1er de chasseurs s'est emparée du pont de Torgau et en a confié la garde aux troupes saxonnes avec la condition expresse d'en défendre le passage aux troupes prussiennes.

5e corps. La division Suchet et la cavalerie ont passé l'Elbe dans des barques pour se porter au bivouac de Roslau. Quartier général, 2e division, Dessau.

76 corps. Même position que le 20.

2e division de dragons, en arrière de Dessau.

LE MARÉCHAL BERNADOTTE AU MAJOR GÉNÉRAL

Bernburg, 21 octobre 1806, 8 heures du soir.

Il est 8 heures du soir, M. le Duc ; on vient de me remettre vos dépêches à mon arrivée de Barby où je suis allé avec le Grand-duc pour aviser aux moyens de passer l'Elbe.

Dans une de vos lettres, vous me dites que l'intention de l'Empereur est que je passe l'Elbe dans la journée d'aujourd'hui et dans la nuit -, la journée est déjà passée, mais pour remplir autant qu'il est en mon pouvoir les ordres de S. M., j'ordonne au général Drouet de se porter de suite sur Barby; je m'y rends moi-même et le passage commencera aussitôt. Je dois vous faire remarquer que le peu de moyens que nous avons pu réunir, nous mettra dans l'impossibilité d'effectuer le passage bien promptement; jusqu'à présent nous n'avons que 3 bacs, 2 barques et 2 nacelles; ces dernières descendaient l'Elbe pour Magdeburg; nous les avons fait arrêter, le Grand-duc et moi; les bateaux que j'avais envoyé chercher à

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