‹ Campagne de RussieChapitre 18 sur 33 · as · texte numérisé non relu

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138 Garde

3^ Division de VietUe-Garde

Il lui revenait du il au 18 inclus. 28.000 A la brigade de grenadiers pour

le 19 1.800

Elle a reçu, le 9, riz »

— le 10, biscuit 14.000

— le 11, pain 10.900

Elle reçoit ce soir 1.625

La brigade de grenadiers recevra

demain 3,275

Total 29.800

Cavalerie

Il lui revenait du 11 au 18 inclus. 18.400

Elle a reçu, le 9, riz »

— le 10, biscuit 5.000

— le 11, pain 10.025

Elle doit recevoir ce soir 2.500

L'escadron du 2® régiment de lanciers recevra demain 800

Total 18.325

Artillerie légère

Il lui revenait pour 6 jours à son

départ, le 9 2.700

Elle a reçu, le 8, au soir, pain . . 1.350

— — farines . 1.350 Servi jusqu'au 14, ce corps parti

ne peut être aligné au 18. . . . 2.700

Réserve d*ariillerie

Il lui revenait pour 6 jours suivant

son ordre de départ 4.800

H lui a été remis à son départ :

Pain 1.600

Farines 3.200

Total 4.800

GABDE

Bécapitulalîon

11 fallait. .

Il a élé mis en distribution

Les distributions excéderont de . .

Chaque division a à sa suite un pure de bestiaux suflisant pour 10 jours de dislribution à raison d^iine livre. L!artillerie légère et Tartillerie de réâerve ont einincné la viande sur pied pour 6 jours. »)

Rapport eiur la mnhHÎui&nct^ «te ta ffrarde foipériale depnN Kon départ fie Cïloubolioé

a La jeune garde servie à Vilna jusques au 18 inclus a reçu à Plissa et environs, soit en pain, soit en farine, pour les 49, 20, 21, 22. Î3et24.

Elle a reçu a Kamen une distribution de farine à raison de trois livres par homme, ce qui a conduit au 30 Juillet inclus.

Les chasseurs ?i pied et l'artillerie de la 3^" division partant de Gloubokoé le 22 juillet ont reçu le pain pour quatre jours et la larine pour deux jours à demi-distribution, ce qui a conduit le service jusquesau 17 juillet inclus.

La brigade de grenadiers h pied a reçu également le 25 au moment de son départ de Gloubokoé le pain et des farines pour six jours, c*est-à-dire jusques au 28 inclus.

L'artillerie a reçu le 22 ses vivres en farine pour sir jours, jusques au 27 inclus.

Les chasseurs à pied ont reçu à Kamen, sur les 500 quintaux de farine qui y ont été trouvés» une distribution de cette denrée à raison de trois livres par homme et pour les 28, 29, 30, 31 juillet, !«' et 2 août.

Les grenadiers devaient recevoir à Kamen une semblable distribution : mais ce qui restait avait été en le vu par les troupes aux ordres du général Kirgener.

La cavalerie n'a rien reçu à Gloubokoé ni à Kamen,

L*artillerie avait été payée à Gloubokoé jusques au 27, étant partie le 22.

Il en résulte qui? la subsistance était due en arrivant devant Vitebsk aux jours ci-après :

Jeune Garde, . . . , le 31 juillet Chasseurs à pied , , le 3 août.

Grenadiers à pied . le 29 juillet.

Artillerie le 28 juillet.

Cavalerie le

GARDE

Le 28 au soir le corps du duc de Trévîge devait recevoir une dis» tribution de deux livres de farine par homme, ce qui aurait conduit le service au *) août ; mais il n a pu la prendre à cause de son mouvement.

Les chasseurs à pied ont reçu à Vitebsk jusques au 4 août inclus. Les grenadiers à pied ont été rappelés à partir du 29 et payés jus* ques au 4 août inclus. La cavalerie et rartillerie ont reçu jusques au t inehis,

H a été .ifTeclé au service des deux premières divisions de la garde 20.000 livres de farines trouvées au faubourg de Potosk, ce qui conduit au 3 août inclus*

Pour aligner tout le service au 4 août, il faut les quantités ci-après, savoir :

Chasseurs à pied . . » livres de farine

Grenadiers à pieiï . » —

Cavalerie, ... .4.000 —

Artillerie légère et réserve* . 2,600 -~

Jeune garde ....'.♦.. 5.000 —

ïïTëôô —

La jeune garde recevra aujourd'hui une ralion de pain fabriqué à Vitebsk, pour les 31 juillet et 1*^' août. Il y aura À midi 10.000 rations de pain ; indépendamment de ces iO. 000 rations, ilen existe 8.000 autres tenues en réserve pour la vieille garde. La fabrication continue dans 25 fours bourgeois t.

Itapport sur îen moyens reconnuÉi à Vitebnk par I*ailininlf9t ration de la Garde linpériale. ou qol ont été reniN à sa cllNposiU tlon depaiH le !ÎH Julllel ÎHl%

Magasin de la me des Tanneurs .

Ignace Bialo^ora

Grégoire Lorko

Convoi amené par les Bavarois. .

Voitures abandonnées envoyées

par Tescorte de S. -M

Total sacs :

Farine on ucs

lie

170 livres

Oman

sacR

rt

GARDE 141

Lesquels à 270 livres font 915 quintaux 30 livres de farine et 113 quintaux 40 livres de gruau.

Emploi à répoque du Si juillet 1812

Farines Gruau

qx liv. qx liv.

Remis au corps du duc de Trévise. 200 >> 40.50

3* Division vieille garde 162.50 35 »

Cavalerie . 100.80 13.50

Artillerie 54 8.10

Les recettes sont de 915.30 lî?!40

L'emploi est de 517.30 97.10

Reste disponible pour le service

général 398 » 16.30

Il faut pour s*alignerau 4 inclus . 116 » i

Restera : 282 » 16.30

Les farines retirées du bateau ne sont point encore reconnues, le quartier général en a réclamé une partie et l'a fait enlever en même temps que nous le faisions de Tautre portion.

Artillerie

Laritoisière il l*Ein{iereur

Vilûn, RjumcJ

« Xùl l'honneur de pr<^senter à Sa Majesté, cooforoiérnent à 80d ordre du i, la situation du matériel du 111^ corps.

Le général de division Foucher me marque, par une lettre du i*"*juillet, que les divisions ont mis des chevaux hors de service ; mais il ne dit pas qu'ils aient laissé des bouches à feu ni caissons eo arrière. La situation indique ce qui est h Tarmce avec tes divi:«iions> ce qui est resté à Vihia et ce qui est encore sur la rouie de Kovdo à Vilna.

La batterie de réserve, coRiposéede 16 bouches à feu, a encore i3 voitures en arrière de Vilna, on est allé les chercher. Elles pourront arriver demain, mais à raison des perles qu'elle a éprouvées en chevaux, je ne pense pas qu'elle puisse atteler plus de six bouches à feu avec un approvisionoement complet, d

Sorbier h Berthler

Viluii. H juiilet (A N)

a J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse que, d après ses ordres en date de ce jour, les quatre batteries à cheval de la garde ayant un approvisionnement et quatre caissons d^infanteriet partiront demain pour se rendre à Sventsianouï, cette artillerie sei^a attelée aussi bien que peut le permettre Tétai des chevaux.

Je ferai partir le 10, Tartillerie à pied de la réserve composée de douze pièces de 6, six ubusiers de 5 pouces 6 lignes, huit piuces de ii et quatre obusiers de 6 pouces 5 lignes, en tout trente bouches à feu avec un approvisionnement et sept caissons d'infanterie, c'est tout ce qu'il est possible d'emmener de bouches à feu et eacore vu la faiblesse des chevaux elle ne sera pas bien attelée*

ARTILLERIE

lis

J*ai donné h la U"* division d'inranlerre la 4^ balterie de la jeune garde composëe de hyit pièc^es de 4, avec âpprovJBionnement et demi el douze caissons d'infanterie : à la 2« d'infijnterie, la 3* batlerie de jeune garde composée aussi de huit pièces de A avec approvisionnement et demi et six caissons d'infanterie. Les soldats d'infanterie de celte division ont dé}h dans leurs sacs le chargement de cinq caissons d'infanterie, A la division d*iofanlerie de vieille garde, la i^" batterie d'artillerie à pied, vieille garde, composite de huit pièces de G et obusiers avec un approvisionnement et douze caissons d'infanterie.

Quand la T'' division du parc d'arlillerie de la garde composée de 800 chevaui et qui a déjà dépassé Kovno sera arrivée, on attellera avec ses chevaux une grande partie des bouches à feu laissées ici et on donnera des bœufs à ce parc pour atteler ses catâsons ainsi que Votre Altesse l'ordonne par sa lettre de ce jour, t

Eblé à Bertliier

11 iaiUet(A N)

« L'équipage de pont, parti hier de Vilna, n'arrivera pas avant te 14 ou le 15 à Sventsianouï, ne pouvant pas compter qu'il fera plus de trois lieues par jour. 11 devait se rendre à Vidzouï, Tordre de s'arrêter à Sventsianouï vient de lui être expédié.

J'ai fait faire des recherches pour découvrir des jougs dans les villages ; elles n'ont encore rien produit. J'ai employé à en faire tous les ouvriers disponibles et j'espère que ce soir il y en aura environ quarante de terminés. L ordre a été donné aux ouvriers de Téquipage arrivé aujourd'hui à deux lieues de Vilna» de commencer ce travail, dès que tes réparations des voitures le permettront.

tl manquera des hommes habitués à conduire des bœufs, il ne s'en trouve ni dans les pontonniers» ni dans le 4*^ bataillon d'équipages de la flottille, seules troupes qui soient à ma disposition.

Les soldats du train ont presque tous trois chevaux à conduire, n

Sorbier à Bertliier

1^2 juillet, rohroyé. près le poEtt de BoloreU {k S)

w Les quatre batteries à cheval de la garde, composées de quttlre bouches a ft^u avec un approvisionnement simple et vingtquatre caissons d'infanterie, totnl r^il voitures, 6i0 canonniers et soldats du train, 800 chevaux d'escadron et du train, coucheront aujourd'hui 12 à moitié chemin du pont de Boîareli à Sventsianouï, el demain 13 à Sventsianouï.

ARTILLERIE

Los cinq batteries à pied de la réserve, composées de trente bouches à feu dont douze pièces de 12 avec uo approvisionnement simple et sept caissons d'infanterie, total 125 voitures. LOlÔcanonoiers et soldais du train, 61(1 chevaux du train, coucheront aujourd'hui là juillet ^L Trakinïa ; demain 13| à moitié chemin du pont de BoTa» réli à Sveiitsianouï et an iverunt le il à Sventsianouï.

IVaprès les ordres précédents de son Altesse le Major général et d'apn^^ ceux actuels de Sa Majesté, aucune de ces colonnes d'artillerie ne dépassera Sventsianouï jusqu'à nouvel ordre. »

Kirgrener à Berthler

SveDUianoni, JT juillet lA. N)

« Après avoir rétabli le pont d«î la Jeïmana près de Boiarëli, j'ai dirigé le major Boissonnet avec cinq compagnies du génie et plusieurs ofûciers de mon clat-raaj(>r sur Lioulina pour y réparer le l»ont. Il doit me rejoindre f^ujourd'hui ici où je m'arrêterai en vertu des ordres du H de Votre Altesse Sérénissirne.

Je joins ici les états du personnel et du matériel que Votre Altesse m'a aussi demandés. Il en résulte q^e je tratne à la suite de cette colonne 4.460 outils à pionniers et tranchants avec 17 assorti* menls d'outils d'art.

I^es ponts que j'ai eu à construire nu à réparer m'ont be.mcuup appauvri en cordages, clameaux et clous, et tous ces objets sont difficiles à remplacer.

Il serait donc à souhaiter que le parc du génie pût me fournir deux chariots chargés de ces objets.

Les :iâ bateaux ne m'ont point encore rejoint.

On s'occupe en ce moment des ponts que Votre Altesse m*a ordonné de construire. »

Sorbier à Itertliier

Sveûtointiouii UJatikt {A^)

« J*ai rhonneur de rendre compte à Votre Altesse Sérénissirne que les quatre batteries d'artillerie à cheval de la garde partiront demain 1-jde Sventsianouï pour aller à Louîntoupouï et coucher îe 16 à Komaî,

Les cinq batteries à pied de la réserve arriveront demaiu 1^ à Sventsianouï, partiront le 17 pour Louintoupouï ot coucheront le 18 Â Komaï.

J'aurai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse du reste de la marche jusqu'à Gloubokoé quand je serai à Komaï. n

ARTILLERIE

La ri ho [si ère A Berlliler

SvenUianotii, 17 jaitlet

« J"ai rhonneur de rendre compte à Votre Altesse Sérénissime que, par sa lettre de ce jour, M. le général Kbié m'inforine que le premier convoi de bateaux parti de Vilna le 10 de ce mois est arrivé aujourd'hui k une lieue en avant de Sventsianouï; que celui qui s'est mis en marche de la même ville le 4â a devancé le pre* njjer d*une demi-ïieye.

Le convoi de cinq bateaux parti de Vilna le 13 est aujourd'hui à Vénégbichki.

Quant à Téquipage de Piloni, on n'en a point encore de nouvelles depuis son départ de Vilna qui a eu lieu avant-hier lo.

Le général Eblé me rend compte en même temps que ses troupes vont manquer de pain et que la compagnie de pontonniers du grand-duché de Berg en manque totalement aujourd'hui i.

8orbier k IteHhier

Diailovitsehi, 19 juillet (A NI

« J*ai rhonneur de rendre compte à Votre Altesse Sérênissime que les quatre batteries d'artillerie à cheval de la garde seront aujourd'hui 19 à Drozdovo et demain 20 a Gloubokoé.

Les cinq batteries d'artillerie à pied vieille garde de la réserve étaient aujourd'hui 19 à Loughaï, le 20 à Drozdovo et le 21 à Gloubokoé.

Depuis le départ de Vilna, on a perdu quelques chevaux faibles, mais cependant on n'a laissé aucune voilure en route. »

Larttiaffïlère à IkTltiier

Gloubokoé, ?1 JuiUtit (A N)

« Le premier convoi d'équipages de pont, composé de 30 bateaux, était hier soir à Kurzevîeze à trois lieues en avant de Poslawouu II fera aujourd'hui quatre lieues et sera par conséquent h Danilovitschi.

Le deuxième équipage, composé de 28 bateaux» marche à une lieue et demie en arrière du premier*

L'équipage de Piloni était le 16 près de Némenlschin et celui de six balertux marche à quelques lieues en avant de celui de Piloni.

J'attends des nouvelles de ces deux équipages.

Le mauvais état des chevaux et le poids des voitures ne permet- Icol pas d*espérer une marche de plus de trois et demie à quatre lieues par jour. »

|«r CORPS

imvout à RortliU^r

JDmof0ui,9djiiiû(A3F)

« J'ai rhonneur de rendre compte h Votre Altesse Sdréntssi me que les i***, H* et i^ divisions sont ici. Je trai pas eocore de nouvelles des 2» et 5" qui ont suivi par Kovno la rive gauche de la Viliia ; je ne doute pas que ce soir elles ne rejoignent; ainsi tout le corps d'arm<?e sera réuni. Les convois des divisions commencent à arriver; cela donnera quelques ressources»

Aussitôt que Sa Majesté le Roi de Naples se mettra en mouvemeot, je le suivrai. •

lla%'Ottt à l*s^ol à Ocliinlana

Roukoni, 5 beui^t du aoir, 30]aiD (A S P)

i Je reçois à rinstant votre rapport d'Ochmîaaa à 9 heures du matin. Je transmets à Sa Majesté celui qui lui était destiné ; je serai ce soir avec deux divisions d'infanterie du corps d'armée faisant 30*000 hommes à Miédniki, et j*en partirai demain de très grand matin En attendant, évitez de vous compromettre. Prenex des positions telles que reonerai ne puisse avoir connaissance de vos forces; l'habileté est de faire craindre à Tennemi une attaque et de lui faire perdre du temps pourque j'aie celui d'arriver. Donnez-lui des alertes, la nuit surtout» afin qu'il ne puisse pas se reposer. Trouvez un homme sûr dans le pays pour expédier sur Grodno par ta rive droite pour donner avis au prince Poiiiatowski de la marche de ces troupes sur Ochmïana ; lui et moi devons les détruire.

Faites connaître au général Bordessoulle, qui se trouve sur votre droite dans la direction de Solechniki, aûn qu'il soit demain sous ma main pour marcher à lennemi et de me faire connaître ce soir à Miédnikt Tendroit où il sera demain À 4 heures du matin, {sk) »

PHEMIKH COHPS

Davaut ii Moranil h Lavarichki

Boukoni, 30 juin, 5 beufe» tin soir (A S H)

(I Je vous ai prévenu ce matin que je marchais avec la tf division fiur Ochniïana. Je suis dans la bonne direction. Le général Pajol me mande d'Ochmïana que les troupes venant de Grodno sont en présence. Les troupes du 9* régiment de lanciers polonais ont eu une boQoe échanfïourrée. J'espère qu il fera perdre beaucoup de temps à Tennemi. et qu il me donnera celui d'arriver sur lui.

Gomme il est possible qne d'ici à demain matin les ïtusses se renforcent, je veux être en mesure de les attaquer et d'avoir un prompt succès ; ainsi, à la réception de ma lettre, faites toutes vos dispositions pour vous approcher ce soir de Miédniki pour y être rendu demain de grand niâtin avec votrd division et les cuirassiers du gëoéral Valence qui ont dû vous rejoindre. Faites part de ma ïeltre h ce général: elle est pour vous et pour lui ; s'il n'était pas avec vous^ envovez-lui-en des copies par des ofticiers en leur indiquant la route quils devront lenir. Je n'ai pns pu trouver de guides assez bons pour savoir 8*il y a une roule directe de Lavarichki k Miédniki: il faut prendre le chemin le plusdirecteL perdre le moins de chemin possible.

Comme la roule que vous quitterez sera découverte, priez le général Valence de ma part d'y laisser deux escadrons: il faudrait qu'ils s'établissent très militairement, qu^ils mettent dans toutes les direc* lions des postes qui puissent découvrir sans être vus ; il fandratt aussi un sou'^-oftjeier intelligent à rembrauchemenl de la route que vous prendrez à droite» afin que tout ce qui vous rejoindrait prenne cette direction-là.

Faites jalonner toute votre route» marchez en vous éclairant surtout sur votre gauche. Vous devez trouver dans les châteaux, des ressources en eau-de vie et peut-être un peu de farine.

Envoyez-moi ce soir h Miédniki un de vos ofticiers avec le maréchal des logis de lanciers et un guide pour me faire connaître |*beure de voire départ et les endroits par où vous passerez; don* lie£-moi aussi des nouvelles du général Valence,

U est possible que les ponts sur lesquels vous devez passer soient trop faillies pour votre artillerie* il faut en conséquence avoir en avant quelques sapeurs puur les arranger.

Toutes réflexions faites» je vous envoie un de mes officiers; il recoonatlra la route qu'il suivra, mais prenez celle qui vous fera perdre le moins de chemin*»

PREMIER CORPS

Davotit à Itordofif^oulle

Miéclniki, 1*^ Juillet, 1 heareil/S du oiitiii (AS?)

• JVi reçy, mon cher généra), votre rapport du 30 juin h 4 heures du soir et un de 10 heures que Sa Majesté m'a renvoyé. J'ai également re^!U ceux que vous no^avez adressés. Je ne coni;ois pas trop voire rapport de !0 heures du soir, ni voire mouvement rétrograde. 11 est etreclivement venu quelques Cosaques à Pavlovo et Tourghélé» mais ils n y ont pris que quelques moutons et s^en sont allés. Il serait au reste k désirer qu'un corps considérable de troupes vint droit dans celte direction ; je ne crois pas que beaucoup s'en échapperaient. J*aj maintenant sous la main trois divisions du corps d'armée et 6.000 chevaux. Je me porte de ma personne avec deux divisions d'infanterie ù Ochmïana. Je laisse provisoirement le Èf;énéral Morand à Miédniki,

La division Dessaixa Tordre de se porter a Ediina. Metlez*vous en communication avec moi, et sî aucune troupe ne marche en force sur votre droite el priMine la direclion d'Ochmïana, rapprochez-vous de cette ville.

Il est important que vous me fassiez parvenir do fréquents rapports; adressez-les au chef de la correspondance à Miédniki, (ce poste est de hulansholîandais de la garde), avec ordre de me les faire passer. Faites-moi connaître quel est le moyen le plus fsùrl pour correspondre avec vous. •

l>iivoul k Uonlaiow'ski

Miédniki, 1" jwillin (AS pj

u Vous serez sans doute informé que nous sommes à Vilna depuis le 28 juin. L*ennemi a fait sa retraite dans toutes les directions sur la Dvina. Il paratt par lous les rapports que les Russes ont encore beaucoup de troupes à rappeler du côté de lîrodno, Bialyslock et Brest. Je me porte sur Ochraïana par oii passent ces troupes. Je ne ménagerai rien pour leur couper cette retraite et pour les délruîre. L'empereur ne doute pas que Votre Altesse ne fasse de grandes marches pour les atteindre, et que nous ne soyons bientôt en communication.

J'ai cru utile de vous faire connaître ma direction, puisque cela ne peut qu^ faciliter notre jonclion. Nous avons trouvé du patriotisme dans ces pays-ci; cela nous a donné de bons renseignements. »

PREMIER CORPS 14î)

Davaut à ColberC

Mîèdniki, l"jumflt(A S P)

« Les Russes ont ouvert une communication entre les routes de Grodno à Vilna et celle de Vilua à Polotsk qui part de la première au pont de lachounouï et aboutit sur la seconde k Lavarichki, en passant près de Miédniki. Il me paraît nécessaire que vous fassiez observer cette route» attendu qu'il y a des colonnes russes errant dans les environs et qui pourraient chercher à prendre par celte route* Si cela arrivait. îl faudrnit en prévenir Sa Majesté et m'en donner avis, afin que je puisse leur opposer des troupes. »

Davont s^ Maraud

UrtimiMia, t" juiUet, 11 koares du mit {A S P)

<c II faut exécuter à la lettre les ordres de l'Empereur et vous porter de suite sur xMikhaïlichki ; c'est vous et le général Nansouty qui serez dans la bonne direction. Toutes les troupes russes se dirigent d'Oicbanouï, ou par Ûchmïana, Sollouï, Danouchev ou par Rorounouï, Smorgoni, Danouchev, sur Kobouïlniki,

Il faut, aussitôt que vous serez là, intercepter tout le pays entre les lacs et Mikhaïlicbki et la route de Kobouïlniki. Il est vraisemblable que vous rencontrerez quelques troupes de passage en raarche qui sont frappées de terreur; en allant franchement sur elles» on en aura bon marché. Communiquez celte lettre au général Nansouty, 11 serait important que demain avant midi vous fussiez non seulement maître de MikbaTlichki, mais que vous eussiez iolercepté toutes les communications qui existent dans le pays.

Vous ne vous compromettez pas en agissant comme je vous dis ; agissez vigoureusement, et vous prendrez beaucoup d'officiers et de bagages.

Je voudrais pouvoir vous donner des renseignements sur la route la plus courte ji tenir, mais je n'ai pu m'en procurer, TAcbez de vous diriger par Ghoudéra et Slobodka ou par Stoudénichki, où quelqu'un qui a passé ce matin m'assure qu*il y a un chemin pour arriver à Ghoza sur la route de Vilna à Mikhaïlichki. »

Oavout à Groiichy

OkhunouK 3 juillet. Il heures da matin (ASP)

et Je reçois votre lettre d*hierà 10 heures du soir. Dirigez-vous el la division Dessaix sur TrabouT. Je vous avais écrit il y a deux heures vous croyant k Bol Solechniki pour vous diriger sur îSarvélirliki. Aussitôt que je vous saurai arrivé à TrabouT» je me mettrai

PRKMIKR CORPS

en marche pour Vichnev et de là sur Volojin. Il faudra faire faire

des reeonnaïssances par une partie de voire cavalerie légère sur Ivïé et Lida. D'après les dernières informaiioiiSj les Cosaques de Plalof et les Tartares doivent s'y trouver* La droite du prince riagralion commandée par le général Doktorof est passée. Lesdeux premières divisions ont pris par Smorafoni, la dernière par Bogdanov et Vichnev. Le reste du corps du prince Baf^ratîon doit se diriger sur Volojin.

Les troupes polonaises ont dû entrer à Grodno le 1^'. Je ne doute point que ravanl-garde de ce corps d'armée ne soit aujourd'hui à Lida. 11 faut chercher k établir le plus proraptement possible notre commynication avec cellt» troupe ; écri%^ez au prince Poniatowski dans cette direction,

.le vous fais conserver m trois cents sacs de farine qui sont dans les écuries atleiiantes au château ; j j laisse une compagnie d'infanterie pour la gard^. Faites réunir toutes les voitures qu'on pourra trouver: organisez-les et envoyez prendre ces farines sous Tescorte d'un bataillon el d'un escadron. Il y aura 50«acspour votre division et â50 sacs pour la division Dessaix. J*en ai fait donner autant à la division Compansel à la division Valence, et tout cela seroil perdu si je n avahs pns pris des mesures pour y mettre de Tordre ; faites bien organiser ce convoi : qu on prenne toutes les voitures des régiraenls et tous len chevaux qu*on aura. Chaque cheval peut porter un sac. Vous direz au général Dessaix de faire distribuer cette farine aux soldats pour mettre dans les sacs; cela leur fera toujours cinq ou six jours de farine. Ma première lettre n'était point partie; elle sera portée avec celle-ci, ainsi vous n'y prendrez que ce qu*il y a de relatif à la discipline et aux subsistances, i»

Davocit à Grttnctiy

Oithiinuiii. 3 jinilkil, 10 heures du nmliD (A S ï*)

^ Je vois par un rapport du général Bordessoulle quil était le iV'f juillet h Bol Solechniki. Je crains, mon cher général, que vous suiviez cette direction, elle vous jette beaucoup trop à droite* Les rapports annoncent que la droite du prince Bagration forte de trois divisions est déjà passée. Les dernières troupes sont k Vichnev entre Boijdanov et Volojin. Les autres divisions, les corps Bagration et Plalof doivent se diriger sur Volojin et de là sur Minsk. 11 peut se trouvera Volojin un grand rassemblement; c'est là qu*il faut marcher; ç*est ce que je ferai lorsque je vous saurai à Narvélichki ; portez-vous donc sur ce point et envoyez^nioi promplemeol de vos nouvelles à Olchanout

PKEMIl!:!! CORP»

iM

Par une lettre du général Dessaix, i) paratt qu'il éprouve une grande pénurie de subsistances. Si vous ne prenez pas de fortes mesures pour réprimer le brigandage» il en résultera les plue grands inconvénients et les meilleurs soldats seront ceux qui «éprouveront le plus de privations. Il faut envoyer dans les villages des oriieiers supérieurs avec des détachements pour prendre des subsistances. Enipf^chez qu'on ne commette des excès; il y a des ressources, surtout dans les châteaux, dont on peut tirer parti avec de Tordre, si oo n'y laisse les brigands, car c'est la le mot ; ils détruisent dans un quart dlieure les ressources de plusieurs joui*s ; j'ai vu des châteaux retournés par eux où il y avait plus de 300 000 rations d'eaude-vie de répandues* Ce brigantiage est contraire et nous rend odieux à nos amis, et des soldats de noire souverain, pour être dignes de lui, devraient tous être des hommes d'honneur, »

Havout i\ Cironchy

Okhiaoul, 3jtiiUet (A S F)

< Je vous envoie, mon cher général, par TofOcier que vous m'avez envoyé le duplicata de la dép<^che que je vous ai adressée ce matin par un officier polonais. Faite» établir Tinfanteriesiir la route de Lida, mettez-vous en communication de suite avec Bogdanov pour avoir de ities nouvelles et faites pousser de fortes reconnaissances ainsi que je vous Tai recommandé sur Lida et Ivïé. Suivant tous les rapports, le corps de Plalof doit se trouver dans cette direction. 11 faut 'e reconnaître et savoir celle qu'il a prise. Faites-moi parvenir Yos rapports par Bugdanov. Les fortes reconnaissances que vous pourriez pousser sur Lida et Ivïé ne pourront que faciliter la jonclion avec le prince Fontatowski II me tarde beaucoup d'apprendre h mon arrivée à Bogdanov où je serai dans trois heures au plus lard, que vous avez reçu mes lettres et Theure h laquelle vous arriverez à Trabouï*

Indépendamment des rapports que vous me faites, il faut écrire directement à Sa Majesté qui ne peut avoir trop proraptement des Informations. *

Davool h Colberl

Olerittrioui, 3 juillet raidi (ASP)

f J*aî reçu votre lettre du 3 juillet de 3henresdu matin. L'ennemi ne prend plus sa direction par Koronouï, Je suppose môme qu'il n'aura plus que peu de monde h Smorgoni, Faites faire une forte reconnaissance sur ce point. Mettez-vous en communication avec

152 PREMIER CORPS

le général Nansouty qui est à Mikhaïlichki. c'est en granJe partie pour établir une communication avec lui que je vous ai laissé à Ochmïuna. »

Uavoul 1% l^oaiatowfikj

Oichanoui, 3 Juillet 4 heures ■pr&t-oaidi (A î> I») « Je suis à Olchanouï. Voici les renseignements sur Tennemi : la prince Dagnition a dû recevoir l'ordre de se diriger par Volojio sur Minsk ; 6.000 ou 7.000 Russes qui étaient hier soir ici en sont partis en se dirigeant sur Minsk par Bogdanov. Il est h désirer que nouspuissions communiquer promptement pour que nos opérations contre l'ennemi puissent être concertées : tout ce qui marche devant nous ne semble pas avoir beaucoup de moraL ■

Au duplicata. — « L'Empereur a recommandé de faire enlever les courriers et officiers russes en mission et de prendre leurs dépèches, et même de faire arrêter par les habitants les détachements isolés en arrière. De petits partis polonais envoyés par des chemins détournés et des avis donnés aux habitants du pays qui sont on général bien disposés, peuvent remplir cet objet. »

tla%oiit ik ]%'aiiHouty

Oklifttiûui, 3jumel(A S P)

a Je présume que la division Morand dont la marche a été retardée vous aura rejoint actuellement. Je vous adresse les renseignemenls que j'ai recuoitlis sur la marche, la force et ta composition du corps d'armée qui vient de passer devant moi.

Ce corps est le 6'' ; il est commandé par le général Doktorof ; il doit former Taile droite de la 2" armée de TOuest aux ordres du prince Bagration.

Il est composé: 1** delà 24* division d'infanterie commandée par le général Lichntschef forte de six régiments de deux bataillons ; quatre de fusiliers, savoir : Tomski, Ufinski. Schirwanskî, Butîrsk, et de deux de chasseurs îi pieds, le 19^etle40®- 2"dela divisioo Dorochow composée des I't.S" et 18" de chasseurs,des hussards d'isumski et do deux régiments de Cosaques ; et de la division de cavalerie de Fahlen composée des dragons d'Irkutsk, d'Orenbourg, de Sibérie, de Courlande et des hussards de Marienpol et de Szomsk.

Ltt 24« division s'est portée de Lida à Olchanouï, d*où une partie s'est dirigée par Ochmïana, Sollouï h Danouchev. et l'autre partie par Boronouï, Smorgoni aussi a Danouchcv ; de ce point

PREMIER CORPS

les deux colonnes réunies ont filé par Jodichki et Kobouïlniki. Le reste de ce corps était divisé de manière à être engagé le même jour et presque à la môme heure avec le général Pajol à Olchanouï, et avec le général Bordessoulle h Mal-Solechniki. Le stroupes en opposition au premier se sont retirées par liogdanov et Vichnev sur Volojin.et celles en opposition au 2° par Dévénichki et Trabouï sur les mêmes points où elles doivent s'être réunies.

Je reçois à l'instant un rapport du général Grouchy ; il est & Dévénichki. Je lui donne Tordre de se porter sur Trabouï. Je marche ce soir ëur Vichnev et Volojin. Kn partant d'Ochmïana, fy ai laissé le général Colbert avec la brigade des lanciers de la garde pour maintenir ma communication avec vous.

Davoul à Grouchy

Yldtmev^ 4 jnillet 9 heures du malio (A S P)

M Les Russes ont rompu les ponts sur la Bérézina ; on est occupé aies rétablir ; je me porterai surVolojin aussitôt qu'ils le seront.

Quelques rapports disent qu'ils veulent tenir à Volojin et qu'ils y attendent des troupes. Je les reconnaîtrai, et» s*ils ont des Ibrees majeures, je remettrai à les attaquer à demain pour pouvoir vous attendre avec le général Dessaix, Je vous invite en conséquence à arriver avec toute votre cavalerie, moins une brigade de cavalerie légère que vous laisserez à Trabouï, avec ordre de pousser de fortes reconnaissances sur Ivïé et Lida* Vous porterez votre cavalerie entre Vichnev et la Bérézina et votre infanterie entre Vichnev et Bogdanov.

A la hauteur de Vichnev, il y a une grande route qui communique avec Ivïé en traversant la forêt* J'ai envoyé par cette route uû parti qui a reconnu Tennemi h cinq ou six lieues d'ici. J*y laisse ce parti ; lorsque vous serez arrivé h Vichnev, vous enverrez 200 à 300 chevaux pour le relever à Maghintsié.

Je suppose que, de concert avec le général Dessaiz, vous avez envoyé chercher les ^00 sacs de farine à Olchanouï. Faites partir tto officier pour qu'il les dirige directement sur Bogdanov, Le généra 1 Dessaix les trouvera là à son arrivée.

Je vous en conjure, mon cher général, faites tout ce que vous pourrez pour maintenir la discipline ; c'est ïe seul moyen de profiler de^ ressources qu'on trouve dans le pays, H v a beaucoup d*eau-de-vie, et le paysan fait du pain pour la troupe lorsqu'on ne Toblige pas. par de mauvais traitements, k abandonner sa maison.

Le roi de Westphalieétait le 30 à Grodno. Vos reconnaissances sur Lida doivent communiquer avec lui dans ta journée* »

PREMIER CORPS

llai'ont à Ponlatawfilil

Vicho<?v. ijuillet (A S P) t Un (Jt'tachomenl de cavalerie qui devait vous remettre la lettre ci-jointe n*a pu reniplirsa mission à cause des distances et des difficultés.

Je fais une nouvelle tentative pour vous la faire parvenir ; j^* désire réussir, puisque cela ne peut qu'accélérer notre réunion ai désirée.

Je suis ;'i Volojin avec 3(1,000 hommes d'infanterie sous la main et 10.000 chevaux. Il paraît qu'une partie du corps de Bagration se trouve bien engagée, il doit être sur ma droite el, si fes rapports sont vrais, il est dans une positron bien critique »

Dmaot à Grouchy

VolojiD, 4 juillet (A S 1}

a Je VOUS ai déjà écrit pour vous faire connaître qu'il existe un corps ennemi dans la forêt qui est maintenant sur votre droite» si comme je ie pense vous occupez le point de Vichnev. Je vous envoie la copie du rapport de rofficier que j'avais placé à Maghintsié dans cette forêt Je vous engage de nouveau, d*après les détails que vous verrez dans ce rapport, à vous garder avec soin de ce côté, à prendre des renseignements près de Taide de carop ÏJaubenton ; si les ennemis étaient encore dans ce pays, d*y faire marcher des forces de cavalerie et d'infanterie en assez grande quantité pour les attaquer. 11 serait contre toute règle militaire de laisser sur nos derrières des forces ennemies.

J*occupe Volojin que Tennemi n'a pas défendu. Il 8*esl retiré par la route de Kamen. Je ne sais point encore si je fais un mouvement demain, cela dépendra des rapports que j'attends et de ce que fera Tennemi ; mais il me manque de la cavalerie légère, je vous prie de m*en envoyer de suite de la brigade Bordessoulle* »

Davoulà Piyol

Volojla, 4 Jylllel 10 hovreu du «oir (A S i

« Je vous demande de ra'envoyer en original tous les rapports que vous recevrez, les résumés ne sont d'aucune utilité.

Vous me dites que votre reconnaissance sur Smorgoni vient de rentrer. Cette reconnaissance ne signifie rien ; elle devait pousser jusqu'à Smorgoni, et vous ne dites point jusqu'où elle a été tl faut, ainsi que je vous Tai dit, faire pousser des reconnaissances sur la route qu'ont prise las Russes. Faites entrer dans les bois deux ou

trois compagnies pour que votre reconnâissaoce puisse se replier

ai elle était ramenée.

Eûvoyez-raoi tous les paysans qui viennent du côté des Russes de Novogrodek et faites moi connaître la source du rapport qui dit que depuis huit jours U y a de l'iufanterie à Jonitz.

A l'instant on annonce que quarante Cosaques viennent de se portera Roum et pillent le village. Triplez la reconnaissance que je vousai ordonné de faire sur cette route.

Je vous envoie le paysan qui arrive du village où sont les Cosaques.

Je vous recommande d*envoyer un ofllcier près de moi, il faut qu'il y en ait toujours un •.

Davom à Calbert

Volûjio, 5 jnilïet (A S P)

9 J*ai reçu vos lettres et celles que vous avez adressées au général Morand par rofficier.

La division Claparède arrive à OchraTana ; faites préparer des subsistances pour elle. Il faut faire sentir qu'on doit en envoyer des environs, et que c'est le moyen de procurer aux généraux la facilité de maintenir Tordre.

(I faut laisser tous les postes de correspondance que vous avez entre Ochmïana et Vilna; mais avec tout le reste de votre troupe vous porler à Smorjçoni el demain à Zachkévitschi, Aujourd'hui je me porte entre Rakov el Volojin.

Il faudra envoyer des partis lorsque vous serez à Zachkévîtschi pour communiquer avec moi. Il est bon de diriger vos partis par Markovû»Glinrodilovo, Perchaï,

Envoyez des partis pour communiquer avec les généraux Morand et Nansouty. Faites passer la dépèche ci-joinle à Sa Majesté par un sous- ofllcier à qui vous ferez prendre des chevaux de correspondance depuis Ochmïana jusqu'à Vilna, Aussitôt que la division Claparède sera arrivée, vous ordonnerez que le détachement de iOO hommes dlofanterie que vous avez retenu regagne sa division en se dirigeant sur Volojin par la route la plus directe.

Vous ferez bieutlorsque vous serez à Zachkévitschi.de jeter quelques partis de Polonais sur la i^^rande route de Disna à Minsk et de les diriger surtout sur les lieux de poste, afin d'y enlever des courriers. Il faut qu'ils excitent leurs compatriotes k arrêter et désarmer les militaires isolés et les courriers et à nous envoyer les dépèches. Ces mesures ne peuvent avoir que les meilleurs résultats, et couperont la gauche de l'arméo russe d'avec la droite. Il faut

im

PREMIER CORPS

recommander aux partis polonais que vous enverrez de prendre des chemins délournùs. Je vous envoie le calque de la grande roule de Diana h Minsk, les Heur de postes y sont désignés. Ces détachements pour jeter ia terreur annonceront l'arrivée des troupes françaises et polonaises, t

lia vaut s\ 4irourhy

Voluiin, ^jaUlet CA S l')

« Je viens de recevoir vos lettres des 4 et 5 juillet et copie de celle de Sa Majesté qui y était jointe. Je ne comprends rien à vos rapports. Le prince Bagration n'est certainement pas près de l'Empereur Alexandre ; il se trouve sur notre droite avec l*hetmao Platof, Je regarde ce corps comme bien compromis, si je ne prends pas le change.

Voulant être en mesure, je vous préviens que j'envoie Tordre au général Dessàix de se raelti*e en marche de suite pour se rendre à Volojin.

Vos brigades de cavalerie légère et votre cavalerie pourront se reposer. Il doit exister de Tavoine à Vicbnev ainsi que je vous l'ai annoncé. 8i elle a été pillée, ce ne peut Hre qu'après notre départ, par la division Valence. La perte de quinze h vingt chevaux par régiment pour cause de fatigue sont des événements de guerre peu importants.

Sa Majesté me mande que la division de dragons Lahoussaye est à Roudniki, vous pouvez la faire venir. Kn voyez-lui des ordres pour qu'il se dirige directement sur Trabouï où, à son arrivée, vous vous feriez rejoindre par la brigade Gérard. Vous laisserez des in-^ structions à celte division de dragons pour qu'elle se mette en communication avec vous et avec Taile droite de Sa Majesté le roi de Westphalie qui, d'aprc^s les rapports des habitants, doit être h Ivîé. Vous pouvez porter un régiment de votre cavalerie au pont sur la Rérézina entre Vichnev et Volojin où j'ai passé. Le général Dessaix a Tordre de vous laisser deux bataillons qui vous seront suffisants pour vos reconnaissances dans la forêt et observer la route, j

Ilavoot à Pajol

Volojin, 5 heures ilu soir (A S P)

ff Je reçois h l'instant un rapport d'un de mes aides de camp que j^avais envoyé en reconnaissance sur la roule de Roum pour vérifier le rapport qui m'a été fait» que ce matin à la pointe du jour tous les Cosaques qui étaient à Blackchtouï on étaient partis pour

PREMIER CORPS

Ivénelspar Sloboda ; il a trouvé un avant-poste de Cosaques à Roum. Tous les paysans disent que les qnatre régiments de Coeaques qui étaient partis pour Btackchlouï sont retournés sur Rosolichki. Le bruit était parmi Jes paysans que les quatre régiments de Cosaques ne savent où donner de Ja hHe depuis l'arrivée des Polonais h Ivïé ; ils cherchent à pa^er ; ils ont demandé des renseignements sur la route de RosoUchki à Gherdouchki ; celte route n'est praticable que pour les gens à cheval.

Je vous donne cet avis pour que vous redoubliez de surveillance et pour que la cavalerie et i-infanterie que vous mettrez à Maghint- 6ié s'établissent de manière à ne pouvoir pas être forcées. Prenez des renseignements sur tous les passages qui peuvent exister et qui pourraient permettre aux Cosaques de s'échapper; établissez votre cavalerie faisant front à la petite rivière qui passe à Vichnev, et prenez des mesures pour, dans le cas où ces Cosaques viendraient à s'échapper» mettre vos régiments à leur poursuite.

Prévenez les troupes que vous avez à Trabouï ; j'espère qu'elles auront pu communiquer avec les troupes polonaises, si réellement elles sont arrivées à Ivïé, J'attends avec beaucoup d'impatience vos rapports. Lorsque les Cosaques sauront votre infanterie dans le bois, ils ne chercheront pas à déboucher de ce c6té-là. Faites-moi connaître les dispositions que vous avez prises. U faut questionner toas les habitants venant du côté des Russes et me faire connaître leurs déclarations. Il faut m'écnre très souvent, au moins deux ou trois fois par jour. Jusqu'à ce que cette affaire soit débrouillée, je resterai probablement ici au château. Les troupes ne dépasseront pas Perchaf. n

Davôut à Dci^isai^

Vol«>jin, 5 juillet (A S P)

«r J'apprends avec peine que VOUS avez eu des contre temps et que vous êtes en retard. Pressez la marche du régiment qui était le plus près de Vichnev et qui aura par conséquent le moins de chemin à faire, afln qu'il arrive plus tôt; qu'un adjudant-major vienne en avant pour qu'on lui fasse connaître la position qu'il devra occuper. ï>

Dai'OQt à firouchy

BuhroYÎUchi. 7 Juniet (A S P)

« Je reçois votre lettre du 6 juillet à 3 heures du soir et les letti'es du chef d*escadron Gérard et du chef d'escadron Villatte. Le général Bordessoulle m'écrit hier soir de Blackcbtouï que

PREMIKR CORPS

i'hetman Plalof avec onze régiments de Cosaques et de Bachkirs en est parti hier à 10 heures du matin après avoir brûlé le pool pour se porter sur Nikolaev, et de là se joindre au prince Bagratîon qui doit être resté du côté de Novogrodek, Cela est positif et ce ne sont point des patrouilles de paysans. Le général Bordessoulle es\& la tête du d° régiment de chasseurs et du 33^ d'infanterie; ainsi» s*ii se trouve des Cosaques entre Blackcbtouï et Maghintsié ce sont des gens égarés.

Donnez l'ordre au chef d'escadron Villatte^ ou pour mieux dire chargez-en un autre officier que luii àt battre toute la forêt et de pousser des reconnaissances pour communiquer avec le général Dordessoulleà Blackchlouï, Envoyez aussi de Maghintsié de Tinfanlerie et de la cavalerie à Ivïé. Entîn, donnez Tordre positif au général Gérard de monter à cheval avec toute sa brigade etde se porter surivîé ; et ta où on lui dit qu'il y a des rassembleraenls ennemis, d'y marcher sérieusement, de ne point se replier h l'apparition d'un Cosaque, Cette manière de servir fait pitié. Au moins dans la journée on aura le cœur net, et on n'aura plus de ces rapports qui inquiètent et qui empêchent de prendre des mesures; sans tous ces rapports, je serais î\ Minsk, Je vous répète qu'aussitôt que vous aurez la certitude que votre droite est libre, chose qui doit «Hre d'après le rapport du général Bordessoullej vous devez vous porter sur Ivïé avec toutes vos troupes à l'exception de 300 ou 40Û che* vaux que vous laisserez pour la communication, pour battre le pays et ramener tous les hommes isolés qui sont dans le pays. »

l>a%'fiat à itoftlesâoiille

Bobrovitschi, 7 JtiUlet (ASP

« J'ai reçu votre rapport de Bachstie, 6 juillet, à H heures du soir, qui confirme le présent; je ne doute point d'après cela que tout ce corps de Cosaques de Platof et autres troupes n'aient passé le Niémen en totalité. Je désire que vous vous en assuriez el que vous vous portiez avec ie 1^* de chasseurs à Nikolaev, Faites des démonstrations comme si vous vouliez passer le Niémen. Arrangezvous avec les habitants du pays, qui sont bien disposés» pour que toutes les barques soient ramenées sur la rive droite. Je suppose que la journée d'aujourd'hui et de demain vous suftiroat pour tout cela et pour battre le pays dans toutes les directions, et pour communiquer avec la cavalerie et Tinfanlerie que le général Crouchy tient ù Maghintsié ; ensuite vous nous rejoindrez par Volojiti et llakov sur Minsk; il ne faut pas toutefois nous rejoindra avant que le pays soit tout à fait libre et que vous ayez forcé à repasser le

Niemeo tout ce qui se trouve sur la rive droite depuis Teoibouchure de la Bérézina,

Renvoyez-nous de suite le 33^ d'infanterie légère sur Volojin. 11 fera une halte pour manger la soupe, et se dirigera ensuite sur Rakov pour joindre la division le plua lût possible.

Donnez ridée du Niémen dans la partie de Nikolaev, s'iE est guéablCp

Ne néglige» rien pour avoir des nouvelles de Tannée du prince Bagration, de sa direction et de celle des Cosaques de Platof.

Je laisse te colonel Meda en position sur la rive droite de Flslotsch pour observer tout le cours de cette rivière depuis Volma jusqu'à Perchai ; il couvre par ce moyen mon flanc droit ainsi que vous.

Envoyez-moi vos rapports par la grande route de Volojin à Minsk par Rakov. Je passe par liakov et non par Perchaï. Si tous ces rapports n'eussent pas été aussi contradictoires^ et que nous eussions connu la position de Platof et de ses Cosaques, il eût été possible avec des colonnes d'infanterie de détruire presque tout son corps, mais c'est une affaire manquée, il n'en faut plus parler. Comme je vais m'éluigner, il serait à propos que vous missiez quelques postes de correspondance entre Rakov et moi, qui ne serviraient qu'à notre correspondance. Vous enverriez auprès de moi UD sous-officier intelligent à qui je remettrai une lettre pour vous par ces pcjstes de correspondance* Vous les replieriez lorsque vous me rejoindriez* H faut m'envoyer le colonel Kobilinski qui ne vous sera plus utile. Il ramènera avec lui le détachement de lanciers de la brigade Pajol. Vous garderez près de vous ceux qui ont été détachés par Sa Majesté près de vous* »

Davoul à Oorde^iNoullc

BohrovïUcUi. 7 juillet (ASP)

«t -J'ai reçu votre rapport qui m'annonce que Platof s^est retiré sur Nikolaev et qu'il se porte sur Novogrodek.

Assurez-vous qu'il a passé le Niémen, D'après ce mouvement, il oe doit plus rester de Cosaques dans cette partie, et la communîca* UoD avec Ivïé doit être libre ; il faut faire informer» soit par des paysans, soit par des partis, le roi de Westphalie qui doit être du 9 au 10 à Novogrodek de la direction du corps de Platof.

Je suppose que vous avez poussé quelques reconnaissances dans la direction de Maghintsié où nous avons quelque infanterie et de la cavalerie du général Grouchy.

Le chef d*escadron Villatte fail le rapport au général Grouchy le 0 Juillet que la reconnaissance qu'il a fait faire en avant de

PREMIER CORPS

Magbintsié a trouvé en avant de Tokaliskî un fort poste d'infanterie, cavalerie et artillerie. Tout cela ne peut pas être puisque le corps de Platof, suivant vous, s'est retiré ; ce serait donc des partis égarés, et il y a aussi des gens qui ne voient que Cosaques.

11 faut pousser des reconnaissances d'infanterie et de cavalerie dans toutes tes directions dans cette forêt, afin qu'on soit assuré que rien n'y est resté. Je vous remercie de Tavis des 16.000 bouteilles d'eau-de-vie. Je les enverrai prendre pour les divisions Dessais et Valence, 8*il ne s'en trouve pas ici,

11 faut tâcher d'avoir quelques moyens de transport et d*envoyer le plus que vous pourrez de cette eau-de-vie à Volojin. »

Bobrovitachî, 7 JuUlet (ASP)

« Le général Pajol avec le 25*^ régiment de ligne suus les ordres du général Duppelin formant Tavant-garde se mettra en marche vers le 15 {sic) pour se porter sur Rakov par la route de Perchai" à Rakov. Tout le reste de l'armée marche par la grande route de Volojin à Minsk par Rakov laissant Perchaï sur sa droite, le général Pajol laissera une cinquantaine de chevaux en avant pour observer Ivénets.

Ces chevaux se mettront en communication avec le colonel Meda que je laisse, à Tembranchement des routes de Kamen etdlvénets. Le général Pajol n'oubliera pas qu'il est destiné, non seulement à éclairer le front de l'armée, mais ses flancs, particulièrement le droit, puisque d'après toutes tes reconnaisances, il est prouvé que Tennemi y est. J'enverrai dans une heure un croquis au général Pajol pour lui donner une idée des routes qu'il devra particulièrement obser* ver : au surplus c'est à lui de prendre des renseignements sur toutes les communications.

Il est vraisemblable que je suivrai la marche de Tavant-garde ; s'il en était autrement, j'en préviendrai le général Pajol pour qu'il dirige ses renseignements dans la direction où je serai.

Je n*ai pas encore reçu aujourd'hui de vos rapports sur les reconnaissances que vous avez dû pousser sur Ivénets et Rakov. Je ne crois pas que Tennemi soit resté sur Ivénets à raison de la position où était le colonel Meda. Je vous prie par le retour de Tordonnance de me donner de vos nouvelles et de répondre h ma demande par rapport au convoi s'il a été pris oui ou non.

Je répète au général Pajol qu'il devrait toujours avoir un officier et deux ordonnances au quartier général.

PREMIER CORPS

I] ne faut point que les bagages suivent cette route, i) faut les faire suivre celle de Volojin à Minsk, »

Davout au colonel do 0» réjE^luienl «le tiuiiftartli4

Bobrovltscbi, 7 juillet, 3 heures ipr^d-mldf (AS F)

€ Je reçois votre lettre du 7 juillet. Il faut toujours avoir Tatteniion de mettre l'heure à laquelle on écrit; vous n*avez aucune inquiétude à avoir du côté d'ivénets, puisque tout le corps d'armée est entre vous et Ivénets qui d'ailleurs est occupé par nous depuis hier : vous n*avez aucune inquiétude à avoir pour votre droite.

Tout le corps d'armée se met en marche pour se porter sur Hakov, ou suit la route où vous êtes. Je suppose que la division du général Compans arrivera très près de vous aujourd'hui : il a Tordre de vous envoyer un bataillon.

Vous ferez dans la marche son avant-garde jusqu'à ce que vous aye2 rejoint Tavant-garde qui, de Perchai, se porte sur Hakov. Je marche moi-même avec cette avant-garde.

Si vous entendiez sur ta route de Hakov des coups de fusiK vous enverriez un fort parti pour communiquer avec le gt^néral Pajoî sur cette route et vous en préviendriez le général Compans pour qu'il accélère sa marche. Il était suffisant que vous gardiez le pont. Vous pouviez établir votre troupe dans Tendroit le plus convenable et vous procurer des subsistances. Il ne doit pas en manquer, particulièrement sur votre gauche. Le générfïl Gautrin doit être parti mainte* oant de Tendroit où il était^et il a Tordre de vous rejoindre.

Envoyez sur la grande route de Volojin du côté de lui pour lui faire connaître votre emplacement, et lui dire que je Tautorise ^i s*arréter quelque temps auparavant la nuit dans un bon endroit pour faire rafraîchir.

V*ous lui direz qu'il devra se mettre en marche de grand matin et rejoindre vos troupes pour former ravani-garde de la division Compans. Vous lui donnerez les instructions que vous avez sur la marche de Tarmée. Ce général devra me faire connaître son arrivée en m'envoyant un parti h Rakov, »•

f Dav'ODt à Bar<le«itiaulle

Hukov, Hjuilkt, 8 heures du mutin (A S F]

« Je reçois votre rapport du 7 h 9 heures i/2 du soir. Je vois avec plaisir que la rive droite du Niémen est enfin évacuée. Tâchez de nous rejoindre par la route la plus courte. Il me semble que ce serait de passer par Voima, Hakov et Minsk. Vous trouverez à

PREMIER CORPS

Ivénets le colooel du i*-^ régiment de chasseurs qui y est avec son régiment, de rinfanterie et de l^artillerie. Je ne le rappellerai à Minsk que lorsque les troupes qui doivent y arriver y seront rendues ; d'autant plus que par cette position il couvre parfaitement notre flanc droit. En marchant avec votre infanterie, ayez soin de vous faire suivre par tout le monde el de faire monter sur les voitures les soldats les plus fatii^uës pour que rien ne reste en arrière. Faites bien nourrir vos troupes. Je serai dans Taprès-raidi à iMinsk. l)on-fl nez-moi de vos nouvelles. Faites-les passer au colonel Meda qui sera a Ivenets et Volma. Donnez des guides sûrs aux officiers ou ordonnances que vous enverriez. Prenez des inforraations sur la ■ direction des Cosaques de l*latof et du prince Bagration. Vos simulacres de passage n^auront pu produire qu'un bon elfet ty

lluvoul il llordej«f!«oiille

Hakov, 8 jflillet (ASP)

« Je reçois votre lettre du 7 courant à 9 heures 1/2 du matin ; elle est inintelligible» puisque 1 ofïicier que vous m annoncez avoir envoyé à ïvïé ne s'y est point trouvé.

Vous ne me dites point si le corps de Plalof continue h passer le; Niémen et quelles sont les mesures prises pour lui détruire dans cette opération une partie de son monde» ce qui vous serait facile, puisque vous avez de Tinlanterie et du canon.

Parlez -moi du corps de lîag ration, où est-il ? Le rapport du colonel Kobilinskt est bien embrouillé, je n'y ai rien compris.

Le colonel Koliilinski dit que le prince Hagralion était attendu vendredi dernier n Novogrodek, mais il aurait dû faire connaître le nombre de troupes qui était attendu, mieuï indiquer les dates et écrire les noms lisiblement» ils sont incompréhensibles* Donnez-» moi souvent de vos nouvelles ; je ne sais point si Tofticier que vous avez envoyé à Ivïé y est arrivé»

Procurez des subsistances à vos troupes ; il ne faut point vous en tenir aux villages qui vous avoisinent. Vous avez maintenant une grande quantité de pays à votre disposition. Annoncez qu'une division française va arriver et faites préparer par les habitants des vivres et du fourrage. •

Davout à Groueliy

Iliikov, 8 jiiiJlet 8 heure» 1/2 du maUn (A S Pf

a Je reçois a Tinstant votre rapport du 7 juin h 2 heures après midi. Un du général Bordessoulle daté de Nikolaev du {1} m*e6t

(1) En blanc sur h nfgislre.

PREMIKH CORPS

également parvenu. Il annonce qup la rive droite est entièrenient libre, que rennemi a passé le Niémen et a brûté les bacs qui ont servi h son passage, ainsi notre flanc est très assuré!*. Portez vous doDC, ainsi que je vous Tai dit, sur Minsk ; vous serez suivi par la division Claparède et de l'infanterie. J'y serai vers les une ou deux heures. Ne laissez plus personne à Trabouï, Maghintsié.

Heureusement que les ennemis ont plus de frayeur que nos ofLitiers de troupes légères. Vous trouverez un assez bon pays sur la route que vous allez parcourir. Prenez des renseignements et des mesures pour faire faire des distributions régulières aux troupes de ce que vous pourrez trouver, qu*il n'y ait point de désordre et de gaspillage. Faites faire de fréquentes patrouilles dirigées par ofûciers de bussards* »

navout à Mcfla

Rokov, 8 juUlet (A S P)

J*ai re\,'U votre rapport du 7, Je vois que t\^nnemi est encore environs de Kamen, Des rapports des habitants annoncent que ces régiments devaient se replier sur Nesvij.

Le défilé dMvénetë est de la plus grande importance. J'entends par là rembranchement des routes qui de Kamen vont h Rakov et de Kamen à Voïojin par Ivénets. Il faut donc choisir une position telle qu'avec vos deux' bâtai lions, vos deux pièces de canon et votre cavalerie, il faille de très grandes forces pour vous débusquer et répandre beaucoup de sang ; car si une attaque sérieuse était faite contre vous, cela ne pourrait annoncer que le projet de grandes opérations militaires, comme celle de déboucher sur mes derrières pour me couper. Dans cette bypolhèse, il faut considérer votre position comme un passage des Thermopyies et vous défendre jusqu'au dernier soupir.

Voire résistance et la vigneurdeî'allaque démasqueraient le plan ^tmç mettraient à même de le faire avorter soit en marchant à votre secours, soit par l'arrivée du Vice-Uoi qui, dans 48 heures, ne sera plus qu'à une ou deux marches de vous. C'est donc à vous à bien choi<<ir votre position et k la fortilîer par des abatis sans qu'on puisse en découvrir le but et quelques retranchements.

Vous tHes trop resserré par Tennemi pour faire vivre vos trou- P<î8 eo avant. Envoyez chercher des vivres h Perchai* chez les l^abitants, el que vos troupes ne manquent point. Il ne faut point dvoirvos troupes sur une seule ligne, puisque dans celte position Tous pourriez être enfoncé et alors il n y aurait plus de ressources ;

PREMIim CORPS

H faut vous échelonner. Faîtes tout ce qui pourra faire croire à

renrremi que vous êtes sur l'ofTcnsive.

établissez un grand ncfriibre de baraques pour qu'oo vous suppose plus de troupes que vous n*éte$ Ne lafssez pas venir les paysans près de vous Four ne point vousdiss*?miner, il ne faut point mettre h Volma de ' troupes à poste fixe, mais il faut le faire occuper par des partis qui parcourront cette ruule sur Rakov où nous avons aperçu aujourd'hui quelques Cosaques. Ne laissez point tirailler vos troupes, vous consommeriez des munitions que Ton ne pourrait remplacer à temps. Vos tirailleurs doivent se mettre à couvert derrière des arbres, ne tirer qu'à coup sûr et à une très petite distance. Montrez beaucoup d'assurance dans le pays que vous occupez en prenant une bonne position ; il est impossible de vous forcer, vos lianes étant couvert» par des bois ou des marais. »

Unvout au prince Eunrène

Minsk, 9 juUlet (A S P)

« .l'ai reçu la lettre que Votre Aitesse Impériale m'a fait l'honneur de m'<''crire où elle me fait connaître que, si le service de Sa Majesté l'exige, elle se portera pour m*appuyer.

Je vous informerai, Monseigneur, de tout ce que Rapprendrai et de ma direction, suivant les nouvelles que j*auraî.

Je suis arrivé hier à Minsk oh nous avons eu le bonheur de sauver les magasins et de prévenir l'ennemi qui était en marche pour s*y rendre. Depuis notre arrivée, le prince Bagration a changé sa direction et parait se porter sur Bobrouisk par Nesvij etSloutsk.

Flatof qui était dans les environs divïé a repassé les 6 ou 7 le Niémen à Nikolaevet probablement suivra la marche de Bagration-

J'adresse h Votre Aitesse une copie de !*état des magasins que le général Colberta trouvés h Vileïka. Si Votre Altesse Impériale prend cette direction» ces subsistances seront d'un grand secours. Je recommande au général Colbert de bien conserver ces magasins ; il en a trouvé aussi d'assez considérables, surtout en fourrage*

Je compte faire partir demain ou après.deVîletka.le général CoU bert pour chercher à surprendre Borisov oh il n*y a presque pas de troupes. •

lia % oui à Poulatowski

Miii9k.9juUlet (A S P)

« H est du plus grand intérêt que nous fagsiuns notre jonction et que nous agissions de concert pour détruire le corps do prince

PBEMÎKR COfiPS

Bi.grAtioTi, Je suis arrivé a Minsk hi^r après-midi, là j'ai appris que le prince Bagration qai était le 8 à Novoï Sverjen ne pouvant pins arriver avant nous à Minsk en était parti le niôrae jour pour Ne^vij et qu'il doit se diriger par Sloutsk sur Bobrouisk, Il me semble que vous devez le poursuivre Tépée dans les reins pour ralentir sa marche et nous donner le temps de combiner une opération contre lui. Je suppose que le corps de Platof qui a repassé le Niémen à Nikolaev les 6 et 7 suit la même direction Ce serait un grand coup de porté si vous le pressiez au point de le forcer à prendre position, afin que pendant que vous le combattriez, je puisse attaquer ses derrières.

Vous pourrez diriger les officiers que vous ferez passer par Kamen, Volma et Minsk, Je vous ai écrit de préférence k Sa Majesté le roi de Wesiphalie, parce que je sais que vous êtes chargé de suivre le prince Bagration. Poursuivez-le Tôpée dans les reins, je sais que c'est Tititentron de TEmpereur. Je vous prie de faire confiaiire à Sti Majes(êle roi de Wt^stphalif ma position.

J'aurai ce soir des troupes h Ighoumen. N'oubliez pas le canal Oginsky, lorsque vous pourrez y envoyer des partis, puisque vous savez que c'est la leur grande communicalion. »

Davaut à Pajol

MiD»k.9jullkl (A S P)

i Je suppose que vous nV^tes pas resté in actif aujourd'hui et que vous avez envoyé des partis sur Ighoumen et sur votre ilroite du côté deDoukora, Polianskou J^espèreque vous manœuvrerez de manière à couper le grand convoi sur lequel je vous ai donné des renseignements. Voyez si vous ne pourriez pas trouver dans le 9« de lanciers deux officiers intelligents et une vingtaine d'hommes pour envoyer au loin sur votre gauche deux détachements qui iraient à travers les bois et les chemins détournés pour remuer le pays et faire connaître Tarrivée de leurs libérateurs aux habitants, afin que ceux-ci arrêtent les détachements isolés et tous les convois russes.

La direction a donner aux deux détachements serait dans la di rectioQ de Vérézino sur la roule de Bobrouisk à Borisov et un au Ire au delii même de la Bérézina, par exemple h Sokol. Il faut que les ofticiers soient des hommes d'esprit et de résolution, connaissant l«s seigneurs du pays et les patriotes* Us devront recommander que tout ce qui sera pris soit adressé au commandant de Minsk.

Il faut que le départ de ces détachements soit tenu très secret, que Ifiul le régiment l'ignore même le colonel. Les officiers que vous demanderez devront avoir aussi de bons chevaux. Il seraîl à dési-

PREMïErt CORPS

rer qu'ils eussent avec eux des gène du pays connaissant le târrain ; vous les terez parUr sansqu*on le sache^ei qu'ils ne communiquent avec personne.

Tâchez d avoir de bons Polonais que vous enverrez à Bobrouisk pour savoir ce qui s*y passe. Je vous observe que je n*ai encore aucun rapport de vous aujourd'hui Faites-vous donc amener et interrogez les paysans. ï«'ailes-moi connaître le? magasins et ressources qui existent dans votre pays* r>

Iia% oot à MedA

aCiatk. « jttlltot (A S P)

i Je reçois votre rapport du 6 juillet à trois heures et celui du même jour à six heures du soir. Je n'ai point encore reçu ceux du 7 a 5 et 7 heur<eïs du soir* H paraît que le prince Bagration va se retirer par Sloutsk. La retraite de l^enneoii sor Stoibsout rend la présence de Tinfanterie inutile ; faites-la partir pour Minsk par la route la plus courte en lui donnant de bons guides ; il faut qu'elle rejoigne sa division demain matin. Dites au colonel de laisser une arrière-garde pour ramasser tous les tratneurs qu'il reoeontreratet qu'il jalonne bien sa route pour que Tarrière- garde ne s'égare pas* Quant h votre régiment, dirigez-le suivant les circonstances. Si Tennemi n>st point h Koïdanov portes-vous y ; vous me donnerez avis de votre arrivée et des nouvelles de Tennemi. Je vous annonce qu*il cherche à gagner Bobrouisk par Nesvij et Sloutsk.

Si vous êtes en communication avec le générât Bordeseoulte Jattes moi eonnattre votre mouvement.

Vous trouverez des troupes françaises entre Koïdanov et Minsk.

Ne négligej; rti^n pour me donner des nouvelles po^it^v^<ï ^q Tennemi.

Bien entendu que si vous ^pprenier que rennemi se reportait du cAté de Ramen» ce qui annoncerait de sa part rintention de percer de nos cAtéa, vous ne tous porteriez pas sur KoTdaiiov, mats roiis continuel iez à occuper le diboocbè important qui tous garde. •

liiivoiit iMi «H>lofiH «l« 6>* de liuaMNto

t J*ai reç«« inoiisiew le oolooel. Tutrt rapport du B juillei. Vous déliutei par manquer à la ehiise la plits essentielle, e'e^t dif mettre rhe«ire; tous tue dites que la reeoanetesaiiee envoyée sur ta route dt Borisov c«l rentrée et qu'il n'y a rien de nouveau ; il parait que

PHKMÏRU CORPS

rous vous doutez fort peu du service des troupes légères. Vous m'auriez dû faire connaître à quel le distance et jusqu'il quel endroit a poussé cette reconnaissance.

Si le hussard est reconnu cmipnble, il en sera fait un exemple.

Je vous donne Tordre de prendre les 150 meilleurs cbevaux de votre régiment et de vous porter avec sur la roule de Borisov jusqu'à ce que vous trouviez résist;ince de la part de l'ennemi. Ce n'est point la présence de cavaliers cosaques^ qui doit vous arrêter.

Le général î^ajol avait dû vous donner Tordre de faire poursuivre quelques voitures qui transportaient les archives du gouvernement de Grodno ; elles n'étaient qu'à deux ou trois lieues lors de votre arrivée. Je ne vois pas que vous ay^/z ex^^cuté cpt ordre ; je ne crois pas que Tennemi ait une force un peu consid/^rable à .Sméluvilschi ; d'ailleurs vous vous en assurerez et vous distinguerez la quantité de troupes de toutes armes et, s'il es^l possible, le nombre des régiments; vous ferez connaître auHsi le nom des villages et les jours où les corps ont passé et d*où ils venaient. Les habitants étant pour nous, c'est une chose très facile ;eo questionnant ceux venant du côté de Borisov, vous saurez toutes les troupes qui sont en route -

L'officier que vous avez envoyé sur la route de Koïdanov n'a fait encore aucun rapport; cette manière de servir est à faire pitié •.

lla%oul à Piijt»!

Minsk. 10 jaillet, 1 heure 1/2 apfè*-midî {A S P)

f Le général Pajol partira avec toute sa brigade et se portera sur Ighoumen,de manière à ce que sa tiHf» y arrive la nuit : il pourra avoir le reste de sa brigade entre Smélovitscbi et fghoumcn.

Le général Pajol devra exL'cuter avant son départ Tordre d'envoyer au dépôt tous les chevaux hors d'état de servir ou trop fatigués.

Suivant les nouvelles que le général Pajol recevra, il poussera des partis pour prendre des bagages et pour avoir des nouvelles sur ta marche du prince Oagration. Il s*éclairera beaucoup sur Poukhovitschi et sur la roule de Bubnjuisk.

Le général Pajol sera prévenu que le général Valence aura sa télé de colonne à Smélovilschi.

Un régiment du 3<* corps ilu général (Jrouchy poussera à Doukora ; ainsi la droite du général Pajol sera assurée et le général Pajol se mettra en communication par de petites patrouilles avec

tes

PREMIER CORPS

ce régiraenl qui eo poussera à Mîkhalévo jtisqu*oà iront celles da général Pajol.

Le géoéraf Pajol aura une arrière-garde ; il maintiendra la plus forte discipline et déclarera que tout homme qui sera trouvé h un quart de lieue de la colonne sera considéré comme maraudeur.

Tout vol commis par une brigade, lorsque les coupables ue seront pas connus, tombera sur le compte de la brigade, et je ferai payer les ofticiers de la brigade.

Le général Pajol devra commander qu'on prépare 50.000 rations de pain à ïghouraen ; les rnitorit^^s devront en faire faire dans les villages environnants; oo les déposera à Thôtel de ville où on mettra une garde ; il devra aussi commander 15.000 rations d'avoine et du foin en proportion.

Le général Pajol partira au reçu du présent ordre. Il passera la revue de sa brigade pour s*assurer de rexécution des ordres. Il laissera de trois lieues en trois lieues des postes de correspondance de quatre ou cinq hommes pour me donner fréquemment de ses nouvelles.

L'armée polonaise est entrée le 6 à Novogrodek et est en pleine marche pour poursuivre l'armée du prince Bagration t.

I>a%oul à M. Léoo. chc^f çl'e*»radron ao ^ hanfiarfUi

ft Les ordres militaires portaient de marcher jusqu'^ ce que vous rencontriez Tennemi eo force et non pas de vous arrêter à six ou sept lieues de lui, et d*envoyer des paysans pour avoir de» nou» velles Je vous renvoie M.Szimanowski, oflicier de mon état-major, à qui j*ai témoigné aussi mon mécontentement.

Vous partirez à son arrivée avec tout votre détachement en laissant toutefois derrière» les chevaux et hommes malades ou éclopès qui rétrograderont à Tendroit où se trouve le 8* de hussards.

Vous vous porterez sur Koîdaoow pour avoir des nouvelles et vous mettre en communication avec le colonel Meda du t*^*^ de chasseurs qui est dans la direction d'ivénets.

U est très import mt, maintenant que les troupes ennemies se trouvent entre le corps d'armée commandé par Sa Majesté le roi de Westphalie et le I**^ corps, que j'aie fréquemment des rapports pour pouvoir marchera propos.

Vous laisserez de deux en deux lieues quatre ou cinq hommes à edté de la route dans un lieu oii ils ne soient pas en vue pour m'apporter les dépêches de M. Ssimanowski Marchez eo vous édairaot.

PREMIEH CORPS

et vous le serez d'ailleurs par les renseignements que vous donneront les paysans et rofficier polonais.»

Davout à Szimaiiow^kl

Minsk, 10 Juillet (A S P»

« M. Szîmanowski se rendra de suite au détachement de M. Léon, clief d'escadron au 6« de hussards, qyi devra se porter sur Koldanov pour avoir des renseignements sur les mouvements des Russes et leur direction* On assure que les deux régiments de Sibérie et de Vilna qui étaient hier à Koïdanov, ont pris hier, perdant la tète, la direction d'ivénets. Le l^i^de chasseurs doit se trouver dans les environs ; peut-être même le trouvera-1-on à Koi'danov ou près de là, s'il a reçu mes ordres. Il est fort important que l'on communique avec le colonel Meda. Aussitôt que M. Szimanowskî aura connaissance d'un de ces détachements, il lui écrira de ma part pour lui dire que tant qu'il y aura des partis ennemis entre la rive droite du Niémen, la route de KoTdanuv à Stolbsouî et k Ivénets, il faut qu*iî laisse des détachements pour boucher les issues»

M. le colonel Szimanowski fera dire au colonel J^eda que, le 6, Tavant garde du prince Poniatowskr est entrée à Novogrodek, et qu'elle doit être maintenant très près de Nesvij et de StoIbsouL Les renseignements qirohtiendra M. Szimanowski sur les troupes russes qui seraient dans le pays, il les transmettra au colonel Meda en ajoutant que si les régiments de Vihia et de Sibérie sont de ces côtés, comme on le dit, il doit prendre ces troupes qui sont de mauvaises troupes composées en partie de recrues et découragées. Il fera sommer le commandant de se rendre en lui faisant connaître que, s*il refusait de mettre bas tes armes, on les passerait au tll de répée. »

Pavout au prinec Eug^ène

Minsk, 10 julUet (A S P)

f Informé qu'il y a fort peu de troupes h Borisov, j*ai ordonné au général Golbert qui est h ViSeïka de partir pour cerner cette place par la rive gauche, pendant îe temps que je dirigerai quelques troupes de Minsk sur Borisov, Il n*y a point de troupes françaises entre Vileïka et la Dvina, et un Polonais, parti le 8 de Drissa, quartier général des Russes, qui vient d'arriver m'a déclaré avoir rencontré à Gloubokoé deux escadrons de hussards qui avaient été envoyés à la découverte de Français.

11 est à craindre qu'un parti russe ne se porte sur Vileïka pour

PREMIER CORPS

détruire lei» magasins ou s'en emparer. J*al cra devoir faire ces obMCrvuUons à V. A. I. Il est probable que demain nous communiquerons avec les partis du V*" corps. «

lla%ou1 h Maraiid

M}nikJO)uUl«( {ASP)

1^ J*ai reçu^ monsieur le général, votre lettre du (i). Sa Majesté ra*ainformt^ que votre division et le corps du général Nansouly devaient agir de concert avec les troupes de Sa Majesté le roi de Nnpics. ainsi vous recevrez des ordres ou de rélal-majur glanerai uu de S. M. le roi de Naples. Une grande distance nous sépare; nous sommes arrivés à Minsk avanl-hier ; j ai trouve pour quimte joui's de subsistance Je ne croîs pas que le corps du pnnce Ba>c ration parviendra h gagner la Ovin. m , Il est même à espérer que nous parviendrons» sinon à le dtHruire, du moins à l'endommager beaucoup, si Tarmée polonaise accélère sa marche.

J'ai été obli.gt> comme vous de faire faire de^ exemples; aujourd'hui tn>tâ hommes ont Hé fustllt^. N'oubliez jamais que la discipUne e^t une chose néce$s«ir« et que, sans elle» on ne peut compter sur Nea. Dans les fortes chalettrs et ces tories marches, j'ai rencontré quelques pleurnicheurs àquij^ai été obligé de dire que mourir de faim, de sivif. de fatigue, de chaleur ou d*uii coup de lance était dans le devoir du soldat •

tittvcMft à nmmmmÊÊSf

n M. Deotsel m*& remis voira lettre dit i jitînet Xai vu avec hieo du plaisir le» détails qm vdms a m^ea donnés de votre marche et de la Ikmiim ^>ciilisile des PtusEsieiis. Sa Mi^ieâlé m\ f«a coociattre qiae vQlm etTalerie el la di vt:^ioii MotmmI éUlwl daas k qrstéim de sea Ofrfftlmiis sur k Dvina ; ainsi >e M donle pas ^e, torsqvt celle lel- IR ?Mia parviettdni. vous H l'^ e^oérml MofttBd n'ajei r^ti des

Nom mTOM puét^ra ramvi^ àm praet BigiwliM A UmA. »

lliaik.lS|tfki{JlSP)

J# nto^s, 9km mtommA ée telre p«rtir ma leârv, la vAtre du 9 juillet. X'oiMiit paM da mellni t%9mt k taqi^Ae rom m'ëcH- Tet> pMa«sifm fwa mm éans le oiis 4e «*4erir» pl«!ii«i fois par avstfil inoirs dépait les M«renes qm Yo«a avea.

:4TlnM»an.

PREMIER CORPS

Sdressez-les moi par un Polonais à qui vous donnerez un passeport et qui devra marcher sans s'arrêter. Le détachement qui m'a apporlt^ votre première dép^^che et qui vous remettra ma réponse I commis tous les crimes : viols, vols et assassinats. Dès qu'il sera rentré, faites à l* improviste fa visite des sacs, poches, culottes et portê-naanteauxet faites fusiller les plus coupables.

Il pouiTail bien y avoir beaucoup d^exagéralion dans les nouvelles du comte Potowski. J'ai reçu une dépêche du 7 du général >ansoutyqui a eu une affaire. Tout le régiment prussien s est fort bien comporté; il était sur la Disna.

L'affaire de Nelcbia me paraît bien exagérée, t^es forces du gêné* rai Doktorof le sont aussi. Il n'avait pas 10.000 à 12.000 hommes avec lui.

Les magasins de Minsk ont été en elTet sauvés ; nous sommes arrivée au moment oh un officier russe venait les faire brûler. Je garderai votre deuxième détachement et je le dirigerai aprèsdemain sur Zembin.

La présence du comte Romanzov à Vilna est une nouvelle forgée. far les informations» il n'y avait h Borisov que la garnison de .tosk composée de vétérans et de mauvais soldats. »

Davout h CoIlHsrt

Minsk. ÎO jtiinet (A S P)

* Parles renseignements que j'ai reçus de Borisov où les Russes avaient commencé quelques travaux» il y a fort peu de troupes; ils viennent de renvoyer les paysans qui étaient occupés aux tra- *"*'ix Je compte faire partir demain de Minsk 500 à OTO chevaux qui ^'-porteront directement sur Borisov. Mais il est essentiel pouraug- •û^nler la terreur que des troupes paraissent de l'autre côté de la '"^^iére. Attssi, à la réception de ma lettre, partez avec tout ce que ^^iJïiavez de disponible et portez-vous par Pléchtchénitsouï, Zem- '^i Véséiovo et là, suivant les nouvelles que vous apprendrez,

iPpi'oche^ de Borisov pour la cerner» non seuleiiient par la route ^ ^feélovo, mais encore par la grande route d'Orcha, ^'^ vous envoie un calque de tout ce pays-là pour que vous ayez

f^ idée du pays et que vous puissiez me faire vos rapports. Je ^^gerai lofticier général que j'enverrai pour commander ces 600 ^^*Quxde se mettre de suite en communication avec vous, en ^^ant un parti surZembin. F^ailes courir le hruit d*étre suivi »^^ ^eux divisions d'infanterie ; cela prendra d autant mieux que ^ le bruit général ici.

^^^«"vez-vous de vos Polonais pour remuer les têtes et dire de cou- ^Qx armes contre les Moscovites. Partout, qu'ils arrêtent les

PREMfER CORPS

courriers et employés russes et désarment les soldats et détachements isolés.

Lorsque vous aurez pris langue, vous pourrez envoyer quetques partis de Polonais pour intercepter les routes de Smolensk à

Vitebfik.

Kokhanov est le point d'intersection de la route de Bobrouisk où se porte Ragralion . Avec vitesse, on amHerait là, pour sûr, tous les courriers qu'il expédie el ceux qu'on lui expédie.

Le point de Chklov est aussi bien important. Je vous envoie un croquis où sont indiquées ces routes. Vous apprendrez beaucoup de nouvelles.

Veillez à ce que vos troupes observent la meilleure discipline,

Vous rendrez un grand service en empêchant de brûler et piller les magasins de Vileïka. Ces ressources sont de ta plus grande utilité aux deux corps d'armée que commande le Vice-Kui qui arrivent d'Ochmïana et se dirigeront sur Vileïka. Prenez avant voire dépait des mesures pourlesfonserver en faisant connaître que je rends les habitants de Vileïka et des environs responsables du plus petit enlèvement qui serait fait, et que ce pillage compromettrait la subsistance de la Grande Arraé«, que ce serait un crime capital, et que je ferai pendre les magistrats qui ne s*y seraient pas opposés.

Faites connaître votre départ et communiquez à S. A, 1- lé Vice- Roi les mesures que vous aurez prises pour la conservation des magasins.

[I parait qu on a enlevé toutes les caisses de Grodno el de ce pays* ci. Les voitures sont lourdes et font peu de chemin. S'il y a possibilité dé les faire enlever, n'y manquez pas. Je compte que recevant ces ordres, et partant de suite vous pourrez avoir cerné Borisov le 1^, c'est en conséquence que je fais marcher les troupes.

Vous pourrez m*expédier des nouvelles par un seigneur du pays qui sera tenu sous sa responsabilité de me les faire parvenir. Dans votre lettre, vous quadruplerez vos forces et vous parlerez des divisions d'infanterie qui vous précèdent. Faites connaître aussi au Vice-Roi Télat des magasins de Lavaricliki. Vous m*en adresserez rétat comme vous avez fait pour ceux de Vileïka. »

l>a% ouf il GrciQclty

Minsk. lojtLiU«t(A $ m

Il Le général Groucby fera mettre strictement à exécution Tordre de laisser ici les chevaux rclopés, fatiguée et hommes à pied, li fera p*>rUM- Iji iirii=ra«î>^ ili h Pnlintki Coite briiradê sera prévenue

rn i>u*ui' ii.lJJ^ luuLTJii.n^

PHKMJEK CORPS

qu*un parti de 8Q chevauï du ()*■ de hussards est 8ur la route de Kûïdanov ; elle aura le défilé devant eïle ; elle se gardera sur sa gauche dans la direction de Samokhvalovitschi, Polianskoï.

Le 8* de chasseurs se rendra sur la roule de Doukora à Minsk ; il prendra position à peu près à la hauteur de Peski qui se trouve à Tem branchement des roules de Polianskoï et de Doukora à Miosk.

Ce régiment fera occuper Doukora par un parti. Il se liera par la droite avec la brigade Gérard et par la vjauche avec le général ValeDce, qui sera établi entre Minsk et Smélovitschi, à peu près à deux ou troïs Ueues de ce dernier endroit.

Le général Grouchy laissera le reste de ses troupes tranquille. Il laissera a Smélovttschi le 6« de hussards qui aura toujours son parti de 80 chevaux h Koïdanov.

Il est recommandé au général Grouchy de donner un bon guide au 8* de chasseurs pour se rendre h Peski,

Il faut rendre tous les chefs responsables de la conduite de leurs troupes, déclarer que les vols seront payés par les officiers, et que tous les hommes qui seront trouvés k un quart de lieue en arrière de la colonne seront considérés comme maraudeurs. »

l>av€»iit à MPiîa

Mintk, tO iuUkt (A S F) a Je viens d'intercepter une lettre du prince Bagratîon du 8 qui annonçait qu*il se portait sur Sloutsk ; par conséquent je ne doute point que» le 10 et le li surtout, Sverjen et Stolbsoui n'aient été entièrement libres. M. Szimanow3ki,dans Tintervalle de la lettre que je lui ai écrite, est revenu* Je le fais repartir, parce que je regarde comme eitrémeraent essentiel que ma communication avec l'armée polonaise soit promptement établie. Donnez-lui un parti d*hommes bien montés et même un cheval si le sien est fatigué ; il se dirigera suivant les nouvelles qu'il aura. Si vous avez -envoyé un parti à Roubéjevitschî, vous devez avoir des renseignements, et si vous savez que Mir soit évacué, il se dirigera dessus pour communiquer avec l'armée polonaise. Si la lettre que je vous ai envoyée pour le prince n*est pas partie, vous la lui remettrez^ sinon il en a une nou* velle.

Il faut m'éciairer sur les mouvements de Tennemi; mais je ne veux pas que vous robserviez de manière à vous compromettre; s'il avait complètement passé sur la rive gauche du Niémen» vous pourriez l'observer du côté de Pesotschna et de Stoîbsouï. Vous m'enverrez vos rapports par des seigneurs polonais qui viendraient Eur leurs chevaux et relaieraient chez leurs connaissances, de ma-

PREMIER CORPS

ni ère à faire trois lieues par heure. Quant à ceux d'une importance majeure, vous me les adresserez par un officier ou eous-oflicier intelligent qui voyagerait avec des chevaux du pays. Donnez l'ordre ^ au nom de TEmpereur, que tous les courriers, émissaires et agents russes soient arrêtés, partout où on les rencontrerait. Cet ordre est de leur libérateur. Il doit être rigoureusement exécuté.

Ayez soin, quand vous marchex el que vous vous arrêtez, de n'être jamais en vue. Placez-vous avec vos avaot-postes de manière à tout voir sans être aperçu ; faites courir le bruit que vous êtes suivi de forces. »

Davdut A PoiiiatowMkl

Miû6kJ0 juillet. 9 tieureal/2 du solr(AS P)

« J*avais envoyé M. Szimanowski à Koïdanov ; je lui avais adressé une lettre en chiffres qu'il devait porter à Votre Altesse. 11 est revenu dans l'intervalle ; il est possible qu'on vous Tadresse par une autre occasion. Je le réexpédie toutefois, puisqu'il est du plus grand intérêt que notre jonction se fasse promptement,

J*ai intercepté une lettre du prince Bagration du 8 juillet, datée de Nesvij, étant en marche. Il ordonnait que l'on conduisit beaucoup de vivres sur Sloulsk. Je suis à Ighoumen et même sur la Bérézina, occupant Borisov. Le Vice-Roi est à deux marches de Minsk, avec ses deux corps d'armée, prêt à m'appuyer sur ma première demande.

Vous voyez qu'il est difûcile, en y mettant de l'ensemble, qu'un seul homme du corps de Bagration nous échappe, et pour obtenir cet ensemble il faut que notre jonction soit opérée. Il me semble quVlle peut avoir lieu par iMir, Stolbsouï et Koïdanov par des troupes légères. Aussitôt que j'en serai informé, j*adresserai au roi de Westphalie des ordres qui me sont parvenue pour lui. »

DavouC à Cïroiichy

Mloftk, 11 juUlet (A S P)

« Le général Grouchy enverra le 8« de chasseurs à Doukora. le reste de la division et la division Chastel entre Doukora et Minsk- Le 8* de chasseurs se mettra en communication avec la division Valence qui sera à Smëîovitschi et avec la brigade Pajol qui sera à I Ighoumen par Vol ma en envoyant des petits partis sur Poukhovitscbi par Tourets. il est bon que le général Grouchy soit informé qii*il est passé hier à Doukora deux régiments de cavalerie russe qui ne savaient où aller; la vued^un seul Français les a fait changer

PBEMIER CORPS

► roule. On en aurait bon marcht* en les chargeant avec vigueur, %ion les rencontre.

Xti vu hier beaucoup de militaires en voitures ou sur des cognais.

U généra) Groucby s^assurera de l'exécution de l'ordre donné pour laisser h Minsk les chevaux éclopés ou fatigués. Il punira cemdes chefs qui seraient en retard pour cette mesure et enverra siir-iecbarap ces chevaux à Minsk.

Alotite plainte de pillage qui me sera portée, je ferai constater ia valeur des objets volés, je les ferai payer par la division. La panltion sera mise a l'ordre, et f en rendrai compte à Sa Majesté.

La grande majorité de la troupe est animée du meilleur esprit fil ne voit qu'avec douleur ces excès qui tachent l'honneur national. Si Messieurs les officiers faisaient leur devoir et déployaient fénerçie nécessaire» ce petit nombre de brigands qui fait la honte tie noire uniforme serait bientôt comprimé.

Je reconrraande au général Grouchy de donner de? ordres aux ^Qpés pour qu'on ne coupe plus les seigles Les foins sont assez ïûûrset bons pour la nouriture des chevaux. «

DavoQl à Valence

Mioflk, It juillet (A S P)

" La division Valence se portera à Sméïovitschi, Il y a dans cet «Ddroit beaucoup de ressources. Le général Valence prendra des 'Mesures pour qu'aucun cuirassier sous aucun prétexte n'y entre. Il ''^iidra toutes les mesures pour que l'on fasse cuire îiO/000 ou ^•OOO rations de pain, qu1l fera déposer dans une grande maison, '*^ra prendre pour deux jours pour sa division. *'*^i vu beaucoup de cuirassiers hier en voiture ou sur des Silats* Le général Valence s'assurera de Texécution de Tordre ^titié pour laisser à Minsk les chevaux éclopés ou fatigués, il ^^^-'tûra ceux des chefs qui seraient en arrière pour cette mesure et ^**verrasur*le-champces chevaux au dépôt de Minsk. Toute plainte

<ie

pillage portée devant moi» je ferai constater la valeur des objets

^Olés et lisseront payés par la division. J'en rendrai compte à Sa

M.ajf»té, et la division sera mise à Tordre. . .

Je préviens le général Valence que deux régiments de cavalerie t^isse ^gar/is un! élé vus hier dans les environs de Doukora, La vue ^'nn Français les fait changer de route ; si le général en a conniissaoce, il les détruira. .Je préviens le général Valence que le ^ée chas&eur^ sera à Doukora et les troupes du général Grouchy «aire Doukora et Minsk,

i76 PREMIER CORP-

La brigade Pajol sera écheloDDée entre Smélovitschi et Ighou* meo

Je recommande au général Valence de donner des ordres aux troupes pour qu'on ne coupe plus de seigles ; les foins sont assez. mûrs et bons pour la nourriture des chevaux. »

Davoul à Colberl

« Je vous préviens que le général Oordessoulle se porte de Minsk sur Borisov avec quelques troupes : deux régiments de cavalerie» de rartillerte et de rinfanlerie. Je lui ai donné deux escadrons de la garde hollandaise pour s'en servir et communiquer avec vous II vous donnera les renseignements qu'il aura sur Borisov et vous indiquera les gués qui existent sur la Bérezina. H faut vous mettre le plus tôt possible en commiinicatioD avec lui, puisqu*cn cas| d'événements vous devez vous replier sur lui.

Je ne doute point que lorsque Tennemi saura des troupes fran* çaises sur la rive gauche, il ne cherche à évacuer de suite le« troupes qu'il pourrait avoir sur la rive droite, ce qui est fort) incertain ; maintenez la plus forte discipline, que personne oel s'écarte. »

Dai'out À Dorile^soulle

Hiûik, It JuiUet (A S P) « Tous les rapports annoncent que Borisov est faiblement occupé. Au commencement du printemps, les Russes ont commencé à y faire quelques ouvrages en terre du côté de la Bérézioa. CesJ jours derniers, ils ont renvoyé tous les travailleurs. Les derniers rapports annoncent que le gouverneur de Minsk était à Natscha avec quelques bataillons de la réserve (je croîs ceux qui avaient été^ employés aux travaux de Borisov),

C'est uo point fort important pour nous ; il faut y partir ce soir avec le 3*^ de chasseurs, un bataillon du 25^ et deux pièces de canon que je mets à votre disposition. Vous trouverez en route le 6* de hussards ; à rexceptian d*un parti de 60 ou 80 chevaux que j*aî envoyé sur Kûïdanov, je le mets à votre disposition. Vous pouvezJ il me semble, être rendu demain à la hauteur dTjupérévilsché. Ilj faut de votre personne prendre les devants avec le 6^ de hussards, et prendre toutes les mesures pour empêcher qu'on puisse donner connaissance de voire mouvement, en empêchant les paysans de passer sur Taulre rive de Borisov*

PREMIEB CORPS

Je vous préviens que le général Culbert a dû partir anjourdliuî de Vilelka pour se porter par Zerabin sur ïa rive gauche de la Bérézina pour cerner Borisov,

Je mets à votre disposition une brigade et quatre hulans de la garde impériale hollandaise que vous emploierez Jorsque vous serez à dix ou douze lieues d'ici, pour les diriger sur ZerabiUi pour porter la lettre ci-joinle au général Colbert, h qui vous donnerez les renseiguenients que voua vous serez procurés ; je lui annonce votre marche.

Borisov cernée je ne présume point qull fasse la plus petite résistance, el vous ferez connaître au général Colbert les gués qui peuvent exister : ceux qui seront le plus prés de Borisov sont les meilleurs ; vous trouverez h Borisov un maréchal, qu'on m*as8ure être uo bon Polonais, qui vous donnera des renseignements surtout le pays et sur [es troupes russes qui peuvent y exister; vous en profilerez pour agir suivant les circonstances.

J*ai envoyé un parti à Verezino ; i\ n'y avait rien dans tout ce pays-là. La brigade Pajol occupe d'hier soir Ighoumen et poussera des partis sur la Bérézina, ainsi votre droite sera eotièremenla couvert ; que partout des ordres soient envoyés aux Polonais d'arrêter tes détachements russes isolés et les courriers. Dites-leur que c'est Tordre de leur vengeur, de celui qui veut rétablir la Pologne.

La haine contre les Moscovites doit être dans tous les cœurs polonais ; qu'ifs se montrent les dignes desrendants des Sarmates. 11 faudra pousser quelques partis suivant les occasions pour appuyer ces proclamations, et diaprés les nouvelles que vous aurez. Les partis devront annoncer des troupes françaises d:ins toutes les directions. Ceal surtout sur les routes de Vitebsk el de Smolensk à Bobrouisk, k Borisov, à Mozouir, enfin sur les routes qui suivent le Dnieper et la Soj, qu'il faut faire circuler ce^ proclamations et faire enlever des courriers et officiers. Jetez la terreur partout, laissez de petits partis de trois lieues en trois lieues pour correspondre avec moi. Il doit, d'après les rapports, exister à Borisov beaucoup de ressources en grains. Faites moudre avec la plus grande activité et faites confectionner 50.000 rations de pain que Ton placera sur la rive droite de la Bérézina, Maintenez la plus forte discipline dans vos troupes. Faites faire des appels et fusiller les pillards. »

0avoul à Caïupaas

Miask, 11 juillet (A S F)

<r Vous mettrez de suite à la disposition du général Bordessoulle uo des trois premiers bataillons du 25** régiment avec deux pièces

PRKMIEH CORPS

régimenlaires. Ce généra! enverra un de ses aides de camp | donoer une direction au bataillon qui devra emporter pour deux jours de vivres, n

llavonl aci eolooel Vataak

* M. le général Bordessoulle se poKe sur Borisov avec de l'infanterie, de la cavalerie et de l'artillene. Je mets votre régiment à disposition pour exécuter en conséquence les instructions qu*il vou^ donnera. Le général Grouchy en est prévenu. J'excepte cependant' le détachement de 80 cliêvaux que vous avez sur Koïdanov et qui devra rester jusqu'à nouvel ordre» »

Davout à Mecla

Minsk, llluill0t(ASP) 3r J*ai reçu votre lettre du iO ik 9 heures du soir. Je mets h vot disposition M. Szimanowski, officier de mon état-major, et 11 détachement du <>^ de hussards que vous airez rencontré, pouf couvrir loute ma droite On m'a assuré qufî l'ennemi n'était plus h Stoibsouï et qu'il faisait sa retraite en toute diligence sur Nesvij.^^ Vous devez en être promptement informé par les reconnaissancedH que vous devez faire dans la direction de Stoibsouï et par leshabi-^ tants. L*armée polonaise avait le ti au soir (h*s parlis a Korélitschi, à cinq lieues par ici de Novogrodek. Il est du plus grand intérêt de communiquer promptement avec cette armée lorsque vous serez dans les environs de Stoibsouï. Si elle est à Vinia (?), alors la communication sera facile en faisant passer à la hauteur de Mir quelques partis.

Je vous adresse pour le prince Pontatowski une lettre que vou« ferez remettre par ces partis. Donnez-moi fréquemment de vosnou<j velles. On m*avail parlé de deux régiments de recrues de ta 27* division, de Vilna et de Sibérie* qui s'étaient jetés du cùté de Slo-» boda et de Kamen et qui s étaient perdus. Faites prendre desrensei^ gneraents sur ce*^ régiments. Si vous les rencontrez, il sera facile dfl leur faire mettre bas les armes.

i^nvoyez aux nouvelles du côté d'Ouzda et de Chatsk ; il est du plus grand intérêt d*avoir dps renseignements sur la direction qu€ prennent les troupes du prince Bagration Si des corps d'infanterie étaient partis de Stoibsouï sur Nesvij, il faut m*adn»sser Tétat de régiments, le nom des généraux qui les commandent et des dirir sions dont ils font partie. (Ju est devenu le corps de Flatof qui

PREMIER C(-»RPS

in

passé le Niémen à Nikolaev, qui était le 7 ou le 8 à Korélitschi ? Je compte beaucoup sur votre mtelligence pour avoir des données positives, t'eooemi avait de grands magasins à Stolbsouï et h ^esvij, les a-f-il brûlés ? Le général Bordessoulle m'a rendu le détachement de 30 boni mes qu'il avait avec lui de votre régiment. Quant au détachement que commande le chef d'escadron Vanes* je Tai réclamé au major général. Je vous envoie un calque du pays que vous avez à éclairer qui fait la suite de celui que vous avez

Vous donnerez extrait de ma lettre au commandant du détachement du 6» de hussards : annoncez l'arrivée de troupes fran*;ai8e8 8ur vos derrières, surtout aux juifs, o

Davaut À Kl y ma n

MiQsk, 11 juUlet (A S P)

«J'ai recula dépAche que vousavez interceptée du prince Bagra-

^/oo. Je vous témoigne toute ma satisfaction de votre zèle pour la

^use commune qui est celle de votre patrie, puisque le but de cette

guerre est de délivrer les Sarraalesdu joug des Moscovites, et d'éta-

*^lirpar l?i la paix de l'Curope. Animez tous les Polonais de votre

^^prit Faites parvenir partout à Mohilev et à cent lieues h la ronde

* * iiïtitfltion aux bons Polonais de donner des preuves de leur patrio-

^* ameet, en leur annonçant la prochaine arrivée des troupes de leur

■ * fc^raleur, le grand Napoléon, diles-leur de déployer de leDergie»

^^ ^(lésarraer tes détachements isolés, d*arrèter les courriers russes,

■* * intercepter leurs dépèches et de me les faire parvenir, de faire

-^ ^Wler et sauver dans vos nombreuses forêts les paysans qui con-

^ disent les bagages, subsistances, etc. enfin de faire le ptus de mal

P> <:»*îsible k l'ennemi Ces! par une pareille conduite qu^ils se mon-

^*^^ronl dignes de recevoir le nom de Polonais.

Envoyez des hommes sûrs à Bobrouisk, à Sloutsk et donnez-moi *^ ^s nouvelles de l'ennemi. Le moment approche où il sera entre les kcrobreuses et braves troupes que je commande et celles non ra«»ins «ravesque commande le prince Poniatowski. t

Oavout à SzimaoowNlii

Minsk, 11 juillet 10 beurei du Boir (A S P)

«liest ordonné à M, Szimanowski de se rendre à Koïdaoov et de

toander au colonel Meda un parti de huit à dix hommes bien

lotés pour aller porter une dépêche au prince Poniatowski. H

^tdelaplus grande importance qu'elle soit promptement remise. *> SziomiiQwski se dirigera selon les informations qu'il prendra.

PHEMîER CORPS

Le colonel Meda a dû envoyer k Roubéje\ritchi ; s'il n'y a rieû, M. Szinianowski pourrait prendre par là et de là se diriger sur Mir, ou partout oà U apprendrait que les troupes françaises onl paru. En allant raéme à travers les bois, et il se tirera d'affaires (jjc)* Il me rapportera la dépêche du prince avec toute la promptitude possible et me donnera des renseignements sur ta marche des Irotipee poloujiises. Si la lettre chiffrée que j'ai adressée ou prince n'était point partie, M* Szimanowski s'en chargerait.

Ilavoul ^ PhJoI

Minsk, M iuiltot, minait (A S P)

t Faites remettre, mon cher général, la lettre suivante h so^ adresse, .rai appris par une lettre interceptée du prince BagratioD qu'il était le 9 juillet à Nesvij et en marche sur Sloutsk. Nous sommes en mesure etj*espère que sous quatre ou cinq jours il sera attaqué de concert avec l'armée polonaise qui le talonne. Iticlairez-vous par des partis sur Poukhovitschi^ Lapitschi, KhalouT, Svistotsch, et envoyez de bons Polonais aux nouvelles à Sloutsk» Glousk et Bobrouisk.

Faites reconnaître les deux rivières qui couvrent votre position, la Vûlma et Tlghoumenka, celte dernlT^re môme passe à Ighoumen, l'autre est sur voire droite.

il paraîtrait que les Busses évacuent Borisov et dirigent la petite garnison sur Bobrouisk. Si cela est»vous pou vejtl'enlever.puisqu'ejîe passerait dans les environs de Bolacbitse (Biélitschanouï)? t

Uavout k l*^jot

Minsk, 11 juillet (A S I^)

i Le général Pajol se portera à Ighoumen ; il laissera quelques pelotons en échelons pour communiquer avec la division Valence qui se porte à Smélûvilschi. Ces pelotons seront placés surtout h rembranchement des chemins qui communiquent sur la droite, soit dans la direcUon de Doukora ou de Poukhovitschi.

Le général Pajol est prévenu qu'liier a 5 heures du soir deux régiments de cavalerie russe qui ne savent où donner de la tête ool été vus dans la direction de Doukora égarés et prêts h changer de roule aussitôt qu'ils aperçoiveni un Français. S*il en avait connaissance, il se mettrait à leur poursuite.

Le général Pajol est prévenu que la division Valence est réunie à SuiéloviLschi, que le S^ de chasseurs sera à Doukora, et eoire Doukora et Minsk â.OOOou 3. (XH) chevaux de ta division Grouchy. Il

pbi:miek corps

ÎBT

est très importfint que je sois informé de la marche du corps de Bagratton, Le gfénéral Pajol enverra des Polonais à Sïoutsk et à Bobrouisk

Le général Pajol enverra un parti sur la Bérézina à lalichitsouï. Il donnera les mihnes instructions h roftScier qu*il a à diriger sur Verezino. Cet officier devra questionner tous ceux qui arrivent de Bobrouisk pour s'assurer s'il est vrai que les Russes Tabandonnent et ntf Iravailient plus à ses fortid calions. Cet officier s* in formera s'il est arrivé de Tinfanterie de Bagratton à Bobrouisk, quels sont les réi^ïments ; s'ils s'arrétenl .'i Bobrouisk ou slls ne s y arr«^tent pas; quelle direction iïs prennent. Il faut mettre un ofûcier très intelligent à la tète de ce parti. Je crois que le chef d'escadron du 9« de lanciers qui a élé envoyé à Maghintsié me paraîtrait très propre pour C(*]a . Il fera ses rapports en polonais.

fla%oiil au iirioeo Eufi^ène

Minsk, )^ j ni Util 4 heures 1/9 du «oir (A S P)

■ Le général Grouchy me communique la Ipltre de Votre Altesse Impériale du 9 juillet. Voici des nouvelles de l'ennemi sur lesquelles elle peut compter : Platof, ses 6.000 chevaux et son artillerie étaient

effectivemenl le 6 encore dans les environs de. (1)

et le 7, ils ont tous repassé sur la rive gauche, dans les environs de Nikolaev. Le g^énéraî BordessouHe les a obligée a un mouvement, parce qu'il s*est porté avec de la cavalerie et de l'infanterie de Volojin sur Nikolaev par Roum et Bbckchlouï. Ce.içénéral élaîl de sa personne à Nikolaev; il a vu bn'iler les pontons sur lesquels Pennemi passa le lleuve, et, ayant fait avancer de l'autre côté cinquante hommes, il vit Tennemi se retirer sur la roule de Mir.

Un officier du général BordessouHe a été le 8 à Ivïé et a communiqué à quelques lieues au delà avec Tarméedu prince Poniatowski ; aJDsi ce seraient des lanciers polonais que les paysans auraient vus h Ivîé, car ils se trompent souvent ou au moins ce ne pourrait être que quelques Cosaques égarés.

J'ai eu une lettre du prince Poniatowski, et je suis informé orfîcîellemenl que la cavalerie légère de son corps était entrée h Novogrodek le (î. Je suppose que son avant-garde est aujourd'hui à Mir. J'en aurai la certitude aujourd'hui ayant envoyé un parti pour communiquer avec lui sur ce point.

Le prince Bagration était le 9 a Nesvij et marche sur Sloutsk ; non seulement tous les rapports le disent, mais j*ai intercepté ausai

(1} En bUnc dans le texte t

\Ht

PHEMfER CORPS

une lettre de lui datée de Nesvij le 9» par laquelle H ordonnait qu'on lui envoyât des vivres surGloiitsk.

Je vais me rapprocher de Bobrouisk avec le plus grand ordre, parce que je suppose que le prince Bagration y marche avec toutes ses forces, et ma jonction faite avec l'armée polonaise, je marclierai sur Bagration,

J*aî donné avant-hier ces détails à Voire Altesse Impériale, la croyant dans la direction d'Ochmïana. Je Tai informée aussi qu'on avait trouvé de grands magasins à Vileïka. croyant qu'elle pourrait envoyer quelques troupes dans celte direction.

Vileïka se trouvant découvert par le départ du général Colbert, je vais y envoyer cent chevaux pour mettre ces magasins h l'abrî d un coup de main. Le détachement restera là jusqu'à Tarrivée dViutres troupes envoyées pur vous. *

I>a%out à Meda

(c Les troupes de Sa Majesté le roi de Westphalîe ont dû entrera Nesvij aujourd'hui. Mon intention est que vous manoeuvriez de manière à maintenir communication avec les troupes de Sa Majesté ; ainsi entrer en relations avec celui qui commande TaTaot-garde de ces troupes. Je suppose que les troupes du roi sont en marche sur iiluulsk; il faudra vous porter sur Chalsk. Au surplus ce sera à vous à agir suivant les circonstances et les lettres que vous recevrez. Il faut éviter de vous compromettre, l'ennemi ne pourra jamais rien tenter contre vous, puisque vous ne serez jamais dans le même endroit. N ayez avec vous absolument que des combattants et renvoyez tous vos bagages et vos chevaux. »

Dflivout à Meda

MlAsIi. f4j(ùIl(»l(A S Pi

« Je l'eçoîs votre rapport du 13 ii 9 heures du soir, je ne puis encolle y répondre quVn vous adressant copie de ma lettre d'hier. Vous avez eu tort d envoyer votre lettre par un écuyer de ce général, puisque c'est un homme suspect. Donnez-moi de vos nouvelles fréquemment à Ighoumeo, •

potier

Vous ferez parti lakchilsoQl

Havoiii à Coaipana

ir te généra] Duppelin avec sa brigade pour se r appiiytr le général Pigot qui se porte en

lEMIKK i:

|Tant. Vous avertirez le général Dtjppelm de venir me parler avant son départ. Ce général devra tenir un bataillon u Lïadouï pour observer le chemin qui !^e dirige sur Khalouï. »

D»%*out À P^ot

Ighoumen, 15 JniUet, 5 heures du mitla (A S P^

'« Il est essentiel, mon cher généniL que j'aie prompleraent des non- ^IJes du corps de Ba^riiHon. Le roi de Westphalie était avant- hier

lîesvtj ; Sa Majesté annoni^^ait qu'elle poursuivrait Kennemi l'épée dans les reins. Il est donc vraisemblable que Sa Mîtjesté marche aujourd'hui sur Gloutsk, Les dislances sont trop considérables pour que, dans le cas où il y auniil là une afTaire. nous puissions y prendre parL 11 faut cependant donner de grandes inquiétudes k l'ennemi et nous mettre en mesure de pouvoir agir contre lîagration SQivant le parti qu'il prendra. Si Bagration veut passer par Bobrouisk» je peux, dans sa marche de flanc, lui faire beaucoup de maL S'il veut passer la Bérézina plus bas, il est important que je le prévienne sur le Dnieper. Alors je passerai la Bérézina à îakchit- SQUi. Il faut vous porter avec votre brigade sur ce point et prendre 300 ou iOO chevaux pour passer vous-même la Svislotscb. Vous marcherez sur la route de Gloutsk à Bobrouisk ; dans la soirée, vous devez savoir la route que suivra Bagration et si, comme quelques rapports le disent, ils évacuent Bobrouisk. b^aites examiner les moyens de passage qu'il y aurait à lakchitsouï, et faites-moi un rapport à cet égard. Je me propose de faire partir le général Duppelin avec le ^5*^ pour vous appuyer. Prenez des renseignements sur ce qui se trouve sur la rive gauche de la Bérézina et les routes que j*au rai h parcourir pour me porter soit sur Mohilev, soit gur Kokhanov ou sur Sla-Biehkov Faites reconnaître aussi le Ghargemcntdii convoi de munitions que votre cavalerie légérea pris du côté de Khalouïet prenez des mesures, pour le cas où rennemi se mettrait en force pour reprendre ces munitions, pour faire sauter le parc. Informez*vou8 si cïuait le parc de réserve de munitions pour tout le corps de Flagration.

Quelles sont les divisions qui marchent avec le prince Bagration ? Le bruit court dans le pays qu*il y a des troupes à Mozouir. Quelle est cette division et d'où vicnt-eile ? Tous les rapports disent que h prince Bagration a laissé en Volhynie le corps Tormasof ; de combien de divisions se compose ce corps ? Prenez des mesures pour que vos rapports me parviennent promptement et écrivez-moi ce que vous avez vu en route. Faites reconnaître aussi les moyens de passage qu*on aurait k Bojin

PREMIER CORPS

et faites tout cela sans que Kennemî puisse $*en apercevoir. Par les reoseigneuients que vous veoez de me donner, je vais envoyer j les sapeurs avec un bataillon à Verezino ; laissez une treoiatne de chevaux pour éclairer la marche de ce bataillon. D'ailleurs je lesj emploierai pour communiquer avec les troupes qui sont h Borîsovj et doivent elles-mêmes envoyer des partis sur la rive gauche. Je] dirigerai les pontonniers avec le général Duppelin sur îakchttsouî. ' Partez^ Monsieur le général, h la réception de ma lettre ; il est vraisemblable que je vous suivrai sur IakchitsouT. J^attends auparavant des nouvelles du roi de Wesiphalîe et du colonel Meda, Le colonel Kobilinski vous accompagnera, v

l^avotit h Pi^of

Ighcmroea. t5 joilM. A beoret do oiiUn (ASP)

« Il Tant, mon cher général, envoyer Tordre de faire sauter to le convoi de munitions que vous avez pris, c'est le plus sûr. Qu'on pi'enne des mesures pour éviter des accidents, on pourrait encore^ jeter et répandre les munitions dans Teau. De toute manière» il] faut qu*on s'arrange pour que les Russes ne puissent pas sauverl une livre de poudre. *

Ighoumen, 1^ jutllH, 8 h«arts du matlD (A S P>"

« Je vous envoie, mon cher général, mon aide de camp ilervo^i Vous lui donnerez un parti et un bon guide pour se porter sur Khalouï, afin que je sois sûr que le convoi est détruit. Je préfère que Von fasse sauter successivement les caissons.

Je TOUS recommande de vous concerter avec le général Duppelic pour qu'on établisse promptemeni un pont à iakchitsDuT. Je désire qu'on rétablisse sur la rive gauche de TOusa. Au surplus, celu dépend des communications et des localités; en le mettant sur la rive gauche de TOusa, il serait à couvert, si elle est marécageuse.j ce que j'ignore. J*espère que dans six ou sept heures vous aurei une compagnie de pontonniers, mais il ne faut pas attendre soi arrivée pour travailler au pool. J^atteods de vos nouvelles ave< impatience, puisqu'elles doivent décider mes mouvements. S{ Tennemi faisait quelques tentatives et envoyait des partis de Cosaques pour sauver son parc, marchez-y. U est important di tout détruire» qu'il ne puisse pjis se servir d'une seule cartouche.

J'envoie quelques cents chevîiux de la division Chatstel À Lapitsehi arec ordre d'envoyer quelques partis sur KhalouT et sur la roula de61outskparT8el.

L*appanlior) depuis hier de quelques Cosaques sur Svisfotsch annonce la marche do prince Bagration* Tout cela ajoute à mon impatience de recevoir vos premiers rapports. Il sera bon que Ton fasse une petite flèche pour le pont que vous allez jeter et que je désire qui soit terminé ce soir. Faites donner des subsistances au 25« régiment. Vous avez de l'avance ; faites-en donner pour deux jours, n

navotit à P^ol

Iglïoumen, 10 heures du maUn (ASP)

« Je viens d'apprendre qu'un parti de cent Cosaques avait surpris un détachement dequatorze Polonais que vous aviez à Iakchilsouï. Les chevaux des Polonais étaient débridés. Il ne faut jamais mettre aux avant-postes des Polonais seuls ; il faut toujours avec eux des officiers français pour les faire servir.

J'espère sous deux heures avoir un rapport m^annonçant que vous occupez cet endroit» et des nouvelles positives de l'ennemi; il est inutile de vous répéter qu'il est de la plus grande importance que le pont devant Iakchilsouï soit fait sur-le champ.

L*officîer qui vous remettra cette lettre est un officier d*étatmajur d'artillerie qui a été officier de pontonniers, et qui sera suivi À quelques heures près d'une compagnie de pontonniers; mais il ne faut pas attendre pour commencer le pont larrivée de cette compagnie* J'ai beaucoup dlmpatience d'apprendre la destruction du parc à Khalouï. J'ai des inquiétudes sur ce point par Tapparition de cent Cosaques, Il est bien important que vous vous portiez sur Svislotsch. Allez-y par échelons. Ce ne sera que lorsque j'aurai des nouvelles positives (ne).

Le général Chastel se porte à Lapitschi avec S OQO chevaux. Il a ordre de pousser des partis sur Khalouï à son arrivée.

Il ne faudrait point que l'apparition de quelque^ Cosaques arrêtât la construction du pont. 11 est vraisemblable que j'irai vous voir tantôt, suivant les nouvelles que j'aurai. S'il y a entre vous et ^houmen des routes de communication sur votre droite^ laiasez-y des postes en échelons dHnfanterie et de cavalerie. »

Davout À Barimoè^re

Ighoumerv. 15 juillet, 10 heures Wîdii nwlm (A S P)

a Je vois que vous êtes occupé avec beaucoup d'activité à mettre en exécution les instructions que je vous ai laissées, que les postes s'organisent. et que rhôpital est bien soigné ; faites-en de fréquentes iospectioDs.

tm

PREMIER CORPS

Faites envoyer à force rjes subsistances à Rorîsov pour lesl hommes et chevaux. Faites partir demain pour Borisov les piècesl de a el la réserve d'artitlerie.

Je vous ai recommandé de faire réunir dans les emplacements voisins les différents dépôts de cavalerie qui vous sont laissés. Faites faire de fréquents appels, enfin mettez l'ordre partout; vons ! avez pour cela le 3'^^.

J'ai trouvé des caissons de presque tons les régiments de la première division. Je les ai envoyés sur Minsk. Faites fournir les vivres et fourrages ; formez-en une comp^^nie. et ces jours-ci je Tous^ adresserai des ordres pour la direction à leur donner.

Il serait t>on que vous, le commissaire des jçuerres Thomas, et les | autres membres de la commission fussiez logées ensemble. Prenez pour vous tout le logement que j'occupais, que la commission se réunisse en séance trois ou quatre fois par jour, s'il est néGessaire.] Il faut que cete mesure soit exécutée â4 heures après la réception de cette lettre.

Comme je serai dans le cas de faire des mouvements, il ne faut j plus laisser venir à Ighoumen que les officiers et autres personorsl porteurs de dépèches ; retenez tous les autres et les détachemr'nts ;[ je vous ferai connaître les ordres d leur donner.

Ayez beaucoup de fermeté et de calme. Une bonne organisation] vous procurera des ressources qui abondent dans le pays. 11 y a cbeâj les uns de la bonne, chez les autres de la mauvaise volonté. Il faut que chacun fournisse en raison des ressources.

Profitez de toutes les occasions pour me donner des nouvelles officiers de TEmpereur, du major général, et que tout passe chez^ vous. Donnez les ordres en conséquence.

Pour vous assurer qu'aucun homme isolé, quelle que soit toc arme, ne se portera de Minsk sur If^houmen, établissez aux défilés] des officiers et des détachements pour arrêter ces liommes isolés.

Rendez-moi compte, article par article, de Vexécution des ordres] que je vous ni donnés dans une lettre antérieure et dans celle-ci,

Le général Homeuf avait chargé M. Kaminski de faire réimprimer SW à 600 exemplaires de la proclamation lien a remis une trentaine h M. Thomas, cela est ridicule. Cet homme n*est pas très dévoué, IL faut faire attention à lui. Il était bien Russe avant notre arrivée» il aj femme et enfants, cela ce conçoit; pour le môme motif, il doit être très Polonais, ou il se compromettra J'ai Pœil sur lui. Il devra] dans les 54 heures vous remettre 500 exemplaires de cette procla- j mation; vous en adresserez làSO exemplaires au général Grouchy et] à moi 230.

PHEMIEH CURPi

Jespére que les ordres que vous a donnés le chef d'étal-raajor en |lflttfienvayaot les 400 chevaux de prise auront leur exécution, et itt'll d'y aura pas de gaspillage.

Failes passer la dépêche ci-jointe au général Grouchy à Borisov pATua Polonais qui partira une demi-heure après que vous la

Envoyez aussi par un de vos aides de camp la lettre ci-jointe k SaMajeçlé. [1 se servira de chevaux de correspondance.

Le 33* ni Jes ofOciers ne doivent loger en ville« mais dans des gnngea avec de la paille et les officiers h côté» de manière qu*au preraiercoup de feu tout soit réuni.

Dûanez-raci beaucoup de détails sur l'hôpital et les hôpitaux Uissés m arrière. Les hommes bien nourris et soignés se rétabliront bienlôl; ne les laissez toutefois partir que par ordre •*

DavoiJt à Groucliy

Jghoumen, 15 juillet, 10 biures du mfttin (A S P)

«i'e«pèr€ recevoir de vos nouvelles dans la journée par des nobles pûlooais. Prenez leur nom ; ayez soin de ne confier vos lettres qu*à ■ Jeg hommes sûrs. J*ai fait jeter cette nuit un pont k V^erezino.

Il faut charger le général Bordessoulle de battre Testrade avec quelques cents chevaux le long de la fSérézIna (l). Lorsqu'il sera arrivé à la hauteur de Verezino et qu'il aura connaissance de nos troQpeSj il enverra quelques partis sur la route de Bobrouisk toujours par la rive gauche et d'autres sur Mohilev par Poghosl.

Il faut que ces partis aient l'ordre de me donner des nouvelles pw Verezino et d*envoyer leurs rapports par des nobles polonais, Fsiles battre l'estrade au général Colbertsur Kokhanov et que, de là. ii pousse des partis sur la route d'Ostrovno, d'Orcha et Mohilev. n ?8t fort important que les fours soient faits à Borisov, et que Iw rptranchemenls quej*ai ordonné de faire sur la rive droite soient protQptement terminés, pour que l'on utilise ceux qui existent jwyàsur la rive gauche.

Vou« pourrez envoyer le bataillon du 25* entre Borisov et Verezino sur la rive gauche à peu près aux 2/3 du chemin et sur une des fommunica lions avec Poghost.

Si vous apprenez quelque chose d'important et de pressant, il ne

lut pas vous borner à m'en faire votre rapport ; il faut aussi

Tadresicr directement h Sa Majesté en faisant passer par Vileïka où

I Oft demanderait des nouvelles; d'ailleurs vous pourrez adresser

0) Lfl \jttXe porte Dyina,

PRKVIIER CORPS

voire dépèche au Vice-Roi qui se porte sur Vileîka et Dockcbitsouï Vous adresserez le double de votre lettre pour TËnipereurau Vice- Roi pour la faire parvenir. J'ai prié Son Alteese Impériale de vous renvoyer îi Borisov le dëlachementdecent dragous que vous avez dû envoyer à Vileîka pour ta garde des magaâins.

Faites venir à Borisov beaucoup de subsistances et qu'on y mette beaucoup d'ordre Une partie de la brigade Pajol a pris hier au delà d'Ighoumen environ 180 chariots de munitions de guerre: on a pris les hommes et les chevaux et on a fait sauter le parc. Cela embarrassera beaucoup le prince Bagration.

Je n'ai rien h ajouter aux instructions que je vous ai données avant de partir, qu*à vous recommander d en bien suivre l'exécuilon. Je vous envoie quelques exemplaires de la proclamation. M. le commissaire des guerres Thomas vous en enverra aussi »

Davàul an Prlar« Boirène

J*ai rbonneurd*accuser à Votre Altesse Impériale réception de sa lettre du 1^ juillet* J'en ai reçu une de la même date de Nesvij de Sa Majesté le Roi de Westphalie qui m*annonce que le li il placera le V" corps en échelons de Nesvij à K;ipkovo et que, dans cette mt^rae journée, les trois corps d armée seront réunis.

Voici ma position. Je suis ici d'hier soir h Ighoumen. Je pousse mon avant-garde k IakchitsouT, infanterie et cavalerie.

Je ferai faire une forte reconnaissance le plus loin possible sur la route de Bobrouisk pour avoir des nouvelles et j espère forcer Bagration à se jeter sur la droite et par conséquent k perdre du temps.

Je me mets en mesure de me porter dans trois ouquatrt^ juui^ de marche stiv Mobile v, afm d*attemdri* le Dnieper avant lui.

Le général Gmuchy est k Borisov avec la division de dragons Lahoussaye, unedivi<ïon d'infanterie et quelques milliers de chevaux de cavalerie lésçère auxquels il doit faire battre l'estrade du c6té de Smolensk et sur la rive gauche de la HérAxicin en ta descendaist*

J'ai recommandé au général Grouchy de faire connaMit» 'i Vr^r^ Altère Impériale tout ce qu'il apprendrait.

Je vous ptrie, ^' eur. de renvoyer au général Grouchy

lés 100 dragons q^ tvvt.'^ U \'(Î.mV;i ^umh jhuIpv U"» maga-

sins.

tlier un déiachemotvl de pris 180 charioU de munn i i. ii i

prince Bagraltoo* Les hommes et tes che^max» au oomhre de 400 à

PREMIER CORPS

600» ont été menés k Minsk» et j'ai fail brûler les caissons et munitions. Cet événement doit beaucoup embarrasser le prince Bagration.

Le général Colbert n'est plus à Zembin,

Il serait peut-être bon que Votre Altesse Impériale envoyât quelques partis [entre] Oorisov et son quartier géne?ral et entre VileYka et Minsk qui auraient Tordre (Je répandre le bruit que Votre Altesse est aux environs de ces villes dans cette direction.

Je la prie d'excuser celte réflexion qui e'esl dictée que par le bien du service de Sa Majesté. •

Davoul A rriéderiehM et k Haxo

Ighoumen, t5 jutllfit (A S P)

« Le général Frtederichs et le général Haxo partiront avec le ^5<^ régiment de ligne et les compagnies de sapeurs des 4* et 5** divisions pour se rendre h Verezino, Le général Haxo, aussitôt son arrivée, s'occupera de faire jeter un pont sur la Bérézioa. Il choisira le point de communicalion le plus favorable. Il y en a un indiqué sur la carte, c'est celui qui va rejoindre la route d*Ûrcha. Il est très important que ce pont soit achevé dans la nuit ou demain de grand malin. Le général Frlederichs donnera les soldais nécessaires au travail du général Haxo» et le secondera de son mieux. Si le terrain le permet, le général ïïaxo fera faire une tranchée, un ouvrage qui demandera le travail de 300 ou 400 hommes pendant une demi-jou'^née» pour couvrir ce point sur la rive gauche, soit en faisant quelques abatis, soit en faisant une tranchée.

Aussitôt que le pont sera achevé, le général Friederichs fera passer quelques compagnies d*élïle. Il est prévenu que le général (irouchy qui est à Borisov a Tordre de pousser des partis sur la rive gauche jusqu'à V-erezino et même plus bas.

L*oflicier polonais Szimanowskit attaclié h raun élat-major, suivra le général Haxo pour lui donner des renseignements el faire écrire dans les villages environnants, pour qu'on donne des subsistances aux hommes et aux chevaux» H faut faire remonter et descendre la rivière pour voir s'il n'y aurail point de bateaux pour construire un pont. Dans le cas où il n'y en aurait point, construire un pont de radeaux bien solide pour que les voitures puissent passer dessus et même deux. Le second ne sera entrepris que lorsque k premier sera entièrement fini,

N*ayaot point de cavalerie légère sous la main, un détachement cuirassiers partira avec les généraux Friederichs et Baxo Ils seriront h éclairer la marche. *

im

PREMIER CORPS

L« g^n<^ral Haxo enverra au-devant du parc du génie qui est pûrti niijourd*hui de Minsk pour le diriger directement sur Verezioo. If procurera un bon guide, pour lui éviter du chemin. Le géot^rall Phedericfïs communiquera cet ordre au général Dessaix cl enverra'| un iïnici».M' chez, moi pour prendre ce détachement de cuirassiers.

Havoiii À ÇhAiiitel

Ighonmen, 15 Jutilet (A S

« Je n*»i point reçu orticiellemeni, mais seulement iodirectcment la nouvelle de votre arrivée à Poukhovitschi.

ntJiHjfz m*en par le retour du Polonais porteur de cette lettre et envoyez-moi des rapports deux ou trois fois par jour. \

F&ites porter en échelons h Lapitschi 400 chevaur des plus frai^f par la route de droite, cost-à-dire par Tseî et Tsélîanka et marchei^ avec.

Ce» chevaux rafraîchiront h Laptl$chi« et vous ferez partir un d^t^ichement de f 00 chevaui sur lu route de Glousk par Tsel pour avoir des nouvelles, M. Szimanowski» officier de mon état-major, marchera avec ce détachement.

Il est h désirer que ce parti puisse se porter au moios jusque «iir la Ptitseh à Radoutitsehi.

Vous re>cotiimanderei k M. Sràmanowski de ne rien oésTliger pour avoir des nouvelles de Bagration» s*i1 a évacué Sloutsk qu'il occupait avec une partie de ses troupea» et quelle direction il a prise.

Il faut la&sser Tordre pour que les troupes que tous laisserez h Poukliovitschi euvoieul «ka partis dans la directico de Cbatsk pour coannuoiquer av«c 4.000 che^^ux français al un r^îfneot dlafanlerie» la tAla da eellu eotouue est le l*' de eha^>a€ttra.

La parti que vaut «ftv«rret sur Badoutitschl darra fiaaser Souliua^ Kreouia, qui na ae trouva poim sur la earla gravée, Jiliua» parée i|ii11 aeia UMilua atpoué à élre coufé. Je vomeôn ^^ûq^ proelaaMtfotts, IUlaa-4ea ripawhnt, '

KniK>7f»-iMm de quart d*heufe eu quart #hiara(#tr) de

JefûWtatriMhm TOliu tattrt du iSjuitlel à il laliu : alla ue tkuMe rtai uuati

l/idu

• rat ff(m ^«IreMlra, t fl je ^raua pm et «a pua 4

h fwéml. dttte du ISjuilit

PREMiKR CORPS

par duplicata ma dépèche d'hier. J'ai charge le générai Barbaoègre de vous envoyer des proclamations, de Minsk, dont vous faîtes un si bon usage.

Tout m'annonce que le prince Bagration passera par Bobrooisk ^ pour le prévenir sur le Dnieper, j*ai déjà fait filer hier une partie de mes troupes sur Verezino pour y jeter un pont, ce qui doit *Hre exécuté ce matin. Aujourd'hui une grande partie du corps d'armée 8'y porte et demain probablement le reste s'y portera. Ce soir même, j'aurai un rôgimenl d*infanierie en avant de Pogîiùst pour <^lre sur la route qui mène également à Mohilev et à Tololschin, Je porte ma cavalerie légère sur ma droite. Il est essentiel que le général Bordessoulle arrive de très grand matin à Poghost ; envoyez-lui des ordres en conséquence. Vous partirez demain avec les divisions Claparède et Lahoussaye et vous vous porterez à Nais- Lcha, après-demain à Oohr, ensuite à Tololschin et le quatrième jour Kokhanov. Donnez pour plusieurs jours de pain à votre troupe, afin que vous marchiez dans le plus grand ordre, et faites préparer des subsifîtances. Vous pourrez mettre votre brigade (étrangère sous les ordres du général Colbert, ainsi que le ti" de hussards qui ferait votre avant-garde. *

Vous le chargeriez de pousser des reconnaissances dans toutes les directions, sur Orcha, Mohilev, Sienno; s il y avait quelques pools sur le Dnieper, il tâchera de les supprimer ainsi que tous les ^l>ateaux chargés de munitions e! de subsistances qui pourraient se trouver sur ce fleuve ; il prendra tous les renseignements nécessaires.

ïl y a d*aprèâ la carie un canal qui joint la Dvina à la Bérézina ; il me semble qu'il doit y avoir beaucoup de choses à prendre de ce ^6té. Ce canal pusse à Star Lépel entre autres. Envoyez des partis ^t mettez en mouvement les Polonais pour qu'ils arrélenl eux- ^wiémes. Avant de partir, faites prendre pour trois jours de pain et pour trois jours de farine ,

Recommandez qu'on se méfie des Grecs ; douze pièces de 12 et

* a réserve du corps d'armée arriveront demain à Borisov; il faut

^uetout cela vous suive. Faites donner h 1 artillerie ici pour deux

^Du trois jours d'avance. Vous recommanderez au général Baltus de

Jtaarcher avec le plus grand ordre, qu'il «^e mette à Tabri de quelques

partis et que surtout il se garde sur sa gauche. Suivant les nou-

X'ellea que vous apprend riez> vous feriez serrei' rarlillerie .-^ur vous ;

^ous ferez bien de laisser uo escadron à la disposition du général

Baltus.

Je compte être demain à Poghost; après-demain du côté de

PREMIER CORPS

BiélouYnilschi ; fe jour d'après à Golovioo» et ensuite je me porterai sur Mohilev ou sur Kokbanov, suivant les circonstances. I] esl possible que je reste même de ma personne quarante-huit heures ici ; ainsi toutes vos dépêches doivent passer par Verezi no; li, si Je n*avats pas passé, le porteur continuerait sur Ighoumen. Si le bataillon du 25' n*était pas parti ♦ vous pourriez le doooer au général BaltuSf il augmenterait la force de son escorte.

Il ne faut pas envoyer k Minsk les effets d'hôpital trouvés h Borisov. 11 faut, au contraire, établir un hôpital à Borîsov. Laissoz-y les malades de votre colonne, et donnez des ordres en conséquence à Tordoonateur Boerio.

Je mande au gcnéral Barbanègre d^eovoyer à Borisov un bataillon et deux pièces de canon pour la garde du pont. Etablisaez-le sur l'autre rive pour mettre ce pont à Tabri d un coup de matn. Il me semble qu^on pourrait utiliser les ouvrages sur les deux rivi*«, dont vous me parlez dans votre lettre. Laissez une instruction au chef de bataillon pour les dispositions qu'il aura à faire, e^ donnez-lui le commandement de la place. Vous assignerez à ce bataillon des casernes, si les Russes en avaient ou des granges ; car II ne doit pas être au bivouac, ni dans la ville.

Le quartier général de Sa Majesté doit se portera G loubokoé. Je suppose TEmpereur parti de Vilna pour cette destination. Vous pourriez dans tous les cas. lorsque vous aurez à lui adresser des rapports, les diriger par Dockchilsouî. Donnez-moi» mon cher général» souvent de vos nouvelles. Dites au général Bordeeaoulle de m'adresser ses rapports par Verezino et Ighoumen.

Vous pouvez envoyer un officier pour retirer tous les postes de correspondance que vou? ou le général Colbert, ou le général Pajol avez depuis Vilna jusqu'ici ; que tous ces détachements soient envoyés sur Borisov où ils resteront, jusqu'à ce qu'on leur ait donné une direction. Le commandant de la place devra envoyer rélat de ces détachements régiment par régiment. »

Davoot à Bertliler

Ighuooien. t5|ttni«t (A 5 P)

i L'Empereur ra*a demandé quelles sont les divisions d*infanterîe que le général Bagration a avec lui. Je réponds à Sa Majesté qu*il peut avoir les 5*, âG**, li**, 18*, 9* et 15* qu'il commandait en Volhynie^ auxquelles il faut ajouter la 27" qui a passé à notre vue venant de Moscou et allant rejoindre la i" armée de rOueal. J'ajoute que jlgnore s'il est resté des troupes en Volhynie et qu6r dans ee cas» ce ne pourrait être que les 9* et i5* qui formeraient

PRiiiMiER en fi PS

rpitrèmç gauche. Si j'avais éié sur les derrières de Tarmée de lîagration» je saurais à un bataillnn près sa force ; et je ne doute pas que Voire Altesse n'ait obtenu du général Hozniecki surtout «juiji suivi avec tant d'intelligence tous les muuvements et les ©aillions de Tarmée russe avant la guerre, les données les plus préci«cs. Pour me mettre à même de répoudre h Sa Majesté, je prierai Votre A liesse de me trrm.smetlre tous les renseignements qa eï!e possède. Uuelles sont tes divisions d'infanterie et de cavalerie que )e général Bagration a avec lui, a-t-il laissé des troupes tûVolbyiiie et en opposition .lUX AulrJchiensV Qu'est-ce que c'est qti'iui corps de Tormasof dont on m'a parlé. Sans doute c'est un corps de réserve ; est-il complet et quelle est sa composition ? »

llavaut là Mî^ila

Ij^houoion* ISjQÎUe^t, midi (A !^ P)

« J'atreçu votre lettre du 45 à midi. L'officier du roi de Westphalie m'a assuré que vous seriez aujourd'hui à PoukhovUsclii. Partez avec votre régiment pour arriver rlemain de bonne luxure à Ighoumea ; précédez-le de votre personne. Bien entendu que si vousaviez connaissance de Pennemiaux environs de Poukhovilschi, TOUS marcheriez dessus, et que vous resteriez pour couvrir Ighoumen de ce côté* x»

Davool ;i Braolkowfiki

Ighoumcnf 10 juillet, 1 lLeur« après- midi (A S P)

* Je reçois. Monsieur le gouverneur, voire lettre du io juillet. Je vous adresse une lettre au général Barbanêgre où je lui mande de fOU« donner une copie de toutes mes instructions et de mes letlreSi *nn de vous mettre a même «le prendre les mesures nécessaires pour l'exécution désordres qu'elles eonliennent. Il paraîtrait» d'après ▼olrc lettre, que le général Barbanègre ne vous avait point cornmtîniqué le tout, et entre autres mes ordres pour l'emploi des 40Q chevaux de prise envoyés par le général Pajol, puisque vous JDjefaiies une question à cet égard. Du reste, il ne doit pas être drffîciie de refaire les chevaux trop fatigués en les remettant flans [lie bons pâturages.

Je VOIS dans Pétat des approvisionnements de mandés a la commisrio du gouvernement de Minsk une mauvaise répartition. Minsk iVtafjt pas destiné à être un grand Heu de passage» il faut réduire tan tiers toutes les demandes et augmenter d'autant Borisov et iimeo : qti*on y envoie beaucoup de pain de suite, de Tavoine,

id4

pri':mier corps

de Teau-de-vie et des boeuTs. Failes-moi connnllre les inesitres vous avez prises à cet égard.

Le général Barbanèî^re reçoit 1 ordre 'le partir asec un Latmï!5în du 33*» et deux pièces d'artillerie pour la garde de Borisov ; il vous ! laissera les trais auti-es pour la police du pays el la colonne mobile.

Vous pouvez garder les membres de la commission prévôtale jusqu*ii ce qu'il y en ait une autre d'organisée ; quant au major Mickalowski, il est nécessaire  son régiment, d'ailleurs il ne taiij point partie du corps d*armée.

II me semble nécessaire de changer la ligne d'étapes de Minsk sur Vilna; Tancienne étant trop fatiguée, il faut l'organiser dans! les endroits suivants ; il faut vous entendre avec le commissaire 1 ordonnateur Thomas et même écrire au major général :

De Minsk a Radochkovitschi, Molodetschno, Zachkévitschi, Smorgoni, Ochmïana.

J'apprends qu'il y a des traînards entre Minsk et Volojio, envoyez-y une colonne mobile et des Polonais à cheval pour en faire | justice. ^

Davout À Pi^ol

IgUoumeo, 16 jnîUcI, -îbeuivi mprè»-fntdi (A S t^

• J*ai reçu votre lettre du 15 juillet à 10 heures, probablement : du soir. Je suis bien inquiet de mou aide de camp ilervo et du di'lâchement avec lequel il a marché sur Khalouï. C'est hier à midi que vous lui ave^ tlonoé ce parti ; il devait venir me rendre compte j de suite de la destruction du convoi ; il est maintenant 2 beui'es et j je n'ai de lui aucune nouvelle ni directe ni indirecte» et, dans votre lettre d'hier au soir, vous ne m'en dites rien. Je n'ai rien reçu de vous depuis ce moment. 11 faut m'écrire deux ou trois fois par jour, ne serait-ce que pour dire t « il n'y a rien de nouveau >*.

Donnez-moi h la réception de ma lettre des nouvelles de Taide de camp Hervo et du détachement. Je vous réitère aussi la demande de m'adresser tous les rapports originaux que vous recevrez. Souvent la manière dont ils sont rédigés donne de bonnes indications; vous en extrairez ce qui sera nécessaire.

Je ne suppose pas que vous soyez resté sans envoyer des partis aujourd'hui.

Le général Chastel a dû se porter hier h Lapitscbi. Je vous envoie

PHE.MJKR CORt'S

tm croquis détaillé de toute In rive ij^aurhe depuis Takchitsoiiï jusque sur la roule de Bobrouîsk à llogatschev, alio que cela serve aux rPConnnissant*es de cavalerie et dinfanlerie que vous devez faire faire sur celle roule ; il faut forlement înq»iîéfei' l'ennemi l?i. J'aurai ce soir un régiraeol d'infanterie à rogUost et je fais porter sur ce point, pour me rapprocher sur le Dnioper» allô d'y prévenir le prince Bafi^ralion^ la majeure partie des troupes. Je resterai quelques jours ici.

Il faut absolutnent dëloger Tennemi d'Oslrov el pousser quatre k cinq cents chevaux appuyés d'un bataillon du 25*", bien commandé, sur la roule de Bobrouisk, Vous verrez, par la nature du pays, que rinfanterie peut se moquer de toute la cavalerie russe à cause des bois et dans leséclaircies même ; elfe peut longer les bois et suivre les barrières qui sont dans tous les villages, Je croyais pouvoir vous envoyer le croquis, mais ce serait trop long et vous avez Thabilnde déjuger le pays sur les renseignements qu'on vous donne, el. en piircnurant le village, vous trouverez beaucoup de paysans venant du camp des llusses; on obtient d'eux de bons renseignements.

Dites de ma part au colonel Kobilinski de battre la campagne

pour avoir des nouvelles; elles sont pîos importantes que jamais.

Faites courir le bruit que les troupes ennemies arrivent demain

matin. Donnez-moi des nouvelles du pont, faites-moi coonaitre s*il

^8l fait, i

llavaui À Vnleoee

Ighoumen, 16 juiUot, 9 benrei 1/3 (A S P)

rrxe général Valence partira trois quarts d*heure après la divi- Dn Compans pour se porter sur Verezino, el demain, s'il ne reçoit ^^as contre-ordre, il continuera sa marche pour se porter entre X*û^^hosl el Verezino. Il pourra ce soir faire mettre les chevaux dans ^ esgriinges s'il en trouve. Il peut toujours faire mettre les chevaux ^^iaas les granges à moins que rennemi ne soit pn^s, mais pourvu qu'ils soient réunis. »

lla% ont h C'hftfitcl

I^honmen, tâjuilltst, 3 heun-s île riipri'a-midi (A S P)

<i J*ai reçu, monsieur le général, votre lettre du i5 juillet à midi ; elle m*est parvenue fort tard; n'étant qu*à unesi petite distance, il faut des moyens de communication plus rapides* Vous me dites que Vos partis sont rentrés Je reconnaissance, mais ce rapport est vague ;

im

PRhMlKH QJRPS

il fallait indiquer le village et Theure à laquelle la recoonaîssance y était entrée, et, si le village n'était point sur la carte, donner son emplacenient et m'envoyer nième les rapports originaux de Tofficier commandanl le délacbement. Je n'ai rien reçu de vous qui m'annonçât que vous ayiez reçu Tordre de vous porter avec quelques cents chevaux sur Lapitschi où je sais que les Cosaques ont passé hier dans Taprès-midi.

Lorsqu'on s'en donne la peine, il est extrêmement facile d'avoir des nouvelles daos ce pays-ci. Il faut avoir la patience de^e porter sur une grande roule siluée dans la direction de Tennenii et de questionner tous les paysans qu on rencontre. On est sûr que queïques-uûs se sont échappés^ et ils vous donnent des renseignements positifs et trts nouveaux. 11 y a très peu de questions à leur faire. Le moment où ils ont quitté» ce qu'ils ont vu. la quantité et Tespèce de troupes^ si elles étaient en marche, d'où elles venaient et où elles allaient, et on transmet ces renseignements littéralement, cela vaut mieux que tous les on-dît du monde.

Il ne faut jamais, monsieur le Général» lorsqu'on est en reconnaissance, coucher dans le même endroit ; il faut s'établir de manii^re à voir sans être vu, non seulement pour toute la troupe, maïs pour les détachements et vedettes. Je sais bien que c'est TA B C du métier, mais malheureusement peu de personnes le pratiquent. •

Ila%out i\ VskSol

Ighoumun, té jaUltt, 9 hearea (ASP)

ff Depuis ma lettre écrite, uù je vous témoignais de rinquîélude sur llervo, mon aide de camp, et le détachement, cet ofticier est revenu et j*ai reçu votre lettre du 15* Je suis fort satisfait.

Il semblerait que l'arrivée de Tinfanterie à lakchitsouï a duimé de grandes inquiétudes. Je ne serais pas étonné d'apprendre par vos derniers rapports que les Russes se sont dirigés beaucoup sur la route de Bobrouisk ; quoi qu'il en soit, je serai certainement avant eux sur le Dnieper. Dans trois jours, je serai à Mohilev, et demain malin toute l'iofanterie sera h Poghost, étant à une journée de marche ; j'aurai une avant-garde d'infanterie et de cavalerie.

Mon intention est de vous laisser à lakchitsouï, manœuvrant sur les deux rives pour couvrir non seulement ma marche mais aussi lghoumt*n et Minsk.

J'espère que le 1^' de chasseurs arrivera demain à Ighoumea ; je lui donnerai ks ordres et le mettrai à votre disposition.

La division Chastel se portera sur Verezino. ainsi il ne faut plus

PREMIER CORPS

compter sur elle pour votre droite; sous peu, j*espère que nous verrons la cavalerie polonaise.

Je compte partir à la pointe du jour pour Poghost, mais comme il peut se faire que ]e change d'avis, envoyez-moi h Ighoumen et k Poghosl vos rapports.

Faites vos dispositions suivant le terrain, pour que des partis de cavalerie ne viennent pas intenompre notre communication sur Poghost. Dans le cas peu vraisembkibïe où vous devriez vous retirer, vous le feriez sur Kovno ou F*olol^k (sic).

J'attends toujours des renseignernenls sur le parti que vous avez envoyé dans la direction de Ghoroiîûk. Ji? désire recevoir de vos nouvelle>s avant mon départ d'ici.

Le seigneur de ïakchitsouï doit vous procnrer de l'avoine, il n'en manque pas dans les environs. »

riavool à CompanH

IghotimeD, 16 Jaitlet (A S P)

« Le général Compans, aussitôt que les distributions seront faites» parti m pour se rendi-e h Poghost. S'il trouve quelques granges, il pourra y mettre les hommes et les chevaux [l laissera ici le 57* Si le général Compans ne reçoit pas contre-ordre, il poursuivra demain sa route pour se rendre à Poghost. Il me fera connaître ce soir PendroU où il s'arrêtera.

Le général Compans me laissera son artillerie légère avec le 57«* Il fera mettre hommes et chevaux à l'abri. »

Da%Ti ut à Ik*HHiiî\

Ighoumen. i€ juillet (A S P)

»i Je suppose que le pont de Verezino est fait. A la réception de celle lettre, faites partir ie 85" el qu'il se porte anjourd'hui deux bataillons h Poghost avec deux pièces d'artillerie, tleux bataillons h Novoselki avec les deux autres pièces, el un autre bataillon h la léle du pont.

Faites dire à Tofficier de i 'état- major Szimanowski, qui est avec le général Friederichsi que l'on fasse dire aux environs de porter à Poghost des subsistances potïr les chevaux pour un corps de 25,000 hommes. Vous recommanderez au général Friederichs de se garder dans toutes les directions, mais parliculièrement sur la droite; il pourrait se faire qu'il y eût quelques Cosaques de ces côtés, quelqries coups de fusil en feront justice. Envoyez-moi des nouvelles du pont et de l'exécution de ces ordres par un noble polonais.

PREMIKR CORPS

Novoselki ne se trouve pas sur la carie el est situé entre Verezioo et Poghost.

Le 3** de chasôeurs de la brigade du gén^^ral Bordesgoulle cl le général Bordessoulle lui-même doivent se rendre h l^ogbosl ; il est possible que quelques détachements s'y trouvent et y arrivent demain. Le g»?néral Bordessoulle commandera l'a v:int garde. Il sera mis k sa disposition un bataillon du 85"^.

Si vous ne recevez point contre-ordre, vous porterez demain vos deux régiments el votre division h Poghost; pexi de temps après» vous y recevrez des ordres de marche; cependant vous pouvez faire faire la soupe à votre arrivée, n

DavouC h Chasiel

Ighonnieci, 17 JuUlât, Q heures du malin (A S Pj

(c Je reçois aujourd'hui votre lettre d'hier soir à 10 heures de Lapitschi. Je regrette de vous avoir indiqué la plus mauvaise route, mais étant sur les lieux et ayant la certitude que cette route est lu moins bonne, il ne faut point hésiter à en prendre une autre.

Vous vous porterez., c^ ta réception de cette lettre» avec toute votre division, sur Verezino. Je supposé que le meilleur chemin est de prendre par Ighoumen.

Vous continuerez votre route par Poghost ; dans le cas où vous ne m y trouveriez plus, vous recevriez une lettre de moi qui vous alleudraït, pour vous faire connaître votre itinéraire*

Il faut me faire prévenir à Poghost de la réception de mon ordre et m'^nnoDcer en même temps son exécution. >

Da% ont ik fiera i*il

Ighotimen. 17)ttiUet, S Heures (A S P)

« Je VOUS adresse un ordre pour le général Chastel. Prenez-en communication avant de l'envoyer el exécutez son contenu avec les troupes qui sont avec vous. Il rae semble que te meilleur chemin pour vous rendre h Poghost est par Volma» Marchez dans le plus grand ordre el avec beaucmp do discipline ; je suppose que dans le pays où vous êtes, vous avez trouvé du pain et de l*avoino.

Il faut me faire prévenir a Poghost, où sera ce soir mon quartier général, par un oHicicr que vous m'enverrez, que ces ordres vous sont parvenus, que vous les exécutez el qu'ils ont de même éié reçus et exécutés par le g»*néral Chastel. »

PREMIER CORPS 199

Davout à Pajol

Ighoumeu, 17 juillet, 2 heures du matin (A S P)

€ Je reçois, mon cher général, votre lettredu 16 juillet à 10 heures du soir, vous pouvez faire rallier le bataillon que le général Duppelin a laissé en arrière, il vous sera plus utile pour établir votre communication avec Poghost.

Vous me dites que si vous aviez eu des outils, vous auriez fait faire une flèche devant le pont pour mettre les grenadiers à Tabri d*un hourra de Cosaques ; mais on remplit lé même objet en entourant les troupes de quelques perches à hauteur de quatre pieds. Vous savez qu'à Alienstein, nous avons pratiqué ce moyen avec beaucoup de succès, et qu'un (sic) avant- po^te du général Morand n'a pu être enlevé par les Cosaques.

Il est probable, ainsi que je vous l'ai annoncé hier, que je partirai ce matin de bonne heure pour Poghost; mais jusqu'à ce que je vous aie annoncé mon départ, envoyez-moi vos rapports en double, un à Ighoumen, l'autre à Poghost. »

P. S. — 6 heures 1/2 du matin :

• J'ai retardé le départ de cette lettre jusqu'à ce moment pour vous annoncer mon départ pour Poghost. Je pars à l'instant. Je charge votre ofQcier de faire rentrer les postes de correspondance que vous avez entre Iakchitsouï et Ighoumen ; s'il rencontrait en chemin des dépêches pour moi, il est autorisé à en prendre connaissance, et, dans le cas oii elles seraient importantes, il me les apporterait lui même directement.

Vous devez trouver à vivre facilement sur la Bérézina, c'est un pays neuf, i

Davout à Meda

Ighoumen, 17 juillet 5 heures 1/2 du matin (A S P)

« Je désire, monsieur le colonel, que vous arriviez le plus tôt qu'il vous sera possible à Ighoumen. Aussitôt que vous y serez, vous en donnerez avis au général Pajol à Iakchitsouï à la disposition de qui vous êtes, ainsi que le détachement du 6® de hussards, jusqu'à nouvel ordre. Vous rejoindrez le plus tôt possible le général Pajol avec ce détachement, vous trouverez près de lui des instructions pour vous. »

Davout à Grouchy

Ighoumen, 17 juillet, 7 heures du matin (A S P)

« Je reçois, mon cher général, votre lettre du 16 juillet. Comme

PRKMIER CORPS

vous serez ilans le ris (1(^ m*«'crirft phisÎMtirs fois [»ar iotic. iiîpIIp/ l*heure.

La commission provisuir»? «Je Minsk a grganiâé les diOcrcuts districts de ce depariemenl et Borisov doit y <Mre compris» et quand je serai à Mohilev, je fera^ une organisation pareille. Je mande su général Bronikowski de faire prendre des mesures par la commis* s ion pour la réception du sel, et que tout se passe avec probité et régularité.

Tons ces partis que vttus avez envoyés, funL le meilleur eilet, cela ajoute à la terreur. Il Faut pousser le général Colberl sur ce convoi d'artillerie : il sera certainement mal escorté et en outre l'ennemi sera déconcerté, parce quUl croira avoir affaire à une force ronsidérahle. C*est air»si qiryn détachemt'.nt de cinquante chasseurs a enlevé un convoi de I5IJ voitures soutenues par 200 on 300 Cosaques; d'ailleurs vous pourriez mettre ii la disposition du général Colbert ce que vousavez du 6*^ de hussards, et au besoin le général Lahoussave l'appuierait.

Il faut, répandre dans lu paysquf* tout ce qui répondra .\ Tappel des Russes et se montrera leur partisan sera voué h IVxécralion de leur pays et leur nom publié partout.

Taites une proclamation dans le sens de ces instructions que je vous ai données h Minsk, et f;iitesda répandra. On a dH vous envoyer de Minsk des proclamations de Vilna.

Comme nous avons des ponts à jeter, il ne faut laisser à Borisov pour les travaux qu'une compagnie de sapeurs. Le maréchal fera travailler les paysans qui seront payés à la tâche sur les produits de la vente du sel. Je pars k l'instant pourPoghost où je serai dans huit heures, J*espère y trouver le général BordessouUe qui fera mon avant-garde ; ainsi je serai h votre hauteur.

Donnez- moi fréquemment de vos nouvelles; recommandez une forte discipline.

Faites prép.'irer dt^s subsisiancos sur la roule» tant |H>ur les hommes que pour les chevaux, que Ton maintienne une foile discipline; organisez une colonne mobile derrière vos troupes, qu'on tw suspende pas, mais qu'au contraire on presse avec îictivilé la construction des tours. »

lia V mit à roiilatow9ki

Pughost, la jtlîllcl» 6 hciutîfi An soir \\ S i'

• J'ai reçu la lettre de Votre Altesse; il y a eu certainement du malentendu, lorsqu'on vousa adressé à moi pour prendre mes ordres.

PREMIER CORPS

Dans tous les cas, ce ne serait pas à une si gj-^nde distance que je me permettrai d'en donner, puisque les mouvements de l'aile droite dépendent du mouvement de I ennemi que je ne puis préjuger à cette distmce t^ar exemple, rarinée ennemie entre dans un défilé ; lorsqu'une partie y est déjà entrée, c'est le moment de Fattaquer avec infanterie, cavalerie cl artillerie, et, pour ordonner ces dispositions» il faut tUre sur les lieux. J'ai écrit dans le même sens deux ou trois fois par duplicata au roi de Westphalie. Je ne doute pas que maintenant les malentendus ne soient levés.

Les rapports du 18 à midi du général Pajoï, qui est environ h dix ou douïse lieues de Bobrouisk, annoncent d'une manière positive qu*aucune troupe du prince Oa^ration n'a été aperçue dans cette partie, ce qm fait présumer que le prince Bagratioo se retire beaucoup sur sa droite. Je continue mon mouvement sur le Dnieper où je serai dans 48 heures sans perdre de vue le prince Bagration. que je fais toujours observer par une assez grande quantité d'infanterie et de cavalerie,

l/officier que Votre Altesse m'a envoyé pourra lui dire que ma cavalerie légère fait parfaitement son métier. ï^]lle bat Testrade tï trente et qu^irante lieues, prend des convois et des détachements. Tout récemment elle vient de prendre un colonel, huit ofilciers si loO mineurs à Star Lepel ; elle est à la suite d'un grand convoi d'artillerie. »

Dnvout à Pajol

Poghost, ISjttilleiiÂS P)

«• J'ai reçu votre lettre du 17, i 10 heures du matin, par un petit détachem<^nt du i** de chasseurs que je vous renvoie. Si vos derniers renseignements qui sont contradictoires aux autres sont exacts^ j ai beaucoup d'avance sur Bagration. Ce ne serait que d*hier que les troupes polonaises seraient entrées à Sloutsk» reste li savoir quel parti prendra Bagration, ce qu'il m'est bien i m portant de connaître, et s'il débouchera par Bobrouisli. J'attends vos rapports avec impatience. H faut me les adresser toujours par Poghost, parce qu*il sera possible que j'y reste encore aujourd'hui; si j'en pars, je serai à Esmonouï, Tavant-garde sera à Biélouïnitschi. |l*n*y a rien à iMohilev, ni à Chkiov» On m'a parlé de Cosaques qui étaient A Klitschev sur votre gauche. Vérifiez cela. Vous feriez bien d'établir le 25'^ en échelons pour établir votre communication avec Verezino et Poghost. Je vous envoie une lettre de M. Obachewitz, officier polonais, pour l'intendant de ses biens à Ûsirov, où il lui

tût

PREMIER CORPS

donne l'ordre de prendre des renseignements surKlitschev, Bobrouisk et de le tenir au courant. Ce pay^ n'a pas de ressources. Il faut donner au 25» quelques jours d'avance de pain ei de farine. •

l>avaut À Gronchy

Po^tipst, ta jt^niet (A S P)

f J'ai reçu ce matin h 5 heures votre lettre du 17 juillet k 6 heures du malin. Le gentilhomme polonais a élé bien lent : Il a mis vingl-qualre heures en roule, ce qui est deux lois trop.

Si la nouvelle que donne le général Colbert. que Doktorof avec 12,000 hommes est en marche pour rallier le grand convoi d'artillerie qui paraît être à Orcha^est fondée, je suis en mesure pour raU lier dans vingt-quatre heures deux divisions faisant plus de 24.000 hommes d'infanterie qui seront h Esmonouï ce soir et r avant-garde à Diélouïnitschi, Il est possil^le que, de ma personne « je reste encore à Poghost aujourd'hui, parce que je suis plus au cenlre des nouvelles. Ainsi, si vous en aviez d'intéressantes, adressez'ies par duplicata, Tuneri Esmonouï, Toulre à Poghost. Ecrive» i'i Bortsov pour presser la conslruction des fours^ ainsi que rétablissement d'un h5pilal et la réunion de beaucoup de farine.

Lorsque vous serez à Kokhanov, il faudra pousser des partis, non seulenifinl sur vutre. droite, mais aussi sur Chkiov, Je désire* rais bien avoir avec moi le maréchal Zœnoviec, mais je ne veux point que cela nuise aux approvisionnements de Borisov, Dites-lui de se faire remplacer et de venir me rejoindre.

Vous me dites, mon cher général, que des officiers russes se répandent dans le pays, et ordonnent la levée d*uD homme sur quinze ; mais je ne suppose pas que cela s'exécute au milieu de nous. Prenez des informations et faites connaître dans toute la partie du gouvernement de Mohilev qui est sur la gauche de la roule d*Orcha. qu'aucun seigneur, aucune autorité polonaise n'ait k obtempérer à celte demande et qu'ils arrêtent les officiers russes, sans quoi ils seront responsables envers notre Souverain. Il faut que le maréchal de Borisov vous indique ceux à qui vous devez écrire dans le sens de cette lettre et de mes instructions antérieures.

Vous dites que quelques Cosaques ont paru sur voire gauche, ni faut que les habitants vous informent quels sont les endroits, la quantité et le jour. Recommandez au mnréchal iTavoir des corres* pondances sur toute la rive gauche de la Dvina, depuis Vitebsk jusqu'à Poiotsk, atln d'être informé des partis russes qui pourraient

PREMIER CORPS

se porter de la rive droite i\ la gauche, et que les rapports soient prompts et exacts. Qu'on n'oublie pas les endroits, les époques et la composition des détachements. Faites r^^unir à Kokhanov des subsistances» ce qui doit *Hre facile» car les Rosses n*oûi point fait de réquisittoDS dans ces pays.

Je finis par vous recommander» si la nouvelle de la marche de Doktorof se confirme, de m'en informer, non seulement par des nobles du pays, mats par des partis et en Iriplicala, si cela est nécessaire. >

lia vont i\ Ifordoi^soitlie

Pôghoit, IS lniUet (A S P)

t Je reçois votre lettre à mon arrivée à Poghost, Vous feriez un trop grand détour en venant k cet endroit, llendez-vous directement à Esraonout, vous y attendrez de nouveaux ordres» ainsi que le 83* régiment qui y sera demain d'assez bonne heure. Il est possible que je vous pousse le même jour jusqu'ù RiëlouÏDÎslchi avec deux bataillons et deux pièces de canon. Faites préparer 6.000 rations de pain et 6.000 rations d'avoine h Esmonouï et 30.000 de Tun el de l'autre à Biélouïnilschi. Il est possible que je ne parte pas demain de Poc^host, Voici Titineraire que je suivrai» vous m'enver- ,rez vos lettres» suivant cette direction, de Poghostè Bouïkovitschi, , Koziovbérej, Pribocki, Korouilnitsa, Kleva el Fsmonouï. Pour épargner vos ordonnances, envoyez-moi vos lettres par des nobles polonais et choisissez des gens bien sûrs.

Un juif arrivé de Mohilev, en étant parti il y a deux jours, n> a point vu de troupes et toul le monde était en fuite: il a rencontré hier la petite garnison de Borisov à Uiélouïnilscbi ; comme cela marche lentement, il serait possible que vous puissiez l'atteindre airaDt Mohilev. »

Oavout A Carouclty

Eimonoui, 19 jaillet, U heures du mitlti (À S P)

€ J attendsd*.' vos nouvelles à Esmonouï, où nous sommes arrivés, 11 m'importe beaucoup pour ma direction ultérieure d*avoir !a certitude, si, eiïecltvement, le corps de Doktorof se porte sui' Kokhanav. Demain les troupes seront à Golovnino, et je me porterai sur Tololschin. Si\ eiïeclivement, ce corps était en marche, ce que je regarde comme peu probable, alors vous resteriez à Tololschîn avec ta majeure partie de vos troupes, surtout IMufanterie, ayant le pont devant vous, alors vous porteriez votre cavalerie légère sur les

PREMIER CORPS

routes de Sienno et d*Orcha, et vous enverriez aussi sm iioiuvoifio pour communiquer avec moi.

Si la nouvelle de la marche de Doktorof était conOnnée, vous vous porteriez sur Kokhanov, et moi j*occuperais Chkiov et

Mohilev. *

Ha vont à Do^ifiaix

Pogho&t, 19 juillet It hf^nre» du maUQ (A S F)

« Le général Dessaix, non la division, se rendra ce soir à Kaminitsé {^) qui esl une grande ferme, h deux lîeues de Biélouïnitschi sur la roule de Mohilev. L'avant-garde sera commandée par le général Bordessoulle, qui se trouve environ à une lieue et demie de lui à Néchkova; le général Uessaix, jusqu7i Tarrivée des premières troupes du générât Compaus, laissera un bataillon à la droite de Riélouïnitschi pour observer la route de Biéluuïnilschi à Rûgalscbev sur la rive droite de la !)rûuts. Lorsque ce balaillon aura été relavé, il ira rejoindre la division du général Dessaix. Le général Dessaix, comme sa division prendra une autre route, n'oubliera point de la faire jalonner.

De Bii'louïnitschi, le général Dessaix donnera Tordre aux régiments d'envoyer au-devant de leurs équipages pour qu*ils ne se trompent point de chemin. Il enverra de même un de ses officiers pour leur donner cette direction ».

Uavout ù llorcleNÇïoulle

Poghoftt, 19 joUlet, il hnufft» ilu inttlo (A S P)

« Le général Bardes*?oulle se portera aujourd'hui avec favant* garde jusqu*à Néchkova sur la roule de Mohilev. Il enverra même un parti de cavalerie sur la route de Kniaiitsouï.

Il y a un chemin qui de Biélouïnilschi Vîi 4 Ro^^*ltschev par Sermïajenki. l^e général Bnrdessoulle enverra sur cette route un petit parti de dix à douze hommes, parmi lesquels il y aura un Polonais bien intelligent, pour avoir des nouv*^lïes ^ ce parti aura l'ordre de venir me rendre compte h Biélouînitschi dans la soirée. Il questionnera tous les habitants venant du côté d*; Hogalschev et de Rolirouisk. et il m*adressera ceux venant tout récemment de ces endrt»ils» et qui pourront me donner des nouvelles de Teonerai.

Le général lîordessoulle mettra à la disposition du colonol Kobilinski un détachement de vingt chevaux dont cinq lanciers polonais. Le colonel Kobittnski madres^era directement ses rapports et transmettra au général Bordessoulle les renseignements sur l'ennemi, t

PREMIER CORPS

llavopt à Koblllnskl

KogboBt, 19 juillet, 11 heiiret du matiu (A S l^)

Le colonel Kobilinski suivra ravanl-garde commandée par le géoéral Bordessoulle, A son passage à Fiiélouïnitschi» il donnera les ordres pour qu*on réunisse le plus possible de pain, farine, avoine, foin, etc, et me fera connaître les ressources qui pourraient exister. 11 fera venir à Biélouïnilschi le rabbin et lui donnera Tordre par écrit, sous sa responsabilité, d*envoyer sur Rogalschev par Sermïajeoki, Zakouplénouï. deux juifs dont Tun ira jusqu*à Hogatschev el l'autre jusqu'à Zakouplénouï pour avoir des nouvelles de IVnneini, quelle direction ont pris, de Rogatscbev, les bagages qui y ont été dirigés. Le premier Juif devra être de retour à Biélouïnitscbi demain malio avant 8 heures.

Le colonel Kobilinski chargera le rabbin d*envoyer aussi un juif à Bobrouisk pour savoir aussi ce qui s'y passe. Il se fera remettre tes cax*tesdes terres. A son arrivée à Muhilev, il fera demander Tarpenleur du gouvernement pour se faire reuiettre la carte du gouvernement de Mohilev, r*eut-élre que par les pères jésuites, surtout ceux de ta nation française, il pourra se procurer de bons renseigoements fiur la carte. J'attache un très grand prix à les avoir. Il fera prendre à la poste toutes les dépêches. 11 examinera les registres pour savoir quels sont les officiers et courriers envoyés en poste, êurtoul ceux expédiés au prince Bagralion. Il sUnformera surtout de quels endroits le prince Bagration aura expédié des courriers et ce qu'ils auront dit ainsi que les dates.

Il faut qu'il me fasse un état de tous ces courriers, d'où ils venaient, où ils étaient expédiés et le but de leur mission» autant que cela se pourra.

Il prendra des renseignements sur les troupes qui étaient annoncées être à Mozouir, sur la navigation du Dnieper^ sur les endratts où il existe des ponts, bacs et bateaux, sur ceux où il existe des gués.

Le colonel Kobilinski, à son arrivée, fera réimprimer la proclaœatioa au nombre de mille exemplaires. 11 fera joindre sur une feuille k part l'avis suivant qu'il fera aussi imprimer :

Les troupes de Napoléon le Grand entrent en Pologne pour délivrer les Polonais du joug des Moscovites, Us espèrent dans le gouvernement de Mohilev» comme dans tous ceux qu'ils ont parcourus, trouver de nombreux amis. Ils feront la guerre h tous ceux qui obéiront aux Russes, qui Irveront des hommes pour eux ou obtempéreront aux demandes des généraux el chefs russes.

ÎD6

l'REMlEH CORPS

il est recommandé de faire arrêter tout orficier, courrier ou détachement isolé, et de faire coDnatlre les caisses, propri<^Lés et magasins appartenant au gouvernement russe, et ordres militaires ou ukases qui seiaient adrossés par eux au gouvernement de Mohilev.

Tout seigneur qui, dans ces derniers temps, aura été tenu de livrer des hommes et des chevaux, non seulement ne livr^era plus ceux qui sont en retard^ mais même il fera son possible pour faire déserter les paysans et les empi^cher d'être Iransportés en tiussie. Lea bons Polonais feront connaître aux paysans employés au service des Russes de dételer leurs chevaux et d'abandonner les courriers. Toutes les dépèches ainsi que les courriers interceptés seront adresses au commandaDt de Mohilev»

lie colonel Kobilinski interrogera tous les voyageurs anivMut de Hogatschev et de toute la rive droite du Dnieper; il prendra une note de leur déclaration. Il prendra des renseignements sur leg chevaux et les moyens d*en acheter 6(XJ tarit de trait que de cavalerie pour un prix déterminé. Il prendra des renseignements sur la quantité de subsistances qui existe a Mohilev» sur ce qu'on pourra se procurer à Mohilev et sur les ressources en cuir. Il se fera remet- Ire une expédition de tous les ukases et ordres qui ont été donnés depuis le commencement des hostililés, et il en fera directement ses rapports qu*il enverra au général Bordessoulle qui me les transmettra avec les siennes.

Le colonel Kobilinski communiquera au général Bordessoulle les renseignements qui pourraient lui «Hre utiles.

Je demande au général Bordessoulle de mettre à la disposition du colonel Kobilinski ce détachement de vingt hommes où se trouvent les cinq lanciers polonais : Taccesseur restera avec lui.

Davoal à Groortiy

EamoDùni, 19 joUkl, 5 heur« (A S P)

« Je viens de recevoir votre lettre du 18 juillet n 4 heures du matin. Puisque le mouvement du général Dohctorof ne s^est point confirmé» je me porte à Mohilev où je serai demain. Envoyez un régiment de dragons à Chkiov. Prescrivez à ce régiment qu*il observe la plus grande discipline. Je ferai rembourser par le colonel et les officiers le plus petit dommage, et qu'on ne reçoive point d*argenl. V^ous donnerez pour iostruclioQ a ce colonel de mettre sur le Dnieper de trots lieues en trois lieues de petits partis depuis Trebouki jusqu'à Slobodka, avec ordre de conserver sur cette rive tous les b&timents qui s'y trouveraient et faire mettre le séquestre 8ur ceux chargés de marchandises ou de sel.

PREMIER CORPS

iOI

Cet ofûcier me fera un rapport sur la qiiantit*^ de bâtiments qu'il aura trouvée sur le Doieper et sur leur chargement et fera mettre le séquestre sur les caisses publiques de Chkiov ainsi que sur les magasins de subsislances. Il faut cliari^er le géntTal Coîbert de la même opération depuis Orcha jusquVt la hauteur de Slobodka. ]l y a UQ pont marqué sur la route à Koriets; s*it existait, il faudrait s'en emparer et envoyer un d»Hachement : un rée;iment de cavalerie, un régiment d'infunierie et de rartillerie; et m'en rendre compte. Il faut prendre des renseignements sur la navigation de ce fleuve, sur sa profondeur, sa largeur, sur les gués, 8*il en existe, et l'officier m'adressera directement un double de ce rapport et à vous Tautre, Par les rapports que vous m'avez envoyés, on voit qu'on a pris des mesures pour diriger les caisses de Sienno sur Mohilev, prenez des mesures pour arrêter tout cela.

Poussez des partis sur Sienno, Babinovitâchi, Tschachniki. Vous avez dû recevoir des proclamations, .le vous en envoie quelquesunes. Faites les répandre avec profusion dans le pays.

La nouvelle que le prince Bagration débouchait par llobrouisk et arrivait par Golovnino est de toute fausseté. Faites prendre des renseignements sur celui qui Vu. débitée au général Colbert, »

Davout à Lalour-Maubour^

Esmoijont, 19 juiUet (A S P)

f Le roi de Westphalie m'ayant prévenu par une lettre que je ' reçois à Tinstant qu'il quittait le commandement de Taile droite et i'armée, je me trouve dans le cas de vous adresser des ordres directs. Le bien du service exige que vous soyez momentanément sous les ordres du prince Poniatowski à qui je Tan nonce. Vous voudrez donc bien %'ous conformer aux instructions qu'il sera dans le cas de vous donner d'après celles que je lui envoie. •

Davout ii. Pajol

Mûkilev, 90 jnUlflt 6 àeuif s du soir (ASP)

4 Je suis arrivé ici, mon cher général, et y ai prévenu le prince Bagralion. JVii intercepté des lettres qui annoncent que la 26** division sous le commandement du lieutenant général Raeiïskoï est en marche de Bobrouisk par Viskov pour venir à M(jhilev. Toutes les nouvelles annoncent que tout le corps de Bagration suit cette division. Je suppose que vous vous en serez aperçu, et que de suite vous vous serez mis en marche pour me rejoindre.

Parlez à la réception de ma lettre, en cachant le plus possible

âOg

PREMIER CORPS

votre mouvement a rennemi. Je ne puis point vous flonner de direction ; hieo entendu que la plus courte sera la meilleure; cela dépend d'ailleurs entièrement des mouvements de Tennemi vis-à-vis de moi

Vous devez certainement être en communication avec le prince Ponîatovâki ; faites-lui passer la lettre ci-jointe. Donnez-lui les informations que vous avez. Si vous pouviez trouver des chemins pour venir a Sermïajenkij ce serait une très honne chose, parce i^ue dans cette position nous serons bientôt liés, et« qu*en cas de combat, vous seriez en mesure de faire beaucoup de mal aux Russes, en vous portant sur leur flanc gauche. Il faut que tout ce mouvement se fasse sans bagages; envriyez-les sui* les derrières, sur Biélouïoitschi. Donnez fréquemment des nouvelles au prince Ponïaiowski pour talonner vivement Tarmée russe. S*il la serre, il est possible que, dans la position où je suis, nous puissions faire le plus grand mal au corps de Bagration.

Donnez-moi fréquemment de vos nouvelles dont je n*ai pas depuis tr<''s longtemps, La compagnie de pontonniers m*est inutile, ayant .surpris le pont de Mohil^^v t*t ayant beaucoup de sapeurs»

flavoyl à Poiiiatowiiki

Mohilev, 30 juillel (A S P)

» Au moment de monter k cheval pour aller sur Mohilev. j*ai reçu votre dépêche du 17, et je Tai transmise de suite à Sa Majesté. La lettre que je vous ai écrite par duplicata est parfaitement conforme à vos réflexions, A mon arrivée a Mohilev 1.800 hommes d'infanterie qui s'y trouvaient avec quelques pièces de canon ont voulu faire résistance, comptant sur l'arrivée prochaine du prince de Bagralion.

Une lettre du lieutenant général Raeiïskoï annonçait qull se mettait en marche pour se rendre de Bobrouisk à Mohilev par Viskov*

Je Tai prévenu à Mohilev, et je crois qu'auparavant qu'il lui prenne la fantaisie de venir attaquerai fera de sérieuses réflexions, parce qu'étant repoussé, il se trouverait entre les troupes de Votre Altesse el les niienoes et qu'il serait infailliblement perdu.

Je croisinutile de vous recommander de pousser le prince Bagration l'épée dans les reins, et qu*on ne s'en laisse pas miposer par la vue de quelques régiments de troupes légères. De deux choses Tune, ou il changera de direction et passera le Dnieper à Rogatschev, ou il marchera sur l'autre ; dans l'un et Tautre cas, il faut le serrer de

FHBMIlCli CUliPSs

près. S'il marche sur moi, ]*ii"ai a sa rencunlre. Je suis en mesure cMj*Hi beaucoup de chant: es pour le battre, de nombreuses eL <*xcel' lentes troupes et des mitmlions, car j'aî saisi ici les mai^asins et le pont, et s'il veut passer le Dnieper à ïlogatschev et que je sois informé que Votre Altesse soit sur ses talons, je puis me porter à sa rencontre pour lut barrer le chemin sur la route de Smolensk, en passant la riviùre à Mohilev sur l« pont que j'ai empêché de brûler. Nous avons fait l¥}{) ou iOO prisonniers A I ennemi.

Je désire bien vivement apprendre des nouvelles de votre Altesse sur ses opérations, et je crois qu'elle doit chercher à s'élever par sa gauche pour faire sa jonction avec moi en talonnant toujours i'eonemi. Je la prie de faire passer la lettre ci-jointe au général Pajob L'ennemi comptait si peu sur notre arrivée à Mohilev qti*il y a laissé les magasins sans en faire la moindre évacuation. »

l>a%oui à Gérard

Mohilev, 90 juUlet, 0 htun» du Sûir (8 A V)

u Je n'ai point encore reçu, mon cher ^én<TaL les rapports des partis que vous avez dû envoyer sur ^iolovnino et Chkiov pour y arrêter quelques Russes égarés qui doivent se trouver dans cette direction.

Je n'ai point non plus de nouvelles du général Chastel. Je suppose qu'il vous aura rejoint au moins aujourd'hui. Dites-lui de ma part qu'il doit se porter avec toute sa division, à l'exception de 400 chevaux qu'il vous laissera, sur Knïajïtsouï, où il devra être rendu demain de très bonne heure. Les 400 chevaux seront divisés ainsi qu'il suit: 300 chevaux en échelons depuis SermTajenki jusqu'à BiélouTnîtschi ; vous les mettrez pour défendre les défilés de manière à ce qu'ils ne soient pas aperçus» afin que si des partis ennemis se présentaient par là, ils ne pussent pas apprécier leurs forces. La tête d*' ces chevaux poussera des partis dans la direction de Mohilev et de la Bérézinn pour chercher à communiquer avec le général PajoL Vou§<?mpIoierieZr Monsietir le g-énéral, les 100 chevaux qui resteront à vous asjsurer si sur la route de Mohilev a Bobr il n'y a point des partis égarés, dont il faudrait vous emparer si vous en rencontriez. U faut sommer les seif^^neurs de vous les faire conniilre; d'ailleurs vous devez trouver des patriotes qui vous donneront de bons renseignements. »

I>a%oiil A Càroiirliy

Mûlûlev. -21 juMIfl, 1 h«iire du maUu [A S P).

ft Les nouvelles que j'ai reçues s'accordent â annoncer la marche du prince Hai^'ration sur Mohilev. Les premières divisions d mfan-

PRKMIl'îi «.UHP>

terie ne pourront pas «^In» arrivées av.inl deux ou troie jours, je profite de celd puur nie reuTurcer. Vous avez déjà dii faire parhr la réserve de 12. une brigade de la division (Ilaparède sur i^hklov.

Il faut» mon i'horgLînéral, faire partir toute cette dïvisiim, La hri gade (jui est k Chkiov partira de manière à arriver en un jour ici, Vous ferez partir de suite l'autre brigade de manière k ce qu'elle soit rendue ici apri^s-demaiu 23.

Je reçois à l'instant votre Icttredu 20juillet àiOheures du matin ; elle ne change rien aux dispositions de celle-ci. Je vois avec plaisir que vous avez évité une marcbe à la batterie de 12. Envoyez-la de suite h Mohilev, de manière ù y arriver en deux jours.

Il faut prebser aussi l arrivée des caissons d'arti!lerie de rt^serve dont le départ a été relardé par un nnalenlendu du .général Baltus et qu'il vienne à grandes ajarches par la route la plus directe en m'ad fessant T itinéraire.

Votre liane gauche spra bien couvert par le Vice-lloi ; vous n'aurez donc à craindre que renlôvenienl des magasins d'Orcha, Faitesles évacuer sous un prétexte. Si vous étiez obligé à un mouveuïénl rétrograde, vous le ferez sur moi. M. le général Tharrean ne tardera pas à couvrir Borisov. Il faut encore le presser d'arriver k grandes marches ; faites-lui passer un duplicata ci*joinl.

Le régiment de dragons qui est a Chkiov y restera jusqu'à nouvel ordre ; ii assure d'ailleurs vos communications. Il faut disposer vos Iruupes. Envoyez souvent des partis de troupes légères.

Je vous serai obligé de faire partir la dépêche ci-jointe pour Sa Majesté, n

IMvoul A Thtirroaii

MobiM. fi juUivt (A S P)

« Comme il est possible que le général (jrouchy fasse marcher votre division, il faut le faire à grandes journées- Votre troupe n'étant pas très bonne marcheuse, employez tou« les moyens de transport qui sont à votre disposition pour porter les hommes ëclopés, Kaîlps prendre les devants k votre meilleur général, votre cavalerie légère et âJH*0 hoiumes d'infairtcriu. Us devront se rendre à Tolotschin. Vous pouve/> y être rendu facilement en deux jours de Borisov. t

lli%%'oiil k PoritatoVMkl

\lnhilsT, '22 julUett ^ h€unM do nttU» (A S 1*}

« Je rec;ois vos deux lettres du 18 juillet '. la premit''re écrite lï 2 heures du matin est un du[ïlii'ata ; la deuxième arannunce vnlri' marche sur Igboumcn.

PBKMIf-Mi CORPS

J psp»^re qn<* nie« IoUtps ihi 11) cl du 20juilfet niuonl tiwi prnndre un autre parti à Voir»? Altosse. Toutes ses (thservaliuns et celles du général Laloor-Mjiubûuriç dans une letlre île la môme date sur rinlerprélutîon lie la lettre du in.'ijor gërréral du i! suiit parfaitement justes. J'espère donc que votre preoaière m annoncera quVii marchaot pour vous réunir h moi, vous aurez donné Tordre au général Latour-Maubourg de suivre l'épée dans leg reins le prince iiagratinn.

Le général Marchand était fort mal informé lorsqu'il vous a annoncé que c>sl moi qui h\ envoyé ces lettres uu roi de Weslpbalie. Voici le fail : le roi en m'annon(;ant qu'il partait m'a envoyé les originaux de ces lettres. Sa Majesté, en môme temps, me faisait connaître qu*p||p restait trois jonrs.JVt vais respéranee que, sur mes observations, Sa Majesté changernit d'ïdt5es, el je lui ai renvoyé ces lettres en lui faisant les mémeii observations que celles renfermées dans une lettre h Votre Altesse» lorsqu'elle m'a demandé pour la première fois des ordres.

Cette lettre même du major général citée parle général Marchand H été fort mal inlerprrtée par lui, lorsqu'il en tire la conséquence que loul votre corps et celui du général Latour-Maubourg devaient abandonner la poursuite du prince Hagration : en vérité ce n*est pftb connaître les premiers élémenls de la /guerre. Le général Marchand n'aurait pas dû trmt se presser.

Far ma lettre du âOquej'ai envoyée à Votre Altesse par duplicatfi, je l*ai informée de l'avis de la marche du prince Uagralion sur ce point ; depuis tout a contlrmé cette nouvelle. Hier Tavant-gardedu général rtaelîskoï qui commande deux divisions du prince Bagralion a attaqué et surpris le 3 ' de chasseurs, qui a perdu dans cette aCTaire plus de GO hommes. Il a été poursuivi jusqu'à une portée de fuëil de Muhilev : me trouvant heureusement en ce moment sur la route, j'ai fait prendre les armes a uu régiment d'infanterie et ai marché sur reanemi que j'ai ramené pendant trois lieues avec uu seul bataillon. J*ai aperçu une force de 4.000 chevaux.

Par les rapports, j'ai lieu de croire que les premières divisions d'infaotene ne pourront être rendues en présence avant le 23 ou le 0*1^ et le prince Bagratron avant le 20 ou le 27,

Je fierais déjà en mesure pour le coml>attre avec beaucoup d'espérance de succès. Demain* j'aurai un grand tiers de plus en infanterie et cavalerie et» si cela était nécessaire, je pourrais mf^me avoir le Vlll** corps f[ui sera deniain a Borisov. Ainsi, si le prince Bagrution €«t dricidé ?i livrer bat/iille, j'aurai beaucoup de chances et s'il est auivi Tépéc dans les reins par le général Latour-Maubourg, et que

PHEMÎKH COHPS

Voire Altesse ail marché pour se réunirai moi» celte armée ne peut

être que détruite.

Un adjudant du général russe Pa8kie\\ritschi quia été pris â conùrnu' tous ces détails du prince Bagrattou. Il m'a dit que le corps de Tormasof était à vingl-cinq lieues du prince Oagralion. Cette nouvelle contredirait les rapports du général Huuke qui annonçait que ce corps doit faire invasion dans le huche.

Je suppose que Votre Altesse aura transmis au général Reyoîer les informations sur les mouvements des Russes contre le Duché. C'est l'atTaire de ce général de mettre V'iirsovie h couvert dans la direction où il se trouve. Si ces nouvelles se conOrment, il peut marcher sur les derrières de Tennemi, L ennemi a abandonné le camp retranché de Drissa, et ils n'ont plus personne sur la rive gauche de la Dvina que Ton a dû passer aujourd'hui, j*

Ila%otil à Groucby

Mohilev, « juiUel, 8 bcures «lu mutin (A S P)

(t Je reçois, mon cher général, voire lettre du li h 1 heures du soir. C*esl certainement par une distraction que le major général vous a adressé sa lettre à Borisov, puisqu'il était bien informe de notre marche surKokhanov.

Je re<;ois une lettre du grnéral Thaireau qui m'annonce qu'il sera le 24 à 7 heures du matin à Borisov. Ce général aura reçu plusieurs lettres oil je lui disais d'activer sa marche, surtout sa cavalerie légère et 2,(K>0 hommes d'iufanlerie. Je lui ai écrit de nouveau. J'espère que le 29 uu plus tard sa tête de colonne sera à Tolotschin»

Le chef de bataillon Prévost ne m'a fait aucun rapport sur les ouvrages de Borisov, Je vous envoie ma dépêche pour l'Empereur dont j'ignore uii est le quartier généraL Vous Tadresserez au Vice- Roi pour qu'il la fasse parvenir à Sa Majesté. Je regarde cette voie comme la plus promple el la plus courte*

Je vous envoie, mon cher général, le duplicata de ma lettre d'hier pour le mouvement à faire faire à la division Claparède et aux pitices de 12. •

riavout h Gérard

Motiiii!^ S^jitilkL S b6(iri!« du mnUu (A S P)

« Par votre rapport du 21 juillet, à 7 heures 1/2 du soir» je vois que le parti qui a été placé k SermTajenki y a été d'une très grande iiLililé, imîsque» s'il ne s'était point trouvé de troupes sur ce point là. nous auriuns eu quelques mille Cosaques »ur nos derriùrcë.

PRKMIER CORPS

ils

Faites courir le bruit qu'il y a des colonnes dlnfîmlei-ie et de cavalerie qui se dirigent sur Sermïajenki, el vous n'en imposez pas, car le général Pajol avec trois régiments de cavalerie légt^re et 4.000 hommes d'infanterie y arriverft aujourd*hui ou demain au plus tard.

Ce général vient de lakchitsouï ; il faut envoyer quelques partis dans celle direction en faisant dire aux ^énéraui î*ajol et Duppelin de presser leur marche, et, à son arrivée, le gt^iUTal Pajol m'enverra directement un parti de quelques cents chevaux ri Mohilcv pour m'en inrormer et m'adresscr ses rapports.

Pour faire m<^me croire qu'il y a déjà de 1 infanterie h Sprmïajenki, il faut que le parti qui y est soit placé dans un bois qui doit «Hre, suivant une carie détaillée que j*ai» aupn^s de la rivière et fouroiîsse des postes d'hommes à pi^d el prenne toutes les préca niions pour donner le change. En disant qu'il soit placé h Sermïajenki, il ne faut pas qu'il soit dans le village même, mais dans un hois très proche pour être maître de la route. Il faut recommander la plus grande surveillance à ce détachement, puisque les troupes légères ennemies viennent d'arriver dans ces environs. Il faut ramener sur celte rive les deux petites nacelles qui servaient au passage et dont il est question dans voire rapport.

Je reçois à Tinstant voire rapport, de ce jour, à 2 heures i/i du matin. Il faut vous porter de voire personne avec 300 chevaux i\ Sermïajenkit jusqu'à ce que les troupes du généra! Pajol aient paru. Les cent, vous les placeriez soit en échelons ou les emploieriez k pousser des partis, comme je vous l'ai dit. Il faut vous y porter k la réception de ma letlre.

Je suis on ne p^^ut plus content de vos rapports. Je mets dix louis â yotre disposition que je vous rembourserai k la première occasion» pour les dépenses d'espionnage, i

1)41% ou t  Tliarrt*au

MohUf'v, *l juUIol, S bcurei ûu mttitt (A S V

« Je reçois votre lettre du 20 juillet, à 10 heures du >nir, nix VOUS m^accusez réception de la mienne du 19.. Je ne doute point que TOUS né fassiez forcer la marche, surtout à voire cavalerie légère f»t à votre infaolerie d'élite, ainsi j'espère que vous serez le "à'A ou le 21 h Toiotschîu.

Informez de votre arrivée le généra! Grouchy qui est à Kokhaoov. M. Mayer, officiel d'étaluiajyr qui m'a remis votre lettre, m'a assuré que le dépaii du roi de Westphalie avait fait peine à ses

rRRvuFH rnnp>

troijpoîii. Je re^Mfde cela «toninie un s''nUm*»nt naInreL et le 8U|i[tiJ!S0 [»:iK (lu resle que cela uiL^l»^ jn^ifu'à rah*nlif le Uévout'inf'nt de cettf* rirmne pour noire ijouveniin et la cause cuinmune

H est iniilile de vous recum mander de ne rien nëglig*^r j^kkit maintenir un bon esprit dans voire corps, u

lia%<>iit i\ l*otiiaiowskl

MûhtlQv, -25, 5 hcwm tlu miiUn ( A. ^ P)

• Les dernières nouvelles que j'ai de vous sont des 18 et 19 juillet. Vous devez savoir que j<^ suis à Mohilev* Le corps du prince Bagration s*y porte en loule diligence. Des lettres interceptées pourraient faire supposer qn*il dirige un corps sur Minsk II leur faudrait au llloin!^ jusipj'au ^lî ou â7 pour r^lre en mesure de livrer une bataille à Mohilev, et je suis d/'jà prtU h la recevoir. Il faut donCf Monseigneur, couvrir Minsk d'une partie de vos troupes et vous réunir avec l'autre h moi» Voilà le sens dans lequel vous devez agir. Voici comment vous pouvez remplir cet objet. El faut par quelques rt^gimenls du général Latour-Maubourg et de rinfanlcrîe faire occuper lakchilsouï, Ighounien, Verezino et î\ii*host, et avec le reste faire votre jonction en passant par Bielouïnitschi et Knïajïtsouï. lakchilsouî, Ighoumen et Poghosl peuvent se garder avec peu de monde, car on est couvert par des marais et des défifés, et» dans les détilês, il est bon que la cavalerie soit toujours snoterme par de rinfanterie.

Il me tarde, Monseigneur, dp. voir arriver vos preIJll^'^^-^ uuuju.ji* Je sais que les Autrichiens doivent se port*^r sur Minsk. A^'ant apereu hier beaucoup de cavalerie, j'ai fait une reconnaissance k quatre lieues d'ici ; celte reconnaissance a suffi pour repousser Tcn* nemi auquel un a tué cjoeiques hommes. Nous n'avons perdu personne. Vous devez mano'uvrer* Munseigneiir» pour couvrir Miu?^k, ma droite et vous réunir k moi, J'ai recommandé au généial l*ajid, qui s'arrêtera à Biéloutnitscbi, de communiquer avec vous, •

Uavoul ik l^ajol

MohUfiv, *23 jnUIot, 5 hnuro* •In nitttiD (A S P)

f Je reçois à Tinstant un rapport du général (Jérard, qm me fait supposer que rennemi se porte 8ur Biélouïnitschi, mais ce ne sont que des Cosaques ci des troupes légères. Voire lettre du ï21, h 10 heures du soirt me fait espérer que li» 23, c'est à-d ire aujourd'hui, vous devez arriver à Scrmïajenki, ainsi ceîa arrêtera le mouvemeoide rennemi. Il faudra occuper on force Hiélouïuitschi

PREMIKR CORPS 215

avec de l'infanterie et de la cavalerie, et envoyer le reste à Knîajîtsouî. Il faut toujours nnettre avec de la cavalerie de l'infanterie. Ainsi, mon cher général, avec 3.000 chevaux et vos 6.000 hommes d*infanterie il faut manœuvrer comme vous l'avez fait h Iakchitsouï, couvrir parfaitement ma droite jusqu'à ce que vous soyez réuni avec le prince Poniatowski. C'est encore dans les défilés et dans les marais qu'avec de l'infanterie et de bonnes dispositions Ton arrête toutes ces nuées de sauterelles. 11 est bien important que vous fassiez parvenir la dépêche ci-jointe que je vous envoie sous cachet volant au prince Poniatowski, qui doit être à Ighoumen. Je vous en adresse trois triplicata pour les faire parvenir h quelques heures de distance, et il est bon que, pour hâter sa marche, vous lui fassiez connaître tous les renseignements qui vous parviendront. Lorsque je vous saurai à Biélouïnitschi et KnïajitsouT, je serai fort rassuré.

Si j'avais pu prévoir que vous n'ayez point fait votre jonction avec le prince Poniatowski, je vous aurais dit de laisser des partis sur lakchitsouï ; quoi qu'il en soit, aussitôt votre arrivée à Biélouïnitschi, il faut pousser des partis d'infanterie et de cavalerie à SermTajenki, pour repousser la cavalerie légère de l'ennemi ; on sera par là à la hauteur de ma droite.

Si vous apercevez que ce mouvement de troupe légère ne soit que pour flanquer ma marche, il ne faut point me priver de toutes vos forces, vous laisserez le colonel Meda avec quelques pelotons d'infanterie, et vous viendrez me rejoindre avec le reste. Tout cela dépend des circonstances. •

Davout À Grouchy

Mohilev, 23 juiUet, (? heures «lu matin (A S P)

f Je reçois votre lettre du 22, mon cher général, je ne crois point qu'il serait prudent d'embarquer h Orcha pour Mohilev, à moins que cela ne puisse venir dans les vingt-quatre heures. Pour peu que les Russes retardent leur mouvement sur Orcha, il leur deviendra impossible. Le corps qui s'y porterait pourrait être coupé.

Il faut cependant, dans le cas où ils s'y porteraient, ne pas laisser les magasins ou les détruire. En supposant que le prince Bagration soit dans la résolution de nous livrer une bataille h Mohilev, je ne vois pas qu'il puisse le faire avant trois jours, et d'ici à ce temps les autres corps d'armée seront à votre hauteur, et j'espère que ma jonction avec le prince Poniatowski va être faite. Dans tous les cas, si l'on marchait sur vous, vous vous retireriez sur Chklov. Le

âl6

PREMIER CORPS

général Th.irreau rlevrnit prendre position A Bobr. occuper T^h"1>chin par une avAnt'garde 1^1 se ^ardanl sur m tlrurte du côté de Uroulsk el deSokol, Il se lierait par sa gauche avec l'armée du Vice-Roi» n

Davoat à DcMimi^

I II paraîlrujt, niun t:tier g<'nerai, qu'il y aurait sur le Dnieper, depuis Tend ro il. où e^t le général Fricdenclis jusqu'à \i\ ville, des* petits bateaux dont fcnnemi pourrait faire usage pour passer, et celte rive du fleuve ne serait fioinl du lout échiin^e,

II faut envoyor plusieurs conipa>çnies loulù fait sur les bords du Dnieper, et cela^ depuis ici jusqu*à la hauteur où nous avons laissé hier soir le général Friederichs, avec Tordre de faire venir h coups de fusil toutes les barques qui sont sur la rive gauche, d'aller chercher h la nage celles qui sonl abandonnées, et de les échpuer.

Vous donnerez Tordre aux ofllciers d'observer la rive opposée, et de faire leurs rapports s'ils y apercevaient des troupes ennemies en désignanlla quantité et Tï^niplacemeut. Chaque compagnie devra tenir au moins une demi ou trois quarts de lieue. I^^n conséqn»*ri«'iv elles élabliront de petits postes sur le Dnieper.

(les orflciers devront faire fouiller tous les bois et villages i(ui se trouvent entre Teudroit où vous êtes et la tnve gauche du Dnieper. Ils devront faire de suite leur rapport en vous indiquant Templarenii*nt choisi pour Tétuhlissement de leurs postes.

llecommandez bien de ne pas prendre de besliîiuxà des paysans pour des troupes. Ils resteront là en observation. »

Da%ottl ù Frietleiielip*

Mohilev, ^ juiltot lA S V)

tf J ai reçu le rapport de mon aide de camp Ifervo qui m'annonce que v^os reconnaissances d'infanterie n'ont aperçu que quelques Cosaques i\ lî 4 de lieue en avant deNovosielki où j'ai été hier, .le désire que vos compagnies de voltigeurs se glissent absolument le long du Dnieper et cherchent â m lier jusqu'à Dachkovka, tandis que d'autres petites reconnaissances parties de Novosjelki se porteront sur leur droite sur les villages de Misiasilki et de Iies< havka. Il faut faire un peu de bruit pour que les paysans supposent que toute Tarmée va se mouvoir. Mais je recommande que cette compagnie ne se corn|U'()tneDp point, el aille seulement tout le long de la rivM'rr <x 9\u* rencontrait de T infanterie ennemie, 'H*' r^^-f^^;l^'f•-

PREMIER CORPS

rait aucun combat. Le général Bordesoulle devra envoyer un détachement qui marchera A la hauteur de relte cornpftj^nie; votre infanterie ne devra point se fah^e voir. Il serait bon aussi que le bataillon que vous avez à la hauteur de Selets pouBsAl dans le niî'^me moment une reconnaissance dans le bots à la même hauteur; qu'il marchât de manière à n*étre point vu de l'ennemi, et» dans le cas où il se retirerait» qu'il le fasse di* manière à n'être pas aperru. li De faut laisser passer aucun paysan du côt^ de l'ennemi et faites les inlerroger par M. Szimanowski, Knvoyez-moi les interrogatoires et les paysans mêmes, si leurs rapports sont intéressants. Il est important de savoir si Hagration rassemble ses forces à Biekbov, ou s*il veut masquer le passage du Dnieper, Ci-joint un croquis de la position de ces villages, #

Ila% ont il f'aniulovi tiki

-Mohiliv^ '>4 juillet, 10 heures du molin i A S P)

t J'ai rhonneur de faire part à Votre Altesse que les trois divisions du corps de Bagralion nront attaqué hier, h 7 heures du matin à trois lieues d'ici ; la résistance de l'avant-garde m'a donné le temps de faire avancer des renforts ; le combat a été très vif jusqa7j rentrée do la nuit. La perte de l'ennemi a été ronsidéralde ; le champ de bataille a été couvert de ses morts. On peut en porter le nombre à 800 ; notre perte en tués n'est tuul au pttis que le huitième de celle de l'ermemi.

L ennemi a perdu le tiers de son monde en tués, blessés et pri* sonnîers ; et il faut aussi compter la perte de son moral.

Je prie Votre Altesse de me faire c<Hinaltre Tépoque de l'arrivée de ses premières troupes pour que je règle mon mouvement en conséquence, n

lia vaut à f*oiiial0%vftkt

MohiU'v, gijuîlîel (AS P)

<» Au moment où jallnis expédier la lettre de ce malin par laquelle je vous annonçais rallairequi a eu lieu contre ilenx divisions du corps du prince lîagration sous te commandemenl du général llaellskoT, je rerois votre lettre ûi\ îiO et celle du 2:2,

Il y avait en outre de ces deux divisions «fuelques réi^iments qui n*en faisaient point partie ; ce qui m'a fait porter le nombre à trois divisions.

Je vois que Sa Majesté vous a donné le commandement de l'aile droite. Je sais que ce com mandement est en 1res bonnes mains et l'estime que nous nous partons récipruquemenU 'Mnsi (|ue notre

fl8

PBKMIEB r.oHPS

dévouement nu service de TRaipereiir me sont un sûr garant de notre bonne intelligence dans nos opérations* Je vous exposerai mes id«'p8 et vou» ferai connaître ma situation pour que vous puissiez prendre un parti soit d*aprè8 vos |irnpr«'s « •n^fMgnemtjnU soit diaprés les miens.

Voici ma position el les renseignemeiiLs quo j'ai. Toutes les nouvelles, onires et leiLres interceptés annoDçaieQt la marche du prince Bagration sur Mohilev ; ces nouvelles anûoo* çaient que c*' serait les defix divisions de RaelTskoï qui commenceraient ce mouvement* L'événement a prouve que ces renseijçne*. ments étaient exacts. Ces deux divisions ont été mises hors de comfiat sans pauvoir remplir lobjet. ïl est possible que cela fasse changer de n^solulion au prince Ragration, d'autauf qu'il n*y a qu'une très faible partie de mes troupes qui a donné, et que depuis j*ai reçu des ren torts, irautres nouvelles annoncent que le corps d'Krtel qui tHaitdu côlé de Mozouir est en marche pour se porter ausf^i sur Mohilev. On assure aussi que Doklorof est parti de Vitebsk pour se porter p.ir Orcha sur Mohilev, alin de faciliter la jonction avec le prince llagration. Je ne crois point que le mouvement de Doktorof serait facile, puisque le VHh corps, commando par le genénil Tharreau, doit «Hre rendu ?i Kokhanov dans Ifi heures. Le général (irouchy qui s'y trouve déjà cl le VIII« corpa seront plus que sufOsant? pour arrêter le mouvement du général Ih)ktorof. Votre Altesse doit avoir des informations par le gênerai Lalour-Mauboursf de la quantité de troupes (|uVlle a en tête» Si B;<gralion et Platof ont lilé avec tioites leurs troupes «ur le Dnieper, Votre Altesse n'a pas un moment à perdre pour arriver à Mohilev ; le chemin le plus court serait le meilleur. Lorsque je lui ai parlé dlakehitsouï» les circonstances étaient dilTérentes» parce que Bagration était encore à Glousk el Bobrouisk. Informé de sa marche sur le Dnieper, je D*ai pas perdu une minute pour rappeler le général Pajot qui nrrive ce soir ici Une lettre interceptée du premier aide de camp du prince Bagrtition à sa mère annonçait que deux corps russes se portaient l'un sur Mohilev, Tautre sar Minsk: j'ai eu affaire k celui qui s'est porté sur Mohilev. Maintenant si le reste du r.oq^s du [rrince Bai|;;ration n'a pas suivi la marche du l^' corps, on pourrait croire à Texaclitude de cette assertion et Votre Altesso doit avoir lA-dessus des nouvelles positives, soit par le général Lalour-Mauhuurg, soit par ses propres partis, puisqu'elle se trouve sur le chemin de Minsk.

Je crois que tout marche sur le Dnieper, et alors notre jonction est pressante ; ne serait-ce au moins qu*une télé de colonue, parce que pour le pays cela remplit presque Tobjet.

PREMIER CORPS 219

D'autres rapports disent que le général Ertel doit être à Bobrouisk avec trente-huit bataillons, dit-on. Il serait nécessaire, si ce rapport est exact, de couvrir Minsk par un corps de troupes assez nombreux. Aussi, je vois, par ce que vous m'écrivez, que le prince Schwarzenberg doit vous appuyer et se porter sur Minsk.

Il faut faire battre la campagne par vos troupes légères polonaises et inquiéter Tennemi par mille fausses nouvelles de marches de troupes. J'ai trouvé^ Monseigneur, si instant de vous faire voir les choses telles que je les vois, que je n'ai donné à votre officier que le temps de se rafrafchir.

P.-S. — On parle vaguement d'un corps de troupes ru8$es qui errait dans les environs de SermTajenki, sur la Drouts ; il est facile par des partis et des habitants du pays de vérifier si ce rapport est fondé et de faire retirer l'ennemi en menaçant de le tourner. j>

Davout au duc de Bassano

Mohilev, 24 juillet (A S P)

« Je reçois votre lettre du 20 juillet qui me fait connaître de la part de Sa Majesté que les Russes ont évacué Drissa. Je vous remercie de ces informations.

J'ai été attaqué hier par les 12® et 26® divisions faisant partie du corps de Bagration et quelques autres régiments, ce qui me porte à évaluer à environ 20.000 hommes le nombre des troupes qui ont attaqué.

Je n'ai eu d'engagés contre eux qu'environ 6.000 hommes d'infanterie.

Le combat a commencé à 8 heures du matin et a duré jusqu'à la nuit. 11 s'est passé à la tête d'un défilé que les Russes voulaient forcer, nous en sommes constamment restés les maîtres malgré leurs attaques réitérées qui leur ont coûté 800 à 1.000 hommes tués et des blessés en proportion. Nous avons eu environ 100 hommes tués et 700 blessés ; c'est l'exacte vérité. Nous avons obligé vers les 7 heures du soir les Russes à la retraite. 11 n'a pas été possible de les poursuivre plus longtemps, parce qu'au sortir du défilé, ils avaient une nombreuse artillerie et une forte cavalerie. 11 m'est arrivé aujourd'hui de très grands renforts qui me mettent en mesure de bien recevoir les autres troupes qui voudraient passer par Mohilev. Celles de notre souverain ont été d'une grande fermeté, ce qui m'a inspiré la plus haute confiance.

J'ai reçu vos autres lettres relatives à M. Kobilinskietles proclamations que vous m'avez adressées. »

âïO

PRKMIEn CORPS

Ilavoiit à Groucliy

Mobile^ 94 juîil«t (A S T'i

« J'ai reçu voire lettre du 23 juillet à H heures du soir. Je vois par le posl-scripluni de voire lettre que votre poste de Babînovitschi a été attaque. iMais à une si grande distance, il ne faut avoir q»ie des partis qui ne couchent jamais dans le même endroit, sans quoi l*ennemi est bientôt inslj-uit de leur petit nombre, et prend des mesures pour les faire enlever.

Celte nouvelle me fait attacher de rirapurtance au bruit i|ui court dans ce pays que Doktorof doit se porter sur Mohilev par Orcba. mais je regarde ce mouvement des Russes comme très hasardeux par la marche de la gauche de l'armée.

Je suppose que le Vice-Uoi sera aujourd'hui â la hauteur de Siennu.

Je vois par votre lettre que le général Tharreau sera le !25 à Toloischin avec une partie do son armée. Il n'y a pas de doutt', mon cher généraU que vous pouvez Tinviler h se réunir à vous, s'il était nikessair'?. Vuus lui drmnerei^ connaissance de iaulorisation que je vous donne. Je ne doute pas qu'il ne s*y conforme et ne fasse ce qui dépendra de lui pour vous seconder, puisque c'est pour le bien dn service de notre souverain.

On parle de Cosaques qui se montrent sur la rive gauche du Dnieper à la hauteur de Chkiov ; il en paraît même vl*i-îV*vis de Mohilev, mais on dit que ceux que Ton voit prés de Chkiov appartiendraient au corps de FlatoT 11 faut attirer ralientîoo du colonel h cet égard et qu'outre les rapports qu1l vous nrlressera, il m'en envoie aussi un double par les différentes occasions qu'il a. Réitérez-lui de faire observer te Dnieper depuis Mohilev; s'il paraissait quelques partis de Cosaques quYin les chasse.

Un régiment de dragons doit paiiout venir à bout de ces gens-là<. pursqtie, dans les délilés, les dragons peuvent mettre pied h terre et se servir df^ leurs armes a feu. S'ils n'avaient pas de cartouches, il faut en faire demander au général Pernety.

On débite toutes sortes de bruits absurdes ; qu'il existe des partis ennemis entre vous et moi. Il faut que le colonel, par toutes les occasions, vous donne des nouvelles, ne serait-ce que pour dire qu'il n*y a rien de nouveau.

Je ne suppose pas qu'il existe un pont ou des bacs depuis Orcha inclusivement jusqu'à Mohiïev; il ne faut point les laisser subsister. Je renouvelle Tordre de faire amener stir la rive droite et échouer tout ee qu'on trouverait de bacs, nacelles. »

PREMIER CORPS

^âi

Du % oui à fàroueliy

Mtïhiiev, 'ii )iii|lf>t (A S P)

M Je reçois à l'instanL mon cher général, votre lettre du 23 à 8 hmires du soir.

JVspère que rermemi ne marchera point surOrcliaet que j'auriû le temps de m*Y porter. Annoncez mon arrivée aux aiilorilés et qu'ayant battu et obligé l'armée du prince Bagratiou à se porter sur la droite et à renoncer à vouloir passer par Mobilev, je nie porterai sur Orcha.

J*ai vu ce matin le champ de bataille dans le plus grand détail ; il y a de 700 li HOO ilusses tués et au plus 100 Français, On peut regarder les troupes qui ont combattu contre nous comme presque détruites, puisqu'elles ont plus du tiers de leor monde hors de combat, sauf la cavalerie qui n"a pas donné.

Je suppose que le générât Joutîroy est en marche avec son parc pour nous rejoindre. J'envoie un ofûcier pour hàler son arrivée» a(jn de remplacer nos munitions. .Fai reçu depuis un renfort de 10. 000 hommes d^infanterie et de 3.000 chevaux. Je compte demain faire partir une partie de cela pour Chklov, aïin d'être en mesure de vous appuyer. »

l>a\(»iit à \'uleiice

MûhilcT, U juUlct I A S P)

u Un rapport d'un officier d infanterie envoyé dans un des débouchés de la l'onH du côléde Selets pourrait faire supposer que Tennemi manœuvre par sa gauche. Cela est peu vraisemblable après TalTaire d'hier, en supposant même qu'il ait eu des renforts ; iiiais enfin on ne peut trop prendre de précautions, aussi .'i la réception de cette lettre, le général Valence enverra 200 ou 300 chevaux pour observer toute la droite de Selets et tous les débouchés, ceux entre autres qui vont du c<jté de Zalenok ; et au premier coup de fusil le général Valence monterait h cheval et irait se metire en bataille sur la route de Selets à Mesteischnt» Staribienitscbé. Tour ne pas fatiguer ses cuirassiers^il pourrait employer une partie de ses lanciers avec de bons oniciers ; en faisant tous ces mouvements, vous laisserez les bagages au camp, n

Davtiul à ComiianK

MobUw; 2î juillol (A 8 F) tt"t.« général Compans portera de suite un de se.^deux régiments, Jui qui sera le plus à portée derrière le village de Selets à che-

*i$!St

mhkmii:h corps

va! sur la roule qui va de Mesle^chnu Stjirilntjiîit.scln/ a rv vin Il se trouvera sur la droïte ilu 85'- ci observeiîi tu us les dêh(*n qui, de la forêt, aboutissent à la route de Moliilev. Je d»:'siri5que le généniî Compans fasse a* mouvement le plus tôt pus^sible el aille s'y établir de sa personne. Il faut qu'il lie parfaitement ses postes avec ceux du 85**. Dans le cas, peu vraisemblable, on l*eui»©mi ferait des mouveajents sur notre droite, le général Compans ferait venir en seconde ligne snr sa droite son second régiment. Il laissera le 57« en ville avec les mêmes instructions que celles d'hier, Il aura avec son premier régiment son artillerie légère et avec lautreson artillerie de position. S'il n'y a rien de nouveau, le général r.oitjpans fera faire di^ suite la soupe et mettre des pnsles h tous les débouchés: *mi fMÎS4'^int ce raouvenif^nl. vùtis îiUs^frc/ Ihs biiiz-nirps au camp. »

Mdhilvv, n iuillit (A K I

n Le général Dessaix est prévenu que je fais porter les IH« et 61" régiments en airière de la droite du 85^' régiment du côté de Selels,

Il faudra qu'avec les 108« et 85« il ^^arde la position où l on «'est battu jusqu'à Selets compris, En faisant tous ces mouvements, vous laisserez les bagages au cam|i. »

liai au I lï C1it|i«»r^«le

Mohilev, 24 JniUol tA S i

u Le général Clapnrède avec son artillerie, et la batterie de repos (jiiV) du général Baltus partira de Mohilevet s'arrêtera h rembranchement d'un chemin qui va à Zaicnok. Cet embranchement est environ à un quart de lieue avant d^arriver au vilUi^'e de Mestetschno Staribienitsché. S'il ne reçoit pas de contre-ordre, il s'arrêtera là. 1?

l>a%otit i\ Bortl4^oullr

f Le général Bordesoulle se rendra de suite auprès du colonel Piat à Selets. Ce colonel a dû recevoir l'ordre du général Friederichs d'envoyer une ou deux compagnies bous un bon commandant ;i Goustitel pour détruire les ponts et reconnaître tout le bois et la rivière Lokhva et voir si cette rivière est marécageuse : $U1 y avAil

PREMIER CORPS

moyen de drtru ire cQmpletrmerit Je pont sur celle rivière, il faut le faire. Je rjésire (|U0 vous moMiez avec ces reconnaissances ifinranterie, quehjues honimeg h cheval, ne serait-ce que pour les éclairer lorsqu'elles déî>ouchenl dans une petite pl.'une et avoir des nolions exactes. Il y a dans cette partie, sur l/i rive droite, beaucoup de chemins qui vont sur la droite. Il faut les faire observtM' et reconnaître. Toutes les lois que Ton voit quelques Cosaques, il Faut leur céder le terrain en leur montrant de rinfanterie, et s'ils sont fort Appuyés par de Tinfanlerie» alors m'infornjer de ce mouvement qu'il serait très iinportarït de connaître, non seulement moi, mais les généraux Dessaix, Compans, Valence et Claparède, afin qu'ils fassent prendre les armes a leurs troupe*;. Faites reconnaître les positions de ces généraux. Portez-vous de suite de votre personne là, pour que, dans vingt-quatre heures, je puisse avoir un rapport sur celui de Tofûcier que je vous remets, i»

lia vaut à Iftejean.. ehf^f «IVf^caiIroii, rora ma u liant le 3* ré^iiueyi de chaNMOurs à cheial

Mohilev, '3& juillet, il heuree du msUa (A $ P)

rt Je reçois, monsieur le commandant, votre lettre du 25 juillet. Ayez soin de mettre l'heure a vos rapports. Je vois qull existe sur la rive droite du DnieperàBarodsin un pont volant pouvant contenir trente cheiaux et qui n*est point j^ardé. ï'ortez-vous avec tout ce que vous avez de disponîhie de votre régi ment à Barodsin, Laissez seulement un oflîcier et 30 chevaux pour éclairer la télé du pont. Cet onicier aura Tordre d'envoyer sur les différenles routes cinq ou six hommes comme vedettes volantes pour éclairer rennemi. Vous devez vous emparer de ce p*»nt volant, et ramener sur la rive droite et le faire échouer. Vous enverrez des patrouilles sur la rive droite en remontant le Dnieper avec ordre de faire venir sur la rive droite toutes les embarcations qui pourraient se trouver sur la rive gauche et de communiquer avec un reLçimenl de drasçons que nous avons à Chkiov, Vous enverrez également de petites patrouilles entre Harosdin et Mohîlev avec les mêmes instructions.

U faut aussi donner Tordre à ces patrouilles d*éclaircr tout ce qui se passera*âur la rive gauche et de vous en faire le rapport. Ainsi je vous chari;e de faire observer toute la rive droite du Dnieper depuis Chkiov inclusivemeni jusqu'à Mohilev inclusivement.

Fartez un quart d'heure après la réception de cette lettre à Texc<*ption de trenh^ chevaux. iN 'emmenez ni vos chevaux de main» ni va« ha^ages, placez-les entre Liât odsin et Mohilev dans un endroit

PREMIER CQRfS

où il y ail d^s Polonais* \flressez-mui vos nipptn'ts dimclrmftnl* S{ par la nature du pays vous avei bes^rr» Ao .pir^l.iuMv (înint U,-n»prji,s d'inTantepie, donnez m'en avi6, »

llavom il lterlhi<*r

MûhUev. i25jiîiUvMA S P)

a J*ai rhonneur d'adresser à Voire Altesse Sérénîssinie une leltre qui a élé remise aux avanl-posle^ par un purleinentaire (jui s'y est présenté. Elle est du colonel et des orfuîiers prisonniers du 3" régiment de chasseurs à cheval. J'ai ordonné qu a l'avenir on ne reçoive aucune lettre à moins qu'elle ne soit pour l'Empereur ; il n'a du reste été fait aucune réponse. >>

Oa%ottt ^ (vraiirliy

Mûhiïev, 25 jttiUet {A S V)

t Je reçois votre lettre du 35 juillet à fi h. i/± du matin, accompagnée d'une du i^rnéraî Colbert de la môme date d*Orcha. .le vous ai annoncé tout à l'Iieure que le général Chaalel avec sa division se mettait en marche pour être à %'olre disposition, ainsi que le régime nt de dragons qui est à Chklov. Je vais envoyer à Chklov une avant-garde. Je crois h ia nouvelle que l'Empereur Alexandre était à Smolensk parce qu'elle s'e*;t débitée aussi ici. Il est possible» et rni>me probable, que quelques troupes de réserve i]ui étaient à Smolensk se soient portées du eùlé de Doubrovna. Tous ces mouvements étaient dans rhypotlièse t[ue le corps d'armée que je commande devait être battu à Mohilev ; quarante-bult heures ne s'écoulerunl pas que mon opinion ne soit justiliée par les mouvements des troupes russes. Au surplus, si la marche annoncée se réalisait ils n'en seraient que plus tôt perdus. Vous êtes en mesure, puisque le VI Ih corps vous tourbe <*l que vous potivez écrire au gért»^ral Tharreau de vous rejoindre.

H faut recommander au général Colbert de faire reconnailrtj mcours de TOrchitsa (jui se jette dans le Dnieper k Orcha ; souvent ces peliles rivières sont très marécageuses; on n*a que les ponts à défendre et on les barricade ou on les détruit, et on place des troupes derrière les haies à portée des passages ou derrière des maisons «pron fait créneler, ou par d'autres dispositions. Les troupes légères qui, quelquefois sont en marche à une lieue de PenDemi, sont repoussées, on gagne du temps, on est renforcé. C'est cette précaution, qui nous a valu le gain de la bataille du 2.1. J'avais reconnu la veille une position de cette nature dans un ruisseau

PHK^Ht:H CUHPS

marécageux; deux seuls ponts existaient sur ce ruisseau. J*ai (mi d*Hniire l'un et barricader Tautre et je n^iî eu qu'à empj^cJiep rennetni de déboucher. Il est bien imporlant, mon ch{*r g<'^néral, que vous envoyiez des «(fficiers pour re<*ûnnattre tous les points de passage qui existeraient entre Chklov et Orcha et ramener les bacs et nacelles sur la rive droite et de les échouer. Je suppose que le pont de Kopouï n'existe plus ; s'il existait, il faut bien vite le faire détruire et laisser des postes h tous les endroits ou Ton peut aborder. Il est sou%^ent sufiisant que Ton voie des détachements dont d'ailleurs on ne connaît point la force, pour empêcher des partis de se jeter et de faire des échaulTourées. Il ne faut pas perdre une mt- Dute pour Texécution de ces dispositions ; surtout si les mouvements de Fennemi continuaient, î.'officier du général Pajol qui conamandera Tavanl-garde que j'enverrai h Chklov, aura Tordre d'entrer en cominunication avec vous. Lorsque vous le saurez arrivé, vous pourrez lui adresser vrm dépêches; il me tes fera passer. I Je vous envoie, mon cher général» pour faciliter lu reconnaissance

^H de la petite rivière qui passe h Orcbu, un croquis de ce pays que je ^^ crois exact.

I Ainsi, si cette rivière est marécageuse, il n'y aurait que peu de

I points à faire surveiller et on pourrait détruire tous les ponts qui

I sont sur la gauche d'Orcha et placer des troupes pour en retarder

^^ le rétablissement. »

llavout 2\ Fjtjcil

Mohilev, 25jtiilteUA S P)

« Le général Pajol fera partir de suite âOO chevaux dont 50 polonais et L50 français pour Chklov. Le commandant s'établira à Chklov avec ioO chevaux ; il laissera cuire Muliilev el Chklov quatre détachements de 1^ chevaux chacun à des distûncea h peu près égales. Ces détachements auront pour instruction d'itvoir toujours des hommes pour me porter les dépiVhes du général Grouchy et du conimiindant qui est à Chklov qui devra se mettre en communication avec les troupes françaises qui sont h Orcha et à Kokhanov, pour être informé de tout ce qu'il y aurait de nouveau de ce côté, cl me faire ses rapports II faut recommander au commandant de Chklov d'envoyer sur les hauteurs d*oil Ton découvre ce qui se passe sur la nve gauche en avant et en arrière à la distance de trois lieues, et de bien faii'e observer tous les points par où l'on peut passer de la rive gauche sur la rive droite, afin d'être promptement informé si un parti de troupes légères traversait le Dnieper pour qu*an puisse se mettre à sa poursuite. Les généraux Pajol et

tt\i

"^t-liEMlKH C0HP8

Duppetin se tienriront pnHs à partir demain à la pointe du jour Ils ne partiront point cependant sans ordre. Us feront manger la soupe aux soldais. »

MolilU^v.95)«illftl(A S P)

« J*ai reçu, mon cher général, voire lettre du â5 juillet à 5 heures du matin. J espère beaucoup de renseignements des hommes que vous avez envoyés aux nouvelles. Il ne faut point suivre votre idée de revenir à la nuit, tl faut au contraire rester lÀ avec rinfaoteriê qui est à votre disposition, à moins que Pennemi ne veuille vous attaquer avec des forces supérieures. Ce serait par \h que je serais informé du premier mouvement que feraient les ennemis. U n*est nullement vraisemblable, après Taiïaire d'avanl-hier, qu'ils viennent. Je les crois maintenant occupés h passer le Dnieper, Les uns du côté de llogatschev et peut-être d'autres du côté de Biekhov* Il faut en acquérir la certitude. Vous êtes bien placé pour avoir des nouvelles. Donnez des ordres en conséquence à votre baron el il des gens du pays en leur faisant connaîfn* que s'ils nous font de faux rapportât Hs seront maltraités.

Prenez des informations sur ce qu'est devenu le corps de Platof et ou il s'est porté. Envoyez aux nouvettes aussi du c6té de Sermïajenki et de Zakouplenouï. »

Davaul à Brotilkowi^ki

Mobilev, S&juUlet (A S P>

« J*ai reçu, monsieur le général, vos lettres des Î9.20el 22 juillet. Les deux premières divisions du prince Ba^ration cotn mandées par le général llaefîskoï se sont portées sur Mohilev. Il y .ivait en outre quatre régiments de cavalerie, parmi lesquels quatre de Cosaques. Ils m*unt attaqué a Tauberge de Saltanovka h une position que j'avais reconnue pour couvrir Mohilev- Le combat a commencé à 8 heures du matin et a (ini h ta nuit.

Les Russes n'ont pas pu un seul instant forcer notre posilion et à 5 heur'es ils ont été repousses et obligés à la retraite. Il y a eu une grande boucherie de Russes ; au delà de mille morts sont restés sur le champ de bataille; ils ont eu des blessés en proportion. \uus avons eu 100 hommes tués et 800 blessés. On peut regarder ces deux divisions comme mises hors de combaL

La cavalerie de part et d'autre n'a pas donné à cause de la positioQ du pays. Je n'ai aussi pu faire donner que deux régiments.

PREMIER CORPS

Je vous prierai, monsieur le génértil, de ne plus <Iiriger sur Mobilev, mais bien sur Borisowles détachements du corps d armée qui rejoindraieot, en invitant le commandant à les retenir jusqu'à ce qu'il reçoive de nouveaux ordres de moi.

L'arrivée de Tarmée polonaise à Mohilev va ra*obliger à faire des mouvements. »

llavout à Te» te

Mobîlev, -aSjoillelCA S P)

« V'oua m*dvez dit, monsieur le général, que vous aviez fait reconnaître et remonter le Dnieper jusqu'à quatre lieues de Muhilev pour ramener sur la rive droite toutes les embarcations et bateaux. qui pourraient s'y trouver, ("eux qui vous ont fait ces rapports vous en ont imposé* car un rapport du commandant du 3'^ de chasseurs m «n nonce que des reconnaissances ont vu à liarosdin on bac pouvant contenir trente chevaux et qui n'était point du tout observé. Ce bac, si les ordres avaient été exécutés, devrait être maintenant à Mohilev. Je viens de donner des ordres au commandant du ^à"^ de chasseurs de se porter k Barosdio avec tout ce qu'il y avait de disponible à Texception de 30 chevaux qu'il laissera à la ti^ie de pont. Ces 30 chevaux devront envoyer plusieurs fois par jour quatre ou cinq vedettes volantes qui iront éclairer le pays dans toutes les directions h une demi-lieue ou trois quarts de lieue et qui reviendront faire leurs rapports.

Vous enverrez une compagnie qui suivra le commandant Dejeao à Barosdin. Celte compagnie restera là pour la garde du bac qui sera ramené sur lu rive droite, et il aura de petits postes d'observation sur des hauteurs, afin de voir ce qui se passe entre vous et ce vilittge*là sur la rive gauche.

Vous établirez trois autres compagnies sur Ja rive droitt^ ('ulre Mobile V et le village de Rouinilschi. Ces compa;^^nies seront établies vis*è- vis des passages qui pourraient aboutir au Dryeper, çl mettront des postes dans les endroits les phis élevés pour bien ubserver tout ce qui se passe sur la rive gauche et vous en faire rapport* Une de ces compagnies devra, entre autres, être établie de ce côt»^*c] du ravin derrière lequel était établi le 3^ de chasseurs le iK Cette compagnie fournirait un poste a un moulin brisé qui se trouve à une demi*li<'ue d'ici à une portée de fusil du Dnieper. Vont devez prendre, monsieur le générai, votre quartier général à la tète du pont et faire établir vos pièces de canon à gauche et k droite, de manière h ce qu'elles ne battent point lintérienr, comme elles le faisaient hier. Kxéctitez toules ces digpusiljuns lie suite. Ailressez-moî directement vos rapports. »

PREMIEH GQHPS

lia % ont A Ctiastel

MQhiiev, -Il Juillet lASi»)

(( Vous partirez, monsieur le général, à la réception du préseo^ ordre, avec tout ce que vous avez dr votre division ici à Texccptioii du détachement qui est avec le général Friederichs aux avant postesij et vous vous porterez sur la route de Mohilev à Chkiov. Vot précéderez votre division pour venir de voire personne près de me recevoir mes instructions.

Pour éviter tout malentendu, la rout»? de Chklov est celle par où il faut que vous passiez pour rejoindre le général Grouchy, i*

Iftavout à Cltafilcl

Mohilov, iâ juillet i^A > !*)■

tt Le général Cbastel se portera aujourd'hui en avant de Chklov^^ et prendra position sur la rive droite de la Trosna. Il aura uoti partie de sa division et de son artillerie sur la route de Kopouï, ef l'autre sur la route de Kokhanov, H préviendra de son arrivée le général Grouchy qui est à Kokhanov,

Dans le cas où il apprendrait que l'ennemi s'est porté sur Orcha,^ le général Thastel ralliera à sa division le régiment de dragons qui est à Chklov; d'ailleurs le général Grouchy lui donnerait des ordres dans cette hypothèse ; mais sll n'en recevait pas et qu*il entendît tirer le canon à Orcha, il rallierait sa division sur la rive droite de la petite rivière qui se jette dans le Dnieper à Kopouï. Il feniit occuper tous les ponts qui sont sur cette petite rivière, et enverrait des partis annoncer son arrivée aux troupes françaises.

il faut mardier avec beaucoup trordre et vous éclairer du côtél du Dnieper, parce qu'iï pourrait se fîure que quelques partis de troupes légères passent ce fleuve. -&

l)a%out A Gérard

MoMkT, 35 juUlet (A S ]')

« Il est ordonné au général Gérard, qui est à Biélouïnitschi. de rejoindre le général Chastel qui se porte à Chklov, dès que le premier détachement du prince Poniatowskl sera arrivé h HiélouYnits-chi. Le général Chastel lui fera connaître la roule qu'il doit suivrd pour qu'en cas où le général Chastel aurait une autre direction lui donner, il puisse la lui adresser, j

lia%'oul au €M>lonel du 1'' cbaHAC'ur^

Moàn<;ir. 05 juUlcl (A S T)

<* Le colonel du 1^*" régiment de chasseurs fera monter de SQJtd

PREMIER CORPS

cheval (>U hommes pour remplacer le détachemenl du g^^néral Gérard du 8*^ de chasseurs qui fotiruil aux avant-postes du général Dessaix.

Ce détachement sera conduit par un ofûcier du général Gérard cfui ni mènera le détachement. »

navoiit au chef d'escatlran Dejcaii

Mohikn, '2G juillet, 1 heure du raatin (A S P)

« ,rai reçu, monsieur le commandant, votre lettre du 25 h 8 heures du soir. Je vois avec plaisir que vous exécutez les dispositions de votre instruction. Prenez des mesures pour que, dans la journée du 26» vous fassiez descendre jusqu'à Mohilev près le pont tous les bateau 5L, bacs et même les plus petites nacelles qu existent dofiuis Cliklov jusqu'à Mohilev. Enlîn il ne faut pas laisser entre ces deux endroits la plus petite nacelle.

établissez des petits postes ambulants, placés de manière à bien >l> server tout ce qui se passe sur la rive gauche sans âtre vus euxlames; il faut placer ces postes de manière h ce qu'ils observent lussi tous les poinls de passage à gué qui pourraient exister enlre [ohilev et Chklov. Enfin je vous charge de la surveillance de la c^ te (sic), et de l'établir avec toute Tintelligence possible de manière à oe que, sans fatiguer les hommes et les chf^vanx, aucun parti «tt n emi ne puisse traverser la rivière et venir faire des échauffou rées sur nos derrières.

Si vous entendiez le canon dans la direction d'Urcha, vous m*eQ proviendriez, mais il faut que cela soit sur,

-A. dressez-moi un croquis sur lequel vous m'indiquerez la manière ào i> t vous exécuterez ces dispositions et vous indiquerez sur cette [tai^te la quantité de postes, .le vous recommande aussi de bien 1^19. mioer la nature du pays et de bien reconnaître les chemins. »

Ilavout ù l^oiiialowâiki

MobUev. 2S jaillet (ASP)

•îe reçois à rmstant, monseigneur, votre lettre d'Iakchitsouï du

Juillet. Voici rétal des choses depuis la bataille du 23. Les

Httssesont passé le Dnieper à Biekhov avant-hier, et hier une assez

grande quantité de Cosaques ont été vus sur la rive gauche à la

hauteur de .Mohilev. Je suppose alors que c'est le corps de Platof

oa an moins une partie. Aujourd'hui on me rend compte qu'on y

vt»U (le l'infanterie. Tous les rapports confirment que cette infan*

Um a dû passer le llnieper hier et cette nuit A Biekhov. Les rap-

sao

PREMIER CORPS

poiis rju i;fJnéral Urouchy qui esl à Orch.'i annonr<Mit un moui meut de Iroupes ruâmes de Louleê Bimes à BubinoviUchi et Doubiovna. Pour empêcher la jonction de ce qui reste de troupei au prince Bagration, je devrais déboucher par le pont deMohilev mais pour faire ce ovouvement, il faudrait que Voire Altesse fût Mohilev pour me remplacer. Je doi:^ donc renoncer, h moios de cir-^ constances nouvelles, h l'idée de déboucher par Mohilev el ne penseï qu'à ne pas me Lniëser prévenir à Orcha, par le prince liagratîon.l J'ai préparé mon mouvement aujourd'hui, et j'ai établi une partie de mon armée à quelques lieues de Mohilev sur la roule d*l>rcha. Je^ ne puis donc, monseigneur, que vous euj^ager h arriver au plus loi avec votre tête de cavalerie. Il sérail à désirer que vouj puissiez arriver demain de bonne heure au moins de votre per<^ sonne.

Je vois que la bataille du 23 a mis une grande confusion dans' leurs projets, et ils peuvent encore en suivre une par lie el ma prtv^ mière manœuvre est celle de ne me point laisser séparer de ITimpe-fl reur qui doit dite aujourd'hui à Vitebsk. Les deux divisions de IlaelTskoî peuvent être regardées comme hors de combat.

Je suppose que vous aurez maintenant des nouvelles du général L'ilour^Maubûurjç Une division h îakchiisuuï me paraît Irup forte. Un régiment d^infanterie, quelques escadrons et quelques piècei régimenlaires auraient suffi pour garder ces délilés. Surtout à cauf de la prochaine arrivée du général LatourMaubourg. el laça valent ennemie étant partie*

Je désire voir Voti'e Altesse demain dans la matinée. Le généra russe Paskiewilsch esl hors de combat ayant reçu sept blessures*

llavoul à ltorde«HoiilIo

Mohilâr, 'lajuiUBt, 4 heurta du sotr (A S F)

« Je reçois votre dernier rapport qui confirme tous les autres Par mes ordres de ce matin* vous devez avec beaucoup de pré-i c^iutions pousser une reconnaissance sur la roule de Biekhov.

Ne négligez rien pour connaître: {"quelles sont les divisions et lefl régiments de cavaleiie qui rorment le corps du prince Bagr^ition. Vous trouverez certainement des Iratneurs et hommes abandonna dans les bois. Prenez beaucoup de renseignemenls pour connaître les points oi'i l'infanterie russe a pnssé le hnipper, si ello Va pas en totalité et quand elle a commencé.

2^ Son mouvemenL Otielques personnes assurent que i miinteT a passé k Verkalabovskoï et la cavalerie h des gués. Puisque vciui

PHEMffm CORPS

éles il là suite de l'armée, vu us ubliendrcz facilemenl ces renseignemenls qui sont très importants, et, dans le cas o^ les Russes luraîent passé ie Dnieper» quelle direction ils ont prise.

Mettez auelques postes de correspond^'ince, entre Muhilev et vous, iu 3* de chasseurs que vous avez avec vous, pour me Inmsmellre »ob rapports. Lorsque vous viendrez me rejoindre, vous n'oublierez ascesdétacheraenls. •

thiioul à Tliaftrreiia

Mohik'v, 2n jiijllel, 4 h»?un?» du soir (A S P)

« Par les rapports du général Groiichy et les renseignements que j'aî.rennemi se rapprocîie d'Orclia. C*est un point irt^s important h garder, puisqu'il est sur la roule de Vitebsk, où Fl^mpereur se parle. Je votis invile en conséquence» mon cher géneVal, si le général #f roiichy vous en fait la demande, à vous porter avec votre corps sur Orcha. Vous pl:icerez tinehrigade d'infanterie avec son artillerie et un régiment de cavalerie entre i Jikiov et Orrha pour observer l«T Dnieper, Je me mets en mesure de pouvoir me porter rapidement sur Orcha.S'ily avait quelques mouvemenls sérieux, si Ton s*y *^tinit avant mon arrivée, le général flrouchy ayant le même grade, ce serait le plus ancien qui prendrait le commandement. L*'amour de vos devoirs et voire dévouement [lour votre tjouveraio ***© sont un sur garant de rharmonie qui régnera dans t<njtes vos t^p^rations.

^fous avons eu ici une bataille contre deux divigions du prince ^agralion. U n*y a point d'exagération à diroque plus de la itioîtié a élé mise hors de combalel te général Paskiewiisch gravement blea^é.

R faudra bien reconnaître avec le général Grouchy votre position ; «îtaminer s'il y a des marais et des détilés, en profiter, détruire les p<*nts qui seraient sur votre front et barricader le principal que y^\i% garderiez en y faisant faire quelques petits ouvrages en terre* »

Mûhilev, SÔJuUlef (A S P)

« Le général r*ajt»l enverra un of licier h (Ihklov. II se servira des chevaux de correspondance pour faire la roule plus promplement, .poîir savoir ce qu'il y a de nouveau, si le général ilhaslel est l^n position derrière la Trosna à une lieue en avant de Cbklov,

LVjfflcier rendra compte également si le régimenl de dragons qui lliiïtà Chkiov y est L'ucore; enlin ce que Ton aura appris du c6té

PREMIER CORPS

d'Orcha et de Kokhanov où esl le gén*^ral Grouchy. Il rappellera au commaniianl que le général Pajol a envoyé à Chkiov» qu'il doit se inellre en communication avec les généraux Grouchy et Colbert à U relia.

Si roffit:ier apprenait quelque chose de nouveau en route, il m'en informerait directement à mon quartier général k Mohilev, Le général Pajol fera relever le détachement du 3- de chasseurs, qui est au pont, par 50 chevaux de sa brigade, et il renverra ce détachement nu commandant Dejean. Il donnera des instructions pour que ce détachement pousse des vedettes volantes djins toutes les directions, que ces vedettes volantes ne rentrent que lorsqu'elles seront remplacées par d*autres. Si elles voyaient quelque rhosc de nouveau, elles en préviendraient le commandant du détachement de 50 chevaux, qui en préviendrait Tinfanterie. n

liavout à llejeaii

MohUev. 36 juillet {A S P)

■ J'ajoute à ce que je vous ai écrit aujourd'hui à 1 heure du matin, qu'on me rend compte que cinq soldats russes désarmés ont été vus du c6té de Palouïkovitschi ; les paysans ont couru après ; ils se sont sauvés du côté de la rivière. On me dit aussi qu'on a vu des lîaschkirs en face de vous au delà dîi Dnieper.

I] faut sur toute la rive entre Mohilev et Pehklaw rechercher tous les bacs, gnés et autres points de passage; s'il en existe, ce doit être au-dessus de Palouïkovitschi, vis-à-vis des villages de Tlebugi, Bischlikî. Barsouki, Malaia. Dobrïanka et entre Zagoré sur la rive*! droite et lanovo sur la rive gauclie. Ayez là des postes d^obser valion qui voient, ne soient point vus et faites-moi de fréquents rapports. Je vous le répète, il faut que ces postes voient de loin et ne soient point vus, et que surtout ils ne prennent point des troupeaux pour des ennemis, i

Oa%'otat ù lïorileNj^oulle

MohJIev, Tl jaUlet 7 lieureB en soir

« Je reçois vos deux lettres. Je vois avec plaisir les renseigne ments positifs que vous me donnez sur Tennemi. J'attends les rapports que vous m'annoncez» qui doivent me donner la certitude des jours et de Tendroil oà ils auront passé le Dnieper, ainsi que de la direction qu'ils auront prise, pour faire mon mouvement.

Jetez un parti sur la route que les Russes ont prise pour venir de Fiobrouisk à Sta-Biekhov : c'est une nouvelle route qu'ils ont suivie. Vous aurez facilement ces renseignements dans le pays

PREMIKH COFIPS

D'aiileursdttns ces derniers temps, ils ont jeté un pont sur la Urools. je crois a l)aschkfjwk.i, f*t c*est dans celte direction qu'il faudrait jeter votre parti. Ou saura par là des nouvelles de tlobrouisk. Quelques personnes pnHendent qu*ils ont évacué cette plaoe. II est fort imporlaut d'avoir des données positives à cet égard; on n'en aura que par des hommes venant de cette direction. Ce parti devra annoncer qu'il est suivi par des troupes françaises. Ordonnez aux habitants de faire rétablir les ponts que les Russes ont brûlés, parce que demain des trou[iesy passeiont.Char^ezun noble polonais, ayant des propriétés, de porter sous sa responsabilité une lettre au général Latour-Maubour^qtii est dans la direction de Robrouisk à Glousk pour Fin former de la situation des choses et de Tarrivée du prince Poniatowski ici, afin qu'il presse sa marche.

Si Bobrouisk était occupé, il pourrait passera Svîslotsch, jusqu'à [^arrivée de Farmée autrichienne. Il laisserait à Svislolsch de la cavalerie et de l'infanlerie pour couvrir la route de Minsk, en raison des forces et de l'espèce de troupes que lennemi pourrait avoir à Bobrouisk, et cela jtisqu'à Tarrivée du prince de Schwarzenberg. Le général Latour-Mau bourg informera le prince Schwarzenberg de la situation des choses ainsi que de la bataille du 5i3 où le prince Bagration a eu deux divisions presque entièrement détruites. Vous donnerez des détails sur cette bataille au général Latour-Maubourg. IVenez des informations sur les troupes russes qui ont passé à Rogatschev et entre autres sur le corps du général Ertel, s'il a passé par Rogalschev ou s'il a suivi le prince Bagration. Prenez aussi des informations précises sur le nom des divisions ou régiments qui sont avec le prince Bagration.

Ecrivez au général Latour-Maubourg par triplicala ; vous enverrez la première lettre par un noble polonais et les deux autres par des Juifs domiciliés, en leur annonçant que je m'en prendrai k leur personne et à leurs propriétés si leurs lettres ne sont pas remises promptement. Ils devront en mettre le reçu au général Saunier gouverneur de Mohilev.

Faites-raoi connaître s'il y a des ressources dans le pays et en particulier sur la petite rivière Lokhva et sur la Droutsk. »

lia vo lit à ilordcHPtoulle

MohUer, OSjumet, 3 heures !/<& du mntin (A S P)

«Je n'ai pas de vos nouvelles depuis que vous m'annoncez que vous faites rétablir le pont de Verkalabov pour passer.

Je suppose que vous marchez avec beaucoup d(^ prudence et que

PREMIER CORPS

vous prônez luyles les pn^caution^ possibles pour qu'il ne puisse arriver malheur aux troupes avec lesquelles vous marchez. Je ne doute point que vous n^ayez laisse des troupes pour la garde du pont et mi^me que vous ïi'nyez laissé quelque infanlerie que vous aurez disposée dans des maisons que vous aurez fait créneler, et enOo toutes les autres précautions.

Je reçois à ['instant voire rapport du 27 à 6 heures 1/2 du soir. Il a bien tardé à me venir. Il paraît que vous n'avez pas laissé quelques petits postes de correspondance. Ce rapport ne me laisserait rien à désirer si la route qu'a prise l'armée russe en passant le Dnieper était positivement désignée. J'espère qu*à Nov Biekhov vous aurez quelques nouveiles positives à cet égard.

Il y a une contradiction : suivant votre rapport, il semblerait que les paysans se sont très bien comportés, et d'un autre côté, vous m'avez fait dire que le commandant de Tinfanterie a dû faire tirer sur les paysans qui montaient sur les arbres pour voir nos mouvements ; ce qui serait contradictoire.

Tous les rapports dos déserteurs et prisonniers annoncent que [Infanterie ennemie éprouve de grandes privations ; par votre dernière lettre, il semble quelle <^st abondamment pourvue.

11 y a aussi contradiction pour le passage. Vos rapports annonçaient que Tennemi ne serait parti que le 25 dans la matinée de lïnchkovka et %o[re dernière lettre annonce qu'ils ont passé le l*nieper h Nov. Bii^kbov le 25, cela n'est pas possible, il n'aurait pu faire quatorze lieues dans le même jour-Sachez me dire d'une manière positive quand tout cela a passé. Je m*en réfère à ma dernière lettre.

Ne compromettez pas l'iofanterie au delà de St*Biekbov. N'allez h Nov. Biekhov qu'avec la plus grande précaution et en échelons.

Je vais commencer mon mouvement. J'espère recevoir dans la journée Tavis positif de la direction de Tarmée ennemie, si c'est par Propoïsk ou Tschélschersk.

J'aurais cru que TalTairedu 23 avait un peu abattu les rodomontades des Itusses.

Vous resterez à battre Testrade jusqu'à ce que vous ayez été relevé parle I*"* régiment de cavalerie polonaise qui arrivera demain. Il fautif si %"0us avez la certitude que tout est passé, renvoyer Tiofanterie rejoindre sa division qui fait un mouvement. 11 y aura ce soir de IVinfanterie polonaise d^ins la position où je me suis battu.

Prenez des informations sur le général Lalour-Maubourg. qui a di^ suivre le mouvement du prmcc Bagralion, »

PHEMIEH CORPS

Hnvniit il Gémnl

Mnhjlev^ '^|uniet,9 hcurot du œitiA (A S V)

« J'ai reçu votre rapport : La première chose que vous auriez dû faire en voyant j'ennemi, cViH éU' de m'envoyer un offieier hier. Vou<ï m*auriez fait gajLjner douze heures Quoi qu'il en soit, je me mets en marche sur Chkiov, l'armée polonaise est réunie. Quelquee forces qui puissr^nt s'y trouver, je serai bien en mesure de les combattre. Portez-vous à Pielschky et liez-vous avec le général Claparède, qui sera dans deux heures à Barsouki, à peu .près à moitié cliemin de Mohilev h Chklov. Lorsque vous Taurez reconnu, vous voue approclïerez du général (^lapnrède, et vous suivrez toujours ses mouvements sur sa gauche, •

l>avoui h Tlinrreaii

Mohilev, 39 jutUfit, 0 heuret du malio (A S P)

« Je reçois i'i l'instant la nouvelle qu*hier soir un parti ennemi de I 000 à L200 hommes est entré a Chkiov; ce point étant découvert par ta division Grouchy, je m^y porte.

♦rignore si ce parti de troupes légères ^tait appuyé d'un corps d'inftmterie. Ma jonction est faite avec Parmée polonaise, dontparlie est arrivée hier, pjirïie arrivera aujourd'hui ; ainsi, en supposani i^ue ce soient de grandes forces» nous sommes en état de les combattre. Le point d'Orcha e&t trt'^s important ; je suppose que vous y êtes. Si vous entendez le canon du côté de Chkiov, marchez-y comme j*y marcherai aussi. Réunissez toutes les troupes de votre corps, prenez une tjonne position. Donnez-moi fréquemment de vos nouvelles en prenant un dclour et correspondez avec le génér-il Grouchy et même avec TEmpereur, »

Ha vont «\ Foniatawiikl

Mohilev, ■>« juillet (A S P)

« J*ai fait con naître h Voire Altesse la position des choses. UEmpereur marche sur Vilebsk. Le général Grouchy qui était à Orcha. adi'couvert ce point pour se porter sur Uahinovilschi, et Appuyer le mouvement de rErupfreur. .respcre que le VU!'» corps sera demain sur ce puint. Il a découvert Chkiov, rennemi y a surpris hier une cinquanlaine de PVançais ; il a montré de L20f) h 1,500 chevaux, .le me porte sur Chkiov pour me lier avec le Vlïl* corps.

ï^es derniers rapports du général Grouchy supposaient quel'Emperetir ne trouverait pas la grande armée russe h Vitebsk el qu'il la

"tm

PRKMIER CORPS

cnpjail a Smolensk, Il parlait d"un cuips iiisie à Doubiuvn-i. l'uur agir Mctuellement, nnus devons tous nuus lier avec rEni|if'reur. (]e soir h ChkloVi j'aurai plus de renseignements, que je vous communiquerai.

En altendâtit Je prie Votre Altesse de faire relever de suite le o7* régiment qui était employé à la garde du poot et de la tête de pont que j'ai fait faire. Vous pourriez^ faire arnHer vosdeuîi divisions à la porte de la ville, soit pour recevoir des vivres, soit pour nous laisser passer, et, après le passage de la division Dessaix, mettre ces deux divisions en coloune sur la roule de Mohitev A Chklov. ou la I^** division à deux ou trois lieues de Mohilev, et la première touchant Mûhilcv (sic), ayant une brigade de cavalerie légère entre Mohilev et Chklov, pour entretenir la communicatîoû entre nous. Elle aurait des postes pour observer la rive gauche du Dnieper et sitrtoul les endroits où il est le plus abordable. Il serait bon d'avoir quelques cents chevaux en avant de Mohilev sur la rive gauche pour observer. »î'ai un régiment d'infanlerie et deux de cavalerie sur la Weina que je relire ; Mohilev sera donc découvert sur ce point : il sera bon d'y envoyer quelques cents chevaux pour observer les mouvements de renoemi.

Le général llnrdessouUe était, dViprés ses derniers rapports, a St. Btekhùv^ et il a dû se purter sur Nov Biehkov.

Il paraissait certain que le corps de Bagration avait passé sur 'ta rive gauche du Dnieper. Le général Bordessoulle va se retirer. Il serait bon d'avoir quelques partis sur cette route, puisque Tennemi a brûlé les ponts,

\\ faut presser la division Zaj^onchek et la diriger Mir KnVrïjitsom; il faut écrire par toutes sortes de voies an géiîéral Latour-Maubourg pour qu'il vous rejoigne et qu*il mette quelques troupes à Svislotsch et Ivénets pour couvrir Minsk en attendant Tarrivée de Tarmée autrichienne. Si vous êtes en relation avec le prince Schwarzenberg, il faut lui écrire pour le presser» en lui annonçant le succès de la bataille du 23» et les avantages de rarrière-gardei près de Vitebsk. »

Davoiif i\ l*riTilato%%Mkl

< L'affaire d'hier soir n'est qu*!ine êchaulTourée dé Cosaques qui ne parait tenir a aucun plan

Les Juifs ont dd faire savoir aux (.usaques qu'il n'y avait qu'une centaine de Français à Chklov depuis le départ des dragons. Noa

PRHMIEK CORPS

hommes ont perdu la tête et se sont sauves clans toutes les direction* ; quelques-UDS ont été ftiils prisuoniers.

Jai trouvé k mon arrivée ici le commandant qui étsiit renlrc à (ihkiov avec ce qiTil avait pu rallier.

Je prie Vutre Altesse, pour Ja célérité de notre correspondance, de vouloir bien faire placer de deux lieues en deux lieues des postes de dix k dnuze hommes; mais rorame il n'y a rîen sur la route, ît sera nécessaire de pourvoir a leur subsistance.

P. S* — Le colonel Kobilinski qui a été prendre celte nuit un paysan à Gownowo, me fait dire que ce paysan a élé témoin cette nuit du passa^^e des troupes k Nov Biekhov, que la moitié de leur troupe s'est dirigée par .louravitschi sur Tschélscbersk et Faulre moitié sur Propoisk. Ce rapport osl conforme à celui du général OordesouUe.

Il faut que vous fassiez battre Pcstrade en avant de Mobilev par quatre ou cinq cents cbevaux, et que vous annonciez que vous allez déboucher sur la rive droite par Mobilev pendant que jo déboucherai par Chklov. »

lia Vf ml i\ Tliari^au

Cliklov, 08 juillet (A S P)

f L*alTaire qui a eu lieu ici n'est qu'une échaulTonrée de Cosaques. Il parait que les Juifs ont fait savoir aux Cosaques qu'il n*y avait qu'une centaifïe de chasseurs après le départ des dragons; nos hommes ont perdu la tôte et se sont sauvés dans toutes les directions ; quelques-uns ont été faits prisonniers.

J'ai trouvé k mon arrivée le commandant de ce détachement avec ce qu'il avait pu rallier Je vous prie de faire connaître ce délail au général Crouchy, aiin que, par sa première dépêche, il veuille bien en informer Sa Majesté. Si l'ennemi paraissait sur Orchâ, qu'il vînt vous attaquer, je vous engage à m'en donner avis sur-le-champ. a(in que je puisse marcher a votre secours.

Si vous n'êtes point menacé et que vous ne soyez pas forcé de vous concentrer, je désire que vous vous étendiez jusqu a Kopouï et que vous occupiez ce poste sur la rive gauche du Dnieper, mais il faut roccuper avec précaution en y choisissant quelques maisons «usceptibles d*«^tre crénelées et de faire une bonne défense, et en vous assurant en même temps des moyens de passage. »

UavaiJt à roiiialow«tU

Clikluv, il*joilk't, 9 heures dii ni h tin

tf J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse un rapport du général

PREMIEft COHPS

BunJesaoïille qui est conforme ;i la déclaration d*un paysan qui élaîl le '21 à Nov. Bieklov» La direclmn que prend le prince B,-igr«ti''n fw* nous le fera pas renconirer de ei tôt.

Annoncez que le corps d'armée que je commande est reste valve Chklov et Mohîîev» que je dois demain déboucher parChkIov pour me porter sur Smolensk, que vous déboucherez aussi pour seconder ce mouvement.

il sera bon de faire battre la campagne par quelques escadrons sur la rive gauche et sur la rive droite jusqu'à Rogatscbev et se lier avec le gcnéral Latour-Maubourg.

Il y a dûy avoir aujourd'hui mie grande bataille à Vitebsk.Je me porte aujourd*hui surOreha pour élre prêt à agir sur les derrières de Tennemi*

Les 50C) Cosaques qui ont paru hier un moment ici oe font pas pHftie du corps de Tormasof, ils arrivaient du Don, cela ne tient à aucun plan. Celte ville dp Chklov, penpU^e de juifs est tnis riche; ils sont mal disposés. J'ai fait prendre des otages pour qu'ils nous livrent des draps pour 4.TO0 capotes et surtout des souliers. M faut envoyer ici pour faire exécuter cette ri*quisitioo- Je serai vers les midi a Orcha, parce que les momeots sont prérieui. t

Davouiâ PonlatAwgkl

AleUandf«ift, «y JuUiel, 3 ti»?urca o|»rè**niiai (A S I*)

a J'ai Thonneur de faire connaître à Votre Altesse que je serai à Orcha ce soir, prêt à exécuter les ordres de l'Empereur ou à pro- IMer des cvrnctnents qui doivent avoir eu lieu ou qui vont avoir lieu* V^olre Altesse^ ainsi que nous en sommes convenus, doit regarder Mohilev comme son extn>me droite, sans que cela Teiiipt^che d'envoyer des partis de cavalerie battre l'estnide du côte de liogalschev, ainsi que sur la rive gauche. Je crois que vous feriez bien de faire diriger sur Chklov la division Zayoochek que vous attendez, la plaçant en échelons entre Mohilev et Ctïkiov, occupant forteujent ce dernier endroit el les différents gués qui existent entre Chklov et Mohilev, Le croquis que je vous ai laissé vous donne une idt''e des endroits oà Ton peut passer le Dnieper à gué, parce que ce sont les endroits o£^ il y a des maisons et où les routes aboutissent ; il y a des nacelles et des bacs dans cette partie, il faut les faire détruire. 11 n'est pas vraisemblable que Hagration remarche sur Mohilev par la rive gauche» puisqu'il se compromettrait beaucoup, sans (|ue cela pût lui faire faire sa jonction.

Il y a entre Mohilev et Chklov de très bonnes posttiouK t i*l]«

PHfclMlER CORt*S

iODt indiquées sur la carte par des filets cl eau qui coulent presque tous daus des ravins qui aboutissent au Dnieper et remontent fort avant dans la plaine.

Recommandez au général Zayonchek de se faire donner des siib&îstances par les juifs, et de vous procurer par eux des draps et des souliers* Dans le cas où Votre Altesse serait obligée par des forces supérieures à évacuer Moliilev, îl ne faudrait pas oublier de détruire le pont, tous les bacs et toutes les nacelles. •

Iluv4>ut à Claiiarècle

Aleksnndrem, S0 ialilet« 3 hearos iprès-mîdi (A S F)

t II est vraisemblable, monsieur le général, que je vous enverrai ce soir Tordre de venir nous rejoindre h Orcha ; préparez-vous-y, que votre troupe ait (oan^^é la soupe.

Comme il est nécessaire de laisser toujours quelque chose sur ce point, vous laisserez 200 ou 300 hommes des plus fatigués, mais de là tionne espèce avec de bons oflkiers, choisissez-les vous-même. Il faut reconnaître dilT/ rentes maisons susceptibles de défense en les crénelant où vous établirez vos troupes. Il faut que ces maisons soient situées de manière ù rendre maître les unes de la roule, et les autres des gués. En partant, vous ferez détruire à cuups de hache non seulement les bacs, mais môme les plus petites nacelles qui existeraient à une lieue environ au-dessous de vous. Je tiens beaucoup à ce que celle destruction soit bien compi^>le ; s'il s*en trouvait dans le lac ou dans ses branches, faites- les également détruire ainsi que tous les radeaux. Vous laisseriez l*ordre qu'on ne les répare pas. r. Vous n'oublierez point d'eiumener Tarcbiptétre grec ainsi que

i otages juifs Procurez- vous bien des subsistances e( de Tavuine |)Our vos chevaux.

Toute réilexion faite, parlez à 8 heures du matin en exécutant toules ces dispositions, si vous ne recevez pas de contre ordre; il est ûécessàire que les maisons soient bien reconnues et que les hommes sachent bien ce qu'ils ont h faire. Vous ordonnerez qu*on fasse passer par les armes tout juif qui passera de l'autre côté ; vous rendrez responsables les plus riches.

Faites passer la dépêche ci-jointe au prince Ponialowski. et donnez l'ordre au commandant du détachement que vous laisserez de $e retirer quand il sera relevé par les troupes polonaises, i

lla%'oui  liîérarii

Orrhn, 30 juJUft, 7 hi^tircR 1 /•» ,1a matin, (A S P)

« 11 est ordonné au général (iérard d*aller rejoindre le général

PRKMLEH CORPS

Groiichy a Babinovitschî et de prendre ses ordres. Il est |»révenB quliier diins la matinée le corps de Platof ayant passé ie Dnieper k Doiibrovna s'est dirigé. ?i ce qu*on croit, sur Babinovitschî. J*en ai fait prévenir le général Groucby par quatre hussards que je lui ai envoyés au grand iç^alop ; ayant prié ie général Gruuchy de n»o faire réponse ; ne Payant pas reçue, j'ai des inquiétudes sur ces quatre hussards. Aussit<M que le général Gérard pourra communiquer avec le général tirouchy, il faudra qu'il le fasse el fasse inviter ce général à me donner de ses nouvelles, et à m*inslruire de la position des armées françaises et russes, cela m'est nécessaire pour la direction que j'aurai h prendre*

Le général Gérard me donnera de ses nouvelles en route aussitôt qu'il en aura la certitude. Il nrinformera si la roule est libre ou interceptée, it en informera aussi le général ï*ajol qui se porte sur Téolino, qui a Tordre d'attendre des nouvelles du général Gérard à rembranchemenl de Ja n»ute de Babinovitschî a Téolino. Si le général Gérard rencontrait quelques partis, il passera outre, niais s'il rencontrait des forces majeures, il prendra position en arriére d'un défilé et il en instruira le général Pajol ainsi que moi ►^i «îr^vra s'éclairer sur sa droite, w

Da%'oiit k Pajol

ijivhit ^juillet, s beiiros du matin (A. S I'

H Le général Pajol est prévenu que le général Gérard avec iOO chevaux est parti d'Orcha pour se rendre à UaLiuovistchi. 11 serait possible que cette roule fût interceptée par le corps de Platof rpiî a passé hier le Dnt*^per au-dessus de Douhrovna; le général Gérard qui en est infurmé a l'ordre, dans le cas où il rencontrerait rennenii, de vous en faire part à Tembranchemcnt de la route de lîabinovitâchi à Téolino: ainsi le général Pajol attendra u cet embranchement avec la majeure partie de ses forces pour appuyer, si cela devenait nécessaire, le général Gérard. Il fera suivre le général par un petit parti pour en recevoir promptement des nouvelles, et, lorsqu'il aura la certitude que la route de Babinuvitschi est libre, il continuera son mouvement sur Téolino, mais cela n'empêchera pas auparavant d'envoyer des partis aux nouvelles sur cette routelà pour savoir positivement quelle est la route qu'a prise le corps de Platof; il est possible que quelques régiments de cavalerie soient en arriére de Platof et suivent sa direction. Le général Pajol s'éclairera sur sa droite, et,s*il en avait connaissance, il chercherait avec de Tinfanlerie et de la cavalerie h couper ce* régiments.

Le général Pajol n^e Teri» de fréquents rapports. Il <*st vrai«^'^!'>-

PHKMIER CORPS

Ul

blable que le corps d'armée se mettra en marrhe*deiiî ou trois heures après lui. J'attends ses premiers rapports. »

Davout à PoninlowHkl

30 juillet. Il heure* rtii malm (A S V)

« M. Krayer qui est venu me trouver ici ma donné d'assez bons renseignements; it retourne près de Votre Altesse et me donne las* surance qu'il fera tout ce qui dépendra de ïui ponr vous donner des nouvelles de l'ecnemî et vous procurer des sabsistunces, il me promet qu'il agira en bon Polonais.

Il faut lui recommander de donner des renseignements plus clairs que ceux qu'il n donnés jusqu'à ce jour : le fond en était bon mais peu utile en raison de ce qu'ils étaient vagues ; c'est surtout pur les forces ennemies qu'ils ont été faux, lui recommander de ionoer le nom des divisions, même des généraux et autant que faire se peut le nom des régiments,

Vingt-quîitre heures après son arrivée, il doit vous donner des nouvettes positives sur la marche du corps du prince Bagration. Les rapports du général Bordessoulle dirigent son infanterie sur tjouravllschi, cela le jette bien à droite Prenez, des mesures pour lire informé s*il suit la route de Kristchev ou celle de Tchaouzrmï; enfin faites-vous informer par les tioinmes du pays dn sa véritable direction et de la hauteur où il est, Je crois pouvoir répondre que je serai à Smolensk avant lui.

Le corps de Plalof a passé hier le Dnieper au-dessus de Doubrovoa ; il paraissait se diriger sur LTouvavitsrhi. L'Empereur est à Vitebsk d'à va ni -h ter, l'armée ennemie se retire sur Souraj. F*ar le départ du corps de Plalof, il est peu vraisemblable que les Russes tentent contre Votre Altesse quelque chose, puisque cela les alTaihlit beaucoup ; ayant d'ailleurs votre droite a Mohilev, le prince Bagration se compromettrait beaucoup.

Je suppose que le général Liitour-Mau bourg vous rejoindra bientôt, ce qui vous donnera une grande supériorité de cavalerie sur l'ennemi. Une partie a ver un peu d'infanterie doit être employée pour observer et resserrer lîohrouisk ; cela est 1res facile, puisqu'on y arrive par des défilés continuels. En faisant faire quelques ouvrage» en terre h la tête d'un défilé par où Ton doit passer, en y mettant quelques chevaux et dv rinfanlcrie on reuipîil cet olijel- Il era bon aussi que le général Latour-Maubourg fasse battre Tune et l^ûutre rive en descendant le Dnieper pour montrer que les Musses ne sont plus tnaltres, et que les ordres de la commission de Mohi-

il9

PHEMIER rnnp"^

lev reçoivent teur exécution^pour y n.^pariclre la prockiinalioo, cnfld pour avoir des nouvelles.

Le général Ertel avait un corps composé de bataillons de réserve, cela iresl pas très redoiitabl'», maïs il est bon de. savoir où il e§l. Je prierai Votre AUesse »le rcînvoyer le ilntachornent «lu 3* r*^gimenl de chasseurs commande par le chef d*escadron Dejean À la brigade Dordessoulle. Il faut qu*oa emploie tous les moyens de défense^ qu'on s'iHabliôse dans des maisons crénelées.

On a dû faire détruire lous les bars' et nacelles qui existareot; cinq ou six r.ompagnies entre ('hkîov et Mohilev doivent remplir cet objets parce qu'il y a très peu d'endroits oti ce ïîeuve est abordable,

Il faut recommander aux détachements que vous envoyez battre Testrade de ne jamais rester dans le môme endroit et de ne point coucher la nuit niï ils ont été le jour; par ce moyen, Tennemi ne pourra rien entreprendre contre ces tronpes, faute de bons renseignements ; et qu on s'établisse de manière à n'être pas aperçu. Ces précautions sont aussi pour les plus petits détachements. 3»

llavciut à l*ajc»l

OrcUa. 30 iiiillft, 2 H«;ijre« »ftr<r»-m3rtî (A S V)

<( Je reçois votre lettre d'aujourd'hui h midi. Je vous fais passer un ordre démarche du corps d'armée pour que vous en connaissiez Tensemble. Trois bataillons westpbaliens vont partir tout à Theure avec deux ou trois escadrons et quatre pièces de canon fM)ur Dou* brovna eu longeant la rive droite du Dnieper.

Le général a 1 ordre de communiquer avec vous. Inlormez-vgus si réellement le corps de Plalof a passé en entier, et failes-vous donner le nom des chefs.

Les hommeis d^affaires du seigneur de Téolino qui est le l>eau-frère du prince Lubumirski. pourront vous donner de bons n^nseii^nements*

Le général Grouchy pTeUend que le corps de DKkturof doU se porter sur Liadouï, Prenez des informations h c« t < -at J. et tî\f!hex de vous procurer des nouvelles deSmolensk

Elablissex de petits détachements pour qtj*.- m .^ [jppnriH me parviennent promplement» et qui reviendront d'eux-mêmes quand Tarmée fera un mouvement. »

lia % OUI À Tlitim^jiu

Oreha. 30 \m\M (A S

ff Je vouh donne ronnaissance de la marche flu corps d*ariit

PREMIER CORPS 243

désirerais qu*aux mêmes heures indiquées vous fissiez partir trois bataillons d'infanterie avec la moitié de votre cavalerie et quatre pièces de canon pour Doubrovna par la rive droite du Dnieper. Vous donneriez pour instruction à l'oflicier d'établir la majeure partie de son monde sur la rive droite du Dnieper dans la position la plus convenable pour le défendre, d'établir, sur la rive gauche, quelques compagnies pour être maître des différentes routes qui aboutissent à Doubrovna. On mettrait ces compagnies dans des maisons situées sur ces chemins ou à côté et choisies parmi celles qui feraient le plus susceptibles de défense. Cet officier général ferait battre Testrade à une partie de sa cavalerie sur la rive gauche pour avoir des nouvelles. 11 aura Tordre de se mettre en communication avec le général Pajol qui se porte à Téolino. Il faudra recommander à cet officier général de pousser aussi des reconnaissances sur la rive droite, sur la route qui remonte le Dnieper et de placer des postes suivant les localités pour être informé dans le cas où des troupes arriveraient sur cette route et avoir le temps de se replier sur la Czufelia. Je vous invite aussi à placer un bataillon intermédiaire sur la rive droite et un escadron en échelons depuis Orcba jusqu'à Doubrovna, et de les placer vis-à-vis des gués et des points de passage du Dnieper.

Il sera bon d'envoyer une compagnie de sapeurs qui marchera avec la colonne qui se porte vis-à-vis Doubrovna avec l'instruction de détruire depuis Orcha exclusivement jusqu'à Doubrovna exclusivement les bacs, nacelles et les plus petits radeaux. Recommandez que cette opération soit faite avec la plus grande exactitude. Il faut établir pour couvrir le pont que vous avez à Orcha deux bataillons et deux pièces de canon pour être entièrement maître de ces différentes routes qui aboutissent à Orcha par la rive gauche et, avec votre cavalerie, vous feriez battre l'estrade sur ces routes. Vous pouvez faire venir la moitié de la cavalerie que vous avez à Aleksandreïa, mais ne rien changer pour le moment aux dispositions de cet endroit.

Vous verrez par l'ordre de marche les heures auxquelles les divisions marchent. Vous pouvez faire partir une heure auparavant. Vous tiendrez le. reste de vos troupes réuni à Orcha pour qu'elles soient prêtes à aller où besoin serait. »

Davout à PoiiiatowNki

Orcha, 'M juillet, 5 heures du matin (A S P)

« Je crois devoir donner connaissance à Votre Altesse d'une lettre du major général.

tu

FREMI KR C0HP5

J'ai depuis hier mon avant-;^arde à TAolioo* Je crois mieux entrer danb îes inlentions de rKmpereur vn continuant de remonter le Dnieper jusqu'à Lïadouï.

A la hauteur de ce dernier endroit, je ferai jet«^r im ponl sur le Dniepcielje me trouverai en même temps sur la route tle Smolensk à Orcha et sur ceïle de Mstislavl.

Par cette position, je serai en mesure de marcher sur les derrières du prince Bagration, s'il lui vient idée de marcher sur Mohilev, Cela l'ait nécessairement tomber tout le pays qui se trouve entre Lïadouï, Mstislavl et le Dnieper, et cela me donne la racilité de procurer des subsistances.

Il faut que Votre Altesse concentre ses trois divisions entre Chklûv et Mobilev, occupant f]hklov par un peu de cavalerie. Les Westphaliens sont h Orcha et se lieront avec vous.

Je m'en réfère à ce que je vous ai mandé pour faire occuper le pays sur la rive droite du Dnieper par la cavalerie du général Latour-Maubourg et faire observer Bobrouisk. Il faut que Votre Altesse fasse baraquer ses troupes ou les établisse dans de grandes granges ;ii faut demander du riz aux juifs de Gbklov, je sais qu'ils en ont, et profiler de ce moment de repos pour procurer à vos soldais souliers et capotes. Demandez dans le gouvernement de Mohilev ce qui vous est nécessaire.

Il serait bon de donner un peu plus de développement à la tête de pont de Mohilev et de f?iire conduire A Mohilev lotiles les embarcations» bacs» nacelles et radeaux qui se trouvent entre .Nov-Biekhov et Mohilev, et de détruire ce que Ton ne pourrait conduire.

11 est bien important au-jsi de faire faire à Mohilev sept ou buil fours mililiiires de 500 rations chacun, etde vous faire un approvisionnement de huit jours de pain demi-biscuité pour les opérations futures. ï>

DAVout à Juoot

Orch», M iulHet, 7 tieurea du maUii (A S P)

a Je vous communique copie d'une lettre que je reçois du major générah

Je mande À Sa Majesté que le V1II« corps est réuni à Orcha» occu* pant Doubrovna» laissant ù la hauteur de Kopouï un bataîUon et UD escadron pour communiquer avec Chklovoù il y aura quelques troupes polonaises.

Je vous engage à faire réunir à Orcha ce qui sera superflu à Kopouï et à faire détruire tous les bacs et nacelles qui sont à la hauteur de Kopuui, Vous verrez par cette lettre que rintenlion de

PHEMÎKH CORPS

l'Empereur est qu'on établisse une tète de pont à Orcha, Faites reconnaître remplacemenl le plus favorable, et faites-y f.'jire les ouvrages nécessaires.

Il y a aussi au-dessus et au-dessous d'Orcha des gués et embarcations qu'il sera bon de tlétruire et de ne laisser subsister que ceux où nous avons des troupes.

Je me porte aujourdliui à Pokelnïa h rembranchement des routes tle Lïadouï à Lïouvavitschi .

Je vous invite, monsieur le Duc, à faire construire à Orcha une manutention de sept à huit fours de ls(}0 rations chacun.

Dès que je serai à Lïadouï, je ferai battre la campai^^ne par des partis de cavalerie, et je vous ferai connatlre tout ce que j'apprendrai, »

fla%oi]l h Pmiialovv^kl

Ortiba. 31 juillet. 7 heures l/'2 (A S P)

« Comme Mobile v n'est occupé que par i'extrôine droite de la Grande Armée, je prie Votre Altesse d'en faire évacuer tous leg malades qui peuvent sV trouver, et de les diriger sur Borisov où il y a des établissements. »

lia vo lit à Jiiiiol

Orclitt. 31 juiHi'l, r» UeocuB «tu soir (A S P)

tf Sur ce qu'a écrit le major général au général Grouchy que tes Russes étaient encore le 21* à Roudnïa et Lïozna, je continue mon mouvement et demain je serai au débouché de la petite rivière qui passe h Lïouvavitsi'hi et qui sejelte dans la Bérézouïnia. J'ai donné les ordres directs au général lïamnierstein de llanquer ma droite avec les deux tiers de son monde et de se porter k la hauteur de Rasasna, L'autre tiers est resté à Doubrovna. Je vous serais obliiçé d envoyer â.CKJO h 3 OCK) hommes et un bon oflkier général sur ce point très important, puisque c'est par Va que Piatof a débouche et qu'on y annonçait le prince Bagration. 11 ne devra occuper Doubrovna qui est sur la rive gauche que faiblement en donnant l'instruction au délachement qu'il y aura de se retirer à la première nouvelle de l'approche de Tennemi, en détruisant bacs et nacelles. Je vous prie de faire partir ce soir ce délachement.

l'ressez, monsieur le Duc, Tarrivée de la garde royale à Orcha, parce qu*il est important d'avoir beajjcoup de forces sur le point d'Orcha ; il faudrait défendre les hauteurs sur la rive, si Tennemi se portait sur ce point ; au premier avis, 'fy serais t>ienlôt.

Je crois que le général (irouchy est parti de Babinovitschî ; il faut

iio

PHEMIEH CORPS

faire placer un délaufienienl tle vingl-cinq chevaux avec un bon officier à moitié chemin envirun à la lèlc d'un deiiié,

J*ai ordonné qu'on renvoyât a (>ncha pour être parqué en arrière du pont mou parc de regerve avec tous les gros bagages. J'aurai mon qnnrlier g»5ueràl ce soir il ftoilsarovski ; ce village n'est pas sur la carte* il est & une lieue et demie environ au delÀ de ta hauteur Uasasna (sic) gur la roule,

Je vous serais obligé, monsieur le Duc, de vouloir bien donner des ordres pour que tous les ofûciers qui auraient des dépèches pour njoi, soient dirigés sur ce point ; pour qu'ils ne se Irompenl poiat, il Faut qu'ils reniontetit le Dnieper en le suivant, j)

Davoul à H urat

Novu-Tuchitiii» W «oai (A S P)

« Je reçois la lettre de Votre Majesté îi Orcha. Ayant appris que

rennemi dirii;eail sa retraite sur Itoudnïa Je me suis mis en marche dans Tespérance de rp.mpi^chf'r de passer le Dnieper à la tiauteur de IJadouT. J ai été informé qa*il dirigeait sa retraite sur Smolensk parPoriétscheet directement sans passer par [.ïadouL Pour ne point faire faire de pas inutiles aux troupes, je? me suis arrêté et ai fait mettre le corps dVirmée h Dutibrovna et Orciia» et j*ai laissé l'avantgarde sur la rive droite de fa Hén-zoumia en attendant. <iue le génénil Grouchy s*y établisse : conformément aux ordres <Ie rt^mpereur, je mettrai à la disposition de ce général un régiment d'infanterie.

Hier soir, un parti de dragons wurtembergeois nous a rencontrés lorsque nous arrivions à la liauteurdeRasasna. Il nous a pris pour des Russes et a dû donner une alerte h Lïouvavitscbi. Il y a des troupes qui n*appartiennent point au prmce Bagration, vpnn.^s de Smolensk à Lïadouï; ce sont des troupes de réserve* »*

Uavoul k P4O0I (i)

K<^vn-Tiichioii, i" Auût, i h«iires 1/9 ÛQ «oir (A S P)

« Je reçois, mon cher général, votre lettre de ce jour à 2 heures. Mon aide de camp Beauuiont arrive de Lïouvavitscbi Le maréchal Ney n'y est point de sa personne; il y a seulement trouvé les îîavarois. Les hommes que nous avons pris hier pour de^- dragons russes étalent des dragons wurtembergeois qui nous ont pris euxmêmes pour ennemis ; mais, comme il y a des troupes ennemies h Lïadouï, il faut que v jus marchiez avec circonspection pour ne pas

(I) Knlrt* ciîs eaux «Mji^ch*^ ne Irottvo la Inttro ptthUéo tûtno Itl, pa^âS;

PREMIER amp^

?ous compromelire> Faites détruire le bac de Liadouï et toutes les embarcatians entre Lmdou) et Uasasna.

L'ennemi sélant retiré de llouflnïa sur Srnolensk par une route directe, je n'ai plus rien à faire, ainsi je vais ce soir k Doubrovna^ et (iemaif) je rentrerai à Orciia.

Vous resterez avec votre briga<ie pour observer la rive droite de la Bérézouïnia depui» Cl»alovo jusqu'à son emhourhure seulement par des partis. Votre gauche est assurée, puisque le roi de Naples est à floudnïa et le duc d'Iilchingen à Lïouvavitschi. Vous ferez observer les gnes cl détruire celle nuit îe bac de LTadouï et tous ceux qui existent entre Liadoiiï et Hasasna. Le général Duppelin restera où il se trouve ; vous auriez lonjours voire retraite sur lui ou sur votre gauche.

Le général Groucby doit venir avec sa division et s'établira comme avant-garde entre Orcha et Tovkalschi. Je lui donnerai un régiment d'infanterie, aïors je vous rappellerai. »

lla%oiit à l*ouiato\vNtii

1" aoùl, 5 heures du soir (A S P)

« Informé que lennemi était encore le 30 à Itoudnïa, j ai supposé qu'il ferail sa retraite sur Srnolensk par Liadouï. Je me suis mis en marche espéranl le prévenir et lVmp*^cher de déboucher du côté de Chalovo. Jai fait des pas inutiles, car j'ai appris qu'il a suivi une route directe de Htnidnïa à Srnolensk, J'ai reçu une lettre du major général du 30 juillet à iO heures du soiroè il me mande de vous écrire de diriger le plus promptement possible le 4" corps de cavalerie commandé par le général Latour-M au bourg sur Orcha. Je prie Votre Altesse de donner ses ordres en conséquence, bien entendu qu*elle retiendra Tinfanterie qu*elle avait détachée avec le général Laiour-Maubourg. Je la prie de me faire connaître Titinéraire de ce corps, L'Empereur vous recommande de faire travailler à la kHe de pont de Mohilev (*t de faire des excursions à douze ou cfuinsse lieues sur la rive gauche pour remplir vos magasins. Il recommande aussi d'organiser le servii-e des postes de Mohilev à Orcha, Vous avez la c«ujuï*ïShion provisoire du irouvernement qui peut faire cela; placez des sauvegardes chez tous les maîtres de poste,

En faisant venir le général Latour-Mauhourg, je prie Votre Altesse de prendre des mesures pour couvrir Bobrouisk au moins à une certame dislance, ainsi que je lui en ai parlé dans le temps, en çtabliasanl quelques postes d*infantcrie qui seront relranchés aux

UB

PHKMIKR CORPS

différentes issues. L'Empereur se pro|^iose de donner quel(jues jours de repos h l'armée, à moins que les mouvements de rennemi ntj s y opposent. Il recommande de protUerdece momenl pour former dc« magasins pour le second aele de la camprigne. Enfio Sa Majesté recommande d'éviter toutes les échaulTourées de cavalerie, en garntssant d'infanterie tous les postes sur le Dnieper qu*occupe la cavalerie, afin de la soutenir. »

Nova-Tuchifui, l" août, 5 heure* 1;2 (A ï? P)

a Voire régiment est trop disséminé ; rassemblez les quatre bataillons en arrière du dêlilé» et vous mettrez la valeur d'un bataillon en poste à la tète du village pour observer les gués sur le Dnieper dans le rayon d'une à deux lieues ; il y en a un tout près du village qui n'est m<^me pas observé. Ayez de petits postes sur les hauteurs et qu*on vous rende compte de tous les mouvements qu'on verrait sur l'autre rive, et qu'on ne prenne point des paysans pour des colonnes. »

llnvoiif «^ .luuol

<r J'ai envoyé tous les constructeurs de fours des compagnies de sapeurs et des régiments sous mes ordres k Orcha pour y établir douze fours, confoimément aux intentions de l'Empereur, Ayant résolu de porter k Doubrovna toutes les troupes du P'*" corps, il devient nécessaire que j'y établisse des fours avec la plus grande célérité. J'envoie à Oreha un officier de mon état-major pour rap* peler mes constructeurs ainsi que le capitaine Finot qui est à leur tête.

Je pense que vous jugerez utile d*employer les constructeurs, qui peuvent se trouver au ^ lU** corps, à établir les douze fours qui peuvent Hre faits à Orcha et qui vous seront si utiles* et je vous prie de donner des ordres pour le départ de reux du î""" corps pour se rendre celle nuit à Doubrovna.

/*.-.S* — L'Iilmpereur recommande, pour que la communication soif rapide avec Vitebskt qu'on place des postes de correspondance à Orekhi et Babinovilschi. Vous voudrez bien, monsieur le duc, donner des ordres en conséquence, H est a désirer que chaque poste soil composé au moins de dix hommes avec un maréchal des logis. •

Davout it .fiiiiol

Doiilirntrtin, '2 anût (A S P|

« J'ai pensé que la réunion de votre corps d'armée était une chose utile ; en conséquence je ferai partir d'Orcha demain tout ce qui

PHKMIEH CORPS

tient au l*' corps, et vous renverrai de Doubrovna tout ce qui appartient au vôtre. Tout ce qui appartient au l^' corps devra se rendre à Doubrovna parla rive droite, Voas ferez occuper Kopouï comme ci-devant. et vous vous lierez avec les troupes polonaises qui sont à Chklov par de petits postes sur la rivière. La division Crimpans sera derrière la Czuferia à Téolino. Les deux autres divisions seront sur la rive gauche à Doubrovna. Sa Majesté m'a chargé d'envoyer quelques compagnies d'inFanterie h Orcha et autant à Babînovitschi. Vous pourriez mettre un demi-bataiilon dans chacun de ces endroits, cela sera suffisant pour repousser toute attaque des Cosaques qui pourraient se trouver dans les forêts. Si quelques partis de Cosaques existaient dans les bois, les commandants enverraient une partie de leurs troupes pour leur faire la chasse. LTmpereur, dans sa dernière lettre, me parle encore de la tète de pont d'Urcha, et me commande d'y faire travailler avec la plus grande activité. »

lftji\out i\ l^ajol

Doubfovrm, 2 aortl (ASP)

« Je reçois à Tinstanl votre lettre du 3 août k 9 heures du matin : j'eusse d«-'siré que vous ne vous fussiez pas retiré immédiatement après les troupes du g^^néral rîrouchy. Quoi qu'il en soitjl n'est pas nécessaire de venir jusqu'à Doubrovna, passez le Dnieper à un gué à hauteur dft llasasna, vous auriez toujours votre retraite par ce m«>me gué sur le 25'' et les troupes du général Grouchy et méuie sur Doubrovna* puisque la route d'ici à Hasasna est libre» et demain, à la pointe du jour, vous pousseriez de forts partis k llomanovo et ChoruuT ainsi qu'à Lïadouï pour avoir des nouvrïtes de MstislavI et du prince Bagi'ation. Il semblerait qu'il s*est retiré du côté de Kiew, 11 faul savoir avec certitude si Suioleusk est évacué ou non, voua trouverez des personnes qui en viennent et vous me les enverrez,

Faites courir le bruit que jo marche sur Lïadouï et Krasnoï ; commandez des sul)sîstances.

Je vous envoie un huilé du cours de la rivière qui se jette dans le Dnieper à Rasasna, et du pays qui est entre cette rivière et celle qui passe à Lïadouï ; cela vous aidera à diriger vos partis. Faites reconnaître ces rivières pour savoir si on ne peut passer que sur des ponts ; vous pourriez demander pour vous appuyer quelques compagnies d'infanterie qui s'établiront à Itasasna. Vous dites que six régiments d'infanterie et deux de Cosaques sont arrivés hier à Lïadouï. Ces troupes arrivent-elles de Vilebsk. Voilà ce qu'il faut faire constater. J'ai eu le rapport, il y a quelques jours, qu'un gêné-

PRRMIER CORre

rai Halinov était arrivé de Smolensk k I^ïadouï avec qtieîqiifts butftiT Ions de ré&erve, de l'artillerie et dus (iosatiues ; ce rymassis-hi c«t à peu près de la canaille, Cûh troupes s'ctaient-dles portées du côlé de Boudma et Bonl*eJles revenues uïi hicci sont-ec des Iroupei faisant partie de la Grande Armée de Vitebsk, Voilà ce qu'il est iiiipor» tant d'établir dans les rapports pourquoi ïk*y ait point de confuîïncm. Ne né*;ljifez rien pour savoir quelle est la direction que le corps de IMatof et les troupes qui élaient à V'itebsk ont prise. Je vous fais la même reloua num dation pour celle» de Hagration, S'est-il dirigé oa Don sur Smolensk i Le général Bordessonlleest parti de Doubrovna pour se rendre à Lïadouï ; il est probable que vous le rencontrerez. Lorsque vous aurez été à Lïadouû et que vous aurez des nouvelles, faiteS'Jes passer h itohilev au prince Ponîatowski par un juiÉ* qui ait des propriétés et auquel vous (ixerez une beure par mille. Sa femme, ses enfar^s, ses biens répondront de son exactitude. »

D«i%oiil ù Tliarrefiti

Douhrovni. 9 tofit (A S P>

« Vous avez dû envoyer des reconnaissances par la rive gauche sur Orcha pour communiquer avec le duc dWbrantès. Je n'ai pas encore du rapports. Je vouô invite à envoyer de suite à Kranopo un officier j et vingt-cinq liominos et en outre un autre détacbement de pareille ' force entre Orcha et Franopo. Il faut qtie ces piquets s'établissent dans des bois et aient des vedettes dans des fonds* de manière à ce | qu'on ne voie pas leur force, et aient Tordre d'avoir des patrouilles de reconnaisîsancoà trois quarts de lieue sur la route d Orcha ; il faut qu'ils éclairent la route. Ces officiers auront Tordre, dans le cas peu vraisemld;ible où ils auraient connaissance de renn(»mi, d*eo faire le rapport au duc d'Abrantésà Orcbael a moi à Doubrovna. Ils nous adresseront directement leurs rapporta, n

Ilïivoul ik IIU|»p4*lltl

Ooijhrovnii, S tûiU, Il heon^du amlln {A S P)

« Dans le cas oii le général liroucby ne serait pas arrivé» vous en* verrez trois coutpagnies â Hasasna et vous les établirez à lalête do village dans des maisons ou deméi'e deë liaies> do noiritère à être | parfaitement maître des dilTérentes issues* Vous donncrcît cet avis au général Pajol qui a pa^sé la rivière a Hasasna et vous le préviendrez que je suis à Doubrovna avec trois divisions d'infauteriG, et] que j'ai porté le génénil Hordessoulle du côté de (îorki par Sa va. Le Kénéral Pajol a sa rolraite sùre ou sur vous ou «ur Doubrovna. Il

PREMIER CORPS

SSH

fttil qn'fl laisse tous ses chevaux de main, équîpa2e8 et mauvais che\atix derrifM-ela petite rivière qui se jette dans le Unioper à Ha- $Hsm. Ils seront sous la protection de Tinfanterie ; vous lui enverrez copie de cette lettre,

t-hârgex le général Fajol de frapper des réquisitions de farine, de paJD, d'eau-de-vîe et d'avoine pour le général Grouchy et vous les dirigerez sur Rasasna. Faites barricader les diiïéreQtes issuea de liafûdna.

Il faut que le général Pnjol fasse courir le bruîl que le corps d'armée te suit. Etablissez deux ou trois compagnies sur la rive droite sur les flancs du village, »

l>avoat À PonlatowMkl

t J'ai reçu vos dépêches du 31 juillet à 4 heures du matin et du l^ftiiûta 6 heures du matin et les rapports qui y étaient joints. Il eilpMrnrirdinaire qu'il y ail autant de vague sur la direction du pHiicé Bagration ; il est d'une trùs grande importance qu'on 8*as8urede la route qu^il a prise. Faites venir les rabbins de Mohilev l>ûur qu'ifs rtiout à envoyer, sous leur responsabilité, trois juifs inlt^Jligi^îils : Tuii à Mslislavl» l'autre à Tsclierikov et le troisième a l'Mpûiitk pour connaître la quantité de troupes qui uni passr dans «^^«{^nflmitH, le nom des généraux et leur direction Chargez dr ma |>«rtM. Krayer de faire prendre des renseignements. Il a dû aller ^ lii<^kbov, qu*il expédie de Biekhov sur toutes les rouler pour «voir d^îg nouvelles du prince Bagration*

^J p'^raîtrait qu'il y n quelques Cosaques du côt»3 de Gorki. J'envoie ^chevaux et de rinfanterie de ces côtés. Le général Bordessoulle aora Tordre île cominuniquer avec vous et d'envoyer des reconnais- ^nces par iJrouïbino sur Soukhari. De votre cùti'% j Vin vile Votre AhesgeîWiriger sur Tschaouxouïetsur Zatonouï qui se trouve sur la route de Mohilev 4 M^tislavl sur la rivière Pronïa, un bataillon d infanterie de ligne avec 4CHJou 5(M) chevaux. 11 ny a point d'iueon- ^ 'ni puisqu'il n'y a, d'après votre rapport, que des troupes légè- '" ]ui fuiront devant votre infanterie. Cela netlinera le pays, vous donnera des renseignements et rassurera vos partis.

Hiltîs courir le bruit que vous marchez avec votre corps d'armée ^Mne, de mon cùté, Je me porte par Ghorouï sur Msti&lavl. Le moiivHmenl du général Bordessoulle confirmera votre nouvelle. t iHrt>f|(ie le parti que vous avez envoyé sur Rogatschev vous ^ '"irjj iJHï» nouvelles.

PREMIKR CORPS

Il faut presser le général Lalour-Mau bourg de se rendre à OrcI en lui dûonant ta direction la pïus courte. II rae semble qa*eu passant par Mohilev, il allongerait sa marche ; il doit vous rendre votre infanterie.

Si vous vous portiez en avant, vous ne laisseriez point du tout de détachement à Chklov, peut-tUre à Mohilev pour la police. Je ne doute point que Votre Altesse ne profite de ces jours de repos pour rallier son monde, et se faire procurer par le gouv»?rnenient de Mohilev tout ce qui pourra lui être nécessaire.

Il a dû vous rejoindre un g;rand nombre de tous ceux que vous aviez laissés en arrière.

Je vous demande par une lettre particulière des états de situation evacls de la part de Sa Majesté.

Ecrivez au commandant que vous avez à Chklov d'y faire jeter un pont dç radeaux. Je vous prie, Mrmseigneur, de prendre connaissance de ma lettre au général Latour-Maubourg, et de la lui faire passer ainsi que les dép(^ches k son adresse.

11 arrive bien souvent que les villages que Ton cite n'étant point désignés sur la carte du bureau de la guerre, on ne comprend point les rapports ; que Ton désigne la situation de ces villages en indiquant les ville.s un peu considérables qui en sont les plus proches et leur distance. Je n ai point trouvé sur la carte, les villages Plisoki, Frudi et Dobrzjow que vous me désignez dans votre lettre du 3i juillet. Je désire que Votre Altesse envoie un officier intelligent avec sept à huit hommes rôder autour de Bobrouisk, pou savoir délinitivement ce qui se passe dans cette place, et qu^elîi envoie également un officier avec sept ou huit hommes montés par des chemins délonrnés dans les environs de Fropoisk pour avoir des informations sur la marche du prince Bagration, et la quantité de divisions qui sont réunies avec lui.

f^e duc d'Abrantès qui commande le VÎH** corps doit envoyer des partis d'Orcha sur la rive gauche sur Chklov pour communiquer avec vos troupes. Faites répandre beaucoup de proclamations. Entre autres l'acte de la confédération de Varsovie ; il est étonnant que l'on n*ait encore fait aucun actf de celte nature à Mohilev. Faites en sorte qu'il se fasse des confédérations particulières et que l'on accède k la confédération générale. •

llsivoul à Juuot

HontiroYOt. 9 »oiU (A S P)

« C'était de 1 infanterie du I*^"" corps qui était à Rabinovilschi ; Sa Majesté m'a ordoimé de la renvoyer et de la faire remplacer

PREMIER CORPS

ÎÎS3

par craulres troupes ; or H n'y a que les vôtres qui soient à portée, Jai écrit à Minsk pour que Ton dirigeAt sur Orcha des subsistances ; j*espère que dans quelques jours vous serez en mesure de pouvoir faire faire des distributions régulières.

Je vous prie d'envoyer des partis sur Cbkîov par la rive gauche f our communiquer avec les troupes polonaises. Ces partis éclaireront etctiasseront quelques maraudeurs russes qui poiirraienteocore s'y trouver et auront encore Tâvanlage de faciliter l'exécution des ^réquisitions ordonnées pour réunir des subsistances. Il sera même l3on de faire soutenir cette cavalerie par de Tinfanterie. L'Ernpe- M^eur recommande cette mesure pour éviter les échauflb urées, »

Ua%'oul à Iloritesj^oallo

rJoulirovna, 3 août midi (A S P)

K Je mets à votre disposition un bataillon du 85*, Vous devez ^zJire au sçénéral Dessaii l'endroit où ce bataillon devra se rendre ;^rîour pouvoir partir avec tout ce que vous avez do disponible de ^^^olre brigade.

Vous vous diriaterez avec votre brigade et ce bataillon sur Sava, /ous vous annoncerez comme faisant Tavant-garde du corps farméequi se porte sur Mstislavl ; arrivé à Sava. vous y laisserez 'infanterie et la majeure partie de votre cavalerie, vous les établi* ''ez très militairement derrière la Pronïa, gardant les débouchés et ^'ous pousserez des reconnaissances sur la route de Mstislavl et sur Drouïbïno.

Vous donnerez de vos nouvelles au prince Poniatowski à Mobilev, soit par un juif qui aurait des propriétés et famille, soit par un ^oble polonais. ÎI faudra questionner tous ceux qui arrivent de ^Istislavl depuis vingt-quatre et quarante-huit heures pour savoirsi lies troupes y ont passé, d'où elles venaient et quelle direction elles Dnt prise, et, si dans ces troupes, il y en avait du prince Hagration. Vous chercherez à remuer les cœurs polonais, vous ferez répan- ^:3re les proclamations ci-jointes^ vous ferez défendre aux seigneurs polonais sous leur responsabilité d'obtempérer aux réquisitionsdes ^^usses, d* hommes, d*argent et de chevaux. Vous prendrez conw-iaissance de toutes les ressources qui existent dans le pays, en avoine, farine, blé et eau-de-vie pour m'en faire le rapport détaillé. Le général Pajtd se porte sur ttiisasna et Lïadouï el ptiussiTa des Yecon naissances sur Homanovo, vous en poussere^^ aussi et vous laisserez de deux lieues en deux lieues de petits postes de correspondance pour me donner fréquemment de vos nouvelles. »

PREMfiïB COHPS

lla%oul II imranchj

D«5ubroviii, t juillet 7 tieuret t'2 ila iolr (A S P^

a Je viens dVjpprendre par un officier du major général qui ] vient di* ra*appnrh*r di^s lellr^s f|Ué vous étiez arriva h.., (1).

Je désire» mon cher général, que vous m *a dressiez de suite remplacement de vos troupes et des postes qu'elles occupent. Vous! devez vous fier pnr votre gauche sur l.i Rérézouïnia avec le général Munlbruo ainsi que je voiLsIai écrit, et observer toute la Bérezouînia jusqu'h son embouchure dans le Dnieper par des postes. Je suppose] cette rivière très marécageuse, et qu'il y existe fort peu de passages! et enfin qu'on ne peut passer que sur les ponts Je vous adresse un dessin très détaillé d'une partie du cours de la BérèxouTnia. i\ vous} sera d*une grande utilit»^ pour les ordres à donner auxcomuian-] danls pour se retirer dans le cas où ils y seraient forces. Metle7.J dans la liHc de toute votre cavalerie que la meilleure manière del garder la nuit un poste contre les troupes ir'gères de rennemiJ c^est d'avoir une partie de son monde à pied embusquée, soit dans une maison ou derrière des banitîres ; alors on n'a absolument rien à craindre. Dans la campagne de Pologne, nous avons eu mille) exemples d'avant-po§les de aivalerie repoussaVit des attaques de j Cosaques de cette manière. Les dragons surtout ont un grand ^ avantage. Une chose encore à leur recommander c'est de placer] leurs postes et leurs sentinelles de mamAre k ce qu'ils puissent toiiM voir sans ùtre aperçus, et de pourvoir à ce que les postes rie nuit ne soient pas les m*îmes que ceux de jour. Il ne faut pas non plus qu'on laisse approcher les postes par des paysans* Je sais bien que j tout cela est TA lî (', nmh il faut le ra[q)eler aux officiers, puisque la plupart paraissent l'avoir oublie. La première chose qu*un commandant d'avant-garde doit faire, c'est de reconnaître toutes les j issues, soit pour se garder, soit pour sa retraite.

Cette carte vous sera encore très utile pour vous faire connaître j tous les villages où vous pourrez envoyer prendre des subsis- 1 tances , la plupart n'ont pas été pillés par nos troupes et je suis persuadé «|u'il s y trouve beaucoup de ressources en farina, .irrains, avoine et eau-de-vie.

Il ne faut pas compter que^ dans les premn is mumenls surluul. il nous sera possible de vous donner des secours.

Le géni?ral Pajo! a passé ce matin le Dnieper £i Rasasna ; il doilj pousser des reconnaissances sur Liadouï, ainsi cela flanquera vi^re droite. Mettez-vous en relation avec lui. En votre absence, j*ai écrit]

il) Kl» blimr aaiis ]i> levle.

PREMIER CORPS 255

au général Duppelin pour qu'il établisse trois compagnies à Rasasna,

il est fort aisé de les placer de manière à ce qu'elles soient à cou-

■vert des attaques de la cavalerie. Il faut avoir trois échelons de

troupes de cavalerie et d'infanterie depuis la Bérézouïnïa jusqu'à

l'endroit où vous êtes maintenant. Cette carte vous donnera beau-

- coup de facilité pour l'établissement de ces échelons. 11 faut les

établir de manière à ce que chaque échelon soit couvert par un

ciéûlé, et, en général, dans ce pays tous les petits ruisseaux sont

Mnarécageux et coulent dans des ravins assez escarpés, de manière

<qu*on ne peut les passer que sur des ponts ; faites reconnaître

'toutes ces positions. Vous pourrez mettre quelques détachements

^d'infanterie aux postes de cavalerie de la Bérézouïnïa, qu'on n'en

tf^asse pas abus, et que, dans le cas où des forces majeures se pré-

^senteraient, les points de retraite soient bien reconnus. Je ne puis

m ndiquer ces points puisqu'ils dépendent absolument des circon-

-^s^tances.

Si ces postes sur la Bérézouïnïa étaient attaqu«'*s par des troupes "^^enant du Dnieper, leur retraite serait sur Lïouvavitschi. Il y a dans M ^L direction de Lïouvavitschi une suite de bois qui est très favorable. XlD'après l'inspection de la carte, un de vos échelons me paraîtrait fc^ien placé à Prasnaïa, un autre où vous (Hes et un troisième inter- K^médiaire entre Prasnaïa et la Bérézouïnïa pour appuyer les postes. ^S i l'ennemi était en force sur la rive gauche de la Bérézouïnïa, il ocrait bon, puisque maintenant on ne fait pas de mouvements, de ci étruiie tous les ponts et les gués. Je ne vous répéterai point, mon Ci- lier général, ce que je vous ai écrit sur les mesures à prendre pour observer la rive gauche du Dnieper. Il faut non seulement que vous >rous mettiez en communication avec le général Pajol, mais encore avec les commandants de vos détachements sur le Dnieper. Je connais, mon cher général, que vous êtes ami de la discipline, et je suis sûr que vous emploierez tous les moyens possibles pour arrêter les excès. »

llavout 2i Berthier

Doulirovna, 3 août, 11 heures du soir (A S P)

€ J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse un rapport que je reçois du général Grouchy.

Un de mes aides de camp que j'ai envoyé avec un parti sur Gorki m'assure que les troupes légères de l'ennemi y sont. Le prince Poniato>vski mande qu'il y a i.oOO Cosaques entre Mohilev et Chklov.

Le général Bordessoulle marche avec sa brigade et un bataillon

ÊSê

PHEMfEH COAPS

•or SB¥a el (I) . Le général Pajol se porte h LïadouT et

poBSfliera dm recoonaissaiices sor RomânoYO. Le duc d'Ahranlès «ovêrra dm partis d*Ordia sur Chkior par la rive gauche pour fomoiiiBiqaer aviec les troopes poloDaises*

lie prtoee Pooialowskt de soo edié enverra an parti d*infanterle el de cavalerie sur son fronL Par ce moyen» on oetloiera ](* pays et IMI aura U facilité de faire exécuter les rêqutâttiooâ Hr mihsî^f < nres qtii j seront frappées pour approTisioiiiier Tarcnée.

0a%<Mil à IN»ikiali»m«ld

HoobrvTM, tfyiM, Il Mnm do malio (A $ P>

« Pendant mon séjour à Mohîlev» j'avais ordonné de faire imprimer ooe proclamation du prince Saloviski^ ainsi qu une nutre pièce aaoDjme ponr le dépôt d'armes.

Ayant pris des informations »ur rexécution de mes ordres, le eolon<>ïl Kobiiinski *m*a remis la note ci-joinle qui fait connaître Tendroit où sont ces imprimés* Je vous serais obligé de les faire réetemer» d'en faire répandre une partie et de m'envoyer l'autre. Je TOmflua passer un duplicata de ma lettre d hier. Le général Bordes» foolle m'écrit qu'il n*y a plus d'ennemis nî à Sava ni à Ghorki. Il mareheni sur DrouTbino el enverra des reconnaissances sur Mstisla? L n me semblerait difQciie que. par la position oïl nous sommes* dca partis restassent entre la PronTa et le Dnieper. Quoi qu'il ensoit» il faot en faire ta chasse avec de rinfanterte et de la cavalerie el que le paya soit entièrement .h votre disposition pour les approvijiionnements que vous devez y faire faire. Il faut faire lever le nombre de souliers et de capotes nécessaire pour mettre vos troupes •ur un bon pied. Des personnes venues de Smolensk, n'ont pas entendu parler du prince Ba;srralion ; cependant c est dans les premiers jours du mois qu'il etU pu y arriver* s'il eût pris celte die*ection. Il est très important de savoir où il est maintenant, ce qu'il fait et tn quantité de divisions qui sont avec lui. Avez-vnus ^e« nouvelles des corps de Tormasof, Kamenski et d'Ertel ? M. Krayer peut et doit vous donner des renseignements positifs sur Bagra* tion el Ertel. La 13* division qui était dans le gouvernement du doc de Htcheheu qui» dans le commencement^ devait être du côté d'Odesaa, el la 18* qui était en Volhynie doivent se trouver quelque part, Peut-élre font-elles partie du corps de Tormasof avec les réaervea.

J*ai acquis la certitude par les prisonniers et les dt*serteurs qu a

^ll Kri blanc dann U tettc.

PREMIER CORPS

l'allaire du 23, le prince Bagralion avait quatre divisions, savoir: la 12* commandée par le générai Koljubaliin, la 2B*' comniandêepar PaskiewiUch (ces deux divisions qui formaient le corps de Uaeiïskoï ont été fortement engagées). Les deux aulres» la 2'' de grenadiers du prince de iMecklenbourg et la 27", qui est de nouvelle formation, commandée par Neverowski, formant Je corps de Borosdin étaient en réserve.

Les déclarations des habitants disent que les 9*^ et 15» divisions, formant le corps du général Markov, avaient rejoint Bagration à Biekhov, mais il n'y a aucune certitude de cela. Dans une de vos lettres, j*ai vu qu'un corps commandé par Kamenski donnait des ioquiétudes au duché de Varsovie. Quelles sont les divisions quVi ce général*? Ne sont-ce pas les 9* et 15" ? Il est important d*avôïr I des renseignements là dessus. Enfin quelles sont les troupes qui

^K sont à Bobrouisk?!\ quels corps appartiennenl-elles ? ^™ Dans le cas où le commandant de Ghklov verrait quelques partis

1 eonemiô dans le voisinage, il devrait vous en prévenir^ ainsi que

I le duc d'Abrantés et mot, en donnant des détails. »

H le

II» vaut à PoilialowHki

tlcubrovDa, 4 août, 3 heums iprès<ml4i (ASP)

« Je pense comme Votre Aïlesse que les renseignements de M. Krayer sont très insignifiants et d'aucune utilité. Ils renouvellent les soupçons que j*avais conçus- Il eût été à désirer qu'on Téloignât du pays dans les circonstances actuelles; on eut pu par exemple le mettre dans la députation qui se rend pn*s de FEmpereur; s'il en était temps, je vous prierais d arranger cela* sinon de lui témoigner mon élonnemeut sur la manière dont il remplit ses promesses Dites-lui d envoyer a Dobrouisk et à Mozouir et dans toutes les directions où se trouveraient des troupes russes pour donner des reûseignem<>nts, non sur la présence de quelques troupes légères, mais sur des forces considérables, leur direction, leur force et leur composition.

Je prie Votre Allesse de donner à ses ofUciers une Instruction sur les questions à faire aux déseKeurs et prisonniers, basée sur les tableaux que je lui ai adressés dans le temps. »

I>av4*ul  Juiiot

llouUtaviia, 4 uoiU, 3 bcurea uprèK-mîdi {A S P^

• Je reçois votre lettre du 4, renfermant le rapport de Tofficier du génie sur la ItHe de pont d'Orcha. Toutes vos rétlexions me parais-

'ÎS8

PREMIKH CORPS

sent justes. Le gf^nérai Haxo s'y rendra demain pour arnHer qui que chose de définitif et mettre îi votre disposition plus de inoyena que vous n*en avez. L'Empereur, dans une Jellre du 3, me inandi une victoire importante que le duc de Reggio a obtenue sur l« prince* Wiltgenstein entre F^olotsk et Sebej* Le duc de Re^gio sVst battu le 31 juillet et le l'"' août ; il a pris vingt pièces de canoo/ait 300 pri-j sonniers et tut* ou blessé un grand nombre d'ennemis. L*armé€ prussienne a obtenu uussi un succès du côté de Mittau. Elle a batte les Russes» fait plus de 300 prisonniers et cerné lu tète de pont de Riga.

Je vous serai obligé, Monsieur le due, de faire passer la lettre ci-jointe qui est très pressée au général Latour-Maubourg qui doit arriver ce soir à Kokhanov. S'il n'y était pas rendu, il y auraitquelque ofûcier de sa part à qui on remettrait ladép^he. )»

Uavoat à Grouchy

Doubnivrii, 4 aùH (ASP)

« J'ai chargé les généraux llaïo et Pernetty d'envoyer des sapeurs à Rasasna. Le général Pernetty pour y faire jeter un pont, et général llaxo pour le défendre coîitre un parti de cavalerie, 11 ser bon m^hiie de faire un petit ouvrage sur la rive droite pour empêcher le pont d'Atre surpris par cette rive* Je regarde llasasna comme Tavant-garde des troupes qui sont à Doubrovna. Ce point garantitj votre droite et vous met en mesure de pousser des partis sur la ri v< gauche pour vous procurer des subsistances ou pour avoir dei nouvelles de Tennemi. Ces partis ont leur retraite assurée* Je meta la brigade du général Pa^jol à votre disposition ; vous la liendiM sur la rive gauche ; il ne faut pas la compromettre ; il fuutévitef tout engagement.

Dans le cas où Pennemi se porterait avec des forces majeurea sur Rasasna, il ne faudrait point livrer de corribat pour défendre ce^ point. Quelques compagnies d^infanterie derrière les barricades qu'on va faire, soutiendraient la retraite et ensuite repasseraient le pont que Ton brûlerait et détruirait aussitôt. Il faut donc* sans queJ cela paraisse, rassembler tous les matériaux nécessaires en caç| d'événement ; on ne laissera subsister sur la rive gauche aucun de matériaux propres k faire un pooi.

Il est convenable d'avoir dans le village 300 à 400 hommes el d'avoir baraqué h la hauteur de Rasasna sur la rive droite une grande partie de l'infanterie avec les pièces régimentairesel mémej quelques escadrons de votre cavalerie. J'ignore si la Rasasna que lei

PRKVUFR CORPS

général FV|û1 a dû faire reconahitre qui se jette dans le Dnieper* est une bonne |>ositian, c'est-à-dire si la rivière est encaissée, marécageuse et si la cavalerie et Tinfanterie ne peuvent passer que sur des ponts. Si cela était, on ferait garder le pont sur celte rivière par quelque infanterie jusque» y compris celui qui se trouve sur la grande route, afin que la cavalerie qui se trouverait sur la rive gau- 4zh*^ de la Rasasna puisse dormir tranquille. Le général Pnjol devra l:>atlre le pays entre Uadouïet Hasasna, mais n*aura point de postes ^xes pour ne point les exposer ij des éc ha iiIFo urées. Il faut qu*il y ^^ât de ces partis la nuit comme le jour, qulls tendent quelques piè- ^^cs aux Cosaques.

Le général Fajol est mîs sous votre direction, parce que cela est ^^4i>Dfon«e au service de l'Empereur dans ce moment, mais il ne m'en f^ xa pas moins ses rapports directs ainsi qu à vous* »

Davaut à llaio

m Devant faire jeter celle nu il un ponl ^i Rasasna* je vous invite à envoyer un officier du ^énie pour mettre ce village soit par des rricades, soit par des travaux de terre; k Tabri de toute attaque iuecavalerie qui cependant n'aurait point de canons. Il faut réserver *^^^ ^ barrières qui s'ouvrirunt et se fermeront a volonté pour le pas- ^^^*^ :^Sedela cavalerie. Il sera nécessaire aussi de créneler les maisons '^ *^* "^ la rive droite pour protéger îe ponl de ce côté et empêcher un J^"^* •^ti ennemi qui passerait le Dnieper pour venir tourner liasasna. ^«at charger Toflicierde reconnaître le gué oii a passé la cavalerie. ^^^^=* *-ïr <pron établisse vis-à-vis un poste d*infanterie et le faire ^Wancher. L*ofOcier du ;a^énie devra partir avec un détachement de

ï>cz*

■Pionniers que Iburnini le général l'ernetly ; ils iront par la rive

*^*^ite à Nova-Tuchina et s'adresseront au général Grouchy, et en ^^«> îibsence au général Duppelin pour avoij' le nombre de travail-

*^ Y5 nécessaire. Il faut envoyer aussi une compagnie de sapeurs

^^ cie» outils, atln que le travail soit niieuN fait et aille plus vite ^c>ffleier remettra la lettre ci -jointe au général Grouchy et eu son •scnce au général Duppelin. »

tilt \ ouf à l*oiiiatow«ki

Douhrovna, î boiU, -^ heures aprèt-iaidi (A^ S P)

• Je reçois à l'instant votre lettre du (1) et les rapports qui y «taieat joints. Elle me prouve, ainsi que tous les renseignements que

U) ba bkûtt «Iftfti* i» i»3iU*

i drir

toutes les illieux le savuir Va q»^

je reçois, que le prince Baj^nitiuri a passé c directions se rendant à Smolensk JViirac sur voire droite.

Une lettre do ^a Miijest»' du 3 août à ij heures du soir uunuMti tjue le corps de Kamenski ti attaqué à Kobrin vX y a enlevé Iroi bataillons saxons que le général Reynier y avait laissés. L'Empere a fait donner Tordre au prince de Schwarzenberg de se diriger ei toute hâte sur la VoIhyDie et d'attaquer Tonuasof et Kamenski, Oi assure à TEoipereur qu'il y avait à Mozouir une division sur laquelli on devait veiller, Je suppose que ce sont des troupes du génér. Erlel, de ces mauvaises troupes de réserve. Quoi qu'il en soit, li prince de Schwarzenberg ne doit plus couvrir Minsk. 11 est néce saire que le général l^atour-Maubourg avec une de vos divisions soil placé sur la route de Mohilev et prenne une position qui menao Mozouir et Robrouisk. Il me semble que St-Pohcilov remplirait cel objet ; c est-ii-dire la masse se tiendrait là. Elle pousserait de for partis sur Paritschi et Glousk. et si la division de Mozouir faisait u mouvement pour se porter sur Minsk. la divisiun d'infanterie et la cavalerie du général Lalour-Maubourg se porterait par Svislôlsd ou Jakchîlsouï» suivant les circonstances, ourles derrières et lei llancsde lalroupeqni marcherait surMinsk. Il est nécessaire d*avoi un corps de cavalerie et de Tinfantene sur la rive gauche de la S vis lotscb. il faut faire établir un pont h Svislotsch ; on peut y faire de cendre celui de JakchilsouT, et y faire une flèche en tète pour qu'il soit à Fabri d'un coup de main,

La cavalerie de SvisJotsch aurait des détachements à Lapitschi eî Khalouï selon les circonstances.

Il serait bon aussi que de forts partis de la cavalerie qui seraîenl à 8t-Pobotov, se portassent, pour observer tous les ponts sur l Bérézina depuis son embouchure dans le Dnieper jusqu'à Pnritschi et que ces partis envoyassent des reconnaissances dans la directioi de Mozouir, et^ à la première nouvelle de la marchede Tennemi, i faudrait brûler les ponts et détruire toutes les embarcations sur I Bérézina,

11 faut faire resserrer Bohrouisk, ce qui est très facile par la natun du pays, puisque cette place est environnée de bois et de marais.

Envoyez au général Latour-Manbourg, où il se trouve. Tordre d changer de direction et de se diriger sur Muhilev. J*envoie de mo c6té h Kukbanov» et je charge le prince Czartoryski qui tîsl èi Chklov d'envoyer aussi à la rencontre de ce général pour lui évtl un chemin inutile.

Le général Latour-Maubourg sera jusqu'à nouvel iinîfv h hi th^-

PREMIER CORPS

posîNon de Votre Altesse» Flecommamiex-lui de mieux battre Tes- Iradfl qu'il ne l'a fait jusqu'à ce jour, el de moins se laisser amuser par rennemi. Lorsqu'il envoie des partis, ils doivent toujours anftoncer qu'ils sont suivis par lïes forces et débiter de fausses nouvelles. Il faut que le mouvement du général Lalour-Mauhour^ pour envoyer une division d^infanterie sur la droite de Mohilev ait Tair é'Hrp tm mouvement de votre corps d'armt^e. Je comprends dans la (itvision d'infanterie les troupes qui doivent être placées pour resserrer Bobrouisk, à Svislotsch el autres lieux.

Il faat que le génénil Lato ur-Mau bourg fasse battre Testrade par llogaUchev sur Tschétscbersk, sur lli( litsa, le plus loin possible, il pousse, s'il le peut» jusqu'à Temboucbure de la Soj dans le iînie- JWf elau delà. Chargez-le de répandre des proclamations et de faire accéder a la confédération.

Votre Altesse apprendra avec plaisir qu'on vient d'obtenir de

grands avantages sur la gauche. L'armée prussienne a battu les

Kum^ k Eckau sur la rivière du même noui qui passe près de

MilUu. Ils ont fait 300 prisonniers et ont cerné la l^te de pont de

Riga. Le duc de Reggio a eu un avantage encore plus important

SUT le prince Wittgenstein entre Polotsk et Sebej. Il a pris vingt

pilles de canon, fait au defà de 3.000 prisonniers, tué et blessé une

bietiplus grande quantité et le corps de Wittgenstein est h moitié

détruit. Cet avantage est majeur. Notre perte est peu considérable.

Le duc de Reggio ne compte pas au delà de 600 hommes tous près-

I que blessés. Dans les alfaires de Vilebsk, l'ennemi a perdu plus

de 8.000 hommes tués ou blessés, et nous très peu. Enfin nos

ifTiiires vont très bien. Recommandez au général Îiatour-Maubourg

Vtre en comrjNnicalion avec le prince de Scbwarzenberg. Avec

^otre cavalerie légère, je ne vois pas d'inconvénients h occuper

joulf* la rive de la rivière qui passe à MslislavI jusqu'à son embou-

lure dans la Soj . *

Ikivoul à C/^irtoryMkJ (I)

Doubrôviitt, 4 aoiU^ 3 liearas iiprts-iniiU (AS P)

« J'ai reçu la lettre que vous m'avez fart l'honneur de m'éci'tre. fout ce qui est attaché h la cause de votre pays a vu avec plaisir

parti que vous avez pris ainsi que votre peine. On aime à voir les Karlorysiki figurer en bien dans une cause aussi sacrée que la vôtre.

Les aOTaires vont on ne peut mieux. L*armée prussienne a eu un avantage assez marqué du coté de Mittau où elle a fait quelques

Us prisonniers et cerné la tète de pont de Riga.

1(1) L^ tOTte porte Poniatowski mais il doit y avojt t'rreur^

PREMIER CORPS

Le duc de Reggio a hMu enlre PoloUk et Sebej le corps du pfinc de Wittgenslein (comme à ia lettre précédeole).

Je vous serai obligé de faire passer la dépêche ci-jointe au gêné rai Lntnur-Maubourgqiii a reçu l'ordre de se diriger sur Koklifinov ;| on doit avoir de ses nniupllos dans la direction de Droutsk. Celle j lettre est très pressée '

llsivatil à t^alour-liatiboor^

Uoabrovni, 4 joinèt, 3 b«ttrvft de l*iirH*B-^idi {ASP)

a Par de nouvelles dispositions de Tî^mpereur, vous devez voue porter sur la droite de Mohilev. Dans quelque direction que vouai trouve celle lettre* prenez cette direction et adressez votre itinérairQ au prince, afin qu'il vous donne ses instriictions.

Nuire gauche vient d'obtenir d'importants avantages. L'armée prussienne (comme h la lettre précédente).

On est incertain sur le nombre des divisions qui se trouvent avec le prince Bagration. Vous devez avoir des notions positives par les déserteurs et les prisonniers. Faites-moi connaître ce que voui giivez à cet égard» quelles sont les divisions îiussi qui sont avec Tormasof et le général Kamenski. Ce que c'est que le corps du général" Erlel et où il se trouve. Enlin si Bobrouisk est évacué ou non.

Vous auriez bien dû, tandis que Bagration était éloigné de vousj resserrer cette place» afin de savoir ce qu'il y avait dedans. »

Doulirovutt, 4 jiiiUeii 5 heures du mît (A S P}

c J'ai reçu votre lettre d*aujourd*hui à 4 heures du matin. Dei pontonniers et des sapeurs partent pour jeter un pont à Rasasna, pourbarrieuder le villagCtet le mettre à l'abri d*un parti qui n'aurait pas de canons.

.Kai écrit au généralGroueliy pour mettre dans Rnsasna 400 hommes d'infanterie et de mettre sur la rive droite, à la hauleur d« Ilasasna» la majeure partie de son infanterie avec des pièces régî^ mentaires et quelques escadrons de cavalerie : ainsi votre positjot sera bien assurée. Vous devez vous considérer comme étunt avantgarde des troupes qui sont à Doubrovna et en même temps flanquant le général Grouchy.

Vous devez éviter tout engagement, et si Tennemi se portait en force pour vous attaquer, si votre droite n'était pas tournée» vom feriez replier sur î.i livM ir^nirlie q^ebiues fmrlis. fnMir e^n dctruier^

PREMIER CORPS

kns, et le reste ee retirerait par le pont sous la protection de Tia* fanterie qui s'y Irouve.

Laissez reposer votre cavalerie ; faites éclairer le pays par des

partis de jour et de nuit ; n'ayez jamais un poste permanent. I! con-

Tient que vous soyez sous la direction du général Grouchy qui

d'ailleurs ne vous donnera pas d*ordres. et d^ailleurs vous ne m*en

ferez pas moins des rapports directs, et je communiquerai toujours

^vec vous. Si la Hasasna est marécageuse et ne peut se passer que

«ur des ponts, il faut les occuper tous, ceux les plus près du Dnie-

j>er par rinfanlerie, les autres par la cavalerie. Vous les feriez bar-

B^icader la nuit, et îa cavalerie pourrait les défendre k pied la nuit

.^vec avantage.

J'ai enlîn des nouvelles de Ba^ration. Ses troupes sont venues à CSborouï, et se retirent sur Mslislavi ; elles doivent se porter sur leur ^^ncienne frontière.

Eclairez-vous bien sur la droite, ainsi que je l'ai dit, par des 2>^rti5.

Je suppose que vos colonels ont pris des mesures pour faire venir des hottes et entretenir leur régiment en bon état; le cuir est cornrMM un dans ce pays ; ît faut qu'ils en fassent acheter pour faire répa- «•«ar les bottes, »

llavouf A PoiiiiitowAki

Donlirovatt 4 «oôi, 7 heures da ioir (A S P)

« Je reçois h Tinstant la lettre de Votre Altes'^e du 3 ani\t et te

**^pp^ort du chef d escadron, commandrinl le détachement qui est k

^'^Icbov ; il eôt été facile à cet officier de connaître par les

^^ iT^alades russes Irouvés h St-Biekhov, les déserteurs et prison-

oîeirs, le nom des divisions» parce qu1l est vraisemblable qu'il y

^Q «I. de tous les corps. L'interrogatoire du chirurgien nous eût

d *fcti leurs donné de grands renseignements. Il est bien nécessaire de

cf^^n^tater quelles sont les divisions qui sontavec Bagralion et, comme

le^ Soldats ont sur Tépaule un drap qui porte lechiiïredeladivislon,

jcela. Siérait très facile h constater Je réitère h Votre Altesse la de-

^^ncJe qu'elle donne les ordres les plus prompts pour quVm inter-

tc>S^ les déserteurs et prisonniers suivant le modèle que je lui avais

sn Voyé dans te temps. Cela donne les renseignements les plus sûrs,

y^ \tx prie aussi de faire mettre exaclemeni Theure des rapports. Ou

A^ït avoir à Uogalschcv des renseignements sur Mozouir.

'* faut examiner aux postes, sur les registres, quels sont les derti^ers courriers expédiés au général Ertd ou par ce général. 11 doit

PREMIER CORPS

(i'niHciJrs yavoii dans ce pays des voyageurs venant de Moznnir qu'il fuiil faire interroger.

J'adresse h V^otre Altesse un rapport du commandant dr Glou-sk ; on laisse trop Dobrouisk à dt^couvert, puisqu'il y a si peu de troupes, il faut le cerner dans toutes les directions* Les rapports disent que Ton croit que le corps d*Ertel est parti de Mozouir pour Tschernikov. Puisque Tennemi n'est plus en force, du cÔtëde Tschaouzouî et de Propoisk, il faut faire battre Teslrade de ce côté pour avoir des nouvelles et des détails sur la composition du corps d'ErteL 11 faut que le général Lalour-Maubourg se mette en communication avec le prince de Schwarzenberg.

Si Je corps d'Ertel est parti de Mozouir, M. Krayer doit avoir des certitudes k cet égard, s'il est de bonne foi. L'Empereur désire que Votre Altesse fasse faire j\ Mohîlev sept à huit fours de 500 rations chacun. Le mouvement de votre division d'infanterie et du général Latour-Maubourg remplira Tobjet de donner des inquiétudes au géf)éra) ïorraasoL

P.*S. — En alleudant Tarrivée du général Latour-Maubourg, donnez Tordre au détachement que vous avez k Biekhov de pousser d*^s partis sur Mozouir en annonçant qu'ils sont suivis par des forces considérables. «

lin % oeil î\ Bordessoullc

Daubfovna, 4 noAt, 9 heures da ««Ir (A S P)

« Je reçois h l'instant votre rapport de Gorki du -4, a 1 heure après-midi qui est nn conlradiclion avec ceux que j'ai reçus du prince Poniatowski et d*un émissaire que j*ai envoyé du côté de Mstislavl.

Il semblerait, d*après votre rapport, que Tennemi aurait le dessein de se porter sur Orcha, Doubrovna et Chkiov ; cela est peu vraisemblable puisqu'il sait que toute l'armée est concentrée entre le Dnieper et Vitebsk, Quoi qu'il en soit, il ne faut rien négliger dans notre état*

,le regarde Sava, sous ce rapport, comme un avant-poste très important pour éclairer la marche de Teonemi. L'infanterie contre la cavalerie seule n'a rien a craindre» mais si vous appreniez que de rinfanterie marche, faites retirer la nôtre sur Orcha ou Doubrovna suivant les circonstances; vous m'en préviendriez ainsi que le duc d'Abrantès à Orcha,

Envoyez-moi de fréquents rapports; faites éclairer tous les mou^ veraents de Tennemi. Méliez-vous des faux rapports et déclarez que

PREMIER CORPS

vous exercerez une terrible vengeance sur ceux qui voua en font de faux.

Demain, à la pointe du jour, envoyez un ofOcier avec quelques hommes dans la direction d*où vous vous êtes retiré.

Dans votre rapport, je remarque qu'il n*est question que de ouïdire. Dans un pajs où il ne faut que lOySO des habitant??, on vous fera sans cesse des contes (sic). Envoyez un habitant qui vous rappnrlc des nouvelles sftres» et vous dise/rM vu,

ÏI y a enc*>re loin de Mstislavl à Orcha. Si vous m*écîairez bien, je serai en mesure et au delù dans toutes les hypolht^ses. »

I>avoiil à Jtiiiof

Doulirovni, ^ noi'it, 10 henreiï d» «olr (A S P)

«Je VOUS adresse copie d'un rapport dug*^néral Bordessoulle.Je le crois peu fondé ; il n'est nullement vraisemblal*ie que les Husses se portent sur le Dniepor. Ce mouvement leur ferait perdre iurnillible* ment leur armée d'après la disposition des troupes de la tirande Armée, mais comme on fait de grandes fautes à la guerre, et que cela est possible, il faut se mettre en mnsure. S'il y avait quelque chose, le général Bordessoulle qui est àSavn, vous en préviendrait. Envoyez des partis dans la direction de Lïoubi] par Kozlovitschi ?

Faites dire au commandant qui est à KopouT d^Mre sur ses gardes et d'envoyer des patron if les sur son fronliet de se replier sur la rive droite en brûlant le pont volant dans le cas où il serait attaqué par des forces majeures ; recommandex-lui de se mettre en communication avec le prince Czarloryski et les troupes polonaises à Chklov.

Faites établir entre Orcha et Kopoul des postes sur les hauteurs pour vous lier avec Kopouï et être bien informé.

J'ai fait jeter deux ponts au-dessous de Douhrovna, Ils seront couverts par des flèches qui seront très avancées demain. Ils sont surtout bien protégés par les hauteurs de la rive droite.

Fui*qu*il n*y a rien de commencé à Orcha, faites établir le pont dans le rentrant du Dnieper sur la rive droite et près de Tembouchure de rOrchitsa. Le général Haxo ira demain pour y tracer un petit ouvrage, »

Davoul i\ Grauehy

DùiihTûvn^ h aoiU, 10 betires du soir {K S P)

« Uorapportdu général Bordessoulle quî^de Sava^s'esl porté dans la direction de <îhorouï, me fait supposer que Tarmée du prince Batzration serait réunie à Mstislavl et qu*il aurait même dirigé quel-^

9i>fi

PREMÏKR CORPS

qiies régiments de cavalerie légère sur Chklov entre Mohilef et Orcha sur le Dnieper.

Ce rapport pourrait faire supposer, ce qui me semble fDvraisem* hlable, i]ue les Russes se porteraienl sur le Dnieper. Quoi qu*il en soiU il ne faut pas porter vos échelons trop en avant, ayez votre plus grande force à la hauteur de Hasa&na^ c'est-à-dire à Nova îiichina.

Cela ne change rien aux dispositions prescrites pour faire un pont à Uasasna, et retrancher un peu le village» C'est une raison de plus pour activer cette opération et vous mettre en mesure, dans le cas où l'ennemi voudrait passer le ileuve, de tlt-lruire le pont jusqu'à la dernière pièce.

Une fois le pont fait, il fautdétruir<^ non seulement le gup qui est auprès du pont, mais encore celui qui se trouve h !a hauteur de Nova Tuchina.

Le général Fajol a dd vous communiquer les iinpuiiaub succès du duc de Reggio,

Ajez quelques compagnies à vos avant postés de la Bérézouïnîa» puisqu'ils ont leur retraite à la hauteur des bois par la gauche ».

Ilavout jV Cxartor^ wlii

Doubrovnn, 4 hOÙU 10 betirea dtiaoir (A S P)

ft Prenez connoissance de la dépèche cî-joînle du prince Poniatowski ; elle vous fera connaUre les mesures que vous devez prervdre. Avec quatre ou cinq postes d'observation placés sur des hauteurs entre Kopouï et Chklav on découvrira tout ce qui se passera sur la rive g.Miche entre vous el les VV'estphaliens ; bien entendu qu ils y voient clair, et n'aillent pas prendre des troupeaux de moutons pouf des escadrons. Faites-en mettre aussi sur votre droite.

Il existe à Chklov i*archiprèlre grec que j'ai fait arn^ter et venir jusqu'à Orcha- Il a contracté avec moi rengagement d'être Odi^le k i*Empereur et d^observer et rendre compte de tous les mouvements de l'ennemi sur la rive gauche. Faites-lui savoir que s'il tie remplit jias ses promesses, il y va de sa vie, Failes-le observer, sans qu'on le sache dans le pays, de manière h ce qu'il De puisse pas se sauver. Vous pouvez lui fMîrmetlre d'envoyer un agent sûr pour rapporter le mt^me jour des nouvelles.

Faites venir aussi chez vous les chefs des juifs; donnez-leur l'ordre» sous leur responsabilité, d'envoyer des gens jusqu'à Liuubi et

Mslî>.î;ivl, qu'ils vous inf'krrnenf detOUS Ic^ inrinviMinnU nnr î'rii inrM <

PRKMIER CORPS i67

pourrait faire entre Mohilev et le Dnieper. Il ne s'agit pas ici de simples mouvements de cavalerie légère, mais bien de mouvements d'armée; c'est-à-dire de cavalerie, artillerie et infanterie.

Il faut donc vous tenir constamment au courant et ne pas vous en laisser imposer, parce qu*il y va de leur personne.

Si vous appreniez quelque chose, non seulement vous en ferez votre rapport au prince Poniatowski, mais encore au duc d'Abrantes à Orcha, ainsi qu'à moi par Orcha.

Vous préviendrez aussi le commandant des troupes westphaliennes qui esta la hauteur de KopouT, mettez- vous en relation avec lui.

Davout à Poniatowski

Doubrovna. 4 août, 10 heures 1/2 du soir (A S P)

« J'adresse à Votre Altesse copie d*un rapport que je reçois à l'instant du général Bordessoulle qui, de Sava où je Tavais envoyé, apousséune reconnaissance surGhoroui.

Ce rapport est en contradiction avec tous ceux que vous m'avez envoyés et ceux que j'ai reçus d'autre part qui étaient bien loin d'annoncer une réunion des troupes ennemies à Tschaouzouï, puisqu'ils disaient que lesRusses y avaient brûlé leurs magasins et étaient en marche sur Smolensk, et qu'enfin la direction que Ton donne au prince Bagration ne pourrait que hâter la perte de l'armée, russe, et comme il n*est pas sans exemple qu'à la guerre on fait les phis grandes fautes, et que celle-là peut se faire, je vous transmets ce rapport, afin que, dans le cas où la chose viendrait à se réaliser, et que des troupes parussent du côté de Chklov, vous vous missiez en mesure. Il ne serait plus question alors d'envoyer le général Latour-Mau bourg et une autre division du côté de Rogatschev ; vous vous approcheriez au contraire du côté de Chklov ayant toujours Mohilev à votre extn^me droite. Vous rallieriez le général Latour-Maubourg et lui donneriez Tordre de se lier avec Orcha ayant des postes tout le long du Dnieper et sur tous les gués. Il y a de la cavalerie westphalienne et de Tinfanterie à Kopouï; mais vous devez, par les postes d'infanterie et de cavalerie que Tousavez dû pousser sur toutes les directions avoir des nouvelles positives, si réellement Bagration réunit ses troupes à Mstislavl, et s'il fait un mouvement.

Cela ne doit pas vous empêcher d'envoyer de l'infanterie et de la cavalerie pour masquer Bobrouisk et couvrir .Minsk.

récris directement au prince Czartorjski pour qu1l ne fasse pas établir de pont à Chkiov et qu'il retire tous les matériaux qui ezi^leraieDt là et aux environs, qu'il seliehienavecdes postes avec

PREMIER CORPS

lesWestphalieDs et que ces postes soient «établis de maDière à voîr au loin ce qui se passe sur la rive gauche. Faites établir des reconnaissances dans la direction de Joubej. n

liuvout à Pi^r»l

Douhrovna, f» tko\% 1 heure du tiiHlln.

« Je reçois votre lettre du 3 août à t heure du soir. Il faut Taire

reposer vos chevanx demain» vous borner à envoyer de pelites patrouilles sur Liadnuûet sur votre droite une trentaine d'hommes que vous (échelonnerez par quatre, de quart de lieue en quart de lieue. Je suppose que vous éte«î couvert par \n petite rivière qui se Jette dans le Dnieper à llasasna. Donnez-moi des délnils sur cette petite rivière, si elle est encaissée, marécageuse, s'il est des endroits où on puisse la passer; quelle est la rive qui domine; d'après une carte détaillée, le pays doit «Hre extrêmement couvert.

Il faut établir de lieue en lieue entre Rasasna et Doubrovna des postes de dix è douze hommes soit pour la sûreté de la roule^, sott pour votre correspondance. Tout le pays sur votre droite doit offrir beaucoup de ressources ; faites fabriquer du pain pour vous et le âr/» et mi^nie aidez le général Grouchy avec qui vous devez vous mettre en relation. Recommandez bien à ces dîï hommes d'infanterie de s'établir de manière à n'être point en vue et de n'*Mre jamais la nuit à la même place que le jour. Faites remonter la petite rivière qui se jette à Rasasna, très haut pour la reconnaître et chargez en un officier très întelligent — Veillez h ce que les compagnies d'infanterie soient bien disposées, qu'on les établisse dans des maisons ou derrière des baies pour les rendre maîtres des issues. Le général Bordessoulle a été envoyé, ainsi que je vous l'ai mandé àGhorouï; it poussera ce soir ou demaindes partis à Roma* novo. Prenez des mesures pour empêcher les paysans d'aller du côté de Tennemi. Gela vous sera facile en fermant les issues du village et les différents passages de la petite rivière Uasasna. Prenez des informations sur un particulier un peu riche et intelligent qui habiterait sur la frontière de Smolensk, et qui demeurerait à la hauteur de Romanovo. Vous renverriez prendre dans le gouvernement par un parti de lanciers qui irait faire cette expédition la nuit. En traversant les villages» ils pourraient se faire passer pour des Cosaques ; pour cela, ils se mettraient en capote. Si on trouve chez ces particuliers des gazettes du pays de fraîche date, il faudra les apporter. Vous m'enverrez ce particulier et les gazettes, après en avoir pris des renseignements.

ft^^

^c la petite rivière <iui f/èsm k Liftdoiil. Esl-elW

te mUiîii d€ Rmsasna. Doaiie84iii 3G Ii0«f«s pMr qii*il

dm MMtveltcs positives de Smoleask. d« )« qunoiilé de

qm y passeot. de letir direcUoci el le ooio des (ptni^niiiii i.

|l;i>o«t à l*l«|ol

t»0ol>n>viia, l^m^au I kmm êi «ttttA ( \ S T»

<«K Je reçois, mon cher général» voire lettre du I oà voiii» avei m m.MÛe faire mentioD de Theure.

^^^<»QS dîtes que vos reconnaissances sur LTaduul n'ont point vu ^r:]»f}emis ; ce reaseigoement est trop va^ue pour m'iHre utilt?, il L ^L. détailler les faits, dire par exi'fnple : la reeonnnissanc*) a «Hé \k essuie heure; renneroi en était parti à telle heure, te dirigeant "^ ^ ... elle a appris de telle ou telle manière des nouvellea de m ^oemi, ou n'a rien appris. ^ ^^ dois insister dans les circonstanc**s ncluellrs puur avoir tous

^détails et je vous les deaiandc aussiiiM ma lettre reçue.

■ — •^^ général BordessouUe a été dans raprès-mldi d*hier A (ihurki

5^ B a appns que toute ranneo de Bat^'Hition, devait cHrc ivuiiie A

t* m «lavl» que quelques rëgimenls de cavalerie légère de Tennemi

^ â^^Dtété dirigés sur Chklov par LYadouï, entin des régimonta

i ^snt attendus à Chamovo et MstislavL r* ^^3ul cela me paiafl iiivraiseiuhhible, iiii'iis ruïhi c.vïn arrive quel- ^^ *^* ^^ ^«is; ces mouvements n'auraieul d'importance qu'autant qu'ils cîideraient avec ceux que l'ennemï pourrait faire dan» la din»c- *^ 011 vous êtes. Concertez une reconnaissance uvt«c le général ^^ ^^chy dans la direction de Krasooï et vous pousserie/, do» parti» *^*^*^ lïadouï, tandis qu'il en pousserait en remonlanL la rive droite t^nicper» vos partis devraient cuninjuniquer. ***^ite^ reconnaHre aussi la rivière qui traverse Ltadouï. ii Tartil- ^*^5 serait obligée de passer au pont*

*^i tes À [^ingénieur géographe q«ij a fait la reconnaifiaoce de ta ^^^^sna qu'elle est incomplète, et qu*il fa pousse jusqu'à la source, ^^ il dii»e où elle est praticable pour l'infaoterie^ la cavalerie et ^ ^«"tillerie,

ï^maiidez-lui, après sa reconnaiMance faite, si l'artillerie ne peut \*^^«^r qo»* aur les ponts indiqués, on *^\\ y a d'autre» endroits où ' *^^ peut passer*

veat des partis sur Romanovo, qu ils pn^nnent des chenilof

é». al <|0€ l€« chevaux soient bonn; il ne faut pa» que ce

^^Hfjceae fasse à tour de rôle, parce que, de celte manière, itela

tombe sur des gens mal montés et fnit perdre du monde quand on doit se retirer de l'enneuiL

Les meilleures recoriDais&ances sont celles que Ton fait pour arriver à portée de l'ennemi la nuit, parce qu'il ignore si vous êtes suivi eL n'ose vous poursuivre ».

lia V oui À l*2iJol

Doubrornaf 5 noiHi 4 heures do matin (A S P)

(ï Un second rapport du général Bôrdessoulle dit qu'un juif étant revenu de ProsnTa a dit qu'il y avait rencontré beaucoup de troupes de toutes armes venant de Smolensk, et qu*on n*en laisse ■ plus sortir personne. Aucun de vos rapports ne m'annonçant ce mou- ™ veulent delroupes ennemies,je regarde celui du général Bôrdessoulle comme controuvé d'autant plus que, d'après votre dernier rapport, Tennemi n*étail plus a Lïadoul,

Donnez des ordres à vos partis sur Lïadouï de vous conduire tout] ce qui vient de Krasnoï et de Smolensk ; vous les interrogerez et] me les enverrez. Donnez cet avis de ma part au général Gronchy qui a le moyen de vérilier ce qui se passe à Krasnoïpar les partis qu il pousse jusqu'à Tembouchure de la Berezouïoïa ».

Dii¥t>ut à IkirtleNiioiilli?

DoultrovDa^ 5 jioiîl, 4 hetjres du miUo (A S P)

t Je reçois votre rapport du 4 à il heures du soir. Pourquoi] donc lesoniciers n'exécutent-ils pas mieux leurs instructions? Celui qui a parlé à un juif venant de Krasnoï eût du vous Tamener. Le dernier rapport du général Pajol annonce que rennemi n*était pas à Lïadouï.ses reconnaissances y ont été ; certes s*il y avait de l'in- \ fanlerietît de l'artillerie à Krasnoï, il y aurait de la cavalerie à LîadouT.

Vouseussif^z dû arrêter aussi et amener avec vous ceux qui vous disent avoir vu des troupes légères se porter par Lïadouï sur j Ghklov Ti>utes les reconnaissances que vous pousserez aujourd'hui éclaire iront tous ces rapports, mais recommandez qu'on vous am^ne ceux qui disent avoir vu.

Il parait que dans le pays où voust^tes les paysans sont tous pg les Russes. Faites bien reconnaître votre point de retraite.

P, *S\ — Vous me dites, que la petile rivière Pronla est guéablêT mais l'artillerie peut-elle passer au gué ? Les ponts sont-ils conséquents? embarrasserait-on Tennemi si on les détruisait? a

llai'oiit /i BotxleHsoulle

iJouInovnft, i (ioût, f, heures du soir fA S PJ

« D'après la carte que j'ai, l'infanterie pourrait, si elle y était

PhEMIÈB CORPS

tu

oblîgéo, se retirer de Sava sur Eulkovlschisna par la grande route d*Urcha, de là prendre une route qui conduit iï houbrovna par Antipanki» Antikenki, Gudovo, Posudevo et Bokovo, alors vous arriverez à la droite de la position. Faitesrecoonaîlrecesoirla lliisïa et le village de Bulkovlchisna, vous avez une lieue ou 34 de lieue À traverser. Il serait bon d'y établir en échelons dès ce soir la majeure partie de vos troupes, parce que cela a Tavantage de couvTir également Doubrovna et Orcfia, mais alors il faudrait changer vos postes de correspondance qui seraient compromis. Si rennemi vous montrait beaucoup de cavalerie, je me déciderais h perler dans cette position un régiment d'infanterie et un de cavalerie.

Ilavoul à BotHlc^e«oiiile

Douhrovnn. 5 noût ^ htiurej du ftoir (A S V)

« L'inspecteur aux revues de la cavalerie légère, en me reraellanl Vôtre lettre du 5 i\ 10 heures du malin, m'a fait connaître qu'au inomenl de son départ vous lui aviez dit verbalement que l'ennemi s** présentait. Il n'est point vraisomblableque de l'infanterie ennemie soit de cette attaque, à raison des distances. 11 eût été bon de délrurre leponl de Senkova, puisque c'est par là que devait venir l'ennemi. ^

Dans la position où vous avez dô placer l'infanterie, ayant sur son front et sur sa droite des marais, et pouvant se retirer par des bois en suivant la route d'Orcha* elle na rien à craindre de la part de quelque cavalerie que ce soit. Il faudrait quVllc ne prenne cette route de retraite que dans le cas où il y aurait des forces majeures. Elle doit se retirer par le L-hemin qu'elle a suivi pour venir, si ce n'est qu*une faible reconnaissance de IViinpmi. Il y aurait trop d'inconvenenls à se replier, cela mettrait ma droite en l'air et inquiéterait la communication entre Orcha et Doubrovna par la rive gauche, mais il faut faire prendre a votre infanterie une bonne position sur la rive droite de la Pronïa et le pays de Xanla et ne pas hésiter à faire détruire le pont de Seckova» si rennemi est en force et surtout s'il a fait des mouvements sur Chkiov. J ai une grande impatience de recevoir de vos nouvelles,

D'après ce que m'a dit l'inspecteur, j'ai beaucoup d'inquiétude »ur Taide de camp Kohilinski, surtout si Tennemi s*est mis entre le chemin qu'il a parcuuru et vous; il ne faut point hésiter d'attaquer Tennemi par votre infanterie, s'il n'avait pas de force» majeures, pour rétablir la communication.

Si lennemi se retirait et qu'un de vus partis rentrât dansGhorkif

ïn

PREMIER CORPS

il faudrait faire saisir hntendant et lui inive suImi le châlim^ni qu*il mérite.

Si vous êtes embarra&së pour les subsistances^ il faut ea tirer dei vos derrières, il y a de très grands villages. I) est 1res iaiportaDt| d'occuper Sava, parce qu'il couvre également Doubrovna et Orcha.| Il Q*eût point fallu montrer votre infaiitcTie ou la mettre dans deâ positions où l'on n eût pu juger de sa force. 11 y a deâ bois près de| 8ava» »

Uavout ù JuDDl

DootiruviM, 5 août, 6 heurea An aoîr (A S P|

t( Je reçois votre lettre où vous me faites part des dispositions que vous avez prises du cùté de Kopouï.

Un rapport du général Bordessoulle daté de Sava à 11,heures du , matin, m'annonce qu'une reconnaissance qu*i1 avait portée sui^| Ghorkî a été obligée de se replier sur Sava, mais sans perte. L'ins-™ pecteur aux. revues de la cavalerie légère qui m'a remis sa lettre m*a dit que les postes avancés se repliaient, parce que Tennemi s'approchait. Le général Bordessoulle était dans une bonne positioc et soutenu par un Uataillon d'infanterie. Si Tatlaque était sérieusej il aurait beaucoup de facilité pour se replier, et, dans celle hypc thèse, il a Tinslruction de vous prévenir; si renoemi débordait sur sa gauche, il a Tordre de se retirer sur Orcha, îi cause des bois et des ravins, la retraite serait favorable pour Tinfanterie. Il sera il bon que vous fissiez partir à la réception de oia lettre un ofûcie^ intelligent avec 80 chevaux sur la roule d'Orcha à Sava. Cet of cier pourrait s*arrélcr à Rutkovlschisna, et faire prévenir le généra Bordessoulle à Sava qu'il est arrivé de votre part pour avoir dei nouvelles. Cet officier laisserait de deux lieues en deui lieues de petits postes de correspondance de quatre ou cinq hommes poui vous donner promptemcnt vi souvent des nouvelles. L'endroit oi il doit se porter n'est point sur la carte, mais il se trouve eotr Ûorzdovka et Suva. Il est situé sur une petite rivière que Toc appelle la liasïa. Recommandez k Kopouî que Ton correspoode fr quemment avec les Polonais qui sont à Chkiov. s

llikv«»ut à Groorby

D^ôhroTDi, 0 tùùU i henm du mftUo ;A S t*)

« J ai re^u votre lettre du 5 à 8 heures du soir où vous m^anooii cez que vouî> allez faire remplacer à Rasa&na le général Pa jol pa un régiment de dragons. H ne faut pas faire faire de Uccbe ;

PREMIER CORPS 273

I n'a pas assez d'importance pour cela, puisque vous devez l'évacuer et brûler le pont, si l'ennemi s'y montrait avec du canon ; il faudrait môme l'évacuer, s'il passait en face le Dnieper audessus de Rasasna et brûler également le pont.

ai TOUS pouviez abîmer les gués qui se trouvent dans le voisinage de Rasasna, ce serait avantageux et surtout celui qui est près du village où vous êtes.

Le général Bordessoulle me marque à 6 heures du soir que l'ennemi s*est replié et que les quatre re'giments de Cosaques qu*il avaiteffectivement portés sur le Dnieper entre Mohilev et Chklov sont retournés. Ils ont été vus le 4 par les troupes polonaises qui étaient dans cette partie. C'est le mouvement sur Ghorki qui les aura inquiétés et décidés à la retraite.

Le général Pajol me mande qu'une de ses reconnaissances du côté de Lïadouï de 80 chevaux a été ramenée avec perte de 16 hommes ; les reconnaissances ne doivent pas se battre, elles doivent avoir bien en avant des éclaireurs qui les avertissent de la présence de l'ennemi, alors elles doivent se replier. »

Davout à Pi^ol

Doubrovna, 6 août, 1 heure du matin (A S P)

« Je désire, mon cher général, que vous arrêtiez vos troupes à Qû quart de lieue en avant de Doubrovna, et que vous preniez position derrière la petite rivière de Negovka. Vous établirez vos avant-postes en échelons entre cette rivière et le village de Savino. Vousvous lieriez sur votre droite par des patrouilles sur les villages de Korobanovitschi et de Posudevo avec l'avant-garde du général

DavouC à Junot

Doubrovna, 6 août (A S P)

« J'ai reçu votre lettre du 6 août. Il n'y a aucun inconvénient à ce que vous décachetiez les lettres et rapports qui me sont adres- 8^» et qui pourraient dans certaines circonstances vous donner des avis importants sur la marche ou sur l'approche de Tennemi. Cela roéme ne peut qu'être utile au service de S. M. l'Empereur. »

Davout à Junot

Doubrovna, 6 août, 3 heures de raprès-midi (A S P)

« M. Christen, officier d'ordonnance de Sa Majesté,, n'ayant point trouvé d'infanterie ni de postes de correspondance à Babinovilschi

PiUiMlEH CORPS

ai àOrékhi,j« vous invite, en rutt-rrjuence des ordres de Sa MajcstéJ h envoj'er deux ou Irois compagnies d'infanterie dans chacun d| C€s endroits et 4 placer depuis Babînovitscliî jusqu'à Orch< inclus des postes de cavalerie pour la correspondance* Pour évite la perte des chevaux, il me semble qu'il serait bon de les établir di deux en deux ou trois lieues, et qu'ils fussent un peu nombreui aGn qu1l$ ne marchent que deux ou trois fois par semaine. Oq pourrait donc former les postes de douze homnies. 9

ll£i%out k (>roiieby

i Votre ordonnateur m'a remis votre lettre du 6 à midi.

Vous verrez par la copie d*une de mes lettres aux géciéraax de ^ division notre position et les ressources que je suis obligé cfemployer pour donner des subsistances aux troupes. M y a eb€E tous les paysans des moulins à bras ; il faut employer rinduslrl^ de la troupe. Des soldats, en se relevant, peuvent moudre au de cent livres par jour. Vous avez une grande quantité de villi sur la droite qui doivent vous oiïrir beaucoup de ressources en grains. 11 faut les faire visiter.et, eo général, les cachettes des paygjuis sont derrière leurs grandes. Il faut toutes les fois que de rmfaot4sriie ou ûe ta cavalerie est envoyée par détacbements pour faire des 8itl>siatanees, pour moudre ou pour faire du paio« il faut qnVU«« v utile to^jcMirs dans le plus lo'and ordre.

iefopiMMe, mon ^ rat que vous êtes en comcûamaiUMi

mrtc la général » Les troi<% ou quatre régîn^eoU qm

t*étaîenl portés dans la direction de Chkiov se aoot n?plié6 daBs la cr;i ir les troupes qui étaient à Sava, €iq«i

av iissance sur Ghorki.

n parait, d après les rapports, que le prince Bagration a laissé dastroQpc^ " * InvL et que le reste s*ast dirigé «ur Kadloo et Munastoulr On dit aussi quone partie des tronpea qoA

étaient à S s >§l portée k KrasnoL Bniroyet des éiDÎtsairas

àUadciiiîi ' ^r cela f^tpoç^f-^ '- -' luelipeaparliadaém-

gonabi^ 1 i din.«ction d ..ro avoc ordre ée m

replier sur lioubrovaa s ils a| ni l>nnemi et qoa Imt

retraite sur Rasasna pût être coi*.,-*, .,,,.^, |^ ' ^*- »

point de pitste fixe entre Rasasma et Doubrovi

p ' :!i sar Rasasna par la grande rouie t;! par celle qm èoftet

le L ., :.

11 ne faut point iourtnenter renneini, li fa ut oteerrer

PftEMIER CORPS 275

ment et ne rien négliger pour être au courant des reconnaissances qu'il pourrait faire. Je suppose que vous avez la certitude qu'on a détruit tous les bacs et nacelles entre Rasasna et l'embouchure de la Bérézoulnîa. t

Davout à Bordessoulle

Doubrovna, 6 août (ASP)

« Je reçois votre lettre de 7 heures i/2 du matin. Le colonel

£obilinski est aussi arrivé. Je ne puis que m'en référer pour votre

communication avec Doubrovna à la lettre que je vous envoie

^ar duplicata. Votre correspondance par la route que vous avez

Cenue serait trop compromise ; disposez-la dans les villages indi-

q'ués. Il faut observer les mouvements de l'ennemi sans rien com-

^>r'omettre. Le général Pajol qui est ici avec sa brigade va porter

d^^ postes àPosudevo et Svatovitsina.

^Si vous étiez obligé d'évacuer Rodionovka et Sava par les mouve-

jTTM^vtsque ferait l'ennemi sur votre gauche, n'oubliez point de

d é C: Tuire tous les ponts sur la ProsnTa. Le duc d'Abrantès a dû por-

t^jr- des troupes westphaliennes à Rutkovtschisna. 11 sera bon que

p>£i. :k^ là vous lui fassiez donner des nouvelles. Si l'ennemi continuait

^ ^s* ^3 porter beaucoup sur votre gauche, les Westphaliens continue-

^^^ m <^nt à occuper Rutkovtschisna ayant des postes à Rodionovka

^ ^^ ï e pont serait détruit, et vous porterez de l'infanterie en arrière

^^^==fc « les bois qui sont du côté d'Antikenki. Ils seraient en commu-

^ •'^^^^'iBfction par leur droite avec les Westphaliens et par leur gauche

^'^^^^^^le camp de Doubrovna. Je vous envoie cette lettre par un

P^^*^*i du général Pajol qui cherchera à y aller par vos postes de

^^^^ ^*^^^respondance. 11 ne faut rien négliger pour connaître les mouve-

"? ^^ «^^tsde l'armée russe de Mstislavl, si elle se porte réellement sur

^^J^« mo.

-*^^^)ur vous faire comprendre ma lettre, j'y joins un croquis, sur lE^ «épier, du pays que vous devez occuper. »

Davout à Bordessoulle

Doubro vna, 6 août, 6 heures du soir (A S P)

''^^ Je reçois à l'instant votre lettre du 6 à 2 h. 3/4 du soir. Le mou-

*^^^^ *nt de l'armée du prince Bagration sur Smolensk et Krasnoï

^^ K^aratt certain. Votre position à Sava devient inutile. Partez à la

^^^ jption de ma lettre avec votre cavalerie et votre infanterie pour

*^ i T vous établir entre Lannika et Antipenki. Le croquis que je

^"*^ ^ ai envoyé vous expliquera la position ; elle paraît favorable à

l'REMIER CORPS

rinfanlerie et à votre cavalerie. Vous auriex une retraite facile sur la droite du camp de Duubrovna par Sepiehtchevo, Tâoubakovka et Sleptsi où se trouve k i08* régiment.

Le général Pajol sera en communication avec vous ; vous aurez les Westphaliens à votre droite à Rulkovtchi^na, Il est bon que vous les préveniez de voire mouvement^alin qu'ils poussent journellement des partis sur Sava, vous leur donnerez des nouvelles et enverrez des rapports par eux au duc d'AhrantAs, s'il y a quelque chose irimportant. Il sera bon que ce soir vous laissiez, un détachement de cinquante chevaux à Sava que vous ruppellcrex lorsque vous le jugerez a propos. Vous seres& en mesure à Lannika de faire observer lîomanovo, Boévoet Zaroubouï.

Accusez-moi réception de relie lettre.

Il y a des bois à Lannika où vous pourrez établir rinfanlerie et la cavalerie» ne laissez aucun paysan % Ni.ru^^-r r-nnr *iu'nn i -nnre votre force.

J'ai retenu ici au U^ bataillon des voitures chargées île pain destiné pour le 6*^ bataillon qui allaient a Sava ; comme ce bataillon fait un mouvement, il pourra les envoyer chercher demain, lorsqu'il sera »*n position. Failes donc des vivres pour vous et ce bataillon et failes-moi connaflre les villai^es où il y en a, aOn que je le» y fasse prendre. <»

Davuiit à Poiiiacoweiki

DouhroviiA, T «ioAt« 10 beoreu du fn«tlo (A S T) <i Tous les rapports du général Bordessoulle de Sava et Ghorouï m'annoncent que depuis le 5 les pulks de Cosaques qui s'étaient portés de votre c6té et près de Chklov, se sont retirés. Ils eussent en effet été compi*omis s'ils fussent restés plus longtemps.

Tous les rapports disent aussi que le prince Bagration a quitté Mstislavl pour se porter surSmolemsk et Krasnoï.

Vous devez avoir des nouvelles positives à cet égard par les différents partis que vous avez envoyés sur Mstislavl : ainsi vous seres lemattre de la toldilé du gouvernement de iMohilev sur la rive gauche du Dnieper A Mstislavl^ vous devez avoir des renseignemefib positifs sur les divisions d^infantene qui se trouveol avec le prince Bagration. Prenez connaissance de ma lettre au général Lalour-Maubourg sur la composition de cette armée telle qu« j« la suppose mainteoant, atin de prendre des renseignements pour$avair si toutes les divisions qui sont portées comme éUnt avec lui. y sool^ réelkmeot ; s*îl y en avait d'autres, etc.

PREMIER CORPS 277

Il faut recommander au prince Czartoryski de ne plus confier ses dépêches pour moi à des postes westphaliens, car je ne doute pas que les retards ne viennent de là ; qu'il les donne à des Polonais qui auront des moyens de transport ; ils m'apporteront vos dépèches et rapporteront les miennes.

Un corps de troupes a marché sur Dinahourg ; les Russes Tout évacué ; ils n'ont pas eu le temps de tout emmener. Nous y avons pris une certaine quantité de pièces de canons. Ainsi cette place que i*on fortifiait depuis trois ans est tombée en un instant en notre pouvoir.

P.-S. — A l'instant je reçois un rapport d'un poste de cavalerie qui est à peu de milles de Mstislavl, qui me confirme que l'ennemi a évacué entièrement cet endroit. Il faut que Votre Altesse y envoie une forte reconnaissance. Tout cela appuiera le bruit qu*elle a fait courir de notre marche.

Mettez-vous en mesure de pouvoir marcher, que vos soldats aient six à sept livres de farine, trois livres de pain et pour vos transports en pain biscuité et farines, huit à dix jours. Le grain ne manque pas ; il faut le faire moudre par vos soldats en vous servant des moulins qui existent dans l'intérieur des ménages . »

Davout à Ponlatowskl

Doubrovna, 7 août, 10 heures du matin (P S P)

« Je reçois vos deux lettres du 5 août, à 8 heures du soir, qui me sont arrivées le 6 à minuit ; elles ont mis par conséquent trentedeux heures en route (sic). Je vous envoie le duplicata de la lettre qui ne vous était pas encore parvenue relativement au mouvement du général Latour-Maubourg ; j'y joins un calque du pays aux environs de Bohrouisk à quelques milles à la ronde avec beaucoup de détails et une note sur les positions à occuper pour observer cette place, et pouvoir au besoin couvrir Minsk et Mohilev ; il ne faut toutefois considérer cette note que comme indication, caries mouvements du général Latour-Maubourg dépendront des circonstances et des mouvements de Tennemi. Vous mettrez sous ses ordres la division que vous devrez détacher. Ainsi avec son corps de réserve </e cavalerie et cette division d'infanterie, il devra observer Mozouir, resserrer la garnison de Bohrouisk, couvrir Minsk et Mohilev et se mettre en communication avec le prince de Schwarzenberg. 11 peut ^«cilement remplir ce but avec les troupes qui sont à sa disposition, puisque le général de Schwarzenberg occupera les corps de Tor- /zia^of et de Kamenski ; il n'aura donc à contenir que les troupes qui ^^■^t àMozuuïr.

PREMIER CORPS

S'il trouve une bonne occasion de détruire ce corps, il ne doit la manquer; il devra hatlre l'estrade, faire annoncer partout p%l ses partis des marches de troupes, et mnltiplier ses forcese^ faisAn^ circuler ce bruit de mille manières. Il dnit employer tous tes ni oyena pour faire croire aux Russes et au pays môme qu*il commande uc corps de 23 à 30.000 hommes.

En partant de Mohilev, il faut que le bruit public soît qu*i] v&j faire le siège de Bubrouîsk» qu'il fasse courir ce bruit partout^ tl annoncera qu'une partie de Têquipage de siège qui se rendait à Riga est en marche pour Bobrouisk. C/esi à la suite de ces bruit^ qu'il resserrera la place. S*il a aperçoit que le commandant perd U l»He» il pourra faire une sommation et y jeter une trentaine dobufl en établissant une batterie sur la hauteur d*où Ton peut,d*aprds sod rapport, faire beaucoup de mal à l'ennemi.

En s'approchant de Bobrouisk. il fera également circuler le bruit^ de la défaite complète des Russes et de notre marche sur Moscou Pétersbourg ; pour augmenter les cramies du commandant, il don* nera tous les détails qu'il supposera les plus propres de faire croira cela. Je crois au surplus que les événements ne démentiront pa CCS bruits prématurés. U faut que le général Latour-Maubourg ne perde pas un instant pour se mettre en communication avec le prince de Schwarzenberg.

Il faut recommander au général de se procurer des renseignemenis sur les troupes qui sont à Mozouir et la garnison de Bobrouisk. Donnez-lui une instruction sur la manière de question^ ner les habitants, déserteurs et prisonniers, et s'il y a et de Tordre c de la suite, il ne s'en laissera point imposer et connaîtra parfaite ment les forces de T ennemi.

Ce général m'a envoyé un état de la composition de Tarm^c di prince Bagration qui me prouve qu*il a de bien fau^rses infomiA^ tions, et n*a pas eu soin de bien faire questionner les prisonDlers»' malades et déserteurs russes ; je lui écris k cet égard.

Il faut que ce général répande beaucoup de proclamations e| donne de Ténergie aux habitants. Je ne conçois pas comment uniQ si grande quantité de petite noblesse ne désarme pas quelques pari tis de Cosaques qui s'aventurent dans les forêts*

Il faut que le général Latour-Maubourg maintienne la ^)in^ granac discipline et punisse sévèrement le moindre excès. II pouna fain vivre facilement ses troupes par retendue de pays dont il pourri disposer.

S'il avait nouvelle que le corps de Tormasof débouchât de II .Volhynie sur la gaucho du prince de Schwarzenberg, il lut aerail

PREMIER CORPS 579

facile d'arrêter ce corps> en détn>isaDt les ponts et se portant même, si les circonstances le permettaient, à sa rencontre, et prenant une position semblable à celle que j'avais le 23 près de Mohilev où, avec peu de monde, on arrête des forces qui ne peuvent se déployer. Le pays offre partout des avantages de cette nature. »

Davout à Latour-Mauboorg:

Doubrovna, 7 août, 11 heures du matin (A S P)

« J*ai reçu Tétat des divisions formant le corps du prince BagratioD au commencement de la campagne et de celles qui Tout rejoint depuis. J*aurais désiré que vous m*eussiez fait connaître quelles sont celles de ces divisions qui Tont quitté, soit parce qu'elles ont été forcément séparées de lui, soit parce qu'elles sont passées aune autre armée. Rien n'est plus facile, lorsqu'on marche à la suite d'un corps d'armée qui se retire, d'avoir en peu de jours toute son orga- Dîsation ; tout le secret consiste à interroger avec soin les déserteurs, les prisonniers qui vous arrivent, sur les noms des régiments^ des divisions, des corps, des généraux commandants. Les paysans vous disent quel est le général ennemi qui, la veille ou l'avantveille, était encore chez eux, l'espèce de ses troupes, quel numéro elles portaient sur l'épaulette. En procédant de cette manière et en tenant registre de toutes les réponses, vous auriez eu au bout de huit jours un tableau d'organisation complet. Celui que vous m'avez envoyé ne diffère presque en rien de ceux que j'ai reçus avant l'entrée en campagne. Les événements de la guerre y ont cependant apporté des changements considérables. Voici mon opinion à cet égard. Il me paraît impossible que les 6^ et 21« divisions soient à l'armée de Bagration ; avant la guerre elles étaient en Finlande et avaient été destinées d'abord pour l'armée de ïolly qui devait avoir huit divisions. Il fut décidé ensuite que ces deux divisions resteraient en observation contre la Suède et ce fut à cette occasion que l'on fit passer la 3' division de l'armée de Bagration à celle de Barclay de Tolly. Il n'est pas probable, d'après cela, que si le8 6« et 21* divisions ont quitté la Finlande, elles aient été dirigées sur Bagration. Il est possible cependant que vous ayez trouvé quelques troisièmes bataillons des régiments qui sont en Finlande, mais pour les divisions entières je ne le crois pas.

Dès le commencement des hostilités, les 7« et 23' divisions du général Kapzewitsch et du général Bachmetlev faisaient partie de Tarmée de Tolly ; elles se sont retirées par Vilna. J'en ai eu dans le temps la certitude.

La 24^ division qui faisait Textréme droite de Bagration et toute la division de cavalerie de Pahlen ont passé à ma vue vers OchmTana et ont été rejoindre Barclay de Tolly par Smorgoni. Elles étaient suivies à un jour de marche par la petite division Dorochov composée des i^** et 18' de chasseurs, des hussards dlsmenest et de deux régiments de hulans, mais mon avant-garde jetée entre eux, le général Dorochov a été forcé de se rejeter sur le prince Bagration qu'il a rejoint vers Mir.

Cest à cette époque que la 21^ division, de nouvelle formation, venant de Moscou, a rejoint le prince Bagration.

11 résulte de ces données que ce général ne peut avoir avec lui que :

La 2^ division de grenadiers;

La 9® idem ;

La 12® d'infanterie ;

La 13* (et non la 16* qui doit être en Turquie);

Lal8%

La 26« ;

La 27^

Et en outre en cavalerie :

La division Tschaplitz;

La division Siewers ; . Et la division de cuirassiers de Knorring.

Quant au corps de Platof, j'ai cru jusqu'ici qu'il n'avait avec lui que le 15^ régiment de chasseurs qui fait partie de la 26° division laquelle n*a pour cette raison que cinq régiments, mais comme vous me parlez de trois, il faut que depuis la rentrée du général Dorochov, les !«' et 18* de chasseurs aient été attachés aux Cosaques.

J'entre avec vous dans ces explications, Monsieur le général, parce \ que je désire que vous profitiez de ces données pour vérifier si réellement le prince Bagration a avec lui toutes les troupes dont je viens de parler.

J'ai presque la certitude que la iS^ division n'est plus sous ses ordres, mais je voudrais savoir où il l'a laissée. Je ne suis pas même très sûr que les 9^ et 15^ divisions l'aient suivi ; je n'ai encore eu. aucun prisonnier ou déserteur de ces divisions. Tâchez de vérifier' ce fait, tâchez également de savoir quels sont les numéros des divisions, des généraux Mayer, Kamenski et Tormasof. On dit que c^ dernier a deux divisions ; je présume qu'une des deux pourralflE être la 18^

P. S. — J'adresse au prince Poniatowski des ordres de meuve—

PREMIER CORPS 281

ment pour votre corps ; je ne vous en parle point, parce qu'il doit vous donner des instructions ; il vous remettra aussi un calque des environs de Bobrouisk que je lui fais passer.

Davout à Bordefisoulle

Doabrovna, 7 août (A S P)

Eo vous disant de vous porter à Lannika Je n'ai pas entendu que V0Q8 occupassiez cet endroit ; ainsi, si à une demi-lieue ou trois quarts de lieue sur la droite ou sur la gauche, vous trouviez une position où il y eût de l'eau et où vous puissiez facilement établir YOtre cavalerie et votre infanterie, il n'y a pas d'inconvénients à ce que vous vous y placiez, pourvu que vous remplissiez le but de couvrir ma droite, et d'observer les points que je vous ai indiqués dans mes instructions précédentes.

Adressez-moi un état des magasins qui existent dans le pays. Procurez pour dix jours de pain ou de farine à votre infanterie, et donnez des ordres et des escortes pour que Ton nous conduise ici seigle, farine et pain.

On m'assure qu'au château de Roraanovo il y a près de trois cents quintaux de grain. Il faut envoyer des ordres à celui qui gère la terre depuis le départ de l'économe pour que, sous sa responsabilité, il nous fasse conduire ces grains.

U y a, m'a dit la personne dont vous m'avez envoyé un rapport, entre Romanovo et Boévo, quelques Cosaques cachés dans des bos- <pet8 dont l'objet est d'enlever des subsistances.

Envoyez des juifs à Krasnoï et à Mstislavl ».

DavouCà Grouchy

Doubrovna, 7 août (A S P)

* J'ai reçu votre lettre, mon cher général, j'ai donné des ordres P^wr qu'on laisse à votre disposition le grain dont il est question dans votre lettre ; vous eussiez bien dû me dire le nom du village P®^ éviter des malentendus.

**s rapports annoncent qu'une partie du corps du prince Ba- ^^ion s'est portée directement sur Smolensk par Mstislavl et '*^tre a passé par Kadino et Krasnoï et se dirige sur le môme P^^^t. Je suppose que vos postes sont bien liés avec ceux du général «ontbrun.

^^ officier polonais a été entouré avec un parti de 80 chevaux icôté de Dribino par un détachement de 500 Cosaques: il s'est *'^JOur,s'est retiré à la tôle d'un bois qui était à un demi-quart de

lieue ; là il a fait volte-face, a fait mettre pied à terre à qoÂlqueg-unfl de ses hommes armés de carabine dont ]e feu a lue par hnsani quatre ou cinq Cosaques, en a blessr davnntai^e et a obligé Ten^ nemi à se retirer^ Tous les commandunts de détachements qui 8€ conduiront ainsi contre les Cosaques s*en retireront avec honoeurJ Il est poesibte que Ion soit dans le cas de jeter quatre ou cinq pootâ du côté de Rasasna. Faites reconnaître Tendioit où Ton pourrait Icq jeter, et s'il existe des matériaux. Faites-moi connaître aussi st&eluf qui a été jeté est très solide et si les grosses pièces peuvent passer dessus.

Je vous recommande» mon cher général, de procurer des subsiâr tances pour le !2.> et de lui procurer pour sept ou huit jours di grains. Ce sera au colonel de ce régiment à faire moudre ces graio^ soit par les moulins du pays, soit par des paysans.

Mandez-moi quels sont les endroits où l'on pourrait jeter des ponts ».

Davout à llordeiisoulle

Doubrovna, 8 âont, 3 heures du iniion {A S V)'

« Je reçois votre lettre du 7 à 9 heures du soir. Je préfère que TOUS vous mettiez k Svatovîtsina parce que cela vous rapproch€ de moi et que,d*après vos rapports, Tennemi a abandonné MstislavI et s'est porté sur Krasnoï et Smolensk, que le ravin soit en ava«( de vous et de votre infanterie, et, s*il y a un bosquet k portée, éla-j blisscz-vous-y afin de cacher vos forces.

Je n'ai pas reçu les deux paysans que vous m'annoncez. Il faut & Tavenir les confier à un homme intelligent qui soit chargé de m^ les amener, Failes faire des recherches sur ce que ceux-ci sont deve nus. Envoyez des émissaires à GhorouT et Mstîslavl et des partis sui la grande route de Doubrovna à Krasnoï, mais qu'ils ne se com^ promettent pas et s arrêtent dans un bois pour se reposer ».

Uavout à GroQchy

Dotîltrovuu, 8 ftoilt, It heures du matin [A > V}'

n On m'a fait le rapport qu'il y avait quelques régiments de Cos ques k LVadouïet à deux verstes de là, et un camp considérabld d'infnnterie et de cavalerie, et de l'artillerie seulement h rinq verslc de Uadoul entre celte vitleet Krasnoï. Il est bit^n important d<' faîH vérifier ce rapport par les postes que vous avez h remboucliure d\ la n--^' '

i <ja*il y a de» points oii Ton peut découvrir bien Uni

PREMIER CORPS 283

sur la rive gauche. En outre vous pourriez envoyer un officier bien intelligent avec quelques chevaux qui passerait le Dnieper à un gué et irait prendre des paysans sur la rive gauche.

II faut faire pousser des reconnaissances avec précaution sur la route de LIadouî et faire questionner les l^abitants venant de Lîadouî.

Donnez des ordres pour que les postes qui sont sur la rive droite du Dnieper depuis Tembouchure de la Bérézouïnïa jusqu'à vous observent bien ce qui se passe sur la rive gauche. Recommandez bien qu'ils ne prennent pas des troupeaux de bestiaux pour des ennemis. Avec un peu de coup d'œifet de Tusage, il est facile de ne pas se tromper et de distinguer à la poussière ce qui est infanterie, cavalerie.

Je ne sais si je vous ai annoncé que le duc de Tarente avait pris Dinabourg qui, suivant eux, était le boulevard de leur empire et auquel on travaillait depuis trois ans. Les Russes l'avaient en partie évacué ; on y a cependant pris des pièces de canon.

Il faut que vos dragons qui sont à Rasasna fournissent un poste de nuit sans feu qui serait placé près de la route de Rasasna à Lîadouî et qui se retirerait au jour. S'il entendait le bruit de la marche des troupes, il se retirerait, vous en donnerait avis de suite et vous m'en instruiriez sans délai.

Communiquez aussi pour les nouvelles avec le général Montbrun ».

Davout à CzartoryskI

Doubrovna, 8 août (A S P)

« Son Altesse le prince Poniatowski m'informe par une lettre du 6 juillet qu'il vous a donné l'ordre de faire arrêter à Kruhie un juif nommé Manov que l'on assure entretenir une correspondance très active avec les Russes. Je vous invite, prince, à m'envoyer cet homme aussitôt que vous l'aurez fait arrêter ; il sera bon de le faire escorter pour qu'il ne s'évade pas ».

Davout à Bordessoulle

Donbrovna, 8 août (A S P)

« En même temps que je vous ai écrit cette nuit pour vous faire connaître que les deux paysans que vous m'annoncez ne m'étaient point parvenus, mais qu'il paraissait qu'ils étaient restés à Posudevo, j'ai fait donner ordre au chef de poste de correspondance de me le« envoyer aussitôt le retour du chasseur porteur de la dépô-

che. Au lieu d'eux, ce sous-officier m'envoie deux paysans qui sont arrivés en cherchant leurs chevaux dans le village de Passudva ce matin à 7 heures, et qui ne savent pas ce qu'on veut leur dire. Faites donc les démarches nécessaires pour retrouver les deux premiers paysans, et envoyez-les moi le plus tôt possible pour que je les interroge.

Il faut faire donner à la personne qui vous remettra cette lettre de bons chevaux, pour qu'elle puisse aller très vite à Mstislavl,etlui donner toutes les indications possibles sur la route qu'elle doit suivre et les endroits par où elle doit passer ».

Davout à Borde» Aoul le

Doobrovna, 8 août, 5 huoriîs 1/2 du soir (A S P)

f Je re^jois à l'instant votre lettre. Je ne puis concevoir qu'il y eût près de vous et de nous de l'infanterie lorsqu*aucune nouvelle antérieure n'a confirmé cela. Il y a aussi dans le pays la personne qui vous a fait des rapports qui est venue me trouver, et qui demeure dans les environs et qui très certainement nous eût informés d'un mouvement de cette nature. Enfin les reconnaissances du général Pajol qui ont été sur la route de Doubrovna à Romanovo n*onl rien vu^ mais elles ont appris que du côté de Romanovo il devait y avoir quelques Cosaques. Il est inutile de vous observer de faire éclaircir ce fait avant la nuit et y faire marcher un fort parti ; qu'il se fasse tirer des coups de fusil si cela est nécessaire. Envoyez-nous un rapport très promptement.

Je suppose que vous avez eu des nouvelles de Ghorouï. Mettezvous en communication par des postes avec le 108° régiment qui est à la droite de la ligne. »

Davoul À Grouchy

Douhrovnu, 8 Jioùl, 6 heures 1/2 du soir (A S P)

f Je reçois à l'instant votre lettre où vous m'annoncez que le général Sebastiani est toujours en présence de l'ennemi.

11 est inutile de vous observer que vous ne pouvez prendre trop de moyens pour «Hre informé de ce qui se passe sur votre gauche, puisque c'est d'après vos renseignements que je serais dans le cas d'agir.

11 faut recommander qu'il n'y ail à Rasasna ni chevaux de main, ni bagages ; tout cela doit être de l'autre côté de votre position, afin que, dans le cas où vous devriez évacuer Rasasna, il n'y ait point d'embarras. Je vous recommande de nouveau, dans le cas où

PREMIER CORPS 285

vous demeureriez à Rasasna, de détruire le pont et d'enlever tous les matériaux des environs qui pourraient servir à le rétablir.

Il paraftrait que les troupes campées aux environs de Lîadouï sont de nouvelles levées, ainsi si l'ennemi agit, il aura porté toutes ses forces sur la rive droite du Dnieper.

Vos lettres mettent trop de temps à me parvenir. Etablissez un ou deux postes de correspondance et envoyez-moi vos lettres par des sous-officiers qui se serviraient des chevaux de ces postes pour qu'elles puissent m'arriver en une heure. »

Davout à Poniatowflki

Doubrovna, 8 août, 9 heures du soir (A S P)

« Je reçois il n'y a qu'un instant votre lettre du 6 à 7 heures du matin et celle du même jour, à 10 heures. Elles ont été portées par les Westphaliens à Babinovitschi. C'est un nouveau motif de réitérer des ordres pour qu'elles me soient envoyées directement de Chklov par des Polonais. J'en écris directement au prince Czartoryski. Vos rapports sur le départ du prince de Bagration de Mstislavl confirment ceux que j'ai reçus et communiqués à Votre Altesse. De manière ou d'autre, le deuxième acte de la campagne va commencer. Ainsi à la réception de ma lettre, faites porter une division d'infanterie sur la rive droite entre Chklov et KopouT, une autre entre Chklov et Mohilev, mais à trois lieues seulement de Chklov.

Il faut que la division du général Dombrowski et la division du général Latour-Maubourg soient chargées de garder et couvrir Mohilev, ainsi que d'exécuter tout ce que vous avez pu lui ordonner d'après les dispositions que vous lui avez prescrites.

Il faut que cegénéral avec sa nombreuse cavalerie batte l'estrade ; ainsi avec les troupes polonaises, excepté la division Dombrowski et le corps du général LatouNMaubourg, vous serez disponible, ainsi que la cavalerie qui est affectée au V corps.

Cette cavalerie vous la ferez aller, bien entendu, battre l'esLrade sur la rive gauche ; elle devra vous servir à ramener des subsistances et à avoir des nouvelles de l'ennemi. Si contre les probabi- Jités elle le rencontrait, elle se retirerait par les gués qui existent <n grand nombre.

J'ai adressé au major général votre réclamation sur les hommes

<iue vous retient le général Brun. Je témoigne mon mécontentement

<lans la lettre ci-jointe au commissaire des guerres Blandin des

niauvaises difficultés qu'il a faites au général Pakoz. Je lui donne

PREMIËft CORPS

l'ardre de remettre tous les renseignements et états qui sont] demandés.

Pour que le rnuuvrmt'ot de vus iruupes ne fassi' pas tmjt d L'ct:it,j Votre AltêSfîe peut rester de sa personne à Motiîlev parce qu'elle] aurait bientôt rejoint la lète de ses colonnes. i»

Uavoot h Czarf or^'skl

c 11 ne faut plus remettre vos dépêches à la correspondaDceJ westphalienne. Votre dernière du 7^ à 3 heures du matin, qui accompagnait une lettre du prince Poiiiatowski, a été portée à| Babinovitschi. où elle ne m'est parvenue qu'aujourd'hui à 5 heures du soir. 11 faut m'envoyer vos dépèches directement aiftsi que je vous l'ai mandé déjà dans ma lettre d'hier. »

llavoul  Juiiot

Tiotjlmivn», a jujùt, tO beurvs du «olr (A S P)

« Le général Grouchy me mande que tes troupes du géoér Manthrun sont en présence de l'ennemi et que l'on se tiraille. Je suppose que c'est Je général Sebaslianî qui aura voulu pénétrer! sur les frontières russes.

Les rapports annoncent que depuis quelques jours I ennemi ai porté des forces considérables d'infanterie entre Krasnoï et Lïadouî] mais il paraH que ce ne seraient que des troupes de réserve ou Lalail» Ions de dépùt» ce qui ferait supposer qu'il a intention de se por^ 1er sur la rive droite du Dnieper.

L^armée du prince Bagralîon a quitté Mslistavl le ^t îuilletj le 4^' et le S aoât pour se porter dans la direction de Smoleo&k* J'ai fait appuyer le général Bordessoulle qui est À Sava, sur la gauche du c<Mé de Lannika.

11 serait bou que vous eussiez toujours de finfanterie et de cavalerie eutre Orcha et Sa va. Cela vous procurera le double avac ta^e de vous éclairer et de vous procurer des subsistances, et, dans" tous les caSf si par les ordres de i'tlmpereur ou par les événements, je venais à repasser sur la rive gauche du Dnieper, vous en serte informé assex à temps pour pouvoir rappel<n* vos troupes, m

itef^m à JitMM

I>««l»ro«m. f Mit (A 8

« Je VOUS adresse plusieurs dépêches du m^ar général J Sa Majesté m*a chargé de vo1^- nindr^r de faire pr -iyn\

fection des fours. Elle désire ^ , li y ait deux poii jjs

Orcha de manière à ce que tes plusgross«a voilures puissetit y passer J

PRRMIER CORPS

Je sais que ses intentions sont déjà remplies et que vous en avez fait faire un à l'emplacement où vous avez fait faire un retranchement indépendamment de celui qui existait II ne vous reste plus, pour que les intentions de ri-Impereur soient tout à f/iit remplies, quh faire mettre Faneien à côté du nouveau et établir les rampes nécessaires pour qu'il y ait deux débouchés. Je vous invite à donner des ordres en conséquence.

Je vous ai fait connaître hier ce que m'avait mandé le général Grouchy sur une afTaire qu'aurait eue le général Sébastian!; il y a encore beaucoup de vague. Un officier particulier envoyé en reconnaissance annonce que, le 7 au matin, notre gauche a été attaquée, cela est peu vraisemblable, puisque j*ai des nouvelles de Vilebsk du 8, à 5 heures du sorr.

Le général Grouchy me mande aujourd'hui à midi que le gêné- Montbrun lui a fait part que le général Sébastian! a été obligé de se replier sur Roudnïa et que l'ennemi est en avant de la ville, et les troupes légères du duc d'Elchîngen occupaient Elisevo. Des reconnaissances du général Grouchy sur ce point n'y ont trouvé ce matin ni Français ni Russes, tout est tranquille de nos côtés.

11 est vraisemblable que tout ce qui s*est passé hier a été occasionné par la prise d'un village que le général Sebastiani a ^oulu faire sur la frontière russe ; aussitôt que j'aurai du positif, je ^ous en informerai.

L*armée polonaise avait ce matin ordre de porter une division À ^hklov et une à quelques lieues en avant de Ghkiov sur la route ^'Orcha. 7>

l>avout H lirouchy

Douhi^jvQA, MiiU» Q nofil (A S P)

f Je reçois votre lettre du 9, à 7 heures 1/2 du matin, ainsi que ^^lle du général Chas tel du 8, h 7 heures 3/4. J'observerai que "^otre correspondance actuelle avec le général Chastel est beaucoup ^rop lente, puisqu'elle met dix-sept à dix-huit heures à vous par- "Venir. La nouvelle donnée par roflicier expédié par le général dhastel me parait peu vraisemblable. Suivant cette nouvelle, l'ennemi aurait attaqué, le 7 à 2 heures du matin, notre gauche et j'ai une dép<>che du quartier général de Vilebsk du 8, à 5 heures du %oir» Il n'est point du tout question de cela. Je ne trouve point Sur la carte ni Masu ni Merec^ où on prétend que nous avons battu en retraite. Enfin il n'y a de rapport oRiciel que ce que vous avez lu de l'affaire du général Sebastiani, et il paraTtrait que, d'après Ifs oui dire, on n'aurait enlenduque quelques coups de canon.

288 PREMIER CORPS

Recommandez d'aller aux nouvelles et de me transmettre promptement celles que vous avez.

Tout est parfaitement tranquille ici. »

Davoni à Gronchy

Doubrorna, 9 août, 3 heures da Boir (A S P)

« Je reçois à Tinstant votre lettre du 9 à midi et celle qui y était jointe. 11 paratt que le général Mourler n'a pas envoyé à Elisévo, comme je vous l'avais annoncé. Il faut qu'il ait reçu des ordres ; il doit vous en faire part. Je suppose que lorsque vous recevrez cette lettre vous aurez eu des informations bien exactes. Etablissez des postes de correspondance entre vous et le général Mourier. II vous communiquera promptement ce qu*il apprendra, de môme que si vous savez quelque chose de nouveau, vous l'en informeriez. Ces communications sont nécessaires pour le service de notre souverain. Sans cela, il en résulterait des inconvénients majeurs. Oo serait informé trop tard des événements qui obligeraient à des mouvements. Tout est très tranquille de ces côtés-ci.

P. S. — Faites examiner si, en détruisant le pont qui est à Ilasasna, sur la grande route de Smolcnsk, on obligerait l'ennemi à un grand détour pour passer cette rivière et s'il lui faudrait beaucoup de temps pour le réparer.

Je reçois des rapports d'un ofûcier géographe détaché avec le gênerai Pajol. 11 n'y a point, hors le pont, de passage sur cette petite rivière.

Il n'a point été au delà, je désirerais que vous la fassiez remonter jusquW la grande route. Je serais fort aise de savoir si ce serait une bonne position à prendre contre une armée qui viendrait de Smolensk sur Doubrovna. »>

l^ttvoDt ik RortlessoDlle

IVuÎKVDâ. î^ août. 3 heure» do soir (A S P)

IV Je re^\^is votre lettre du 9 à I heure après-midi. Faites rentrer de suite les saiivej:ardes dont il est question dan? votre lettre; vous les ronvornv. à leur régiment ; vous m'enverrez lechef de lasauvesrarde. Si vous en connaissez d'autres, fiîites-les rentrer de suite.

Ne compromettez pas de partis vis-à-vis des Cosaques. Bornezvous ,\ iMen éclairer nuai front et ma droite. Empêchez la cavalerie d'enlever des bestiaux. Je vais donner des onires au général Pajol. Vous poiîve/ faire ài;v dans ie pays que je ferai rendre tous les besîi:iux qui ont éî-^ pris, qu'on vienne me les réclamer. Je vous

PREMIER CORPS 289

en^v^oie quelques proclamations. Ayez, dans la nuit, des partis au loÊTM et qui se mettent dans des passages sans feu et postés de ni£i.v3 iére à n*ètre pas vus et atout voir et tout entendre ; ils devront se i:^^-tireraujour. Soyez bien lié avec les Westphaliens et le 108® ré-

Davont à Gronchy

Donbrovna, 10 août, 3 heures du matin (A S P)

ce JE^« major-général me mande en date du 9 à 6 heures du matin qu^ l*enneroi a montré beaucoup de forces sur Inkovo. L*Emperet» ■:• ^ait réunir tous les corps d'armée à Lïozna. J'ai Tordre, dans \e c^sL^ où ce serait un mouvement offensif de la part de Tennemi, de «:Tm e porter à Lîouvavitschi . Si ce n'était qu'une forte reconnaît ^£i.nce de cavalerie de l'ennemi qui n'eût pas de suite, il est vraisenr^blable alors que l'Empereur viendrait passer le Dnieper à Kassisna. Il faut donc faire préparer, près de là, beaucoup de matériel, ut 3 pour la construction de ponts et même commencer à faire ^^^^«►ilier aux rampes indiquées dans le rapport de l'officier du gén i^ . Je vous enverrai dans la matinée des pontonniers et des travail loiars pour travailler à plusieurs ponts de radeaux. ^^it^8 travailler de suite à ces rampes.

^^^ ne dois faire un mouvement sur Lïouvavitschi que dans le cas

^^ oelui de l'ennemi serait offensif. Je vous invite donc à vous

"*^t.t.^e de suite en communication avec le duc d'EIchingen à Lïozna

® ^* établir des postes de correspondance de trois en trois lieues

^ ^x* avoir promptement des nouvelles. Je ne suppose pas que le

^ d'Elchingen ait évacué Lïouvavitschi puisque vous m'en

,. ^*^z informé : si cela était, faites-le occuper de suite pour vous

^vec sa droite.

7^^ ne puis trop vous recommander de bien me tenir au courant,

^ ^^cjue c'est d'après ce que vous me manderez que je me détermi-

^^ n'ai rien reçu de vous depuis midi, heure à laquelle vous

^^nonciez que tout était tranquille à l'embouchure de la Béré-

-^^ïila et du côté de Lïadouï. C'est un aide de camp du major

*^*^éral qui vous remettra cette lettre. Ecrivez à Son Altesse Séré-

^^^^iine pour lui donner des nouvelles.

^ l'instant je reçois votre dépèche qui m'annonce l'affaire du

*^ de chasseurs. Je ne puis qu'approuver les mesures que vous avez

V^^^es. Je ne conçois rien à l'évacuation de Lïouvavitschi, puisque

\^% troupes du général Ney occupent Elisévo. Faites occuper Lïou-

890 PREMIKR CORPS

vavitschi et mettez-vous en communication avec les troupes du duc d'ËIchingen.

Ayez des postes le long du Dnieper qui observeront tous les mouvements. J'attends le soldat et les paysans pour les interroger et confronter leurs rapports avec les déclarations que m'a faites un juif que j'ai envoyé à Lïadouï. Si de l'infanterie et de rarlillerie se portaient sur Rasasna vous retireriez vos troupes et vous détruiriez non seulement le pont qui est sur le Dnieper, mais encore celui qui est sur la Rasasna. »

Davont à Ponlatowski

Doubrovna, 10 août, 4 heures da matin (A S P)

I 11 est probable que dans la journée, j'aurai des notions positives sur les mouvements de l'ennemi et des ordres sur tout ce que nous devons faire. En attendant, j'invite Votre Altesse à se porter sur Chklov avec tout son corps, à l'exception du général Latour^ Maubourg et de la division du général Dombrowski h la destination desquels il n'y a rien î\ changer. II faut que vous soyez également en mesure à Chklov de passer le Dnieper h cet endroit (ainsi faites jeter un pont, si ce n'est déjà fait) ou de continuer par la rive droite sur Orcha. Cela dépendra des ordres que je recevrai de l'Empereur. Il faut que la cnvalerie de votre corps d'armée batte l'estrade sur la rive gauche ; dans le cas peu vraisemblable où elle trouverait des forces majeures, elle se retirerait aisément, soit à des gués, soit à Chklov où il faut que vous fassiez venir des vivres.

Vous devez trouver beaucoup de ressources à Chklov; ne marchandez pas ces juifs. Il y a du pain, faites-en donner une livre par homme ; il y a du sel, faites-en donner une livre par homme et autant de riz ; faites distribuer de Teau-de-vie et du vinaigre. Comme nous allons parcourir un pays très ruiné et que nous sommes l)\iucoup de uïonde, il faut avoir beaucoup de subsistances ; que vos soldats portent six livres de farine et trois jours de pain et vos caissons le plus possible.

Par une de nu*s lettres, vous avez dû porter une division d'infanterie ;\ quelques lieues en avant sur la route de Chklov, vous pouvez la laisser parce que. si vous allez en avant, ce sera autant de chemin de fiiit et que, si vous passez le Dnieper à Chklov, vous aurez bien le temps de la faire revenir. »

PREMIER CORPS 291

Davout à Janot

Douhrovna, 10 août, i heures (A S P)

«Il est probable que dans la journée j'aurai des notions positives sur le mouvement de l'ennemi et des ordres sur ceux que nous devrons faire. Rappelez ce que vous avez à Kopouï ; faites détruire le bac et n'y laissez qu'un escadron d'observation qui aura des postes entre Kopouï et Orcha. Je mande au prince Poniatowski de se porter sur Chklov et d'être prêt à passer le Dnieper à Cbklov et à Orcha, selon les ordres que je recevrai.

Procurez-vous le plus de subsistances possible, parce qu'une fois en mouvement, il ne vous sera guère possible d'en avoir dans le pays que vous aurez à parcourir qui est déjà épuisé. »

Davout à Bordessoulle

Doubrovna, 10 août, 5 heures (A S P)

a Je suppose qu*au reçu de cette lettre j'aurai reçu les rapports de vos reconnaissances de cette nuit.

Il faut beaucoup éclairer à votre droite et tâcher d'avoir des nouvelles de Ghôrki et de llomanovo. Liez-vous avec le général Pajol et le 108^ et que vos postes ne laissent passer qui que ce soit en avant de la ligne. On ne doit pas aller aux fourrages aux avantpostes, mais derrière la ligne.

Faites questionner tous les paysans venant dans la direction de l'ennemi et envoyez-moi ceux qui donneront des renseignements.

Ne compromettez pas les partis, envoyez des hommes intelligents et les mieux montés.

Donnez moi des nouvelles des Westphaliens ; sont-ils à Sa va, quelle est leur position fixe ? »

Davout à Grouchy

Doubrovna, 10 août, 1 heure après-midi (ASP)

c Je n'ai rien reçu de vous depuis votre lettre du 9 à 9 heures i/2 du soir, vous connaissez trop la position où je me trouve, pour qu'il soit nécessaire de vous dire combien il importe que je reçoive de fréquents rapports, parce que si l'ennemi a pris l'ofTensive et qu'il se soit porté sur Houdnïa et Lïozna, je n'ai pas une minute à perdre pour faire un mouvement vers la gauche. Si cela se réduit à TaiTaire qui a eu lieu entre la cavalerie du général Sebastiani et que tout ait été tranquille depuis, je dois rester ici sans faire de mouvement.

Je vous prie d'entrer en communication avec le duc d'Ëlchingen,

PREMIER GURPS

vous devez en avoir reçu des nouvelles, je les attends avec une vn imputieuce.

Ce qui me fait croire que celte affaire de la cavalerie n*a pas en

de suite, c'est la tranquillité ijui rè^'ue ici et votre derDt^re lettre oi vous étiez encore sur la licrêzouïnia et que vos reconnaisse nce.s ont trouvé des rêgimenU français k Klisévo,

Vous avez dû recevoir une compagnie de pontonniers et une deJ sapeurs pour Taire travailler à trois ponts. Il faudra demander at général Dup|»elin quelques sapeurs de sa brigade pour travailler aux. rampt»s. Si rennerai se portait avec infanterie, cavalerie et artillerie sur la rive gauche, vous évacueriez tlasasna. mais il faudrait retirer tous les matériaux et le pont sur la rive droite ; je ne tarderai pas à me réunir, et ces matériaux me serviraient pour fair le pont.

A l'instant je reçois voire lettre du 10 à 8 heures l/i du inatii et celle qui y était jointe du général Mouries, qui confirme raoal opinion que ceci n'était qu'une alTaire de cavalerie.

J'ai questionné les habitants et le soldat qui est un déscrteur.J Les habitants gardaient leurs troupeaux pn'*s de Lïadouï. Us JisentJ qu'il .%'y trouve deux régiments de Cosaques et un de hussards. Ils n'ont point vu dinranterie et entendu dire qu'il doit en venir. Je vous les renvoie. »

llavoul à Juiiot

« i\r Chrislen, utucin- d'ordonnance de TEmpereur^ me fait connaître que les Westphaliens qui sont à Kopouï» se plaignent de ce que des militaires français qui y sont aussi les empêchent de passer^ Il doit y avoir lu un malentendu» car il ne doit se trouver à Kopour* aucun militaire français- Je vous prie d'envoyer un oHlcier à la réception de cette lettre pour vérifier ce fait* Ce ne pourraient étr€ que des individus qui s'y seraient établis de letir autorité privée.] Je vous serai obligé de leur faire Rejoindre leur corps par la rive gauche*

Le général Bordessoulle m'annonce que les troupes que vous aviça envoyées dans la direction de Sava ont dû rentrer aujourd'hui Urcha, H me paraît utile» monsieur le duc. tant que nous serons dans la position où nous nous trouvons, d'avoir quelques troupei^ d infanterie et de cavalerie Virestphalicnne à portée face à Schivarotschka (?); elles y ^prurit parfaitement h couv^tI, par les bois et pikt la Prnnîa. Le commandant aurait l'ordre d'envoyer des partis d^rKsI

PREMIEK CORPS 293

la direction de Sava pour communiquer avec ceux du général Borciessoulle qui, de son côté, enverra des partis sur Sava ; ainsi votre ciroite sera parfaitement éclairée. Schivarotschka doit être encore à deux lieues d*Orcha. Je vous prierai de donner des ordres en conséc]uence ; cela vous fera toujours rentrer quelques subsistances, i

Davout à Grouchy

Doabrovna, 10 août, 4 heures du soir (A S P)

« Je reçois votre lettre du 10 à 10 heures 1/2 et celle du général

CUhastel qui y était jointe. Je ne conçois rien au rapport de ce

général. Il faut lui recommander de vous envoyer les originaux et

dMndiquer toujours l'heure, que tous les noms de villages soient

écrits le plus lisiblement possible. Je ne puis jamais déchiffrer les

siens. Enûn il parle d'une quarantaine de coups de fusils entendus

dans la nuit de l'autre côté de la rivière ; mais de quelle rivière

parle-t-il ? Il fallait encore citer les villages les plus voisins de

l'endroit où ces coups de fusil ont été entendus. Sans toutes ces

indications, les rapports sont inutiles et ne font qu'embrouiller.

Je vous prie de faire une instruction pour tous les officiers qui sont dans le cas de donner des rapports.

Recommandez au commandant de dragons qui est à Rasasna d'avoir la nuit sur la grande route le plus près de LTadouï possible un poste pour observer tout ce qui se fera. Le poste sera sans feu et se retirera au jour.

S'il y avait quelque chose de nouveau, vous recommanderez à l'officier non seulement de vous en prévenir, mais, aussi, moi directement par un ofûcier qu'il enverrait par la rive gauche en suivant la route du Dnieper. >

Davout à Pajol

Doubrovna, 10 août (ASP)

« Vous m'avez fait conduire un juif et un habitant qui avaient ramené un soldat du 85® qui avait déserté de l'ennemi. Je crois qu'il en est de même pour ce soldat que pour le chasseur du 2% qu'on n'a pu retrouver ici. Je viens de faire faire des recherches, il n'a point paru dans le 85©. En vérité, le service se fait bien mal : prenez des informations et donnez des ordres à vos partis et entendez- vous à cet égard avec le général BordessouUe pour qu'on arrête tous les militaires qui seraient du côté de l'ennemi.

Je viens de recevoir votre lettre de nomination au grade de général de division avec l'ordre de vous rendre à votre destination. Venez de suite me trouver avec le colonel Mathis. »

Ihivouf à l^ijol «M A BordoMNOullo

Doubrovna. 10 août (A S P)

c Je reçois h Tinstant la nouvelle que les Cosaques se sont avances en force en avant de vous. Soyez par conséquent «lerle et faites brider vos chevaux. Il paraît que ce mouvement est le résultat d'un mouvement général de l'armée russe. 11 faut que le piquet de cavalerie que vous enverrez ce soir sur la route de Lïadouï aille à travers champs et qu'il soit tout oreille pour saisir le moindre bruit qui aurait lieu

A Pajol. — Lorsque vous aurez la certitude qu'il n'y aura rien ce soir, venez me parler avec le colonel Matbis.

On m'a fait le rapport que six pulks de Cosaques sont venus en avant de LTadouT, et ont pris la direction de Boévo. Deux esca** drons ont dû se porter à mi-chemin de LTadouî ici. Vous adresserez donc promptement le double de vos rapports au duc d'Elchingen et à l'Empereur. »

llavoDt ik Grouchy

Doubrovna, 10 août, 7 heures 1/3 dn soir (A S P)

<( On m'assure que l'armée russe est en entier en mouvement de Smolensk sur Lïadouï. Il faut donc beaucoup de surveillance sur loul ce qui pourra se passer sur les bords du Dnieper et de la Bérézouïnïa, et que je sois promptement informé lorsque l'ennemi débouchera en force sur Lïadouï. .l'entends artillerie et infanterie.

Il parait qu'il y a six pulks do (^osaques en avant de Lïadouï et deux escadrons ont dû so porter à ini chemin de Lïadouï ici. Vous adresserez promptement le double de vos rapports au duc d'Elchingen et à l'Empereur. »

llavout A Bordessoulle

Ooubrovna. 10 août. 10 hcart^s 1/^ du soir (A S P)

« Je n'ai pas compris ce que vous m'avez fait dire par votre aide de camp ; si vous avez un délîlé derrière vous, mettez-le devaht^et, s'il y a des ponl*?. vdus pourriez les rompre. Votn* retraite est toute naturelle, nnn par It' rheniin que suivent les ordonnances que je vou< onvtiie, mais d«Trière vous par Posudevo, Tchubakhowa et Stt»psi sur la droite du iOS". Faites reconnaître ces chemins et éclairez- vous sur votre droite. ^^

PREMIRR CORPS 395

Davout à BordcHsonllo

Doubrovna, 10 août, 11 heures 1/4 du Mir (A S P)

« Je reçois votre lettre du 10 à 10 heures du matin. Vous me dîtes que Tennemi a pris poste à Pariski (?) h une dcmi-lieue de Svalovchitsouï, mais vous ne me dites point Tespèce, ni le nombre de ces troupes. Tout cela est m<^,me contradictoire h vos derniers rapports, où on n'avait rien vu du côté de Romanovo. Vous devez vous rappeler que souvent vos officiers vous ont fait des rapports que réyénemcnt n'a point justifiés.

Les derniers rapports ne m'annoncent point de mouvement du cMéde Lîadouî. Les reconnaissances ont vu à une demi-lieue, des feux en avant. Elles n*ont pas pu voir quelle espèce de troupes c'était. J*ai des postes très avancés sur cette route qui ne me font licD dire.

Userait très imprudent de leur part de faire des mouvements de celte nature. Quoi qu'il en soit, il faut aller voir par vous-même et, si entre vous et Tennemi il y a des ponts qu'il soit obligé de passer, vous ferez bien de les détruire, cela fera gagner du temps, et c'est ce qu'il nous faut, car pendant ce temps l'armée se réunit. Cette pluieHîidoit rendre le chemin de votre côté bien mauvais. Mettezvous en communication avec le 108«» afin qu'il puisse prendre les armes dans le cas où l'ennemi se porterait de votre côté.

Envoyez-moi un rapport sur le petit ruisseau qui de Svatovchitiouï va à Tilivitchi et un également sur celui de Posudevo h Tilivitchi ; quels sont les endroits où la cavalerie et l'artillerie peuvent passer. Enfin allez reconnaître par vous-même quelle ttpèce d'ennemis il y a, et faites-moi de fréquents rapports. »

Davout à Bordciïsoallc

Doubrovna, lU août, 11 heures 1/2 du soir (A S P)

«Vous pouvez, mon cher général, passer de suite les trois défilés ^ont voua parlez, bien entendu que vous vous trouverez dans la direction de retraite que je vous ai indiquée par ma dernière lettre.

S'il y a des ponts en avant de vous, faites-les rompre avec le moins <ieclat possible. »

Davout à Pouiafowski

Douhrovna, 10 août, à minuit (A S P)

' Tout annonce que l'Empereur parviendra à avoir une grande ^kille sous peu. Dans cette hypothèse, l'Empereur aime à avoir ^plus de inonde possible, ainsi il faut rappeler à Mohilev le gêné-

PHKMIER CORPS

rai Latour-Maiibourg et la division d'infanlerie qui <'taiî iiu raidi rie cette ville. Cependant il faut qii*il laisse qijelqu<3 chose pour b?illre le pays, observer Bobroiiisk et surtout couvrir Minsk. 11 faut faire faire ce mouvement par diff<kents chemins pour qu'on Piguore dans le pays. L'I'lrnpereur me mande qu'il a assigné les dilTtl^renles récompenses que je lui ai demandées, et qu'il a accordé tout à tn'^s peu de chose près. Le £^énéral Latour-Maubourg laissera quelques troupes pour couvrir Mohilev et garder la tiMe de pont a laquelle il faut faire travailler avec force.

Par une lettre dont je vous envoie le duplicata, je vous disais d*envûyer une division à Kopouï. Il faut vous rendre le plus t6t possible à Orcba avec tout votre monde. Vous ferez détruire le pont de Chkiov et vous y laisserez quelque infanterie et de la cavalerie ainsi que devant Kopouï pour observer ces ponts.

Il doit y avoir un bac à Kopouï ; vous le ferez également détruire. Il faut que l'offlcîer que vous laisserez h Chklov soil très intelligent et envoie des patrouilles sur la rive droite du Dnieper, surtout vis-à-vis des passages, vous avez dû vous faire des subsistances. Il faut en faire suivre car vous ne trouverez rien dans le pays où vous allez.

Faites-moi connaître le moment de votre arrivée à Orcba. «

llavout À Juuot

Doubrovaa, 10 loilU mintiit (AS P).

« Les derniers rapports d'émissaires envoyés de Doubrovoa à Lïadouï, de gentilshommes polonais qui sont venus trouver le gêné* rai Bordessoulle, annoncent que Tarniée russe se serait portée de Smolensk h UTadouT et que ce jour il devait y avoir beaucoup de troupes de toutes armes et de rarlillerie k Lïadouï et Boévo. Si Ten* nemi, dans celte position, faisait un mouvement contre moi* lu mienne ne serait pas tenable» parce que ma droite serait tournée ; je repasserais sur la rive droite en ayant une forte avanl-garde sur la rive gaucb<^ qui s'emparerait de la tAle de pont qui est protégée d'une manière extrêmement forte par la rive droite.

Je mande au prince Ponialowskî de se rendre de suite à Orehm par la rive droite, L'Empereur est en mouvement et sous quarantehuit heures il sera sur le Dnieper. Ainsi si ce mouvement de Tennemi sur notre droite se continuait, il me semble que ---^t ".» i^t^î pourrait nous arriver de plus heureux.

Il faut que vos partis sur la rive gauche, surtout si vaut- /.

que je suisi rr|>;i>sr sur la rjv«^ ilrnîî^v prrrnïfhl ,\t> ^f^inir i^

PREMIER CORPS ^97

lions. Ayant pris des informations sur le détachement qui se trouvait à Kopouî, j'apprends que c'est celui que la commission des subsistances y avait envoyé pour en faire. Je vous serais obligé de leur envoyer l'ordre de repasser sur la rive droite et de détruire toutes les nacelles et embarcations. »

DIVISION aUMN

Belliard à Gudin

Vobova, l" juillet (P G)

« La division Priant arrive, mon cher général, elle va donc prendre son rang et continuer de marcher; vous la suivrez sur Karklin et Trakinia, route de Sventsianouï. »

Belliard à GudIn

Bolareli, 2 juillet, 7 heures du matin (P G)

ft Mon cher général, vous vous trouvez trop en arrière, il faut venir k Trakinia, village en avant de vous et plus rapproché de Boïareli. Partez de suite pour vous y rendre. Telles sont les intentions du roi.

Aussitôt votre établissement à Trakinia, faites reconnaître la route à votre gauche jusqu'au lac, ainsi que celles du lac à la grande route en avant de vous. Le roi désire aussi que vous fassiez reconnaître sur votre droite et garder un gué qui doit être près de Trakinia. »

Belliard à GudIn

Boïareli, 2 juillet (P G)

f Mon cher général, le roi ordonne que vous partiez de suite avec votre division pour venir remplacer la division Priant dans la position qu'elle a prise à Boïareli où Sa Majesté vous enverra de nouveaux ordres. »

Belliard à GudIn

Boïareli, 3 juillet (P G)

« Mon cher général, la division Priant va se mettre en marche ; riotention du roi est que vous suiviez son mouvement. Vous pour*

298 PREMIER CORPS

riez faire passer votre infanterie sur le pont de radeaux ; ce sera autant de gagné pendant que Priant passera sur l'autre pont. »

Belliard à Gudin

Sventoianoul, 8 juillet (P G)

« Mon cher général, il y a apparence que votre division fera aujourd'hui un mouvement. En conséquence, tenez-vous prêt à partir et veuillez, je vous prie, donner des ordres pour faire rentrer tous les détachements que vous pouvez avoir dehors.

Si Ton part, ce ne sera pas avant 4 ou 5 heures.

Le roi désire avoir la situation de votre division ; je vous prie de me renvoyer de suite pour que je la metle sous les yeux de Sa Majesté, i

Belliard à Gudin

SvcntsiaDouï, 8 juillet (P G)

« L*intention du roi, mon cher général, est que votre division partant de Cerkinski se mette en marche ce soir à 3 heures pour aller coucher à Daoughélichkid*où elle devra partir demain de très grand matin, et se diriger sur Vidzonï où vous recevrez de nouveaux ordres de Sa Majesté. La division Friant couchera ce soir entre Milianouï et Tvéretsch et se rendra aussi demain à Vidzouï. Le général Morand doit être ce soir h Kozianouï.

Le quartier du roi sera ce soir à Kozianouï et Tvéretsch. »

Belliard à Gadiu

SvontsianoDi, 8 juillet (P G)

« Si la distance est trop longue, partagez la route de Vidzouï en deux marches, de manière a être demain à Vidzouï dans la matinée, c'est-à-dire de midi à 2 heures. »

Belliard à Gadiu

Vidzouï, 10 juillet, 7 heures 1/2 (P G)

t Les troupes aujourd'hui ne feront point de mouvement; il y a même apparence que demain on ne bougera point. En conséquence je vous engage à organiser des détachements commandés par de bons officiers poui* aller reconnaître ie pays et ti\cher de trouver des vivres. Mais, je vous en conjure, prenez des mesures telles que le plus grand ordre soit observé et qu'on ne force pas les habitants qui sont restés ou rentrés chez eux à fuir encore dans les bois.

PREMIER COBPS 299

H^^ roi a fait écrire à tous les h.'ihitants qui avaient quitté leurs I7M^% M ^ons, qu'ils pouvaient revenir, ramener leurs bestiaux, leurs gr^^^ Â «)8 et leurs effets, et qu'ils trouveraient protection dans Tarmée fr^Ê. w^ ^aise. Je vous prie, mon cher général, de donner des ordres pour qi-M, ^ M 1 s ne soient point inquiétés, ni pillés et pour qu'on leur fourni ^^» ^ même des détachements de sauvegarde pour aller les prendre dSÊ^ 'wrm. ^s> les bois et les protéger jusque chez eux, s'il est quelques b^ "fc^ m. tants qui en demandent.

«*ï ^^ vous prie de m'envoyer votre officier du génie dans une demi-

Belliard à Gudiu

Vidzoal, 11 juillet (P G)

^^ I^-i* intention du roi, mon cher général, est que vous partiez ^^ "^"^ri ^in à 4 heures du matin avec votre division pour vous rendre ^ ^^^ l^sa où vous vous établirez, jusqu'à nouvel ordre, en arrière ^® •* ^ ville. Votre chef d'étât-major devra venir à l'avance pour 00 K^ M-M ^ître la position.

*— «^ division Friant part à 3 heures pour se porter aussi sur Opsa ; ell^ ^*étabiira en avant de la ville. »

Belliard à Gudin

Vidzouï, 11 juillet (P (t)

*^ ^^on cher général, le roi ordonne que vous laissiez à Vidzouï " ^^ ^orte compagnie de votre division pour en former la garnison ; ^ ^ ^ cievez y laisser de même tous les éclopés qui ont besoin de <I*^^"cjues jours de repos et qui seront dirigés ensuite sur votre

^ lignez un bon officier pour commander la place, et donnez-lui \ oï*ci j:*^^ jg yQ^g ^^ ppjg^ ^^ gg rendre chez moi pour y recevoir des io^^ï* actions. »

Belliard à Gudin

1? juillet (P G)

* Mon cher général, partez demain avec votre division pour vous

^e^dre à Belmonte où vous recevrez de nouveaux ordres de Sa

^^iesté. Le général Friant vous fera connaître l'heure à laquelle il

^^ taeltra en marche, afin que vous combiniez d'après cela votre

Répart.

P. S, — Le roi ira coucher à Belmonte. »

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PREMIER CORPS 301

le pays que vous occupez, et à une distance de deux lieues h Ventour, de bien ûgurer le terrain, de prendre de môme les noms des 'villages et de marquer les dislances, je vous prierai ensuite de m'en- ^oyer ce travaille prierai de même votre officier du génie de continuer le même travail en marchant s'il n'a pas d'autres occupations. »

Belliard à Gndin

DisDa, 23 juillet, 2 heures du matlD (P G)

a L'intention du roi, mon cher général, est que votre division suive immédiatement celle du général Friant qui doit partir à trois heures du matin pour se diriger sur Polotsk.

L'infanterie des deux divisions doit passer la Disna avant Tartiilerie et les bagages et aller se former en colonne à la hauteur de Palioudovitschi, à droite et à gauche de la route pour attendre de nouveaux ordres.

Lorsque toute l'infanterie sera de l'autre côté de la Disna, on commencera par faire passer l'artillerie par division et ensuite les vivres et les bagages.

Le général Friant doit faire passer à Disna même le plus de monde qu'il pourra, de manière à nous laisser promptement libre le pont qu'on a fait construire à une demi-lieue au-dessus de Disna.

Lorsque toute votre division sera passée et formée en colonne, envoyez-moi, je vous prie, un officier auprès du roi pour l'en prévenir et pour prendre ses ordres. »

Belliard à Gudiu

Disna, 28 juillet, 9 heures 1/2 du matin (P G)

c Aussitôt que votre division sera réunie, mon cher général, rintention du roi est que vous vous mettiez en marche pour vous porter sur Polotsk suivant le mouvement de la division Friant.

Si cependant il était trop tard, et que vos troupes fussent trop fatiguées^ vous pouvez vous arrêter à une lieue ou une lieue et demie de Polotsk ; mais alors vous ferez connaître votre position au roi à Polotsk sur la rive gauche où sera le quartier général, et vous enverrez un oflicier prendre les ordres de Sa Majesté.

Je pense qu'une partie de votre artillerie vous a déjà joint, puisque toute celle du général Friant est passée depuis longtemps. »

302 PREMIER CORPS

Belliard à Gadin

Polotsk, 33 juillet, 11 heures du soir (P G)

« L'intention du roi, mon cher général, est que vous vous rendiez demain avec votre division à Oula ; vous vous établirez en arrière de la ville ; la division Priant sera en avant de vous.

Le roi aura demain son quartier général h Oula.

Vous ferez prendre à Polotsk deux cents sacs de seigle, et du sel et cinquante d'avoine. j>

IVansouty à Gudin

Béchenkovitschi, S4 joiUet (P G)

« J'ai l'ordre de l'Empereur de vous mander, mon cher général, de vous porter avec votre division sur Béchenkovitschi ; j'y suis depuis hier et le Vice-Roi y a son avant-garde. J'envoie une division de cavalerie légère sur Vitebsk. J'ai déjà une brigade sur Boudilova. >

En note (i). Les divisions Priant et Gudin doivent partir demain ; la première à i heures du malin ; la deuxième à 6 heures pour se rendre à Béchenkovitschi où elles recevront de nouveaux ordres du roi.

Le roi aura son quartier générale Béchenkovitschi.

Oula, 2 heures du matin.

DIVISION DBSSACX

Desf-iaix À Davout

AU bivouac à gauche de Jijmoroui le *27 juin (A G)

« J'ai rhonneur d'adresser à Votre Altesse Télat de l'approvisionnement en pain ou en farine, bœufs, riz et sel qui existe dans la division qui m'est confiée, dont il résulte qu'elle a la subsistance assurée en pain confootionné qui Obt en très petite quantité, ou en farine, pour cinq jours. 11 existe encore sur les voitures auxiliaires une certaine quantité de sacs de blé que je ne puis réduire en farine, n'ayant pu découvrir aucun moulin vacant à proximité. Elle a suffisamment de bœufs pour sept à huit jours. Tous les hommes î^onl encore pourvus de trois quarts de livre de riz et du sel pour plusieurs jours. ^

^1) IVut-ôtre de la muiii tlo Guiliu.

PREMIER CORPS 303

Dessaix à Komeuf

27 jnin (A G)

t Je vous prie de me faire savoir sur quel point je puis faire diriger quelques malades qui sont à la suite des corps et auxquels on ne peut donner que quelques faibles secours.

Les colonels éprouvent des besoins en souliers, ils m'ont prié de demander si Tintention de M. le Maréchal est qu'ils envoient chercher la réserve de i. 200 paires que chaque régiment avait envoyées à Elbing et qui, par le soin de M. l'ordonnateur, ont été dirigées sur Kœnigsberg, ou si S. E. donnera des ordres pour les faire conduire aux corps. Veuillez, je vous prie, lui demander ses ordres à cet égard. j>

Dessaix à Bordensoulle

Sta Kitovitschi, 28 juin (A G)

« L'intention de S.E. M. le Maréchal est que je me porte avec ma division et votre brigade sur Nov-Troki et que nous l'attaquions de vive force et que l'on tâche de l'emporter dans la journée II est d'après cela nécessaire que vous vous placiez sur la route qui conduit sur le dit village avec votre cavalerie et infanterie. Si vous avez quelques renseignements sur ce poste ainsi que sur les routes qui y conduisent, faites-les moi parvenir par le retour du présent porteur. Mon artillerie arrive seulement en ce moment. J'ai besoin de quatre heures de repos avant de pouvoir me mettre en route : il est en ce moment 6 heures 3/4. Vous me ferez connaître aussitôt le point où vous pourrez m*attendre. Je me mettrai en marche à il heures du matin. »

DessAix à Uavout

% juin (A G)

fil Je me suis mis en marche hier soir avec ma division, aussitôt que j'ai eu reçu l'ordre, à 7 heures du soir. Elle était hors du camp. Elle a été retardée beaucoup dans son passage a JijmorouT par la brigade de gauche de la 3^ division, l'artillerie et ensuite par la garde impériale. J'ai parcouru un chemin affreux : une partie des ponts était brisée, les torrents qui avaient grossi par les pluies abondantes en couvraient d'autres. Le chemin présentait un grand nombre de difficultés qui ont retardé ma marche, de manière que la droite n'est arrivée ici qu'à 5 heures et Tartillerie y arrivait à Sbeares et demie au moment queM. le colonel Lejeune meremettait la

PHEMÏEK CORPS

lettre par laquelle vous me chargez d'aitu^urf ei <i ».-irijjuii»'r. >"if esl posï^ible, le village de Troki et de partir de Crefleel ? avee la brigade tîordessoulle à 3 beures du mutin. L'exécution de cet ordr«, relativement à Tlieure, n'a pu avoir lieu puisque je ne l*ai re^ju qu'à 6 heures et demie du matin à Farrivee de la gauche de (a division. Le colonel Lejeune m'a prévenu qu'il avait été égaré par le guide qui lui avait été remis et qu'il n*avait pu arriver plus tôt.

V. E, voit d'après cet exposé qu'il ne m*est pus possible de me mettre en marche avant II heures du matin. Les soldats sont extn^nioment fatigués. Ils oot traverse plusieurs torrents ayant de Feau jusqu'à la ceinture. Plusieurs se sont égarés malgré toutes les précautions que j'avais prises. J'espère cependant. M<mseîgoeur, que vos inlentions pourront être remplies avant la nuiL s'il est possible de le faire. J'ai Thonneur de vous observer qu'il y a trois milles d'ici Troki. Le général de brigade Bordessoiiile est parti pour se rendre, conformément à vos ordres» à Sta Kitovitschi avec les deux bataillons du Bo'^ que j'avais mis à sa disposition, comme vous me l'avez prescrit. Je l'ai prévenu aussitôt des nouvelles dispositions que vous ordonnez, afm qu'il s'arrête et attende mon arrivée pour nous rendre ensemble sur Troki.

Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour que les inteation& de V* E. soient exactement remplies. »

ile^safx à Romeuf

Troki, ^ iulti (A G)

* Je urempresse de vous prévenir que, conformément aux inten* tions de S. E. le Maréchal dont vous m'avez donné connaissance par votre lettre du !28, je me mets à Tinstaol en marche avec la division qui m'est cooûée pour me rendre à une demi-Heue de Viloa d où je vous ferai connaître mon arrivée.

Si S. E, n'a point reçu mon rapport de Sta Kitovitschi, c'est que roftlcier qui en était porteur se sera égaré (je Tai fait porter par le capitaine adjudant Ilerdebom, accompagné d'un chasseur), ou qu'il n'aura pas su trouver le quartier général qui aura pendant sa marche (ait quelque mouveroeot dont vous n'avez point eu connais» sauce.

Le général Bordessoulle s'est mis en marche pour occuper la même position que moi. >

DeHiMilx à Davoul

Jnctr

jui mi'i (x i 1 1

a J'ai rhonneur de prévenir V. L. qu'en conformité des ordraa

PREMIBH CORPS

M. TEmpereur et Koi qu'elle m*a fait transmettre je me suis rendu hier avec oia division a Jacliounuuï oti j'ai trouvé le général Cirouchy qui m'a communiqué rordre de S. M. en vertu duquel ma division passait mnmenlanénient sous ses ordres. J'ai établi ma division momnntanouïeiU H en liant mes postes avec ceux de la cavalerie Jéajère. Je quitterai demain matin à H heures la position que j'occupe avec toute nui division jiour me porter sur MaU Soléchniki. Je n*ai plus de subsistances en pain ni farine : les voitures qui portaient h? reste de nos ressources ainsi que quelques barils de riz n'étaient point encore arrivés hier à Vilna au moment de noire départ. Les vilhiges que nous parcourons sont tous dévastés et ne peuvent rien nous fournir. J ai prié \L le générai Grouchy de rae faire participer à la distribution de ce qui pourrait se trouver dans les villages qu'il occupe avant moi avec la cavalerie légère: j'envoie mon commissaire des guerres et un officier d'étntraajor auprès de lui pour lAcher d'en obtenir quelque chose. J'ai fait chercher dans quelques villages sur les flancs, mais je n'ai pu en tirer que quelques bœufs qui ont servi k la disti ibutiun de ce soir, vu que les nôtres n'étaient pas encore arrivés. Je n'ai pu obtenir de renseignements sur l'ennemi plus particuliers que ceux que le générai Rordossoulle %"ous a adressés. Le 61^ régiment n a point encore rej(ûnL le général Bordessoulle. Mes caissons d'ambulance n'ont pu suivre notre marche : ils sont encore en arrière* ainsi que la compagnie du train des équipages dont seize chevaux sont morts sur la route. Je suis prévenu que mes bœufs, dont plusieurs sont morts sur la route, n'arriveront pas ce soir. Je ne sais sMIs pourront nous rejoindre demain. J'éprouve les peines les plus vives sur la situation pénible de la troupe qui est réduite à supporter les phjs grandes privations en faisant de longues marches par des pluies continuelles et des chemins affreux. »

IlePîNalx 2^ I Se ri hier

l"juUIel (A G)

« J'ai rhonneur de prévenir V, A, Sérénissirae qu'en conformité des ordres de S. M. l'Empereur et Roi, je me suis rendu avec la 4* division du [•' corps dont le commandement m'est confié à Jachounouï où j'ai trouvé iM. le général Grouchy qui m'a communiqué les ordres de S. M, en vertu desquels ma division se trouvait momentanément sous son commandement.

J'ai établi ma troupe momen largement et je quitterai demain malin a ^i heures la position que j'occupe, pour me porter sur Mal-

im

PBEMÎER COKPÇ

k'«4*ir f**rM à^r^M. Àe a* Al pu o6iaiiir aaeuii reiiftf*i;zni!?tDi!iLi pÎQJ pî'" 'ur fA itmrthe de l'eiiiicfiii ffiiâ cear que M- le

^»ii m*' M*ni ffofiôéeft UmiI câ qcu dépendra de moî pour n^nplir k« j

>iiiilm ACr«»tliy

• Je iiiVfiipnetit d^ éùùi^r ordr«* à urj . j3^ de

rendra A Viehoev, eonfarmémeDi ài vos {nteotiani*. pour y rempla^ eéf ' zarde <?l Je baUHlon qoe voai avez sur la roule d*lvîeJ

A^rMiM\ m*avarL accordé 250 sacs de fan ne pour ma df^Ni/>n. J^ fi'iil pu les faire enkter faote de moyeoa de transpor i'n ' ' îpft voiliirp* portant des malades^ irelle^^ d€

irU it«i ctievaux .'L la 8(]ite des corps et i]ire)que4

voiture» du truio dea équipages : le tout a été insuflisuut pour 1<| IrnriAport. de la quantité qui fn*«^tait accordée. Si le pays que veut (reeu[>e7 oITmil quciquo» n^ôsuiirces an farine, je vous prie, moc cher général, de rn'y faire parltcipcr, en faisant quelques distrtbu-i i\onn aux bataillouM qui so trouvent près de vous; je voub en sera!^ furl recounaiaaanl* »

V«»r(?iiiio, 17 jiiUlet, fi heun» du mnttn (<\0)

a Canfuruif^nient à vos ordres, j'ai fait passer deux Imtailluns du] Hîi* h Poi^linal avec ti^ux jiièces, deux autres à Novoselki avec leaJ deux nuh^A pit>ce« «le canon. Un bataillon du mt^me régiment qui] iHait iT»ltf au pont. |)assc en ce iîKim»'nl pour se rendre k Poghost. *le Vtïi fait relt^v»*r par un bataillon du 108*.

U^ pa^foaKe de la riva'^re a été extrc^memeiit long, vu qua le pont lt*i«it point achevé, et qu^on n'a qu'un tiac propre au pssa^e de la trtuipe : il faut pré4» d« dix minutes pour passer une compagnie* Auft»UAt que k dernier batailtoo du 85* aura effectué mu pasaage» )e lutftlrai le lOf^ en tnarcb* pour mt rendre 4 Pt^hosl. J'espï^ral tel achevé pour faire passer rarltilerie de U ,««(«• La rouie que nous aTOoa |>areooru hler^ eit très iiiaevalte : le eoinmaudaiil île rariilterîe aél4 a f^lr^ ' L| m ;i relardé u

étnt .L JaiCaili

Tos intenlioDS à deux officiers d*état-major qui se trouvent avec le général Friederichs, à l'égard des subsistances qu*il doit faire réunir à Poghost; il s'en sera de suite occupé. »

Dessaix aux grénéraux l^riederichs et Legruay, à M. Thévenot et au commandant des sapeurs

MohUev, 23jaUlol (A G)

<K Pour les prévenir qu'il est possible que l'on fasse un mouve-

onent et qu*il convient de se tenir prêt, que cependant Ton doit tou-

^jours faire la soupe^ prévenir aussi que les hommes de corvées

;your le pain et l'eau de-vie soient rendus ici avant midi. On ne sait

^^Dcore quelle quantité de pain on pourra recevoir.

Le Prince doit faire une reconnaissance : il prendra peut-être le

'^BS* ou une partie de ce régiment avec lui. Le 108® devra se tenir

^rêt à marcher au besoin ainsi que l'artillerie et la compagnie de

^sapeurs. Le général Leguay me fera le plaisir de me prévenir aus-

^^itôt, s'il y avait quelque chose de nouveau. »

Dessaix à Romeuf

Mohilev, 24 juillet (A G)

« Je VOUS prie de m'en voyer des voitures pour le transport des ^K=)lessés : j'en ai fait ramasser ce matin plus d'une centaine de russes ^=iont les blessures sont assez graves. Us sont bien tous pansés : on ^^n rencontre encore à chaque instant dans les bois, il y en a aussi ^ftzDeaucoup dans une maison près du pont que S. Ë. avait fait ^iiiétruire.

Le général Friederichs s'est porté sur le village que nous avions

^^mporté il y a deux jours. 11 paraît que l'ennemi s'est retiré : on ne

"Xroit que quelque peu de cavalerie légère. Le rapport du chef de

i^ataillon du 85», qui a été porté à S. E. par l'adjudant-major

If^jQ Braume, ne paraît pas fondé. J'avais envoyé de suite un de mes

<^tide8 de camp sur le point où il paraissait que l'ennemi se dirige-

^Mr^ïi d'après le susdit rapport. Il n'a rien vu de particulier. J'en

Cais partir encore de suite un autre, et j'informerai S. E. de ce qu'il

^ura reconnu sur ce point, d

Dessaix à Davout

24 juillet (A G)

« Le rapport qui avait été fait ce matin sur un prétendu mouvement de l'ennemi sur notre droite parait tout à fait dénué de fonde-

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PBt-TMtî'r^' roHP^

menL J'ai lout lieu de croire au rLuiiUaue i]tj ii est en p|fMn<^ reiraît Les postes que le général Friederichs a établis entre les villages! dont V. E. avait fait débusquer avant*hier quelques centaines de Cosaques, n'aperçoivent plus rien sur la route; il n'y a plus d« vedettes «mnemies. L'on trouve à chaque pas des Russes morts ou blessés dans les bois. Il y en a en ce moment plus de ïilO flans \pM deux ambulances : tous ont été pansés. Il y a parmi le nombre* deux officiers, dont uo chef de bataillon. Ils viennent d'être traospnrtés en ville. L on peut porter le nombre de (tusses morts ;i 800^ «m 900, Ils ont eu un grand nombre de blessés qui ont suivi leur colonne. Leur perte doit s'élever à 4.0O<3 ou 5.000 au moins.

Tous les |»ostes sur la ligne qui me sont confiés sont très bien | établis et» si fennemî revenait pour les (brcer, V, K. peut coinpterj pour la défense sur le zèle et le courage des troupes sous mes ordres.

Mon aide de camp. Girod, que j'avais envoyé à l'extrémité droite^ revienl ï\ Tinstanl pour me prévenir qu'il a rencontré le chef defll bataillon du 8.V qui, d'après vos ordres, a été sur Gulitsch pour détruire des ponts et qui rentrait après avoir rempli sa mission. H lui a dit qu'il n*avait vu aucuoe trace de ta marche de Teunemi de j ccc6lé-là. Il va faire son rapport que le général Friederichs ouj moi aurons Thonneur de vous adresser* »

llcsisalx à Romoiif

^iaUlH (A G)

« Je n'ai plus rien dans les caissons en fait de vivres que quelques sacs de bb'^ que je vous prie de me faire changer contre de la M farine, Mes petites voilures qui portent du riz et de la farine ne ■ sont point encore arrivées et je n'en ai plus de nouvelles depuis Minsk, J*ai dans ce moment encore trois cents bœufs ou vaches dansj tous les différents parcs de la division ; c'est tout ce qu'il me reste.

n J'envoie de suite chercher les cent quintaux de farine que vous m'anooneex et dont oous avons un grand besoin. »

Ilr9sai\ à HcMDCiif

t Je m>mprfsse en n^ponseà voire lettre de ce jour, de tous] prévenir que j ai reçu et fait distribuer aujourd'hui cent quintaux { de farine à ma division et qu*il existe en ce moment quatre cent dix { iRtHrls ou vaches à la suite des corps et au part «le U dtvistoti pour

\^ siili>î>l.ini*rv VoîLV. niiin rhrr îri'rii'ral, tnut^^ nos r*»^iSfiiirr*>K : Y^ii

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