‹ Campagne de RussieChapitre 30 sur 33 · X« CORPS · texte numérisé non relu

X« CORPS

Macdonald aa générsA GraiMiJean

TiUit, 33 juin (A G)

« Envoyez sur-le-champ à Tilsit, votre compagnie de sapeurs pour être à la disposition du général du génie Campredon. J'ajoute à ma lettre d'hier que vous devez relever par six bouches à feu la compagnie d'artillerie légère établie vis-à-vis Georgenbourg, pour que cette dernière soit prête à marcher avec nous; sauf les 15 à 1.800 hommes, les six bouches à feu et le cordon de petits postes de cavalerie établis de Tilsit à Kovno, pour observer le Niémen et la correspondance, vous mettrez en route le surplus de votre division, lorsque vous en recevrez l'ordre.

Je reçois votre lettre d'hier ; il est probable que l'arrivée de Tofficier. pour marquer le quartier du princed'Eckmtihl à Johansbourg, n'est qu'une feinte pour couvrir un autre mouvement. L'arrivée des troupes russes à Georgenbourg est sans doute provoquée par la vôtre dans cette ville. »

Macdonald à do Grawert

Tilsit, 93 juin (A G)

« Monsieur le Général, j'ai l'honneur d'informer Votre Excellence que les premières hostilités commenceront ce soir très tard, ou demain au matin, à la droite du X« corps. L'Empereur pense que les premiers effets ne pourront pas s'en faire ressentir de notre côté avant le :24 ou le 25. Il faut donc en prévenir vos lignes avancées sur la rive droite du Niémen et au Kurische Nehrung.

L'Empereur ordonne que la tête de la colonne qui est réunie à la

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pointe, passe à Mcmel, mais que toul le monde se tienne sur le qui-vive pour remplir les instructions précédemment données.

Votre avant-garde, telle que vous Tavez composée hier, passera le Niémen aussitôt que le pont sera terminé ; elle se portera en avant de votre corps de bataille, couvrira tous les débouchés qui arrivent à Tilsit, et poussera ses reconnaissances sur toutes les directions qui mènent à la frontière.

Votre corps de bataille suivra Tavant-garde et prendra position sur la droite en avant de Baublen ; il gardera les trois grandes routes ; aussitôt l'arrivée de la 7^ division, elle se portera et remplacera vos troupes à Lumponen. Vous laisserez provisoirement 4 à 5.000 hommes à Tilsit à la t^te de pont et pour fournir des travailleurs ; huit piùces de canon dont deux obusiers seront placés sur la rive gauche pour flanquer la télé de pont par la droite, et autant à la gauche, en tout seize bouches à feu, compris les quatre pièces de iâdéjà établies ; le surplus de votre artillerie vous suivra avec toutes les troupes.

Le général Grandjean reçoit ordre de marcher demain à la pointe du jour, et de remplacer vos postes de cavalerie de llautzen à Tilsit inclusivement.

.rattends toujours des nouvelles de vos reconnaissances de cavalerie qui ont passé le Niémen avant-hier.

P.-S. — Mon quartier général sera le 25 à Baublen. »

Macdonald à Berthier

TiUlt, 23 juin (A (i)

« J'ai reçu, avec la lettre que Votre Altesse m'a fait Thonneurde m'écrire le 22, la proclamation de TEmpereur, par laquelle Sa Majesté annonce à son armée que la guerre est commencée. Je l'envoie, au général Grandjean, avec invitation de la faire connaître le 25 à sa division. Je n*en donnerai point connaissance aux Prussiens, ainsi que Votre Altesse le prescrit; mais je leur adresserai un ordre du jour pour les prévenir que la Russie veut la guerre et qu'elle va commencer. »

Macdonald à 1* Empereur

Tilsit, '23 juin (A 0)

« J*ai reçu la lettre que Votre Majesté a daigné m'écrire de Gumbinnen le 21. Toutes les dispositions qu'elle prescrit seront exécutées ponctuellement.

La construction du pont, commencée hier de grand matin, n'a pu

être terminée, mali^'ré la plus grande activité et uu travail assidu et continuel, qu'à huil heures. Ce soir, c'est une masse pesante et volumineuse et que la baisse des enuxa encore relardée: il a fallu y suppléer en enfonçunl une quantité de pilotis. Dans le fnc>me lemp:»* le général Carapredon traçait la lélede pont couverte dès la veille par quelques troupes légères jetées en avant. Les travaux ont conimencé aujourd'hui ; on y mellra toute ractiviié désirable ; dèa qu'ils seront sufiisants, on armera cette tôle de pont de deux batteries ; eu uttendîmt, rarlillerie est placée sur la rive gauche.

La division Grandjean, qui se lient (U'i^te h marcher, sauf le détachement qui doit (Hre resté devant Georgenbourg et îa ligne de petits posleJ^ qui s'établit de Tilsit h Kovno, va recevoir Tordre de se rendre ici.

Le corps prussien, qui a été joint par la brigade du génénil Klei^t passera cette nuit le Niémen pour prendre position en avant et couvrir la tMe de pont. La T-^^" division suivra et laréunion de toutes ce» troupes sur la rive droite aura lieu au plus tard le i5.

Votre Majesté remarquera que 5 à 6.0CM.) homairs sont détachés vis-à-vis Georgenbourg» à Labiau, à Memel et le Kurische- Nehrung ; pareil nombre d'hommes resteront provisoirement k Tilsit et la i(He de pont pour fournir les travailleurs, en attendant l'arrivée des paysans qui ont été demandés dans les bailliages ; ces Iroupes garderont en outre la tête de pont, tandis que je m'avancerai avec environ 20-000 hommes

Aussitôt que les circonstances le permettront, on prendra de promptes mesures pour fortitier MemeL Le commandant du Kuris* che-Nehrung va recevoir Tordre de renforcer le détachenvrni oui déjà, occupe cette ville.

Je pense remplir les vues de \oire Majesté en manœuvraut pouF menacer Rossieoa et la droite du général russe Witlgenstein ; mais dans le but réel et principal de chasser Tennemi de la rive droite pour pouvoir communiquer avec la gauche de Votre Majesté, enfln de couvrir la navigation.

Je supplie Votre Majesté d*ordonner qu'il me soit formé et envoyé un état-major, et à Tintendânt général une administration ; je suU absolument seul.

Je supplie en outre Votre Majesté d*étre persuadée de mon zèlû ot de mon empressement h exécuter ses ordres, u

Mai^tlonald à CaiiiprtHlon

a J'ajoute à ma lettre d'hier que Tintention de Sa ^:

DJXIÈMK CURPS

7îl

issiez Iravailler ccristaïnmenl h la UHe de punt. de nuioiôre h [en faire, dans le coyraiil de VM^, un «Mivniï^e 1res res|ieclable *

IMaiMlomild à Ucrtliior

m J*ai eu Thonneur d'accuser à V'olre AUease la réception de sa lettre du :^0 juif) ; je la remercie d'en avoir rendu porteur M. lécher ri 'esca d ro n 11 o u ^5 a rd .

I.e pont commencé hier n a pu rMre lenniné que ce soir ; la tète

de pont a été tracée en même temps, et déjà Ton y travaille avec

activité.

j La cavalerie, jetée en avant» rapporte de la frontière que les

■ troupes russes se sont retirées h six milles en arrière, et qu*i1 n*est

preste sur la ligne que des postes de Cosaques. D'autres rapports

I annoncent que le général Witlgenstein a son quartier général À Keïdanouï, ainsi que j'ai eu l'honneur de le mandera Votre Altesse, Des marchands, arrivés à Memei, n'ont trouvé qu'un régiment à Riga, mais une grande activité pour terminer les travaux de la tête de pont de celle ville. Le gouven»emenl russe y a mis le séquestre sur une grande quantité de bâtiments chargés de grains. Les mêmes n*ont vu à Lahiauque 500 hommes de milice; aucune troupe lii MiUau, ni sur la route qu'ils ont parcourue, sauf des détacheiruetits de (Cosaques sur la frontière >ï

TlUit, ^S juin [.\ iij

u Monsieur le Général, vous partirez, demain 24, avec toutes vos [troupes, sauf celles destinées à rester provisoirement vis-à-vis

Georgenbourg et sur la ligne de Tilsil À Kovno. Les postes de cava- ^'lerie communiqueront trè8 promptement entre eux pour annoncer [tes mouvements de 1 ennemi. Vous coucherez à Rautzen et. le :^^i, [vous partirez de grand matin pour venir passer le Niémen h Tilsil. [Je vous y donnerai de nouvelles instructions.

L^Empereur devant vous faire donner avis de Theure où com- I menceronl les hostilités, vous chargerez Tofflcier général ou le

colonel qui commandera les troupes que vous laissez en arriére» [d'ouvrir les lettres ou paquets qui viendront à votre adresse» si [vous ne les aviez pas reçus avant votre départ, afm qu'il exécute hes dispositions qui pourront être prescrites sur le point deGeorgenjbourg, et nous donne de prompts avis de tout ce qu'il verra et I apprendra de l'ennemi et de la Grande Armée.

Faites rapprocher le détachement d'infanterie vis-à-vis Georg^^^^' bourg ; deux à trois lieues sont trop en arrière, surtout après vo '^-^^ départ, afin qu'il soit à portée de soutenir son artillerie et empêct^^^^ tout débarquement. Si parquelques circonstances, vous ne pouv^f ^* pas vous mettre en route demain, je vous autorise à ne partir q ^-^ le 26, mais alors il vous faudrait faire douze lieues, ce qui est tr^c:^^^^ fatigant pour les troupes. >

Macïdonald à Gran^Jean

TiUit, 24 juin (A G)

« Monsieur le Général, je reçois votre lettre d'hier; puisque 1 Russes avaient lâché les bâtiments retenus vis-à-vis Georgenboarj il fallait les laisser descendre, après vous être assuré qu'ils ne coi tenaient pas de provisions utiles à Tarmée. Sur le présent avi envoyez ordre que les bâtiments descendent à leur destination recommandez au colonel Plesseman, dans le cas où il supposerai qu'il n'a rien devant lui. de faire venir quelques notables de Geor^ genbourg sous le prétexte de les rassurer et promettre de respecte -^ leurs personnes et leurs propriétés, mais dans le but principa^ d'avoir des nouvelles de l'ennemi, de ses forces, positions, meuve ments, quartiers généraux, enfin de l'espèce d'armes, quels sont lei bruits, les opinions des troupes russes, des habitants. J*ai besoi d'être promptement informé de tout ce qui se passe.

Informez-moi de l'heure à laquelle votre division passera demair^ à Tilsit.

P. S. — Au moment où je terminais cette lettre, m'arrive lavôtr^^ d'hier soir à onze heures. L'officier d'ordonnance a dû passer cetl^^ nuit à votre quartier général ; il est porteur des nouvelles qu^ j'adresse à l'Empereur. »

Macilonald à Grawert

Tilsit, '25 juin (A 6)

(( Monsieur le Général, je prie Votre Excellence de faire commu^ — niquer par \a voie de l'ordre, aux troupes que vous commandez, laproclamation ci-dessous, que le prince major général me charge d^ leur adresser :

Soldats Prussiens,

La Russie veut la guerre ; elle est commencée. La Grande Armée, dont vous faites partie, vous voit avec plaisir dans ses rangs. Nos Augustes Souverains, confiants dans votre valeur, ont les yeux sur vous pour vous y applaudir et la récompenser. »

Macdonaid à Gramert

Tilsit. 25juin(AG)

« Monsieur le Général, j'ai l'honneur de vous prévenir qu'après avoir passé le Niémen, la 7® division prendra position à Lumponen, sa droite appuyée au Niémen, sa gauche se liant à votre droite à Trakeninken que vous occuperez.

Cette division sera couverte par son avant-garde que commande le brigadier Hunerbein et ses avant-postes placés sur tous les débouchés de la rive droite du Jura, depuis son embouchure jusqu'à Ablenken, gardant les chemins h gauche de ce lieu conduisant à Grôszpelken et Kallenen, par Gillanden, qui traverse les ruisseaux de Grôckler et Baltup. Vous occuperez par les vôtres Grôszpelken, Krug, Sterpeicken, Kreywôhnen, Jennen, Cullmenen, Grabben, F*ickluppônen, Bojehnen, Gudden, Powilken, Jecksterken, Annussien, enfin jusqu'au iNiemen. Les découvertes éclaireront toutes les communications et pousseront en avant pour avoir des nouvelles de Tennemi.

Nous occupons déjà Georgenbourg par un bataillon ; ce passage s^est effectué sur un ordre direct de Sa Majesté et sans opposition. 25 à 30 Cosaques qui s'y trouvaient se sont retirés. »

Mac^donald à Grandjean

Tilsit, 25 juin (A G)

a Dans la halte que je suppose que vous ferez avant d'entrer en ville et d'y passer le fleuve, vous organiserez votre avant-garde, ainsi qu'il est prescrit dans l'ordre de mouvement ci-joint. Elle marchera en tète de votre division en bon ordre ; je la verrai défiler ; vos équipages suivront et les convois pourront ici charger vos vivres. Mon quartier général sera établi ce soir à Baublen. »

Ordre de mouvement

Tilsit, 25 juin (A G;

« Le général Grandjean, après avoir passé le Niémen sur le pont de Tilsit^ ira prendre position h Lumponen, h droite du camp prussien qui est à Baublen etXrackeninken.

La droite du général Grandjean s'appuiera près du Niémen, sa gauche se liera avec les Prussiens. Sa division sera couverte par une avant-garde formée du régiment de hussards n» 1, six compagnies de voltigeurs, une demi-compagrtie d'artillerie légère ; le tout aux ordres du colonel-brigadier Hunerbein, et ses avant-postes

placés sur tous les tléboiichés de la rive droite du Jura, depuis son embouchure jusqu'à Ablenken, gardaritde plus les chemmsà gauche de ce lieu conduisant à Grusîîpelken et l'olleken^ par iiillanden» qui traverse le ruisseau de (irùckleret HalLup. L'avttnt-garde prusaienoe enverra ses avant-postes à votre gauche, â GfoszpelkeD. Krug, Sterpeickêu, Kreywôhnen, Jennen, Culliiienen,Grabben, PicktiippiV lien, lîojelinen, Gudden, i'owilken, Jeckslerken, Annuszen, eoUn jusqu'au Niémen ; leur corps de bataille h Tilsit» la t<}le de pool, Pogegen. Baublen, Trackeninken. Kormez sur-Je-champ un déucbement, sur votre division, de 100 à l:àO hommes, parmi les hotitmes éclopes ou trop fati^-ués pour faire de longues marches : ils seront aux ordres du générai prussien eoni mandant à Tilsit : ils auront la police de la ville et du pont. »

Mat-iiouiikl à Grawerl

«J*ai rhonneur de prévenir Votre Excellence que jai liunne Tordre au général Grandjean de fornicr un détachement de 100 à 120 hommes pour être a la disposition du général commaûdanl cette ville* Ce détachement maintiendra la police et celle du pont. Je vous avertirai à temps lorsque vous retirerez les troupes prussiennes.

Il est nécessaire que vous donniez l'ordre d'assurer le pont avec des garde-fous et de veiller à sa conservation en faisant garder la rivière pour arrêter, soit de nuit* soit de jour, tous les bateaux ou radeaux qui échapperaient ou que les ruses de Teimemi pourraient envoyer des*us pour le rompre ; il est nécessaire ausé^i que le cooi» mandant de la ville détermine les heures précisej» de Touverture du pont pour le passage des bateaux, afin que nous soyons sûrs dB celle de l'ouverture de nos communications, i»

MacUofialil à thiiHlênIior^

€ Monsieur le baron» j'ai trouvé jointe h la lettre de Voire Excel*lence celle que le lloi a daigné m*écrire ; veuillez bien, m *'*

baron, être assez bon pour transmettre rna réponse i'i Sa ^i ,

Je me félicite de faire cette campagne avec les troupes du Rot ; elles trouveront moins un chef en moi qu*un ami de ]«autant empressé à les faire valoir qu'a veiller A leur bien leur conservation. Je me félicite aussi deroccasion qui m'a prociir rhonneur de faire votre connaîssauce ; je connaissais dêptiit long-*

temps les mérites de Thomme d'Etat, j'ai pu apprécier et admirer h Berlio les qualités qui lui sont rarement propres, celles de la franchise et de la loyauté.

Croyez, monsieur le baron, que je suis pénétré de ces sentiments et qu'ils augmentent la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d\Hre, monsieur le baron, de Votre Excellence, le très humble serviteur. »

Macdonald au Roi de Presse

Tilsit, 25 juin (A G)

« Sire, j'ai reçu la lettre dont Votre Majesté a daigné m'honorer le 16 de ce mois.

J'ai la satisfaction de compter parmi les braves qui composent le X« corps de la Grande Armée les troupes que Votre Majesté a mises ù la disposition de l'Empereur; elles en forment la majeure partie et la force principale.

Plein de confiance dans leur valeur, je suis très persuadé qu'il me suffira de leur indiquer le chemin de l'honneur et de la gloire pour les y voir marcher. Les sujets de Votre Majesté ne pouvant jamais oublier qu'ils sont les descendants des guerriers du grand Frédéric.

Ces glorieux souvenirs ne peuvent manquer d'enflammer cette belle troupe que j'ai sous les yeux, et, par sa bonne conduite, en ' fixant l'attention de l'Empereur, elle se rendra digne des grâces de Votre Majesté et des éloges de l'armée. Je serai heureux d'avoir roccasion de la faire valoir, puisque j'ai le bonheur d'être choisi par mon Auguste Souverain pour concourir avec elle à ses vues, être le témoin de nouveaux triomphes qui ont si souvent illustré les armes prussiennes. Son attente ne peut pas manquer d'être remplie, l'exécution en étant confiée à vos habiles généraux et officiers. Je ne mérite point. Sire, les éloges que me donne Votre Majesté, mais je chercherai à justifier Thonorable opinion qu'elle a de mes principes et démon caractère pour augmenter son estime à laquelle j'attache un très haut prix.

Les troupes de Votre Majesté ont passé le Hubicon sans opposition; je n'ai pu encorequ'admirer leur air martial, leur bonne tenue, leur parfaite discipline, qu'applaudir au zèle de tous, au respect et à l'amour qu'ils portent h leur Auguste Souverain.

.Je prie Votre Majesté d'agréer l'hommage du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, Sire, de Votre Majesté, le très humble serviteur. »

Macdonald à Rerthier

Tiliit, 25 juin (A G)

« Monseigneur, j'ai Thonneur de transmettre à Votre Majesté un état de situation des forces et de remplacement des troupes de Tempire de Russie que je me suis procuré.

Je souhaite que Votre Altesse y trouve des renseignements utiles au service de Sa Majesté TEmpereur. »

Macdonald à Davont

Tilsit, 25 juin (A G)

« J*ai Thonneur de transmettre à Votre Excellence la réponse du général Grawert aux plaintes qu'elle m'a portées sur la conduite d'un détachement prussien envers un officier français. Le général Grawert se flatte que Votre Altesse approuvera la conduite que ses troupes ont tenue dans cette circonstance. »

]IIa<;donald à Grandjean

TiUit, 26 Jain (A G)

« J'ai rhonneur de vous adresser ci-joint les mots d'ordre et de ralliement pour les 26,27,28,29 et 30. Je ne les ai pas encore reçus du quartier général impérial, ainsi ils ne peuvent être d'usage que pour le Xe corps.

Votre avant-garde sera en position ce matin ; ordonnez des reconnaissances et fréquentes patrouilles pour avoir des nouvelles de l'ennemi. Ordonnez à votre commission de vous faire délivrer pour demain soir dix jours de pain et de biscuit, de compléter les mêmes rations en riz ou légumes^, viande et eau-de-vie, de faire charger les voitures de réserve, outre ces objets, pour huit à dix jours de farine.

Complétez sur vos quatre régiments un détachement de mille hommes, compris celui de Tilsit et pris parmi les hommes fatigués ou éclopés. commandé par un officier supérieur ; il est destiné provisoirement pour garder la tête de pont de Tilsit, couvrir la navigation sur ce point et fournir des travailleurs; ce détachement sera prêt à se rendre demain soir h Tilsit; mais vous devez attendre un nouvel ordre.

Votre correspondance avec Georgenbourg, par la rive gauche du Niémen, devient plus courte en faisant passer le fleuve à Ragnit : le passage de la Jura étant gardé à Schreillaugken ; chargez le commandant de l'avant-garde de vous fournir des renseignements sur

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les chemins de tout son front et s*ils sont praticables pour rarliilerie. Je vous envoie copie d'une reconnaissance que j'ai fait faire de la rive droite do la Jura depuis son confluent jusqu'à Ablenken. >

Macdonald à Ribentropp

BaobleD, <2Ô juin (A G)

« Monsieur, j'ai chargé le général (jrandjean de s'approvisionner par l'intermédiaire de son commissaire des guerres, et dans le délai de vingt-quatre heures, de dix jours de pain ou de biscuit, ainsi que de viande, eau-de-vie, riz ou légumes secs et d'autant de farines sur les transports de réserve ; vous ferez la même distribution aux troupes prussiennes.

Faites manutentionner sans relâche, pain frais, biscuité et biscuit, je compte sur votre zèle et vos promesses. »

MacdoQald À TEmpereur

Baublen, 26 juin (A G)

a Sire, M. le colonel Deponthon, arrivé hier à Tilsit dans l'aprèsmidi, m'a remis la lettre que Votre Majesté a daigné m'écrire de Naugardyszki le 23 juin.

Votre Majestç a sans doute reçu ma lettre de la même date et communication des rapports que j'ai successivement adressés au major général sur les mouvements de l'ennemi ; tous ceux parvenus jusquMci confirment unanimement la position du prince de Wittgenstein à Keïdanouï, quelques régiments à llossiena et un millier de Cosaques répandus le long de la frontière de Georgenbourg à Polangen.

Des bâtiments de guerre de diverses grandeurs se font voir vis-àvis Memel ; il serait nécessaire que Votre Majesté ordonnâtd'envoyer de la grosse artillerie de Pillau pour armer la redoute de la pointe du-Kurische-Nehrung; nous n'y avons que celle de campagne qui serait de peu d'elfet sur la marine. On pourrait aussi envoyer en même temps du même calibre pour Memel pour l'avoir prêt, quand on pourra armer cette place, et même pour Tilsit, si elle le juge à propos.

La 7« division, harassée de fatigue, n'a passé le Niémen qu'hier soir ; elle a laissé beaucoup d'hommes en arrière que Ton rallie aujourd'hui.

Le X« corps se portera demain en trois colonnes sur le Jura ; on travaille à rendre les ponts praticables pour passer l'artillerie ; un

dëtacher»ietU de pnilisaiis sera jeté ^^ur la rive gauche dans la diree* lion de Neustadt, tandis que les trois colonnos reuionteront te Niémen; Tune par sa rive sur Goorgenbourg, la troisième par Taurogïï^en. la seconde au centre, et se communiqu/inl en cliemi autant que les localités le permettront, dans le but de menacer Rc 8tena« mais devant faire leur jonction h hauteur de GeorgenbourgJ] î\ la renconlre du duc de Reggio dont le major général m'annonce & rinstant le mouvement.

Les travatix de la tète de pontcontinuentavcc activité; les paysans et quelques centaines de soldais pouvant sufllreje vais en rappeler les troupes prussiennes et les remplacer par un millier d hommes tires de la 7^^ division, déjà trop fatiguée pour suivre les marches ; ils seront chargés de la garde du pont et des ouvrages.

J'ai pense que Votre iMajesté approuverait que je les lisse gai^der en notre absence par des troupes confédérées.

Je n'ai encore aucune nouvelle de la marche des bateaux chargés de subsistances, que Votre Majesté a ordonné de faire partir de Kœnigsberg î ils peuvent arriver pour le moment sans crainte h Tilsit. Le colonel de Ponton va partir pour Labîau pour hâter leur arrivée.

Les Prussiens supplient Votre Majesté de leur renvoyer leurs régiments de hulîins [»our pouvoir les opposer à ceux des Russes. $4 Votre M.HJesté rnpprouvait, je pourrais retirer de Lahiau le détiichement de 3 ou 4U0 hommes qu'elle m'ordonne d'y laisser, et qui y devient maintenant inutile.

.le suivrai la division lirandjean qui remontera le fleuve potj être plus à portée de recevoir les ordres de Sa MajestO. «

^af*(loiiald ^ Bertliipr

4t Monseigneur, je viens de recevoir la letlre que Votre Altcbse m'a fait l'honneur de m'écrire le â4 juin. Suivant les ordres de TEmpereur, pavais appelé la 7*^ division ; elle a passé hier soir ic Niémen à Tilsit*

On va travailler h rendre les passages du Jura praticables* Ld X* corps y sera demain en position et conlmuera sa marche pour aller communiquer et faire ma jonction avec le duc de lle^gio.

Les dernières nouvelles confirment que le corps de Wittgensieiii s*esl concentré vers Keïdaoouï.

Je prie Voire Altesse d'avertir les officiers qu'elle m'enverra ea

dépêche de sMnformersurla rive gauche si le X" corps a pa8s^,pour ne pas les exposer <\ faire le tour par Tilsit. J'ai reçu la série des mots d'ordre du 20 juin au .30 inclus. »

Macdonald À CamprcMloo

BaubloD, ^6 juin (A G)

« Le X® corps devant faire prochainement un mouvement, je vous invite h suivre et h hâter les travaux de la tête de pont de Tilsit. Je vous appellerai, pour ceux de Memel, aussitôt que les circonstances me permettront de me diriger sur ce point ; vous aurez sous vos ordres 1.000 hommes tirés de la 7^ division, commandés par un officier supérieur, qui se rendront demain à Tilsit à la fin de la journée. Deux batteries d'artillerie restent en position sur la rive gauche ; vous en tirerez le nombre de bouches à feu que vous jugerez convenable pour les mettre en batterie dans la tête de pont, lorsqu'elle sera à l'abri d'un coup de main. Je pense qu'il est convenable de laisser les quatre pièces de douze sur la rive gauche pour la flanquer ; une compagnie de sapeurs et pontonniers prussiens avec ses officiers restera h vos ordres, la seconde et la compagnie polonaise joindront demain leur corps. Le détachement de 1.000 hommes de la 7* division est destiné à faire le service et h défendre la tète de pont et h fournir les travailleurs.

Je vous prie d'ordonner une grande surveillance pour la sûreté du pont et avoir des gardes pour prévenir tous les accidents, pour observer et arrêter, de jour comme de nuit, tous les bateaux ou radeaux abandonnés que l'ennemi pourrait envoyer pour rompre le pont. Vous donnerez ordre au chef de bataillon Marion de joindre demain mon quartier général.

Lorsque vous quitterez Tilsit, vous remettrez le commandement à l'officier supérieur du détachement avec les instructions convenables.

J'espère que nous ne serons pas longtemps séparés. »

Macdonalcl à Graadjeao

Baublen, 26 juin (A G)

« Monsieur le Général, le détachement de 100 hommes que vous devez former partira demain sous le commandement d'un officier supérieur, que vous me désignerez, pour être rendu à la tête de pont de Tilsit à 7 heures du soir. L'officier supérieur prendra les ordres du général du génie Campredon. Cet officier supérieur fera garder

le pont, la léte de pont, les deux batteries d'artillerie et fournira les travailleurs. 11 aura, de plus, une compagnie de pionniers et pontonniers prussiens.

Si, par circonstance, le général Campredon était appelé ailleurs, ce général lui remettra le commandement et ses instructions ; il maintiendra Tordre et la police, nommera une commission prévôtale pour juger les délits, conformément aux derniers règlements de FEmpereur.

Vous rappellerez demain de Tilsit votre compagnie de sapeurs, vous chargerez votre commissaire de vous faire parvenir vos vivres par eau, en remontant le fleuve, ou avec vos transports par la rive gauche, mais ayez soin que vos approvisionnements vous arrivent demain.

Votre avant-garde viendra demain après-midi prendre position en avant du pont deSchreitlaugken à Weszeninghen, à Sockaiten et Woidballen ; toute votre division suivra et prendra position à Absteinen et Kellerischken.

Je vous prie d'envoyer demain, dans le même temps, même avant le passage de Tavant-garde, trente grenadiers et voltigeurs, commandés par un officier pour ma garde à Schreitlaugken où sera mon quartier général.

Le corps prussien prendra position à Willkischken et Ablenken.

Je vous prie de me désigner cinq officiers de votre division pour former la commission prévôtale.

Renvoyez au delà du Niémen tous vos bagages inutiles ; faites prévenir le général Bachelu que nous allons remonter, le Niémen, qu'il nous fasse observer et donner de ses nouvelles. »

Macclonald à Grawert

IJauhlen, 26 juin (A G)

« Monsieur le Général, vous rappellerez demain, à la fin des travaux, les troupes que vous avez laissées à Tilsit, lesquelles seront remplacées, à 7 heures du soir, parun détachementde mille hommes de la 1° division. Les deux batteries d'artillerie ei une compagnie de pionniers et pontonniers, avec leurs officiers, resteront à Tilsit, aux ordres du général Gmipredon et de l'officier supérieur qui commande le détachement ; le major du génie Balet et l'autre compagnie de ponlonniors rejoindront votre corps.

Le général Grandjean fera passer demain après-midi le Jura à son avant-garde au pont de Schreitlaugken, et prendra position avec sa division à Kellerischken et Absteinen.

Vous formerez une petite colonne de 1.000 à 1.500 hommes de t.outes armes pour prendre position demain après-inidi à Willkisoliken.

Votre corps de bataille ne marchera qu*après-demain matin. »

Macdonald à Grandjean

Baubleo, 37 juin (A G)

« Monsieur le Général, les nouveaux ordres que je reçois, changent notre direction ; en conséquence, vous resserrerez la droite de 'Votre avant-garde sur Willkischken, votre corps de bataille restera À Lumponen. Rappelez vos sapeurs et votre officier du génie du f>ont de Schreitlaugken à l'avant-garde. Je vous enverrai des ordres dans la journée pour la marche de demain. >

Macdonald à Grandjean

Baubleo, 97 juin (A G)

« Monsieur le Général, pour avancer la marche de demain, vous I>orterez ce soir votre avant-garde sur Ablenken et votre division it Maszurmaken et Willkischken ; vous recevrez de nouveaux ordres Ce soir pour demain. »

Macdonald (Ordre de mouvement) (1)

Baubleo, -27 juio (A G)

c Le général Grandjean se mettra en marche avec sa division de Willkischken demain 28 h quatre heures du matin pour se rendre à Tauroggen par la route qui passe à Ablenken, Kallenen et Meldiglaugken.

Dès que la tête de la division arrivera près d*Ablenken, son avant-garde se mettra en marche pour suivre la même route. Ces troupes recevront de nouveaux ordres à Tauroggen.

De ce point, Tavant garde enverra dos reconnaissances sur toutes les communications notamment sur celles de Rossiena pour avoir des nouvelles de Tennemi.

Le général Grandjean enverra Tordre au général Bachelu de passer le Niémen avec le reste de ses troupes à Georgenbourg et de marcher sur Rossiena de manière à pouvoir y arriver le 30.

(1) Dans notre promiorvolunio, nous avons donné ces ordres de mouvement d'après le tagebuch de Seydlilz, nous les reproduisons d'après l'original français.

11 préviendra ce g;én<!'rfi1 que le duc de oouT ou KieydâDOuT.

Le général Bachelu devra se faire pcl trouverait des forces trop supérieures, il était menac»!' et trop vivement attaqué, ou lui, il se retirerait en bon ordre, repasserai pas tenir à Georgenbourg, enlin s'il n'av^ repasser ce lleuve avec toutes ses troupes, le Niémen pour passer la Jura et tenir poi sur la rive droite de ce fleuve, toujours sa

Méroe observation pour les troupes qui Georgenbourg; si elles étaient meuacées, el de la rive gaucbe du Niémen en descendan que Tennemi chercberait à passer à leur i Ce n*est que dans ce cas seulement que les se replieraient, étant nécessaire qu'ils resl vel ordre.

Le is^énéral Grandjean se fera suivre, ail ment ordonné, de vivres pour dii à douze

Le général Bachelu devra être averti qii Rossiena par Tauro^gen, et qu*à moins de y arrivera le 29 au soir ou le 30 au matin.

Sa marche devra être calculée pour arrî est possible.

Les vivres subséquents devront être eml Georgenlmurg. Je pense qu'il est prudeni ^ voi à notre suite jusqu'à ce que nous soyoi des roules, afin de ne pas être exposés au Je serai h Ablenken au moment du passa

Corps prusxien, — Le géni^ral de (irawei garde à 2 heures du matin de Pickluppônoj attendra son corps qui partira h 3 heures di Baublen, De Murdlen, le général de Grawôi court chemin sur Tauro^gen où il recevra ;

Le général de Grawerl formera un déll toutes armes pour tlanquer sa gauche et ra est à Buss ainsi qu'il a été convenu.

Dis^jositioHs (jt'ftèra/es , — Autaiit queles lo^ divisions, brigades, régiments ou délachei et tlanquer, afin que les colonnes marche postes d observation seront placés aux embt relevés par chaque régiment de la tête h 1

soldat ne s*écarte ou que les troupes et convois ne soient attaqués. Ces postes ne se replieront qu*après le passage de Tarrière-garde ou en même temps qu'elle et joindront ensuite leur corps respectif.

Dans les grandes haltes, les troupes serreront en masse sur chaque régiment et les voitures parqueront.

Dans les positions, les flancs et le derrière seront bien gardés si l'on est en pays fourré ou coupé, et le X® corps, les divisions, brigades ou régiments camperont en carré, ensemble ou séparément si Ton est en plaine.

Les troupes légères d'infanterie ou de cavalerie garderont toujours les carrés et les éclaireront sur tous les fronts.

Le moyen d'inspirer de la confiance aux habitants et de nous ménager des ressources, est de les protéger et empêcher qu'ils ne soient molestés et ne souffrent aucun tort. »

Macdonald (Circulaire)

Bauhlen, 97 juin (A G)

€ J*ai rhonneur de vous transmettre Tordre de mouvement ci-joint. Vous exécuterez les dispositions qui concernent votre division (ou votre corps) et celles générales, celles-ci sont une fois pour toute la campagne ou jusqu'à nouvel ordre. •

Macdonald (Ordre du Jourj

Uaublen, 27 juin (A G)

(f Le X® corps marche demain à l'ennemi et pénètre sur le territoire russe. Son Excellence qui connaît déjà le bon esprit dont il est animé est plein de confiance dans sa valeur. Elle se flatte que son courage et sa résignation lui feront braver et surmonter tous les obstacles, et lui feront supporter avec tranquillitéet soumission de légères privations, si malgré toute l'activité, la sollicitude des chefs, les circonstances et les événements retardaient l'arrivée des convois.

Son Excellence se flatte également que le X^ corps se fera remarquer par son ordre, l'obéissance, et une discipline sévère ; il s'attirera par là les regards de l'Empereur, fixera son attention, et Son Excellence s'empressera de recommander à Sa Majesté tous ceux qui se rendront dignes d'être cités par leur bonne conduite, leurs actions d'éclat et de courage et d'en solliciter ses récompenses.

LeX** corps se tiendra toujours prêt à combattre. Il sera fait une inspection des armes pour justifier de leur état et si les gibernes sont garnies de cartouches.

tu ùmmE GOBPS

Son Bxcetlervcea passé aujourd'hui la re' auxiliaire prussien ;etle ;^*e m pressa* de tén }a beltetenuf*, du hon ordre et de la sagesi félicite iM*?à6ieuri> les généraux, ofticierssii les charge spécialement de transmettre cei fait contentement à leurs soldats.

Son Excellence passera géparément la f Elle se Halte d'avoir les mOmes éloges à I

Hacdounld h lk?rtia

a Aa moment de mon départ et où les pour exécuter le mouvement prescrit paî reçois sa lettre d*ordre du !25 ; au lien de P monter h Georgenboiirg, je changi Hofisiena. J'espère pouvoir y înri avec le duc de Reggio. i

Le détachement laiésé k Georgenbourg V| rejoindre à Hossiena.

La chaîne de correspondance de Tilsil jusqu'à nouvel ordre.

J'ai expédié tous les ordres convenablea subsistances k Tîlsit et notamment »u col qui est encore dans celte ville; il emploie t pour remplir les intentions de Sa Majesté

Macdotialil il Berlli

• J*ai reçu pour le chef de Tétat-major i Votre Altesse du 25 et deux modèles de vég major n*n pas joint et son nom m'est incoi

Je suis toujours seul et snns chef d'admi

Macdotiald à fterlhf^

« Je reçois par hasard la lettre que Votr neur de m'écrire de Gumbinuen le 20 juîi charge de faire réunir 150.(KK) rations d quintaux de farine k Labiau pour les eovi j'ai pu pourvoir la 7** division, qui est

naarches forcées devant (leorgenbourg, sans rapprovisionnement qui lui avait été prescrit, et il n'y avait rien }\ Labiau à son passage. Je suis fâché de ne pouvoir remplir le désir de Sa Majesté dans c^ctte circonstance, surtout m'f'loignant de Tilsit. »

Macdonald à Campredoo

Baublen, 97 juin (A G)

or Au moment où je m*éIoigne, j'ignore si mes communications seront très libres avec Tilsit par la route de Tauroggen à Rossiena. Je vous prie donc d'arrcHer provisoirement tous les hommes isolés Jiisquà ce qu'ils forment un détachement respectable pour me joindre, il devra être de cent hommes au moins. Quant aux officiers I>orteursde dépêches, il faudra les faire escorter par un détacheirment au moins de cette force, quoique j'apprenne que les Cosaques se retirent de la frontière.

Je vous prie de faire passer, par la correspondance, le paquet cii-joint au major général. »

Macdonald (Ordre de mouvement)

Taurogpen, % juin (A G)

« L'avant-garde de la 7e division partira demain à deux heures ^t demie précises du matin et se dirigera par le grand chemin sur fiossiena. (.ette division suivra immédiatement. Son avant-garde fera une halte de deux heures en avant de Skaoudvilouï, et la division en arrière sur la rive gauche du ruisseau.

Après les deux heures de halte, cette division se remettra en mar- Cîhe pour se rendre en avant de Nimokchtouï; en y attendant de l30uveaux ordres. Le général (jirandjean enverra des reconnaissances sur les directions de Rossiena, Lidovianouï, PakrojantouT, Kroji, «nfin sur Veîdatonouï où devra se trouver un corps de partisans de troupes prussiennes.

Corps prussien. — Le général de Grawert se mettra en marche précédé de son avant- garde à la suite et immédiatement après le défilé de la division Grandjean, pour faire son mouvement ; il sera Hanqué à sa gauche par le corps de partisans qui s'est mis en marche cet après-midi, lequel devra se rabattre demain sur Veîdatonouï et après son passage f\ Nimokchtouï.

Le général de Grawert fera une halte de deux heures sur le bord du ruisseau à demi lieu environ de Skaoudvilouï, il continuera ensuite sa marche et recevra de nouveaux ordres à Nimokchtouï.

DîXii'Mr" rr\np^

l'our ne pumt (atiguer les troupes» ic ^'rnnral «Je «irawerl fcfl observer le mouvement de la 7' division pour ne 6e niellre en lïjtju* vement qu*après son départ »

Martlonald (aiHire Un joar)

Taorogetn. S» loin fA ÛJ

» A la date de demain et jusqu^t nouvel ordre, les deux corp^ de bataille marcheront par le ♦Intic, sauf ravanl-jçarde de In 7* dïvisi 00, et (lanquerùnt les équipages dont la l^He sera â bauteur de rinfanterie, Lesofliciers et ordonnances désignes pur Messieurs lee généraux veilleront à cette disposition qui diminuera inllniment rétendue des équipages et ne souffriront pas qu'aucun voilurier s'arn^te sous prétexte de faire rafrafcbir ses cbevaux. La batte de deux heures y est destinée.

Si un accident survenait h une voiture, on la fera BOF-le*chafap mettre de côté afin que celles qui guivent ne soient pas arrêtées ni la marche interrompue.

Les avant-gardes n'auront aucune voiture, ni équipages à leur suite. Elles ne précéderont que d'une demi-lieue au plus le corps de bataille.

Les équipages de Messieurs les généraux seront en tète des éqiii* pages de chaque division, viendront ensuite ceux des avant-gardes, en6nceux des divisions et les parcs.

Les équipages de Son Excellence et de son quartier général prendront rang avant ou après ceux de Messieurs les généraux, suivant qullsse trouveront sur les lieux.

Autant que Taire se pourra, on remplacera toutes les voitures pour que celles-ci puissent retourner dans leurs bailliages*

Messieurs les généraux commandant les divisions t^'assiimroiit par des réquisitions régulières des subsistances de toute nature et les feront déposer aux parcs des divisions pour la répartition en être fait*' fralernelïement au X^ corps.

Monsieur l'intendant du corps prussien et le commissaire des guerres de la 7'- division se concerteront pour les distributions dans la proportion de leurs forces elTectives.

A partir de demain, la viande et l'eau-de-vie seront distribuée» journellement à toutes les troupes du X« corps suivant li*"^ rè^li ments.

Le aioment du départ est préférable pour faire boire Teau^de-vie; elle peut être distribuée la veille, mais les officiers auront altenUfto à ne point la laisser boire dans la chaleur du jour pour no point

DlXlÉMl!) CORPS 737

enivrer le soldat; ils empêcheront les excès de cette boisson si nuisibles à sa santé. Dans les lieux où Ton pourra se procurer de la bière et du vinaigre, messieurs l'intendant et commissaire mettront ces liquides en réquisition et en feront la distribution aux troupes. En arrivant dans chaque ville, bourg, village, hameau, magasin, on y mettra des gardes pour la conservation des propriétés et des denrées, afin que celles-ci puissent être réparties également. »

Macdonald (Ordre de mouvement)

Skaoudvilouï, 29 juin (A G)

« La longueur de la marche et l'embarras d'une multitude de voitures, peu ou point chargées, n'a pas permis d'aller camper à Nimokchtouî.

Le général Grandjean partira demain à deux heures du matin poursuivre la route.de Rossiena. La grande halte aura lieu en avant de Vidouklouï.

Le général de Grawert suivra la 7^ division.

Les équipages du corps et les parcs ne marcheront qu'à la suite du corps prussien et dans le même ordre qu'aujourd'hui; il n'y aura dans ou à la suite des divisions que l'artillerie, les parcs de l'artillerie et les équipages de Messieurs les généraux.

Messieurs les généraux donneront tous les ordres convenables et prendront toutes les mesures nécessaires pour l'exécution de cet ordre .

Le 2® bataillon du 5^ régiment polonais et la compagnie d'artille* rie légère joindront l'avant-garde au moment de son départ pour en faire partie jusqu'à nouvel ordre.

L'avant-garde ne précédera la 7® division que d'un quart de lieue.

Messieurs les généraux supprimeront toutes les voitures peu ou point chargées et feront abandonner les chevaux isolés conduits par des soldats, feront rentrer à leur compagnie ceux qui les concluisent et renverront les voitures sans propriétaires. >

Ordre de mouvement

Vidouklouï, 30 juin (A G)

cr Le général Grandjean se mettra en marche aussitôt la réception de cet ordre pour aller prendre position savoir : l'avant-garde au village de Gheïji hors de Rossiena, sur la route de Chavli.

La première brigade un peu en arrière de sa droite également

hors la ville sur les routes de Keidanouï. La seconde brigade à la gauche de l'avant-garde. La troisième brigade en réserve, lorsqu'elle arrivera en arrière de Rossiena, h cheval sur la route qu'elle suit venant de Georgenbourg.

Le parc de réserve de cette division derrière son centre, et celui des subsistances derrière sa droite.

Des reconnaissances seront dirigées sur toutes les routes du front de cette division pour avoir des nouvelles soit de l'ennenrâ, soit de la direction qu'a prise le duc de Reggio.

Le général Grandjean peut mettre quelques compagnies de grenadiers dans la ville pour faire la police et y nommera provisoirement un commandant.

Le général de Grawert prendra position face en arrière près Rossiena, sa droite se liant à la gauche du général Grandjean, et sa gauche avec celle de la troisième brigade de cette division.

Le général de Grawert enverra des reconnaissances sur toutes les directions du front de son corps.

Mon quartier général sera à Rossiena. »

Macdonald à Berthler

Rossiena, 30 juin (A G)

t J'ai reçu la lettre de Votre Altesse en date du 26, par laquelle elle m'informe des directions que suit l'ennemi et de la marche du duc de Reggio.

J'ai l'honneur d'adresser à Sa Majesté copie des renseignements que le général Bachelu, qui m'a précédé ici de quelques heures, a envoyés à Votre Altesse. Ceux que j'ai recueillis en route et ici sont absolument conformes.

La carte est extr<^mement fautive, Votre Altesse aura déjà eu occasion de le remarquer.

Les convois de vivres remontent le Niémen.

Notre marche a été longue et pénible. Les Prussiens ne peuvent arriver (|ue le soir à Vidoukloiiï. Je n'avais pas l'ordre de laisser des postes rrinfanterie sur la rive droite du Niémen. Ce fleuve est parfaitement couvert par ma position et j'ai laissé mille hommes à la tète de pont de Tilsit, qui fourniront des escortes aux convois de bateaux jusqu'à Kovno. J'ai déjà 4.000 hommes de détachés à Tilsit, Lahiau, le Kurische-Nehrung et Memel, non compris les deux régiments de cavalerie prussienne qui sont à la réserve de l'armée, t

DIXIKME COUPS 739

Macdouald à Bertliicr

RosHiena, 30 juin (A G)

« J*ai reçu la lettre de Votre Altesse du 25, par laquelle elle m'invite de lui désigner un officier général que je désire avoir pour mon chef d*état major Je renouvelle ma demande en faveur du général Plauzonne, et, en cas d'empt^cheraent, du général Bachelu, ici présent, ou celui qu'il plaira a Voire Altesse, pourvu qu'il sache soD affaire.

Je lui demande en môme temps un adjudant commandant comme souschef, des adjoints, un commandant du génie et de Tarti lerie, enfin l'ordre au général Dumas de me monter une administration.

Je répète que je suis seul et que. malgré tout mon z(Me,je ne puis suffire à tout. »

Réquisllion

RossioDa, 30 juin (A (i)

€ M. le maréchal de l'Empire, duc de Tarente, commandant en chef le X« corps de la Grande Armée, requiert M. le gouverneur civil du cercle de Rossiena, de fournir dans les magasins de cette ville, à dater de demain : 1° 40.000 rations de pain, viande, eaude-vie, bière, légumes secs;

2° 6.000 rations de fourrage, paille, avoine ou orge ;

3** Cent chevaux d'attelage pour les transports et un parc de 400 voitures attelées; les dites voitures peuvent être relevées tous les quatre à cinq jours pendant le séjour de l'armée dans le cercle ; les conducteurs seront nourris, mais ils se pourvoiront de fourrage ; les voitures qui doivent remplacer celles arrivées jusqu'ici, le seront èi, leur tour en entrant dans un autre cercle ;

4° Le fonds du magasin de farine à Rossiena sera de dix mille quintaux ; de la viande de mille tôtes de bétail, bœufs ou vaches ; de quinze jours de légumes secs ; de quinze jours d'eau-de-vie ; de quinze jours d'avoine ou orge, paille et foin :

5» La présente réquisition sera allouée en déduction des impositions ;

6® Le commissaire des guerres Desnoyers recevra toutes ces fournitures, en poursuivra la rentrée et en donnera récépissé;

7** Le gouverneur du cercle fera toutes les diligences pour les fournitures ci-dessus, la fabrication du pain et les versements aux magasins ;

8*^ Le capitaine du cercle, les officiers civils, les mngistrats, les

740 DIXIEMK CORPS

bourgmestres sont tenus d'obéir à la présente réquisition, sous peine dôtre exécutés militairement :

6"* II sera mis à la disposition du commissaire des guerres Desnoyers des forces suffisantes pour seconder les autorités du cercle de Rossiena. Toute seigneurie ou bailliage qui n'aura pas satisfait immédiatement aux ordres du gouverneur civil, sera condamné à une imposition du décuple de sa quote-part et puni rigoureusement. »

Ordre du Jour

Rossiena, l**- Juillet (A G)

• En conformité de Tordre du jour du quartier impérial. Son Excellence nomme membresde la commission prévôtaledu X« corps;

MM. Schlassberg, colonel du iS*' régiment bavarois; Daine, chef de bataillon du 10^ régiment polonais; Seyferditz, capitaine au 13® régiment bavarois; Kowalski, capitaine au ii<^ polonais ; Leduchowski, capitaine de Tartillerie.

Cette commission entrera sur-le-champ en fonctions et jugera tous les délits mentionnés dans le susdit ordre du jour. En consé* ((uence MM. les généraux, officiers supérieurs, particuliers et la gendarmerie traduiront chaque jour à l'arrivée au camp tous les individus qui se seraient rendus coupables.

MM. les généraux ordonneront que toutes les armes soient réparées et mises en état ainsi que la buffleterie, Thabillement et la chaussure et préviendront les troupes de se tenir prêtes à marcher à toute heure.

Le commissaire Desnoyers assurera provisoirement les fonctions d'ordonnateur du X'- corps.

Il établira des magasins ou parcs généraux de subsistances ainsi que des voitures.

La T*' division et le corps prussien auront chacun un parc ou magasin qui sera alimenté par celui du X*^ corps. En conséquence, il s'assurera dans les :24 heures des quantités existantes de subsi^ stances de toute nature dans chaque division et m'en rendra compte.

Toute réquisition de denrées ou liquides à distribuer aux troupes est réservée à l'ordonnal^^ur et interdite à toute autre personne, à moins (luello ne soit autorisée par l'ordonnateur, d'après mon approbation.

DIXIËMK COPS 741

Il est spécialement défendu de frapper aucune espèce de contribution tant d'argent, elîets ou chevaux sans mon autorisation.

Dans les 24 heures, MM. les généraux devront faire remettre au capitaine du cercle les chevaux et voitures qui se trouvent dans les corps et qui ont été pris d'une manière illégale. Il ne sera passé à Messieurs les officiers que les chevaux autorisés par les règlements.

Il est défendu h tout militaire de s'écarter du camp à plus de cent toises h moins dVtre escorté par un officier ou sous-officier, et en marche à plus de 50 pas des colonnes, sous peine d'être traité comme pillard et maraudeur et puni comme tel.

Le commissaire ordonnateur fera marquer tous les bestiaux d'une marque particulière en entrant au X® corps.

Ils seront ensuite versés dans les parcs des divisions. Tous les bestiaux qui seront trouvés sans cette marque seront censés volés et les fauteurs punis comme tels, nonobstant les dommages et intérêts que les corps seront tenus de payer aux plaignants.

L'ordonnateur mettra au parc les voitures inutiles aux corps ; il se fera remplacer provisoirement à la 7* division où le général Grandjean y pourvoira.

Ce commissaire a été chargé hier de suivre la prompte rentrée d'une réquisition de denrées et voitures frappée sur le cercle de Rossiena et d'en faire la répartition au X^ corps dont la subsistance sera désormais commune. »

Macdonald à l'Empereur

Rossiena, t"' juillet (A G)

« Sire, les reconnaissances parties hier sur diverses directions et notamment sur celle présumée du duc de Reggio ont poussé jusqu'à huit à dix lieues, sans avoir rencontré de ses troupes, mais elles ont appris qu'il avait atteint l'arrière-garde du général Wittgenstein près de Vilkomir et l'avait entamée ; le bruit de cette nouvelle est généralement répandu ; mais on ignore la direction précise qu'a prise le général russe à la suite de cette affaire.

Divers rapports contradictoires font marcher le général Wittgenstein sur Vidzouï, où se concentrent les forces russes, d'autres sur Baouske ou Bauske très forte position sur la route de Miltau.

Si je n'avais craint de contrarier les projets de Votre Majesté, je me serais dirigé demain sur la route de Keidanouï et Ghrinkichki ; en attendant les ordres ultérieurs, je porte des partis sur cette direction.

DIXlflME CORPS

Dans rincerliUide que rofficier i|ne }\ Mîije&lé Dtfprouve des relaiilft, je pi^uAte ger qne M* Gotir^««i<l vié»nt «IVnvyynr d« H pour faire iinrvenirrplh* li*!lr«* i\ V*drp Ma d'hier.

Un emisgiun^ qui vient de rentrer, qui au delà iJe Keidnnnuï, n*a rencuntro que et n'a pu avoir de renseignements sur les

D'autres sont en chemin J'attends ira mais plus îm(i:Uiemmenl encor*^ les oniret]

Marclc>ti;ilil au i?<'*n^ral il^

• Monsieur le liénéral, j'ai reçu les deu; îence m'a fait Thonneur de m'écrire ce mi IVin a unnoûc»» par Trirdre dliier que la ci mm par le dit ordre formait celle du X« celle de la 7" division II »'n sera form< prussien. Je prie Votre Ex(!ollence de ra> de£ officiers qu'elle désli^nera pour la comj par Tordre du jour d'aujourd'hui en reeti

J'ai tWjh frappé une réquisilion de cent Rossiena sur la demande de la 7" divistq rexcedent sera remis à votre diî^position

Lorsque nouB serons |ilus êlendiis^ nou« sources en ce genre. Je frapperai de nou aurez le choix à votre tour. »

Hariloiiald à (*atti|>r

ft Monsieur l<* Gf^nt^^ral, j'ai reçu les deu« y était joint que vous m'avez, fait Ihonni ')Ojuin. Je ne puis qu'applaudir à toutes li prises pour le sf'rvice de Sa Majesté, I

Le corps prussien manque de fonds pou aucune avance : je vais rendre compte h situation de vos finances en lui demandi qu'il vous soit fait des fonds suffisants pa êtes chargt-^ tant à Tilsîl quà Mernel.

Vous ^tes parfaitement couvert ainsi qu^ tîon et les troupes qui sont à Mernel.

i^Tl»?nds des ortires pour ma direction iiUéneiire, elle déterminera votre d^parl pour Memel ou uiie prolongation de séjour h ITIIsît. Hâtez donc vos travaux et préparez les instructions pour les lofîîciers qui devront les suivre en votrft absence.

L'ennemi par^ifl se retirer de tons \e^ points sur la Dvina; il

I paraît certain que le due de Heggio a atteint l'arrière-garde de

VV^ittgenstein h Vilkomir, Ta extermin*^e et lui a pris de rartillerie.

L*Enipereur êtail le 2H à Vdna. J^ignore si Sa Majesté a passé

I outra.

Ileodez-moi le service, j»? vuuh prie, de faire passer les lettres l^i-jointes au i;6ni'*ral Iloi^endurp et h IVimiral lîasle.

Je désire infiniment que les circonslaones puissent nous réunir ; lj*aurai plaisir h vous revoir et à renouveler Texpr^e^sion de mes [sentiments. »

riijivii

Uoïjsicnii. '2îuillel (A G)

• Les habitants de votre ctTcle vont iître délivrés du joug du IgouvernemorU russR. L<'$ Iniupes de Sa MajeMé TEmpereur et roi [vont y pén<Hrer.

Le plus grand ordre sera observé, les personnes et les propriétés

[«eront protégées et respectées; mais Tarméfi a besoin de subsistan-

Ices» pour éviter les réfpiisitioos partielles, je trouve nécessaire d*en

[frapper une générale, alîn que vous la répartissiez d'une manière

équitable sur tout le cercle que vous adnfinistrez.

En conséquence, je vous requiers de faire fabriquer dans toute

BOQ étendue r>0O.t)OO râlions de biscuit et pam biscuité et de les

Irëunir dans les principales villes pour être ensuite transportées au

chef-lieu, lorsque je vous en ferai donner l'ordre; plus 6<Hj.O00

[rations de riz ou légumes secs ; 3t)U barils d'eau-dc-vie, 1.500

de bière. 50 quintaux de seL 20 tonneaux de vinaigre. 50.000

[boisseaux d*avoine, 50.000 rations de foin et paille, plus GfK) botes

\h cornCt bœufs ou vaches à tenir rassemlilés, ainsi (|ue le pain et les

ratilres objets déhiillég dnns r^llp h^ltro, dans les principaux lieux

)du cercle.

Enlin de tenir pnHes UÂï voitures pour les transports, lesquelles I De sortiront pas du i^ercle.

La présente réquisition ne peut souH'rir aucun délai sous peine î d'exécution militaire. Il en sera fourni des récépissés pour être pris leo compte des impositions, >

Ordre

Rossiena, ^ juillet (A G)

f C*est par erreur qu'il a été annoncé hier par l'ordre du jour que la commission prévôtale formait celle du X® corps ; elle est créée pour la 7^ division et pour les militaires ou individus attachés au quartier général de Son Excellence le maréchal commandant en chef.

Une semblable commission est créée pour le corps prussien.

Son Excellence nomme membres pour entrer immédiatement en fonctions et juger conformément à Tordre du jour de Sa Majesté l'Empereur :

MM. de Raumer, colonel brigadier,

de Kykebusch, major de l'état major,

de Lepel, major, aide de camp de Son Excellence le général

de Grawert, de Schenck, capitaine, aide de camp du général Massenbach, Diederich, capitaine, aide de camp de Son excellence le général de Grawert.

Le commissaire des guerres Desnoyers ne pouvant pas être remplacé dans la 7'' division et manquant d'ailleurs d'agents pour remplir les fonctions d'ordonnateur en chef du X* corps, il est remplacé dans les dites fonctions par M. le conseiller d'Etat de Rîbbeotrop, intendant du corps prussien.

Son Excellence le maréchal duc de Tarente reçoit journellement une multitude de plaintes sur les désordres et pillages que commettent des militaires qui s'éfartent des camps et de leurs corps.

Son Excellence a également appris que des subsistances destinées pour les magasins du X« corps ont été enlevées et pillées sur les routes.

Si cet état de choses était plus longtemps toléré, les troupes seraient exposées à des privations que toute la sollicitude de leurs généraux et de leurs chefs ne pourrait prévenir. Pour y mettre fin, ' Son Excellence ordonne que tout officier de quelque grade qu'il soit qui aura frappe une réquisition, n'importe de quelle nature^ sans autorisation du commandant en chef ou fait arrêter des convois pour l'armée ou enfin fait des enlèvements illégaux dans des magasins ou chez des particuliers sera suspendu de ses fonctions, renvoyé sur les derrières de l'armée, son nom mis à l'ordre, et, en en rendant compte h Sa Majesté, on provoquera une punition plus sévère.

Tout militaire ou individu suivant l'armée qui aura enlevé les

subsistaDces destinées pour le X^ corps ou les chevaux et voitures servant aux transports sera traduit h une des commissions prévôtales et puni de mort.

MM. les généraux commandant les divisions transmettront aux présidents des dites commissions expédition du présent ordre du jour pour qu'ils aient à s*y conformer.

MM. les généraux donneront main-forte au commissaire ordonnateur du X® corps et des gardes suffisantes au commissaire des guerres pour la sûreté et conservation des subsistances, en magasins, en convois ou transports.

Toutes les distributions se feront par division proportionnellement à leur force et sans distinction . Toutes les provisions leur seront versées du magasin général.

Son Excellence réclame le concours de messieurs les généraux, officiers supérieurs, particuliers et des militaires amis de l'ordre et de la discipline pour l'exécution de ces dispositions ; sans elles, on sera exposé à la plus grande disette dans un pays dont les ressources ne sont pas abondantes, mais qui ménagées et bien administrées pourront suffire. »

Macdonald au Arénéral do Grawert

Rossiona, 2 juillet (A G)

((Monsieur le Général, j'ai reçu la lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire relativement aux besoins de vos troupes.

Je suis très fâché du dénûment de votre caisse, nous-mêmes n'avons pas même la ressource d'un payeur, sans quoi je m'empresserais de vous faire faire les avances.

Si les 10.000 francs en or que j'ai fait déposer dans votre caisse, peuvent être utiles à vos troupes, je vous prie d'en disposer.

Je suis également fâché que nous ne soyons pas en mesure de faire fournir tout ce que vos règlements vous accordent ; il serait superflu de vous en détailler les causes que vous connaissez aussi parfaitement que moi.

La réunion des troupes de divers Etats doit rendre communes toutes les distributions, ainsi qu'il se pratique dans toute la Grande Armée ; elles se composent de pain, viande, riz ou légumes secs et de sel.

L'eau-de-vie nese délivre ordinairement qu'en gratification ; mais vu la saison et l'abondance, j'ai ordonné qu'elle soit délivrée journellement ; il sera également distribué des liquides lorsque Ton pourra s'en procurer.

Quant au tabac, au beurre, à la toile et autres objets de celle nature, je ne puis en requérir sans une autorisation formelle de l'Empereur, ces mesures nous étant interdites. Mais si Ton en prend sur Tennemi, ces objets seront immédiatement et équitablement partagés. »

Macdonald à Berthier

Rossiena, 3 juillet f G)

« Je reçois la lettre que Votre Altesse m'a fait Thonneur de m'écrirede Vilna le 30 juin. Je vais faire marcher des troupes sur Telch, Chavli et Ponéviej. Le reste des troupes du X*' corps suivra ces trois avant-gardes.

Je suivrai la colonne qui se dirigera sur Chavli ; j'informe de ce mouvement le duc de Reggio.

Les Cosaques au nombre de 500 à 600 séparés du corps de Witlgenstein, et qui tenaient la ligne d*avant-postes de Georgenbourg à Polangen, ravagent les districts ci-dessus et partie de la Courlaode. Ils ont mis en liberté tous les brigands détenus dans les prisons, et brûlent tout ce qu'ils ne peuvent emporter.

Des gentilshommes polonais accourent de toute part pour me demander des secours et l'autorisation de s'armer pour leur défense et courir sur les Russes.

J'ai pensé que Sa Majesté approuverait que je les y autorise : plusieurs d'entre eux viennent de m'amener un officier russe et oinq soldats qu'ils ont fait prisonniers; ce petit détachement égaré escortait trente fusils, quelques pièces de drap et environ 3.000 aunes de toile, je fais distribuer cette prise aux troupes.

Je fais ménager le plus possible les habitants et le pays ; l'ordre établi dans le X'' corps donne de la confiance et les propriétaires se livrent paisiblement à leurs travaux accoutumés.

J'envoie Tordre au général Campredon,qui esta Tilsit, de se rendre à Memel pour fortifier cette ville ; je charge ce général d'adresser h Votre Altesse ses rapports, plans et projets.

Je crois prévenir les intentions do Sa Majesté en faisant passer à Memel les troupes réunies h la pointe du Kurische Nehrung,sauf la garde convenable de la batterie.

11 en faudra deux autres entre Memel et le phare pour bien défendre la passe : j'ai demandé à Sa Majesté, paru nedépèche antérieure, qu'elle daigne ordonner qu'il soit envoyé de Pillau de la grosse artillerie pour armer ces batteries : nous n'avons que du calibre de campagne et les seules quatre pièces de 12 prussiennes sont restées

à Tilsit pour flanquer la tôle de pont ; j'y ai également laissé douze bouches h feu pour Tarmement.

La chaîne de postes de correspondance établie sur la rive gauche du Niémen de Tilsit à Kovno devenant inutile, je la fais retirer.

Le général Hogendorp ayant envoyé un commandant et un détachement à Labiau,j'en ai rappelé le détachement que j'y avais laissé .

Le général Campredon n'avait que 5.000 francs pour les travaux de Tilsit ; ils sont près d'être épuisés.

Cette somme modique est loin de suffire ; il lui faut de nouveaux fonds pour continuer ses travaux et commencer ceux de Memel. Je prie Votre Altesse d'en faire mettre à la disposition de ce général .

Les transports de vivres doivent maintenant remonter le Niémen sans difficulté ; les vents ont été constamment favorables. »

IHacclonald à Ouclinot

Rossiena, 3 juillet (A G)

« Je vous félicite d'avoir joint les Russes le premier et de l'avantage que vous avez remporté.

Aussitôt mon arrivée, le 30 dernier, j'ai envoyé des partis pour communiquer avec vous, mais les grandes distances ne leur ont pas permis de vous joindre.

Je reçois l'ordre agréable de correspondre avec vous par les avant-postes et Kovno. .le prends ce dernier parti, attendu que je m'éloigne de vous en allant occuper Ponéviej, Chavli et Telch.

Ce mouvement nous sauvera de la disette ; nous n'avons abondamment que de Teau-de-vie et de la viande. Sans transport, sans administration, et sans état-major, je suis absolument seul.

Les Cosaques font beaucoup de mal dans ce pays et la Courlande : ils brûlent tout ce qu'ils ne peuvent emporter ; je leur fais donner la chasse et j'ai autorisé les gentilshommes polonais à s'armer pour leur défense et pour courir sus. L'esprit des habitants est très bon pour nous. »

Maodonald à Grandjean

Rossiena, 3 juillet (A G)

« Monsieur legénéral, envoyez l'ordre sur-le-champ auxpostesde correspondance que vous avez laissés sur la rive gauche du Niémen de Kovno à Tilsit de se réunir à Georgenbourg, d'y passer le fleuve et de venir vous joindre, vous leur tracerez une route. »

Ordre de mouvement

Rossieoa, 3 juillet (A G)

« Le général Grandjean donnera Tordre au général Ricard de se tenir prêt à marcher demain à 3 heures du matin pour se rendre en trois marches à Ponéviej, passant par Taoutouchi, Vasilichki, Ghrinkichki, Béisagola et Chadovo, quatorze milles.

Le général Ricard partagera ses marches suivant qu'il le jugera à propos.

Les troupes marchant avec lui seront : le 5® polonais, une demicompagnie d'artillerie légère, une demi- compagnie de chasseurs et trois cents hussards no 1 avec le colonel-brigadier Hunerbein ; ces troupes seront pourvues de quatre jours de pain, huit de viande sur pied et autant d'eau-de-vie ; le reste de sa brigade le suivra incessamment.

Le général de Grawert fera partir demain à la même heure 1.600 à 1.700 hommes d'infanterie; une demi-compagnie d'artillerie légère et 300 chevaux pour se rendre à Telch en quatre marches passant par NimokchtouY, Kroji, Oujvent. Louknik et Vichvian, quinze milles trois quarts. Le commandement de ce détachement partagera ses marches selon qu'il le jugera convenable.

Une autre route conduit à Telch de Nimokchitsoui par Koltinianouï et Vornouï, mais elle est moins fréquentée que la première ; cependant le commandant de ce détachement pourra la faire éclairer par un parti qui se tiendra en communication avec lui.

Le général de Grawert enverra sur ce point (?), par préférence, les troupes qui ont des vivres jusqu'au 8.

Le général de Grawert fera partir demain à la même heure son avant-garde pour se rendre à Chavli en deux marches passant par Chidlov, Tsitovianouï, Ampolé.

Le commandant partagera ces deux marches.

Ces troupes seront pourvues pour trois jours de pain, si elles ne l'ont déjà, et ainsi que le détachement de la 7^ division pour huit jours de viande sur pied et de l'eau-de-vie. Il est bien entendu que le détachement de Telch sera également pourvu de ces deux articles.

L'objet de ces détachements sera d'éclairer le pays, les mouvements de l'ennemi, de chasser les partis de Cosaques qui désolent les propriétés, enlèvent les ressources et de proléger les habitants contre leurs excès et leurs violences.

Les commandants de ces détachements annonceront aux gentils-

DIXIliMK CORPS 749

hommes polonais qu'ils sont autorisés à s'armer pour leur défense et pour courir sur les Russes.

Les commandants de ces détachements s'établiront très militairement, enverront aux nouvelles, jetteront des partis en avant et autour d'eux et annonceront qu'ils sont suivis par le grosde l'armée. Le second objet de ces détachements est de donner suite aux réquisitions dont copie est ci-jointe avec traduction polonaise. Si les autorités avaient fui, les commandants les remplaceront provisoirement par des hommes zélés et dévoués à notre cause ; ils hAteront par tous les moyens possibles la rentrée des subsistances dans les magasins et ne consommeront que les distributions ordinaires journalières.

Le plus grand ordre sera observé et la plus sévère discipline maintenue.

En cas de forces trop supérieures, ces détachements se replieront sur leXe corps ; il sera incessamment établi plusieurs échelons en arrière des détachements de Ponéviej et Chavli qui leur donneront des secours ou les recueilleront.

MM. les généraux (îrandjean et de (ilrawert m'enverront l'itinéraire qu'ils aurontréglé jour par jour de la marche de ces détachements ; leurs commandants se feront rendre compte des quantités de subsistances entrant dans les magasins et presseront la fabrication du biscuit, pain frais et biscuité.

Les mêmes commandants laisseront plusieurs postes de cavalerie en échelons, lesquels devront Hre sur le qui- vive contre lespartis de Cosaques et servir à la correspondance. »

Macdonalil à Campredon

RoBsiena, 3 Juillet (A G)

« Je pense que le moment est arrivé de remplir les intentions de Sa Majesté en fortifiant Memel. Je vais faire occuper Telch, Chavli et Ponéviej.

Je ferai également montrer de Memel des tètes de colonne sur Polangen, Krétouïnsï, Kortschanouï.

J'ai donné ordre au général de Grawert de faire partir de Tilsit le détachement de trois cents hommes qui doivent être venus de Labiau pour se rendre à Memel. Vous l'accompagnerez avec le major Markow.

Vous laisserez à l'officier supérieur les instructions convenues et h l'officier du génie l'ordre de continuer avec activité les travaux de la tète de pont.

7S0 DIXIÉMK CORPS

Aussitôt après votre arrivé h Memel, faites en la recooDaissance et faites aussitôt travailler à la mise en état de cette place, ainsi qu'aux batteries qui doivent croiser leurs feux avec celles de la pointe du Kurische Nehrung pour défendre rentrée de la passe.

L'Empereur veut qu'on mette en très bon état la place de Merael. Sa Majesté- attend avec impatience de voir d'après les plans et rapports que vous en ferez, ce que c'est que cette place et ce que Ton peut en attendre.

Ce point mis en état, le projet de l'Empereur est d'y déposer un équipage de siège. Rendez compte directement au major général de vos observations pour éviter les délais. Vous m'en adresserez le double, lorsque je vous aurai fait connaître la nouvelle ligne de correspondance que je me propose d'établir. »

OiHlrc du Jour

Rossiena, 3 juillet (A G)

a L'Empereur charge Son Excellence, le maréchal duc de Tarente, de faire connaître au X* corps que dans la journée du 28 juin le duc de Reggio a marché contre le corps du général russe Wittgenslein, à Vilkomir, lui a enlevé ses positions et le pont que l'ennemi n a pas eu le temps de couper et lui a fait des prisonniers.

L'intention de Sa Majesté est que le pays soit très ménagé et les habitants protégés ; elle recommande à Son Excellence de lui faire connaître les corps qui se distinguent par leur bonne conduite^ sagesse et discipline et les noms des chefs. »

iMacdoiialcl À Berlliier

Rossiena, 3 juillet (A G>

« J'ai reçu la lettre que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire le 30 juin et l'envoi de la note trouvée chez un général russe à Vilna.

Quoiqu'en effet elle ne signale pas grand'chose, j'en donnerai néanmoins communication aux généraux prussiens pour qu'ils connaissent les projets qu'ont les Russes et leur opinion sur leur ûdélitë afin de les animer davantage contre eux. Us seront sans doute indignés. »

Macdonald À de Grawcrt

Russiena, 3 juillet (A 0^

« Kn voyez l'ordre au détachement de Labiau qui doit être rendu à Tilsit de partir pour se rendre h Memel où il sera provisoirement

aux ordres du colonel de Bulow. Le major du génie Markow et le général Campredon accompagneront ce détachement pour remplir à MemeJ les instructions que je leur adresse au nom de rKmpereur. Les deux batteries d'artillerie et la compagnie de Prussiens resteront jusqu'à nouvel ordre à Tilsit pour le service et les travaux de la tète de pont.

Le colonel de Bulow laissera six cents hommes à la pointe du Kurische Nehrung pour la défense de la batterie et jiassera avec le surplus de ses troupes à Memel pour les réunir aux troupes qui s'y trouvent déj«\.

600 hommes resteront à Memel pour renforcer au besoin la pointe du Kurische Nehrung. Du surplus il formera trois petites colonnes qu'il fera déboucher sur la frontière.

La première formée du détachement de Lahiau prendra la direction de Telch, mais ce ne sera que sur la certitude qu'elle ne sera pas inquiétée, qu'elle s'assurera que ce point est occupé par un détachement prussien, qu'elle s'y rendra et y restera réunie jusqu'à ce que le détachement entier rejoigne le corps prussien ; sa marche parait être, si la carte est exacte, par Gorjdouï, lourion, Koulé, Plounghan et Liblavka.

La seconde colonne se portera par Iakoubova, Krétouïnsï, Kortschanouï ou par la route la plus directe.

La troisième colonne suivant la route de poste, à Polangen.

Suivant ce qu'elles apprendront de Tennemi, elles s'avanceront dans l'intention apparente de menacer Liban, Platel et Kalvari ; mais comme elles n'ont pas de cavalerie suffisante, elles se borneront pour le moment à menacer d'invasion en répandant qu'elles sont suivies de plus grandes forces.

Le colonel de Bulow sera le centre de ces opérations soit de menace sur le territoire russe, soit de défense pour le Kurische Nehrung et de la passe de ce nom ; il donnera toutes les instructions convenables, mais l'important est de lui faire sentir qu'il ne doit ni hasarder, ni compromettre ces divers détachements.

L'effet moral que doit produire l'apparition de cette colonne peut en produire un réel en forçant les Cosaques d'abandonner leurs expéditions, d'évacuer le Courlande et de se retirer sur Riga.

Je prie Votre Excellence de joindre à son envoi à Tilsit les deux paquets ci-joints par l'estafette ou la poste et le prie d'agréer. . . »

Macdonald À C>ranclJ<»n

Ro&sicDa, 3 juillet (A G)

« Si le régiment westphalien est resté en arrière de Ilossiena sur la

route de Georgenboarg, vous le ferez avancer demain pour occuper le camp du 5® régiment polonais.

Vous ferez placer des grand'gardes de cavalerie sur la route de Keïdanouï, sinon vous retirerez le il'' régiment polonais de la route de Chavli pour le porter au camp du 5« qui sera conservé à cet effet. »

Macdonald à l'ordonnateur

Rossiena, 4 juillet <A G)

« Je reçois votre lettre dans le moment,raonsieur,et je meh&ted'y répondre. Je vous donne toute latitude pour faife rentrer la réquisition frappée sur ce cercle.

En en chargeant les autorités locales, j'ai voulu préserver leur pays d'une répartition arbitraire et éviter la ruine des propriétaires; mais puisque l'équité ne donne pas de zèle à ces messieurs, je vous charge d'employer les moyens que vous croirez les plus propres à assurer la subsistance du X^^ corps.

Peu importe que le pays fournisse des farines ou du pain, l'important est d'en avoir.

Les grains trouvés au couvent sont à votre disposition pour les hommes et les chevaux ; il s'agit seulement de s'assurer s'ils appartiennent aux Russes ou aux moines.

Il faut cuire sans interruption ; si les boulangers prussiens et de la 7® division ne suffisent pas les corps pourront en fournir.

Il faut également faire cuire à tous les fours de la ville, car indépendamment de la subsistance journalière, il faut une réserve de sept à huit jours; elle doit être prompte, attendu que nous ne tarderons pas à marcher. Le dépari des trois détachements favorise les économies; il sera politique de mettre toutes les troupes du X« corps au môme niveau, tant pour les distributions journalières que pour les reserves. »

Supplément à Tordre da Jour

Hossiena. 4 juillet (A G)

< Par supplément à Tordre de mouvement d'hier, vous ajouterez que MM. les commandants des trois petits détachements partis ce malin pour Ponéviej, Chavli et Telch, qu'indépendamment de l'autorisation accordée aux gentilshommes polonais de s'armer pour leur défense et courir sur les Russes, qu'ils pourront les faire réunir sous leurs ordres et commander par des officiers de leurs détachemenls pour leur servir d'éclaireurs, de guides, leur procurer des

DIXIEMI-: CORPS 753

renseignements sur les mouvements de Tennemi et de ses magasins. Il sera bon aussi de les prévenir qu il sera plus utile au service qu*ils soient montés et armés de lances. »

MacdoDald à Grawert

Rossiena, 6 juillet (A G)

a J'ai rhonneur d'informer Votre Excellence que, d'après les nouvelles dispositions, la marche des trois petites colonnes qui devaient partir de Memel pour faire des démonstrations sur le territoire russe, doit être ajournée. Je vous invite en conséquence à donner contre-ordre et que ces troupes se concentrent à Memel pour favoriser les travaux, défendre la passe et la pointe du Kurische Nehrung, et seulement d'envoyer des reconnaissances sur le territoire ennemi. »

MacdoDald à Berthier

Rossiena, 6 juillet (A G)

« J'ai reçu une expédition de la partie de la carte de Russie qui comprend la Courlande, je remercie Votre Altesse de cet envoi. »

Macdonald à Oadinol

Rosaiena, 0 juillet (A G)

c( De nouveaux ordres en date du 2 de ce mois changent les dispositions que je vous ai précédemment annoncées sur l'occupation de Telch, Ghavli et Ponéviej. 11 m'est prescrit de me rendre dans celle dernière ville, et d'y concentrer la majeure partie du X® corps.

Ce mouvement pourra éprouver quelques retards, attendu que l'officier général arrivé hier soir à Chovli a trouvé cette ville occupée par des postes russes qui s'en sont retirés précipitamment en brûlant les magasins. Cet officier général ajoute qu'un corps russe, sous les ordres du général Essen, se rassemble à Bauske et Janichki. Je compte ce soir sur des informations plus précises dont je vous ferai part.

Le général Ricard doit arriver aujourd'hui à Ponéviej ; j'ignore la position de vos troupes et de votre quartier général. »

Macdonald à Grawert

Rossiena, 6 juillet (A G)

f J'informe Votre Excellence que l'intention de l'Empereur est qu'il soit établi un parc de mille à douze cents voitures à Memel.

Je prie Votre Excellence de donner des ordres convenables à ce sujet.

On ne peut pas requérir de ces voitures dans un rayon plus éloigné qu'à moitié chemin de Tilsit, attendu que cette ville doit en fournir un pareil nombre ; en attendant qu'elles soient employées, et même pendant leur service, elles pourront être relevées tous les quatre à cinq jours. Elles ne pourront sous aucun prétexte être distraites sans l'agrément de Sa Majesté. Je prendrai des mesures pour qu'elles n'aillent pas très loin en établissant de nouveaux relais sur divers points. »

Macdonald au chef de bataillon commandant le détachement de la T divii»ion à la tête de pont de Tilsit

Rossiena, 6 jaillet (A G)

(( Vous voudrez bien, monsieur le commandant, requérir les autorités de Tilsit par ordre de FEmpereur pour qu'elles aient k requérir mille à douze cents voitures tirées des deux rives du Niémen.

Il n'en sera pas tiré à plus de moitié chemin de Memel attendu que cette ville doit en fournir un pareil nombre... >

Macdonald à Ondinot

Rossiena, 7 jaiUet (A G)

«Mon cher maréchal, le général Hicard qui occupe Ponéviej. mande qu'un piquet de ses hussards a atteint la valeur d'un demiescadron de Cosaques, l'a chargé et lui en a pris ou tué une quinzaine, ainsi qu'un ofticier et six invîilides russes qui ont fait feu sur lui ; on a trouvé à Ponéviej 25 Suisses ou Hollandais qui s'étaient annoncés déserteurs k l'officier russe, et, à nos troupes, égarés de leurs corps.

Je vous les enverrai k la première occasion.

Le général Ricard n'a pas encore de renseignements précis sur les mouvemenis des Husses ; la 7® division commencera demain à s'échelonner marchant sur Ponévipj où dans trois jours je la suivrai.

Il y a eu de nouvelles escarmouches près de Chavli ; on a pris un hussard et trois dragons du régiment de Riga posté près Janichki ; il a confirmé que des forces se rassemblent sur ce point ainsi qu a Bauske.

P. S. — De nouveaux rapports de Ponéviej annoncent une prise plus considérable sur l'ennemi de 61 hommes d'infanterie et d'une vingtaine de Cosaques pris, tués ou blessés.

Les renseignements qu'a recueillis le général Ricard, mais qu'il

ne garantit point, sont que le général Essen serait à Koupichki avec environ 4.000 chevaux et que le gros de Tarmée dje Wittgenstein s'est retiré par Bauske. 11 ajoute enfin qu'un parc de soixante bouches à feu protégé par un corps serait h llaghow, ce qui m'a l'air d'un ragot. C'est l'opinion du général Ricard.

Ordre de mouvement

Kossienu, 7 juill«?t (A G)

« Le général Grandjean partira demain avec le restant de la première brigade de sa division ; la seconde, la demi-compagnie d'artillerie légère, celle des sapeurs, l'artillerie de position, enfln le surplus des hussards n^ 1, moins cinquante chevaux qu'il laissera à la disposition du général Bachelu.

Le général Grandjean suivra la direction du général Ricard et se rendra à Ponéviej. Sa troisième brigade suivra h un jour de distance.

Le général Grandjean laissera les postes de correspondance établis entre Rossiena et Ponéviej ; il prendra la position la plus favorable près et en arrière de cette ville, couvrant parfaitement ses derrières, son avant-garde couvrant la ville et sa division sur tous les débouchés de l'ennemi.

Le général Grandjean enverra l'ordre au général Ricard de tâcher par des patrouilles, reconnaissances ou des partis, de se mettre en communication avec le général de Kleist qui est à Chavli et avec les postes du maréchal duc de Reggio dans la direction de Vilkomir.

II est très important d'avoir des nouvelles des forces, positions et mouvements des Russes.

Le général Grandjean voudra bien faire prendre des informations qu'il m'adressera sur les diverses communications entre Vilkomir, Keïdanouï, Grinkichki, Chavli et Ponéviej, sur celle de ce dernier lieu à Dinabourg, Jukobstadt, Bauske et Mittau, la nature du pays et l'état des chemins.

Les marches de la 7« division seront les mômes que celles tracées au général Ricard, sauf qu'elles prendront la nouvelle route par Nov Miesto.

Le général de Grawert fera partir demain quatre bataillons et deux escadrons de dragons pour renforcer le général de Kleist à Chavli ; le général de Grawert pourra y joindre une batterie à pied et sa compagnie de pionniers. Celte troupe suivra la mémedirection qu'a tenue le général de Kleist.

Il sera recommandé à ce général de prendre les mêmes informations demandées au général Grandjean, dans le cercle de sa position dont Ponéviej, Mittau, Telch et Rossiena sont les extrémités.

DJXIKMI:: COHI»b

MM, les généraux recommanderont le plus graod ordre tt it

méûa^'cr le pays et les habitants.

Mon quartier général reste provisoirement à Ho&sieDa,

MM les généraux (.jrandjp;in et de iirawort feront établir à chaque

poste de correspondance trois ou quatre voilures du f* ivs tiruir r.îns

de rapidité dans les communications. »

MaedoDalil à Càrawert

Rrisaictia, 9 julUet (A ù(

« Je prie Voire Excellence de donner Tordre à Telch d*en fairft partir demain soir ou dans la nuit la demi*batterie d'artillerie et deux escadrons de cavalerie de manière â ce qu'ello soit rendue k Chavli le là, passant par Loukuik, Konrchan ou entin Kourtovianouï, suivant que la route sera la plus directe et la moins exposée à un coup de main de Tennemi sur ce détachement Le brigadier Jeanneret le fera escorter et couvrir une partie du chemin, tandis que vous donnerez Tordre au général de Kleîst d'envoyer au-devant et de couvrir le passage de son côté- Pendant celle opération, le même général fera des démonstrations en avant de Mechkouts et sur les directions de Tenn#»mi. Le brigadier Jeanneret fera également unedéiuonsti^ation sur les directions de Tennemi et rappellera ensuite son escorte. 11 sera préreoii qu'il recevra incessamment Tordre de faire un mouvemeot^ maU sans lui indiquer «Tavance le point où il devra se porter,

11 est nécessaire pour la prompte exécution de cet ordre qu*U soit porté en toute diligence par un officier qui marchera par les che* vaux de correspondance ou par des voitures étant escorté ; il faut qu'il soit de retour demain soir.

Les troupes prussiennes doivent se tenir prêtes à marcher. »

(llaetlanald a llerthier

(' Le général lirandjean est parti ce matin pour Fonévîej avec «a seconde brigade, la dernière le suivra demain ; toute cette djvUioa sera concentrée le 12.

J'arriverai le mî^me jour sur ce point ; les Prussiens suivroDl et mouvement sauf la brigade du général de Kleist qui doit altecidre à Chavli deux escadrons et une demi-batterie qui dor\ -rt

de Telch, Cette réunion ne peut îivoir lien qnc le If , Kl

le général de Kleist filera sur Ponéviej,

Le même jour, deux bataillons partiront de Ho^6lenapQur M^ut^I

DIXIKME CORPS 757

où ils seront joints par trois autres et deux escadrons de cavalerie partant de Telch.

Il y aura alors deux escadrons et huit bataillons à Memel ou à la pointe du Kurische Nehrung.

Nous avons tant d'escortes et de petits détachements que ces huit bataillons forment à peu près la moitié de l'infanterie prussienne.

Comme ils n'ont point d'artillerie et que dans cette circonstance une batterie me paraft suffisante à la tète de pont de Tilsit, j'en ferai partir la seconde pour Memel .

Je donne le commandement de Tilsit à Memel au lieutenant-général d'Yorck qui restera à Memel. Il aura donc sous ses ordres deux escadronSj.deux compagnies depionniers ousapeurs, huit bataillons prussiens, et deux environ de la 7® division à Tilsit, trois batteries d'artillerie, la première à la tète de pont de cette ville ; la seconde à la pointe du Kurische Nehrung ; la troisième à Memel, total 24 bouches à feu de campagne.

Les rapports parvenus aujourd'hui annoncentque les Russes concentrent des troupes à Janichki et Kalve ; elles doivent appartenir à la garnison destinée à Riga ; ces troupes jusqu'ici forment dix bataillons dont deux de chasseurs et ont 15 à 20 bouches à feu, et en cavalerie les dragons de Riga, les hussards deGrodno et deux régiments de Cosaques. Ces troupes maintenant connues sont sous les ordres des généraux Essen et Levis. Leur destination parait être d'évacuer et de couvrir les magasins.

Je n'ai reçu aucune nouvelle ultérieure qui mérite la peine d'être mentionnée. »

Macdonald à Ricard

Rosiiena, 0 juillet (A G)

« J'ai reçu avec vos deux lettres d'hier les différentes pièces qui y étaient annexées.

Je ne puis qu'approuver les mesures que vous avez prises pour maintenir l'ordre, rassurer les habitants, la rentrée et la conservation des magasins.

J'avais déjà accordé pour les capteurs la somme que je supposais prise aux Russes énoncée dans le procès- ver bal, mais comme il paraît que Ton s'en est emparé chez le receveur, sans coup férir, elle sera utilisée pour le service de l'armée, sauf une gratification que j'allouerai au détachement de hussards, lorsque j'en connaîtrai la force première et les divers gradés ; la somme entière sera donc mise en réserve jusqu'à nouvelle disposition. J'en donne avis au général Grand jean.

L'ordre du jour sera un premier témoignage de ma satisfaction de la conduite des hussards. On interroge dans ce moment l'ofiicier d'artillerie 'russe.

Il faut communiquer avec le général de Kleist à Chavli. Prévenez-le par émissaire des points de jonction de vos reconnaissances. »

Ordre do Jour

'Rossiena, 9 juiUet (A. G)

« M. le maréchal duc de Tarente témoigne sa satisfaction au détachement des hussards n° 1 qui a été chargé de Texpédition de Ponéviej et particulièrement au lieutenant Raven qui la commandait et Ta dirigée avec autant d*habileté que de valeur.

Son Excellence regrette que cet excellent offlcier soit, pour le moment, hors de combat, mais elle espère qu'il sera bientôt de retour au milieu de tous ses braves camarades. »

Macdonald à Bcrthier

Rossieoa, 9 juillet (A G)

« On a saisi le courrier de la poste russe arrivant à Chavli. Le dépouillement n'a donné aucun renseignement parce que Votre Altesse sait qu'il est défendu sous peine de mort aux sujets russes de s'entretenir, ni de rien écrire sur les circonstances actuelles et encore moins des mouvements militaires.

L'analyse de toutes les lettres prises prouve combien elles sont insignifiantes, c'est pour cette raison que je n'en adresse point les originaux.

Le môme courrier était porteur d'une circulaire du ministre de la guerre russe annonçant Tenvoi de divers exemplaires dont un est annexé ici. »

.Macdonald aux oapItaineN de cercle

Rossiena, 9 juillet (A G)

« Messieurs, les plaintes que je reçois journellement contre tous les excès, les vexations et les violences des traînards et maraudeurs med«H<>rminent pour y mettre fin à autoriser les bailliages ou paroisses ou seigneuries de votre cercle à faire arrf>ter et conduire au quartier général de chaque division ou brigade, ou corps les plus voisins qui appartiennent à l'armée française tous les traînards, pil* lards et maraudeurs (jui s'écartantdes routes militaires, commettent beaucoup de désordres, effraient l'habitant paisible, le metUHli à

DfXlftME CORPS 759

contribution et enlèvent de vive force leurs propriétés sans autorisation légale.

Rien ne doit <^tre fourni sans un reçu en forme, délivré par ceux qui seront munis d'une autorisation légale des généraux ou commissaires des guerres constatant les qualités dos espèces ou nature de réquisition avec désignation du lieu où elles ont été imposées. Je me persuade que ces dispositions rendront la s.'îcurité à vos habitants et la conliance qu'ils doivent naturellement avoir dans le bon ordre que les généraux s'efforceront de maintenir.

Je vous prie do le leur faire connaître, en les avertissant de vous rendre compte, pour m'étre transmises, des plaintes ou vexations qu'ils auront éprouvées en signalant les noms, grades et corps auxquels appartiendront les individus qui y donneront lieu. »

Macdonald à RIbbontrop

Roftsiena, 10 juillet (A G)

« La connaissance que je vous ai donnée des ressources trouvées à Ponéviej rend inutile pour le moment le transport de celles de Rossicna. Vous les emmagasinerez dans le couvent de cette ville et après procès-verbal dressé pour constater les espèces et quantités de denrées pour hommes et pour chevaux, vous les laisserez en dépôt sous la surveillance et responsabilité des moines, du capitaine du cercle et des autorités locales.

Comme il paraft certain qu'une majeure partie de ces denrées provient des magasins russes, il ne sera fait droit aux réclamations des moines et dos juifs que lorsque l'intendant général de la Grande Armée aura prononcé ; cependant vous leur donnerez un reçu provisoire des quantités et espèces consommées, transportées ou laissées en dépôt.

Vous suivrez la mémo marche pour les autorités locales qui auront fait les fournitures, n'importe en quelle espèce, d'après les réquisitions légales.

Vous ne ferez donc transporter des magasins de Rossiena à Ponéviej que les denrées nécessaires, mais tous les bestiaux et huit à dix jours d'eau-de-vie.

Le camp devant être relevé demain, partie de vos équipages suivront et le reste au plus tard après-demain.

Le général de Grawert vous donnera communication aujourd'hui du mouvement des troupes et de leur direction.

Je pense qu'il est prudent d'interrompre la communication avec Tilsit par Tauroggen pour se concentrer & Memel et Ponéviej. Les

TGO

niXfKMK r.onps

curiV(»ii? par celle tiirecijon puiniaierU être exposés à deb partiâi Cosaques.

Les ordres que je recevrai uIlLMieurement de FEmpereur déler* mineront U nouvelle ligne Je direction a établir. »

Macilonald (Ordre de ittouvcineat)

IlDftBien«, lOjtiillet (A G)

« Son Excellence le généra! de Grawert fera exécuter les dispositions suivantes. Deux bataillons partiront de Kossiena le t2 pour arrivfT le 16 k Memel, savoir :

Le i2 k Weïdalonouï par Vidoukiouïet NimockchtouJ :

Le 1;î à Vornouï par Kollinianouï ;

Le 14 à Riatova par Tver ;

Le 15 à Gorjdouï ;

Le 16 à Memel.

Le dcMachement de Telch composé de deux escadrons et trois bataillons partira de cette ville le 14 pour se rendre à Memel, savoir :

Le UfiPlounghan ;

Le 15 à Korisrhanouï ou Jakoubova par Koulé ;

Le 16 h destination.

Le général de Kleist partira de Cbavli en denr jours pour se ren* dreà Ponéviej, savoir :

La première colonne formée du renfort qui lui arrive aujourd'hui et de tous les équipages partira le O pour arriver le même jour A Chadovo et le 14 à Ponéviej.

La deuxième colonne suivra ce mouvement le 14 pour arriver le 15 k la m(>me destioation.

Une bonne arrière-garde et un détachement de flanqueurs »ui m gauche devront les couvrir.

Pour favoriser ce mouvement, j'ai envoyé Tordre au général Grandjean de charger un fort détachement de cavalerie et d'infanterie pour prendre poste àSmilgbi, lequel détachement doit envoyer de fréquentes reconnaissances sur Rozalinet faire ensuite Tarri^regarde du général de KleisI après ^on passage k Smiight.

Si toutefois les deux marches de Smilghî et de Ponévrej étaicot trop fortes et qu'il se trouve une ou plusieurs bonnes routes p\u$

directes, le général (U^ Kleist pçf milori^p j l;i <im vrr pÏ h vp n n l ir»i>r

en trois marches.

Titsit. — Le géiicral de (Jruwt^i L enverra rordrt' n. lu batierjéj pied n"^ 2 qui est àTilsil de partir de celle ville fl<^ in/miAr^ '* lurit

DîXIKMb: CORPS 761

le 16 à Memel. La marche sera réglée en conséquence. Je donne directement avis de ce mouvement au commandant de la tête de pontdeTilsit.

Le général de Grawert donnera des ordres pour que les postes de correspondance de Rossiena à Teich et de Rossiena à Chavli rejoignent leurs corps avant le mouvement des troupes indiqué plus haut.

Le général de Grawert donnera également Tordre pour que la communication de Rossiena à Tilsit par Tauroggen soit momentanément interrompue du jour du départ des troupes de Telch et de Chavli. Les ordres ultérieurs de Sa Majesté TKmpereur détermineront la direction à établir avec Tilsit.

Bossiena. — Son Excellence le général de Grawert partira demain à 2 heures du matin avec le reste du corps prussien suivi d'une partie des bagages de Tarmée pour se rendreà Ponéviej, savoir: le il à Grinkrichki ; le 12 à Prochtchounouï ; le 13 à destination.

Le 12, le reste des bagages de l'armée suivra ce mouvement et les mêmes étapes ; en conséquence, il sera donné communication de cette disposition à M. le conseiller de Ribbentrop pour qu'il règle les siennes.

Le général d'Yorck étant destiné à se rendre à Memel, il aura sous ses ordres huit bataillons, deux escadrons, deux compagnies de pionniers, quelques détachements isolés et trois batteries d'artillerie appartenant au corps prussien. Ces troupes seront réunies le 16 à Memel ; une batterie \\ cette ville, une à la pointe du Kurische Nehrung non compris trois pièces de position, enfm la troisième batte* rie à Tilsit.

Le lieutenant-général d'Yorck aura de plus sous ses ordres un détachement de 1.000 hommes de la 7" division commandé par un chef de bataillon, lequel détachement est destiné ainsi que la batterie à garder Tilsit et la tête de pont de Tilsit. il n'en peut être retiré sous aucun prétexte. Ce détachement est seulement autorisée fournir des escortes aux bâtiments chargés de subsistances qui remontent le Niémen.

Les instructions que le général de Grawert donneraau lieutenantgénéral dTorck, seront de défendre la passe du Kurische Nehrung ; la batterie établie à la pointe de cette langue de terre, de couvrir Memel, de protéger, même au besoin de fournir aux travailleurs qui fortifient cette place ; ce général sera prévenu que le général du génie Campredon est chargé de la direction des travaux tant de Memel que de Tilsit.

Le général d'Yorck établira ses avant-postes sur la frontière et

poussera des reconnaissances pour être averti îi temps des mou^^?'^' mentsde rennemi.

La correspondance sera provisoirement par Tilsit ; il sera dor — 3i '^è au lieutenant-général dTorck copie ci-jointe de la réquisit tH on adressée pour la formation des parcs de voitures à Tilsit et à Mena^ ^ï-

Je partirai demain pour Ponéviej avec le corps prussien ; il s^^^ ra prudent que le général de Grawert ordonne que Thi^pital étabL Rossiena soit évacué après-demain sur Tilsit. »

Maodonald (Ordre do Jour)

Rotsieoa, 10 jniUct (A. G)

« Messieurs les généraux et commandants de colonnes oudëtac^^ ments du X^ corps ont mal interprété l'instruction qui permet a^ gentilshommes polonais de s'armer. 11 n'est point prescrit d'iDSi.-::^ ger le pays. C'est seulement k la sollicitation de plusieurs d'en ^^ eux qu'il leur a été donné de s'armer pour leur propre défense cc^" tre les pillards et maraudeurs qui les menaçaient, contre les b ^ gands que les Russes ont relâchés des prisons, enfin contre les pet.— partis ennemis qui les mettent à contribution et leur font violen«=^ enfin de courir sus, s'il leur convient, mais sans les contraindre, serait les compromettre et les exposer il la vengeance des Russes nos mouvements contraignaient de s'éloigner momentanément d ^ chefs-lieux de districts avant Torganisation qui se prépare.

Les plaintos que Son Excellence reçoit journellement contre 1pillards et maraudeurs l'ont déterminée à autoriser les bailliage '* paroisses ou communes à faire arnHer et conduire au quartier gén^ rai le plus voisin tous ceux qui s'écarteront à l'avenir des camp^ cantonnements ou des routes militaires pour être jugés.

Des sauvej;ardes se sont refusé à laisser exécuter les réquisition légales faites par les autorités militaires des cercles ou districts ; n'est point dans ce but que les sauvegardes sont établies mais pou ^ s'opposer aux désordres qui pourraient être commis, empêcher le^^ violences, enfin de proléger les personnes et leurs propriétés.

Les ofllciers ne doivent point être envoyés en sauvegarde, il sont trop nécessaires à leur compagnie ; ces fonctionsne doiven ^ être remplies qu«î par des sous-ofticiers et d'anciens soldats d'un^^ sagesse el conduite reconnues.

Il n'en sera jamais accordé sans l'autorisation de messieurs le -^^ généraux on commandants de détachenjents tant que ceux-ci seroa ^ éioii^nés da leur division ou brigade ou régiment ; les sauvegar^ des seront toujours rappelées la veille de leur départ. »

Macdonald ao commandstat de la t^to de pont de Til«it

Rossient, 10 juillet (A G)

« Je vous préviens, monsieur le commandant, que j'ai donné Tordre au général de Grawert de faire partir de Tilsit la batterie à pied n*^ 2 pour se rendre à Merael où elle doit arriver le 10 de ce mois ; il vous restera donc une batterie pour la défense de la tète de pont dont moitié est formée de quatre pièces du calibre de 12.

Dans mon instruction au général Campredon qui a dû vous être communiquée, on ne devait laisser partir de Tilsit aucun petit détachement isolé ; on devait les réunir par 50 et 100 avant de les mettre en route ; cependant il est arrivé ici six hommes appartenant au I®"" corps, je les renvoie sur Tilsit d*où vous les ferez diriger sur Vilna par la grande communication de Gumbinnen ou en les faisant monter sur des bateaux chargés de subsistances pour Kovno .

I^es mouvements que je fais exécuter en ce moment pouvant compromettre la communication de Rosseina avec Tilsit, vous Finterromperez jusqu'à nouvel ordre.

Vous ferez diriger sur Kœnigsberg par Labiaii quelques prisonniers que j'ai envoyés à Tilsit Le plus grafid nombre est conduit à Memel d*où ils seront embarqués pour Kœnigsberg et Pillau.

Je vous préviens encore que le lieutenant général d'Yorck se rend avec un corps de troupes k Memel. Son commandement s'étendra jusqu'à Tilsit inclusivement, mais sous aucun prétexte et sans mes ordres formels, vous ne devez point dégarnir la tête de pont de la batterie qui doit y rester, ni de votre détachement, sauf les escortes nécessaires aux bâtiments chargés de subsistances qui remontent le Niémen jusqu'à Kovno.

Le général dTorck vous donnera avis des mouvements que pourrait faire Tennerai. »

Macdonald à Campredon

Rossiena, 10 juillet (A G)

€ L'Empereur m'a ordonné de rassembler un corps de troupes à Memel destiné à couvrir cette ville et à défendre la passe du Kurische Nehrung, à proléger vos travaux que Sa Majesté suppose déjà très avancés.

J'envoie le général dTorck avec deux escadrons, cinq bataillons et une batterie tirée de Tilsit ; la réunion à Memel aura lieu le 16 avec les troupes qui se trouvent sur ce point.

Par le même ordre, je concentre le reste de mon corps d'armée

dixi^:mf: corps

sur Ponéviej ofi il sera rouni le 15, éprouvant le regret d'abantlon» ner Telch etChavli que j'ai occupés sansconp férir.

Nous n*a%^ons encore eu jusqu'ici que de légères escarmouchfss ; j*ignore absolument ce qui se passe j\ la Grande Armée.

Les officiers qui viennent en dépêche ne savent mt^ine qua rêjnettre leurs lettres.

Mon mouvement laissant le champ lihre aux partis de Cosaques j^interromps momentanément les communications entre Bossienaet Tilsit par Tauroggen.

La vôtre reste libre de Tilsit àMeroel par terre et par eau. ■

Macclonald à B^rthter

« Ainsi que j'ai eu l'honneur d'en prévenir Votre Altesse dans ma dépèche du 8 de ce mois, toutes les troupes du X" corps sont en mouvement pour se concf^ntrer à Ponéviej et à Memel : celles-ci le seront le 16 et les Prussiens en totalité le 15.

De simples postes seraient trop exposés à Chavli, et» puisque j J suis autorisé, je préfère ne point occuper celte ville.

Sa Majesté remarquera Timmense distance qui se trouve entre Ponéviej et Meniel, laquelle laisse à découvert la navigation du Xlemen et le champ libre aux partis de Cosaques.

Pour cette raison, j'abandonne provisoirement les communications de Hossiena h Memel el Tilsit par Telch et Tauroggen, j'en rétablirai une nouvelle avec cette dernière par Vilkomir et Ko vue.

Je nai point de nouvelles ultérieures de rennemi, sinon les der* nières confirmées et que les travaux de la télé de pont de Rig-^ -• du camp retranché de Bauske continuent avec activité.

Je n'ai point reçu de rapports du général Campredon qui est a Memel : j'ai chargé ce général de les faire parvenir directemetil et promptenient h. Votre Altesse, Je suppose que le^ travaux de Memel et de ïa télé de pont de Tilsit sont en train.

Je pars cette nuil pour Pnnévîf^j. »

Maoïloiiald à lltiilinof

« Mon cher maréchal» je n'ai aucune nouvelle d^importani vous communiquer : mes troupes sont en marche pour s-e coii^ trer h F*onéviej : celles de Chavli y seront reni!ii»-'s t«^ tf» h-^ i moi-même cette nuit pour celle première vill^

Rendez^mai le service de faire donner les facUii- "Jr-

teur de cette lettre et de mes^ dépêches au p ri ace «!• >''

DIXIKMH: corps 765

n'y avait ni chevaux, ni voitures sur la route, je vous prierais de les faire parvenir à leur destination par votre correspondance et de renvoyer l'officier h Ponéviej. »

Macdonald aux capitaines de» cercles de Rossiena, Teich, Chavll, Ponéviej.

Rossiena, 10 juillet (A G)

« Monsieur, j'ai chargé M. Tordonnateur de Ribbentrop de vous donner des reçus des livraisons qui ont été faites pour le service de Tarmée et de dresser procès-verbal de ce qui restera en magasin sous votre surveillance et responsabilité.

Les versements de la totalité de ma réquisition doivent être suivis ainsi qu'il est prescrit sayf à votre commission de répartition a faire indemniser les propriétaires qui ont fourni plus que leur quotité pour ceux qui sont en retard et trop éloignés.

Cette commission devra aussi recueillir les plaintes fondées des personnes qui auront souffert des dommages par le passage ou la présence des troupes, et des enlèvements qui auront eu lieu sans autorisation et sans reçu. Les réclamations seront examinées et vérifiées par notre commission qui en donnera un récépissé provisoire aux plaignants, et vous garderez toutes ces pièces dont vous formerez un bordereau jusqu'au moment où. la répartition des impôts aura lieu, afin que les réclamations justes et valables puissent être portées en acquit de ces impositions.

Je vous charge, monsieur,de faire diriger sûrement les militaires ou détachements au quartier général le plus voisin.

Je vous charge de faire tenir prêtes sur les grandes communications de votre cercle quatre à cinq voitures en relais de quatre à six lieues pour les officiers et courriers de dépêches sous la responsabilité des bourgmestres. J'ai chargé le commandant de la place de se concerter avec vous pour faire partir en quatre petits détachements les invalides russes amenés de Ponéviej, pour se rendre à Telch pour les mettre en routes d'étapes de Rossiena à cette ville les 45, 16, 17 et 18 de ce mois, en leur fournissant les vivres, voitures et logements pour eux, leurs femmes et enfants.

J'écris au capitaine du cercle de Telch qu'il donne aux gens qui ne peuvent être considérés comme prisonniers de guerre des passeports et des moyens pour se rendre à Riga.

Vous ferez accompagner chacun de ces détachements par des hommes du pays d'étape en étape pour veiller à leurs besoins et à ce qu'ils ne s'écartent pas. Vous diviserez la route en quatre ou cinq marches de Rossiena à Tilsit. »

Macdonald à. Grandjean

Ro88iena, 10 juillet (A G)

c Je reçois la lettre que votre chef d'état-major m'a écrite hier en votre nom et Tincluse du général Ricard.

La première n'étant pas très précise, j'ignore si vous avez fait rebrousser chemin en partie ou en totalité aux transports de prisonniers et des voitures du général Ricard.

Le mouvement des troupes de Chavli pour se rendre à Ponéviej devant commencer le i3 et se continuer le 14, je vous invite a envoyer le 13 un fort détachement d'infanterie et de cavalerie prendre poste h Smilgi. Son commandant sera chargé d'envoyer des reconnaissances sur Rozalin l^sl3. 14 et 15. Ce détachement a pour objet d'éclairer et de couvrir le mouvement des troupes de Chavli qui partant en deux colonnes arriveront les 13 et 14 à Chadovo et Ponéviej les 14 et 15. Votre détachement en fera l'arrière-garde ou ne rentrera que le 16 à Ponéviej suivant les circonstances. »

Macdonald à Oudlnot

Grinkichki, Il juillet (A G)

« Mon cher maréchal, je reçois votre lettre du 9 ; je suis de votre avis pour nos communications ; elles ne peuvent avoir lieu à de si grandes distances et avec sûreté que par des officiers. Je fais appeler les postes de correspondance que Ton commençait à établir, quoique je n'en aie pas donné l'ordre.

J'ai jusqu'ici devant moi de dix h douze bataillons, les dragons de Riga, partie des hussards de Grodno et deux régiments de Cosaques ; encore je suppose que la force de cette infanterie esl peut-être exagérée, ('es troupes paraissent appartenir à la garnison de Riga, et sans doute qu'elles se reploierontsur cette ville, lorsque nous nous porterons en avant. En attendant, elles ramassent et évacuent les transports et subsistances.

Je partagerai très volontiers toutes nos ressources ;je crains seulement que les moyens manquent de vous les envoyer ; comptez, mon cher maréchal, sur mon voisinage fraternel et très amical.

L'heureuse audace de nos hussards a sauvé de l'incendie le magasin de I^onéviej. Le général Uic.ud a déjà fait partir 400 voilures sur Vilna. Je crois que vous pourriez les faire prendre ; en acompte sur ce que je vous destine.

Mes lettres antérieures vous parviendront sans doute, je ne vous en envoie pas de duplicata ; elles sont maintenant sans objet

Au moment où Je vous écris, vous êtes vainqueur de Tennemi et nous n^avons encore qu'escarmouche de ce côté. »

Macdonalcl à Canipr«ïdon

Ponéviej. 13 juillet (A G)

c J'ai reçu avec votre lettre du iO juillet le paquet que vous adressez au major général et la lettre au général Chasseloup. J'ai pris connaissance du premier, je vois que vous créez beaucoup de besogne, mais elle sera bonne et remplira les intentions de TEmpereur.

Vous êtes dans un grand embarras et je vais l'alléger. On a saisi ici une caisse appartenantanx {lusses; elle est modique, néanmoins je vous envoie par lettre de change vingt mille francs que je fais compter à la caisse du corps prussien. Cette somme vous sera remise à Memel sur l'emprunt que ce corps y fait. Je n'en envoie point pour le moment au major général pour ne pas arrêter l'envoi de fonds qui doit vous être fait de ce côté. Je vous conseille de n'en pas sonner mot jusqu'à ce que vous ayez reçu vos fonds.

Rien de nouveau de ce côté, je n'entends point parler de la Grande Armée ni d'une action qu'a dû avoir le maréchal duc de Reggio, le il à SokoK si toutefois l'ennemi ne s'enestpas retiré.

F. S. — J'ai le regret, mon cher général, de m'apercevoir que la richesse de la caisse prise aux Russes est près des î2/3 en papier, vous ne recevrez donc que 0.000 francs au lieu de 20. C'est en vérifiant le procès-verbal de la saisie que je me suis aperçu de cette erreur ; je pourrais vous envoyer le papier, mais qui probablement vous serait inutile. »

Macdonald à de Grawert

Ponéviej, 13 juillet (A G)

«Une caisse appartenant aux Russes contenant neuf mille et quelques centaines de roubles tant en papier qu'en argent et monnaie a été prise ici. Kn attendant que l'Empereur donne une destination h ces fonds, j'ai cru du bien de son service de faire payer provisoirement vingt mille francs au général Campredon, mais comme ce serait embarrasser l'ofticier que je chargerais de cette lettre, je trouva qu'il serait plus convenable pour cet officier et plus utile pour vos troupes de verser cette somme dans votre caisse, en vous priant de donner ou faire donner une lettre de change h Tordre du général Campredon sur l'emprunt ou les fonds que vous pouvez avoir à Memel. Cet officier en serait également porteur.

TtiH

DlXIlvMb; CORPS

V, s, —Au moment de fermer celle lettre, jt: m* ' ^- tfll

voriliunt le procêiî-verbtti que près des 2 3 de l'argent sai^ -r. ^>a- j

pier;je vous prie de ne faire délivrer de lettres de change qui pour la somme de 6.000 francs, >

Haedaosild (Ordre île tuoiivenicati

<( Le général Grandjean portera demain une de ses brigades pour prendre poste h Pompianout ; une forte avant-garde en sera déta* chée à Posvol et des partis surlvhringhin, Blrjoiji,Siilaluiiî, Konst&nttnovels, Linkov, lantchkéle. V'obolniki, Solomesls, enfin un post^ h PouchoUilouï Celte brigade est destinée k proléger révacuationl des magasins de Hirjouï sur Puiiëviej. Le général qui la cummandera, rassemblera autant de voitures que possible el annoncerai qu'elles n'iront pas plus loin que Poncviej, Le surplus de la divi-| sion Gnindjean prendra position derrière la Pëviéja, 8a gauche appuyant k Poneviej ; tous les pjonls de celte rivière seront gardéj] et tûiil le cours en sera observé par des vedelles et palrouille^j depuis sa droite jusqu'au village de Vilji qui »era occupé par un | détachement de cavalerie pour garder le ponl.

Le général de (iruwert prendra position demain k Vibouroti occupant par sa droite le village de Novarcbanuuï qui est de ce c6li de la rivière ; son avant-garde occupant Souetouï, Ou tan i, Smiîgi,! ayant un fort détachement de cavale rie à Cliddovo pour toule la gauche .

Le corps prussien éclairera toute la partie qui sl^ Irouve ilevant lui et communiquera par des patrouilles avec l'oflicier général cora-| mandant à Pompianooï. Le général Urandjean pourra faire occu{ Bernatanouï et Blïoudji sur la grande route de l^onéviej k I^oucholatouT. Le général fera immédiatement reconnaître tous les pool du iront qu*occupe sa division sur les deux rivières de Pévtéja el Lavenna» et au cas qu'ils aient besoin de réparations» il les ordon* nera sur-le-champ. »

Alactlooald ^ Graudjean

PootWicJ* i3JuU1«t(A G)

0 Je vous prie d'informer le général comte Matthieu Humas, tnt dant général de Tarmée qu'un nouveau convoi de farine part de Pooé* viej pour Vilna, que ce manque de voilures et leur peu de capacité! a privé de le rendre plus considérnble, de nous les r^f*"^"*'

promptement et que, s*il y a des moyens, il fera très bien de les envoyer pour faire de nouveaux chargements.

Je vous prie également de me faire envoyer comme ofûcier d'ordonnance Tofficier d'artillerie qui m'a servi ce matin comme traducteur et de donner des ordres convenables à son capitaine. »

Macdonald à Berthier

Ponéviej, 13 juillet (A G)

a J'ai reçu hier à 10 heures du soir par M. l'adjudant commandant Terrier, les deux lettres que Votre Altesse m*a fait Thonneur de m'écrire les 5 et 8 de ce mois pour me demander le renvoi de la note trouvée à Vilna chez un général russe.

Je m'empresse d'obéir à cet ordre, Votre Altesse trouvera cette note jointe à cette lettre, i

Macdonald à Berthier

Ponévi^, 14 jalllet (A Gj

a J'ai reçu avec la lettre que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire le 7 juillet celle du consul général de Kœnigsberg.

J'en ai donné communication au général de Grawert avec l'ordre de s'assurer si ce que dit M. Framery est fondé. »

Macdonald à Berthier

PoDéviej. 14 juillet (A G)

«c J'ai reçu hier à 10 heures du soir par M. l'adjudant commandant Terrier la lettre d'ordre que Votre Altesse m'a fait l'hon- Beur de m'adresser le 4 de ce mois.

Par celui du 30 juin, il m'était prescrit de faire occuper Telch, €havli etPonéviej ; cet ordre a été exécuté.

Par celui du 2 juillet, il m'a été ordonné de porter mon quartier général à Ponéviej; d'y concentrer la 7« division, la plus grande partie de la cavalerie, moitié de l'infanterie et toute l'artillerie pruissienne. L'autre moitié de l'infanterie et le reste de la cavalerie à Memel. Ce nouvel ordre a été également exécuté.

Je n'ai reçu aucun ordre contraire, encore moins celui que Votre Altesse m'annonce avoir été envoyé par l'Empereur depuis longtemps pour me porter sur Ponéviej ou Chavli.

Je prie Votre Altesse d'assurer Sa Majesté de ma scrupuleuse exactitude à remplir ses intentions et à exécuter ses ordres. >

71< ^^V DIXlt^Mg COR^

MacclaïuiUI à IlerlJ

t J*ai reçu à 10 heures du soir avec 11 m*tt fait l'honneur de m écrire le 9 de ce a été envoyé à Messieurs les maréchaux, servir; j'en ferai usage dans Toccasiûn

AlaccloDald ik llertl

(I Je reçois en même temps les deux lel feit rhonneur de m'écrire les 9 et H de m*lnforme de la niissîon dont l'Empereur roje. Suivant les intentions de Sa Majest autant que Je pourrai lui être utile, ys.

Macdaoald à BertI

« J*ai rhonneur de transmettre à Votre sommaire de la 7* division à l'époque du

La grande dispersion du corps pruss me faire Tenvoi de son état, i»

MaedooiiJd à Bercft

« J*ai rhonneur de transmettre k Voli verbal de la saisie d'une caisse russe à Pq

Le général Grandjean m'ayant fait la d solde pour les ofQciers de la division, je de cette somme en argent et en cuivre, le et diaprés les bons des conseils d^adm Votre Altesse approuvera que je fasse n d'espionnage et donne une gratification lieutenant des hussards llahven quia fait, les hussards et qui blessé grièvement aun

Un officier de la division Grandjean ser reçus à défaut de payeur, »

Uacdonald à Berlli

• L'heureuse audace des hussards a magasin de Ponéviej ainsi que j'en ai iûfoi^

fc k

Un convoi de trois ctAnU vottureâ a ét*^ mis le 10 en route pour Vîlna; un seconti de près de quatre cents voitures est parti hier pour |Ia même deslinatioo ; enfln un troisième fort de Iroi^s cents voitures part aujourd'hui pour 8e rendre à moitié chemin du corps du duc de Heggio qui me réclame avec in&tance des eecours de vivres pour ses troupes.

Ce pays est épuis*^ de voitures et j'invite ce maréchal à envoyer elles que je suppose qu'il y a 4 sa suite pour les charger à Poné^ viej.

L'audace d'un parti a également préservé le magasin de Birjouï.

J'ai fait porter ce matin une brigade à PompaoouT et Posvol pour soutenir ce poste qui était menacé. »

Miicdooald à Oudltiot

iPonèneâ, U jnUlet ( A G| « Mon cher maréchal, diaprés Icj* ordres de 8a Majesté, près de iiutt cents voilures chargées de farine sont parties d*ici pour Vilna. Je vous en envoie aujourd'hui trois centsjusqu'à Kovarsk. Ces voilar^s ne peuvent alter plus loin; elles viennent de BirjouT où luo le nos postes a préservé d'incendie un nouveau magasin.

Le pays est épuisé de voitures; comme je suppose que vous eo ivez beaucoup à votre suite, je vous invite à envoyer prendre à ^iovaark les farines qu*on y a déposées et même de faire pousser |u$qu*^ Ponéviej oà le magasin sera fraternellement partagé, mais î'ai besoÎQ des trois cents voitures pour évacuer celui de Birjouï. ■

MiacdouAlil à Yorek

IH>iiéfieJ*t4JuUleMAÛ)

Il Le départ du général de Grawert qui a fait un mouvement ce

aatin, me détermine à profiter du départ d'un officier que m'a

dépéché le générai Campredon, pour vous inviter directement à

diriger deux colonnes composées d'infanterie et de cavalerie, et

ime partii^anâ, pour menacer Libau et se porter sur Mittau.

n'y avait aucune difticulié, ni risque d occuper cette première

TÎlle, on n'hésitera point; l'autre parti serait à hauteur, mais

(Observant toutefois son flanc droit pour que ni Tune ou l'autre de

■ces colonnes ne puissent être tournées. On s'assurera des magasins

iont on dressera des inventaires ; il est sans doute superflu de

ecommander une grande sagesse. L*Empereur m'a renouvelé ex-

Ipressément cet ordre : les vivres fournis et rien de plus.

Je vais faire un mouvement sur la Dvina et combattre Tennemi à Bauske et Mittau^ faire évacuer la Courlande et replier l'ennemi sur Riga. Vos deux colonnes favoriseront cette opération.

Les maréchaux duc d'Ëlchingen et de Reggio sont sur la Dvina. Le roi de Naples était le 8 à Vidzouï. L'Empereur, la garde et le quartier général sont partis de Vilna ; le prince d'EckmOhl était à Minsk le 6 ou le 7 ; Thetman Platof avec ses Cosaques et le prince Bagration qui se dirigeaient sur cette ville en ont été coupés; ils se retirent sur Bobrouisk.

Le roi de Westphalie les poursuit ; il était le 8 à Mir.

L'armée autrichienne était à sa droite ; enûn le vice-roi remonte le haut de la Dvina. Le fleuve sera passé du 8 au 22; ces nouvelles sont officielles mais elles ne doivent point être publiées. »

Macdonald à Gran^Jean

PonéYiej, 14 juillet (A G)

« Dans le moment, m'arrive un particulier de lanichkélé qui en est parti à deux heures après-midi pour me prévenir que le général Ëssen parti de Bauske avec 5.000 hommes de pied, 3 à 400 che> vaux et huit pièces de canons devait arriver cette nuit dans ce lieu (lanichkélé), et 200 chevaux à Posvol, qu'en outre ce détachement venait en même temps de lanichkélé par Linkov (?).

Ce particulier a pris des chemins de traverse et n'a point su que la brigade du général Ricard devait être arrivée à Pompianouï, Posvol et devait établir un fort poste à Poucholatouï.

Quoique cette nouvelle paraisse peu vraisemblable, et que dans le cas même où elle serait vraie, les Russes apprenant l'occupation de ces points sans connaître précisément la force n'oseront point se présenter; néanmoins je vous invite à transmettre promptement cet avis au général Ricard, afin qu'il soit sur ses gardes et envoie de grand matin sur tous les points s'assurer de ce rapport, notamment h Salatouï, lanichkélé.

Le général de Grawert reçoit Tordre de son côté d'éclairer tout son front et de communiquer avec le général Ricard, et en cas qu'il soit véritablement attaqué de marcher à l'ennemi sans hésiter. Nous aurons sans doute des avis ultérieurs (jui détermineront plus promptement un mouvement général lequel, sans cela, ne peut avoir lieu qu'après-demain h cause des vivres. »

Hlncdonald (Ordre de mouvemeof)

Ponévk'j, 15 juillet (A (.i)

i( Le général Grandjean partira demain à 5 heures du inaliD

avec la division pour prendre position à Pompianouï ; il enverra Tordre au général Ricard qu'aussitôt qu'il apercevra la tête de la division, il se mettra lui-m(^me en marche pour se concentrer à Posvol, faisant occuper Popivésa et Vidjounouï. Le général de Grawert partira demain à 4 heures du matin pour prendre position avec les troupes venues de Rossienaà Poucholatouï.

La moitié du corps du général de Kleist s'y réunira et poussera une forte avant garde à lanichkélé. L'autre moitié ira prendre position à Rozalin et Klévanouï ; dans le cas où il serait resté un détachement à Chavli, le général de Grawert lui enverra l'ordre d'en partir de manière à être rendu demain à Rozalin, passant par Radzivilichki. Mon quartier général sera demain à Pompianouï.

Messieurs les généraux rappelleront tous les postes, détachement de correspondance qu'ils peuvent avoir en arrière. En arrivant en position, ils détacheront immédiatement des partis sur toutes les directions pour avoir des nouvelles de l'ennemi et me les transmettront dans la soirée.

Suivant l'ordre donné hier à l'ordonnateur, le biscuit et le gruau a dû être distribue. Messieurs les généraux s'en assureront. >

Maodonald à Berthier

PoncvieJ, 15 jniUet (A G)

a Je reçois la lettre que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire le 12 de ce mois par laquelle elle m'informe que l'Empereur a chargé le général Campredon du siège de Riga.

Je donnerai en son nom tous les ordres convenables pour le transport de cet équipage de siège de Tilsit à sa destination. »

Macdonald (Ordre du Jour)

Ponéviej, 15 juillet (A G)

« Son Excellence le maréchal duc de Tarente fait connaître au X« corps qu'en témoignage de la bonne conduite du détachement des hussards N.i dans la surprise des Cosaques à Ponéviej .l'Empereur par son décret du 10 de ce mois nomme le lieutenant Rahven qui commandait ce détachement chevalier de la légion d'honneur.

Sa Majesté est persuadée que tout le X^" corps n'attend que l'occasion de se signaler pour mériter cette récompense. »

Macdonald fOniri^ do joar)

Poaéviej. 15 jaUlfl rA 6

« Le X* corps est pr^^veou que l'adjud.int coramandanl Ter^ -*"■'' remplira provisoirement les fooctions de chef '^-' r/t-if-rn li-vr w^

AfactIoti.iJd (Ordre de mouveroeiit)

« Le général Grandjean partira h, 3 heures du matin pC^^ Salatouï passant par F'osvol oii ses seconde et troisième brigade se réuniront; sa cavalerie précédera son mouvement d'une den*^' heure»

Dans fa supposition où sa 1"^ brigade se serait rendue ce éoi*"^ SalatouT» elle y attendra de nouveaux ordres* mats elle poussera ^ forts partis sur Bauske par les deux rives de la Micha pour av*:^^ des nouvelles de rennemi. Ses partis se renouvi?JJeronl h*st|u*tf^^ moment de rarrlvëe de la division.

Dans lecasoû te général Ricard ne se serait point avanc<\ il p.irti demain à 5 heures du matin de Posvol pour aller prendre positi^:^ à Salatouï; s'il a hesoin de cavalerie, il sera prévenu que les dei. escadrons du régiment de hussards n'» 1 seront sur ses traces à uc lieue et une lieue et demie en arrière de lui.

Le général de Grawert partira à 3 heures du matin pour e^ rendreàKonstantinovetsoù il prendra position avec tout son corps^ sauf un fort parti de cavalerie et d'infanterie qui se rendra pa Pokroï à Lrnkov; ce parti enverra des reconnaissances sur Jeîmowl sur Pochvitioe, lanichki. I^e général de Grawert fera établir uî poste de communication entre Linkov et Konstantinovets. Le gén^ rai de Grawert établira un camp de trois ou quatre bataillons, autant d escadrons et de l'artiUerie à proportion entre lui et le général Grandjean sur la grande route de Posvol à Bauske au lie appelé Mîinikani près Purvie ; ces deux derniers noms ne vent point sur la carie. Ils sont pri;? sur le plan topos^j , ^ du district de Ponéviej ; c*est aussi sur ce plan que la Hgiie d^ bataille pour demain se trouve établie.

Quoiqu'elle soit étendue, il a paru convenable d'être en posilioti sur toutes les communications; Tennemi ignorera par I& uù »oot les forces principales, mais il se v»*rra menacé sur un ' T

Mon quartier général sera à Salatouï. Je prie Messjr^ raux de m'envoyer tous les jours le plus loi que faire se pourra !«• renseignements que lenrs reconnaissances auront recueilli '""

DIXIKMI*: CORP:^

rétablisseraenl dps nouveaux camp«; c<* n'est que sur ces Aonn^en que Ton peut établir les ordres tle niouvempnt.

Si contre toute allente runs des positions de la ligne se trouvAit attaquée, les troupes les plus voisines y enverraient des renrorts. J'en excepte le poste de Lrnkov qui se replierait sur KonsLiiotinovets s'il était menacé par des forces supérieures.

Toutes les troupes se tiendront prêtes à niarcher pour aprèademain.

Le général de Grawert prendra lesmellleurs chemins et la lif no la plus courte pour venir h sa destination. «

lUfirdciiiald au |çén4^ral de Grawert

Poniplanoui 10 juîUvt f A G)

d J'ai reçu la lettre que Votre Excellence m'a fait Thonneur de m*écrire pour répondre aux communications que je lui ai données verbalement des plaintes portées sur des indiscrétions et propos de cabaret tenus à Memel, Je suis charmé d'apprendre que le colonel de Bulow s'est empressé de les réprimer.

Je suis très persuadi*' que cette légère circonstance n*a pas fait la moindre impression sur Tei^prit de TËmpereur^ néanmoins, pour quHl n'en reste aucune trace, je transmets votre lettre k 2SaMuJttité en y ajoutant mon opinion particulière sur le bon esprit qui animo les troupes prussiennes dont l'exemple leur est donné par leurs chefs.

Je n'ajoute rien sur le vôtre qui est suffisamment connu, i

Mardonalfi à Bi^nhfer

Pompiaooai, t6 JtiiUM (A Q)

(c J'ai rhonneur de transmettre à Votre Altesse la réponse que m^adresse le général de Grawert sur la communication que je lui ai donnée des plaintes portées contre quelques militaires prussiens de la garnison de Memel sur des propos offensants contre des troupes françaises.

L'empressement du colonel de Bulow h réprimer Tupitiion de quelques ivrognes prouve qu'il ne la partage pas.

J'ajoute ici que te corps prussien me parait animé d'un bon esprit, et cet exemple leur est donné par leurs chefs.»

Mactlonalcl à de Grawert

PofTipiiiriotiî, tft|iiiUet|A tîf

« Le contre-amiral Bttste me mande que le ponl de Skoepen i^éne

DIXIKMK CORPS

extrêmement la navigatioD ; comme il nous devient pour le rnomeni inutile, j*invite Votre Excellence à donner des ordres pour cpili soit levé sur-le-champ et h remettre tous les bateaux aux proprié- 1 aires, a

.Hacdonalit à Uanîc

Puinpiiiaoui, 16 Juillet ^A G)

a Monsieur le Comte, je reçois seulement la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m*écrire de Jagerischken le 40 de ce moii*

Le pont de Skoepen devenant tout à faitinutile,je donne des ordres pour qu'il soit levé sur-le-champ, et suivant votre désir les bateaux remisa leurs propriétaireB. Je marche aux Russes avec lesquels nous n*avûns eu jusqu'ici que des escarmouches, je les combattrai demain ou après-demain dans leur position de Oaouske ou Bauske, s'ils s'y trouvent, ou je les suivrai sur la Dvina ou devant la tête de pont de Riga. I

Miic-donalil (Onire ûet fiiou% entent)

SnUloiti» 17 juillfil {A Q\

i Le général Graudjean portera son avant-garde sur la route de Bauske descendant la rive droite de la Micha à Stilhin à cheval sur la route de Bauske et de Brunowischki, sa gauche à la Miclia.

La division du général Trrandjean prendra position h Pumroouctà le même front que son avant-garde {$ic).

Un bataillon de cette division et un d<.Hachement de cavalerie 1 porteront à Kobieluni sur la route de KoreviszkL

lin détachement de âOO hommes et de 50 chevaux passera la rivière et ira prendre position h Amlghov sur la rive gauche de la Micha.

Le parc des munitions et des équipages bivouaquera daoa la prairie en face de Salatoui.

Mon quartier général sera àTserraoukst ».

Hardonatd (Ordre de mauvemenl)

TMfr«uukit» n |otla«t (K I « Le général Grandjean portera demain sa première brigade sur

Bauske pour y attaquer Tennemi s'il y est encore et l'en chasser^ Les seconde et troisième brigade partiront a 3 heures du ma

de Poiamouch pour se rendre a Brunowischki pour y passtr VA

ou Memel à gué.

Le général de Urawert partira demain h tl heures du matiaite

EoDstantinovets pour se rendre à Manikuni où il recevra de nouveaux ordres.

Le détachement qui est à Linkov le remplacera à Konstantinovets. Deux escadrons et deux bataillons seulement resteront à Manikuni. Ces deux détachements se communiqueront ensemble et recevront de nouveaux ordres dans la matinée de demain.

Mon quartier général est à Tsérraoukst.

Le général de Grawert voudra bien s'y rendre de sa personne à 7 ou 8 heures du matin pour recevoir de nouveaux ordres. »

Macdonald (ordre de mouvemenl)

Pommoucb, 18 juiUet (A G)

« Le général Grandjean fera prendre position ce soir à sa première brigade à Bauske. Le surplus de sa division à Cherberg.

Le général de Grawert portera son aile droite, commandée par le général de Kleist, à Brunowischki, passera la rivière de Memel ou de l'Aa et gagnera, s'il est possible, Eckhof,grande route de Bauske à Friedrichstadt, et en cas d'impossibilité et que les troupes soient fatiguées, il prendra une position intermédiaire, et demain matin il se mettra en marche à 3 heures pour se rendre à Draken et Ranken où il recevra de nouveaux ordres. Le centre du général de Grawert ira prendre position ce soir à Tsérraoukst : il en partira demain à 3 heures du matin pour remplacer le général Ricard h Bauske et de là à Ekau, grande route de Riga, sur la rivière d'Ekau près Friedrichstadt. Il poussera des partis jusqu'à la Dvina, grande route de Riga, mais pour la journée seulement à Michghof près de la Mis. Le lendemain il poussera ses partis en reconnaissance le plus près de l'ennemi pour en avoir des nouvelles.

D'autres partisdu même centre seront portés dans la direction de Mittau par les routes de Bauske et d'Ekau.

L'aile gauche du général de Grawert sera réunie ce soir à Konstantinovets ; elle en partira demain matin à 3 heures pour suivre l'ennemi sur Mittau en deux ou trois marches.

Le commandant de cette aile gauche est prévenu que le général de Grawert traversera demain Bauske pour se rendre à Ekau sur la rivière de ce nom près de Friedrichshof, et que ces partis se dirigeront entre cette rivière et celle de l'Aa sur Mittau. Le commandant de l'aile gauche pourra donc ainsi communiquer avec le général de Grawert par Bauske.

I^ comn^andant de cette aile gaucl^e, sans attendre de nouveaux

ordres* enverra des p&rtU de Mittau sur la Olaï et sur sa |a;auche dans la direction àé pour s'assurer que toutes Iêh troupes et) Jliga.

fje général de Grawert est prévenu que U du g^'n^rat de Kleist âe rendra demain h Di grande route de Cherbergh à Riga, Le 20| fera avancer son aile droite de manière à Ti pour se lier nvec lui au l^eu appelé Dahlen]

Le centre s'avancera sur la Mis dans la de manière à envelopper dans ce myon I jusqu*^ ce dernier point.

Lorsque Taile gauche sera à Mîttau, eili jusqu*ii la mer dans la direction de SchJocl passages et délilés et les retranchant mécot sûreté.

Mon quartier général sera ce soir à Chef drichstadt.

Le général Ricard partira demain de Bal remplacé^ou plustôt,à l'arrivée de la colonn pour se rendre h Valghof par la grande rôti cbstadt. Le 20, il se rendra à l*>iedriehâta4 veaux ordres* »

Ma Cil on a Ici à GrandJ

IS jttUH

« Les nouvelles que je reçois du général tinovets sont que l'ennemi a un camp de S de canon et quelques escadrons à Kalve poursuivi quelques centaines de Cosaques 8| on en a pris six.

Le général de Kleist, qui est à Manikuni suivre hier une centaine de Cosaques suj gauche de la Micha sans les atteindre. M renseignements qu'il a recueillis sont que ! 1.500 homnies de dilïérents régiments et d'au de canon à Ikuske. D'après ce que Ton dita très forte, les troupes sont postées sur une laquelle est une église; au pied de la mon qui n'est pas profùnd, mais dont feau peu de l'ennemi.

Faites savoir ce détail au général Ricai

l'ennemi paraissait réellement résolu de défendre cette position^ qu'il se borne à Tamuser sans exposer personne, car alors nous filerons par notre droite pour passer TAa ou Memel au lieu indiqué par l'ordre de mouvement d'hier que je ne vous ai point envoyé, parce qu'il ne doit être exécuté de votre côté qu'après que j'aurai reçu des nouvelles certaines de Bauske. Tenez-vous prêt à partir suivant cet ordre de mouvement que je joins ici, mais ne vous mettez en marche que sur les nouveaux ordres que je voua adresserai f .

Macdonald à de Grawert

Tserraoukftt^lS jaillct (A G)

« Le général de Grawert fera passer la Michaàcinq ou six bataillons, autant d'escadrons, deux compagnies d'artillerie. Les équipages de son corps et boulangerie destroupes précédés de la cavalerie se mettront de suite en marche pour Pommouch où est la division Grandjean sur la route de Bauske non loin du passage de la Micha, cette troupe avec le général de Grawert y recevra de nouveaux ordres. »

Macdonald à Ribbentrop

TaerrtoQkit, 18 joillat (A 6)

t M. Ribbentrop enverra Tordre à Ponéviej de faire partir les farines et boulangeries pour le X® corps dans la direction suivante: De Ponéviej à Vobolniki, à Rostovok et Cherberg. »

Macdonald à Grandjean

Cherberg, 19 joiUet (A G)

« Vous enverrez l'ordre au général Ricard qui devait se rendre aujourd'hui à Valghof, de camper à Gros Barbren et demain 20 h Friederichstadt. Le 21, à moitié chemin de Jakobstadt et le 22 à Jakobstadt.

Vous lui prescrirez délaisser des postes de cavalerie de Friederichstadt à Jakobstadt toutes les deux à trois lieues pour observer le cours du fleuve. Celui de Friederichstadt sera provisoirement de 20 hommes commandés par un officier, lequel devra pousser des patrouilles sur la route de Riga pour tâcher de communiquer avec celles du général Kleist, dont la droite s'appuiera au fleuve à Dahlenkirschen.

Vous enverrez sur-le-champ Tordre à Favant-garde de pousser un parti de trente chevaux jusqu'à Gros Barbren, route d'ici à Riga.

Ce parti s'éclairera de ce point et y attendra le général Ricard. Ce parti lui remettra la lettre d'ordre que vous lui enverrez.

Donnez ordre à votre avant-garde de se mettre en marche pour Kourmen, Mouremouïché et Néïseren laissant Daoudsevas sur la droite.

Si cette avant-garde ne trouvait pas de sa position un chemin direct pour se rendre à Kourmen, elle rebroussera chemin sur Cherberg pour prendre la route indiquée ci-dessus.

Votre division suivra ce mouvement et prendra position ce soir à Daoudsevas.

Mon quartier général sera à Daoudsevas.

Le commandant du parti qui se rend à Gros Barbren enverra de ce point au devant du général Ricard sur la route de Bauske mais ne remettra la lettre qu'à lui-même. Il ne laissera passer personne sur la route de Riga. »

niacdonald à Kleist

Gherberg, 19 joillet (A G)

« Comme je suppose que vous trouverez des obstacles pour vous rendre à la position indiquée pour aujourd'hui, auxquels se sont joints le passage du Même! et le mauvais temps, vous n*irez qu'à Néïzorghcn, Mishof ou Gros Barbren suivant la direction que vous aurez prise, car les cartes sont si mauvaises et les renseignements si incertains qu'il n'est pas possible de rien préciser. Il n'y a de positif que votre marche d'aujourd'hui qui serait trop forte.

Au lieu de vous rendre à Dahlenkirchen, vous vous rendrez à Friederichstadt où vous prendrez position, vous y remplacerez le général Ricard, le détachement qu'il y laissera ainsi que tous ceux qu'il a Tordre de placer de Friederichstadt jusqu'à Jakobstadt exclusivement. Ils sont destinés à observer le fleuve et à la correspondance ; ils seront placés toutes les deux ou trois lieues.

Le général de Grawert va recevoir l'ordre de pousser son avantgarde d'Ekau sur Dahlenkirchen ; vos patrouilles devront correspondre ensemble et vous me donnerez communication directement des nouvelles que vous recevrez, h Jakobstadt où je serai demain.

Vous recevrez des ordres ultérieurs du général de Grawert qui sera à Ekau.

Si vous ne pouvez pas de la position où vous serez ce soir vous rendre h Friederichstadt, vous en mettrez une et demie ou deux(.vk:) et vous ferez très bien de gagner la grande route de Bauske à Friederichstadt. »

DIXIKME CORPS 781

Macdonuld À de CaraWert

CherlHTK, lU juillet (A G)

« Les nouveaux ordres que je reçois apportent quelques changements aux dispositions que j'avais faites.

Le générai de Kleist se porte à Friederichstadt et la division Grandjean à Jakobstadt.

Portez-vous à Ekau et votre avant-garde sur la Mis en avant de Misghof ; vos avant-postes à Dahlenkirchen. Donnez ordre au général de Kleist de mettre des échelons de postes de Friederichstadt à Dahlenkirchen exclusivement, pour observer le fleuve et être averti de ce qui pourrait sortir de Riga ; en cas de sortie, ils rebrousseront chemin les uns sur les autres. Si vous étiez menacé, vos trois corps se secourraient mutuellement.

Faites reconnaître immédiatement tout le terrain et autant que possible entre la Dvina, l'Ëkau et TAa.

D'après vos rapports je pourrais faire de nouvelles dispositions.

Mon quartier général sera demain à Jakobstadt et vous communiquerez avec moi par Bauske et Friederichstadt.

Il est important que nous ayons des nouvelles de Memel et de Liebau. La Gourlande devant être évacuée, on peut y voyager sans risque.

Les nouvelles que j'en recevrai détermineront si je puis rappeler de ces points tout ou partie du corps du général dTorck. »

Maedooald À Berihier

Jakobstadt, '22 juillet (A G)

c MM. de Chambeaudoin et de Montigny, auditeurs au Conseil d'Etat, me sont arrivés.. le les charge d'administrer la Gourlande en qualité d'intendant. Us auront chacun deux grands cercles, .le n'ai personne à détacher pour faire un gouverneur général. J'en ferai provisoirement remplir les fonctions par le général de Grawert en attendant que Votre Altesse en envoie un. »

Maedooald à Borihicr

Jukohsiadt.-i-i Juillet (A ('•)

i< Le général de Grawert me fait connaître la force des troupes qui lui étaient opposées, prés de 8.000 hommmes dont huit bataillons : un du 4^ de chasseur, un du 20®, un du 23<», un du 24", un du 34"", un idem du régiment de Kaporski, un idem de Jievel et un de

nt

Valerski. Deux escadrons de hussards de Grodoo. deux escarlruD^ de hulans polonais, uD des dragons de V'isenski, un des dragons d*; Riga» un des dragons de Kazati, un des dragons de Jambourg, un pulk de Gosatjues, fort de cinq escadrons, commandé par lecolonel îvanof, enfin dix pièces de 6.

Le général de Grawerl n'avait avec lui que six escadroDâ et La valeur de six bataillons.

Le général Ricard me rend compte que dans sa marche d'aujuur. d'hui on croit avoir entendu dans sa brigade le canon dans Ja mâine direction que le 19.

L*esprit des habitants de la Courlande n*esi pas le même que edui des Polonais. Tous les fonctionnaires sans exception ot une partie des propriétaires sont en ruite, du moins dans cette partie que nous venons de traverser, »

Mardoaatfl au i^ouii -préfet de l*f>névl<J

JtkohttUai, ^n ^ûiXlml \A 0}

c Un malentendu a fait partir les boulangers de la 7* diviaion de Ponéviej ; cette malheureuse circonstance me prive de pain. Je vous invite h requérir sur-le-champ tous les boulangers des environs de venir fabriquer aux fours «établis à F^onéviej et dans ceux des particuliers.

Servess-vous de la farine des magasins nonobstant toute opposition et envoyez à Jakobstadt par la route la plus directe par vingtcinq, trente ou quarante mille rations à la fois.

Faites fabriquer en outre du pain biscuité ou biscuit, 200.000 rations, et écrivez de ma part à vos collègues de Rossiena^ ChavU et Telch pour qu'ils aient a me rendre compte si la réquisition que j'ai adressée à ces cercles s'exécute. Je les en rends re»ponsalkleÉ(; j*ai donné ordre que tous les chevaux et voitures à la suite de mon corps d'armée soient remplacés et renvoyés, t

Macdonald à roflicier de liitnsard» ramuiaudonl le déUieiieniegl de FritHlericJtNtadt

JakoUiadt, '12 jnlUec <A ùj

d II donnera ordre au maréchal de logis qui commande dix hommes sur la rive gauche de la rivière de Waben à trois tteues de Friedcrichâtadt d*eo partir immédiatement et dallor se posItT sur la jurande route dâ Friedenchstadtà Jakobstadt au pootou pr^ du pont de la Laouze, les quatre autres hussards avec un httx*-

dier au pont ou près du pont sur la Pikstem. L'officier les préviendra qu'ils sont établis pour la correspondance entre Friederichstadt et Jakobstadt. Lui-même poussera continuellement des patrouilles sur la route de Riga le plus avant possible et demeurera toujours sur le qui-vive ; dans le cas où il serait forcé de se retirer, il repliera avec lui ses deux petits postes. »

Macdonald à de Grandjean

Jakobstadt, ^i2 joillut (A G)

c Suivant le procès-verbal dressé le 7 juillet à Ponéviej par ordre du général Ricard, il s'est trouvé dans la caisse prise aux Russes une somme de 9.518 roubles en espèces d'argent, cuivre et papier. Je vous autorise à disposer de cette somme moins la valeur de 6.000 francs à rembourser à la caisse prussienne pour pareille somme avancée au général Campredon pour les travaux de Memel gardant encore 300 à 400 roubles que vous tiendrez en réserve pour des besoins imprévus. Ces deux sommes seront remboursées en espèces d'argent. Vous disposerez du surplus en faisant des avances aux officiers de votre division suivant les règlements de l'administration. Vous désignerez un officier pour remplir les fonctions de payeur. »

Macdonald à de Grawert

Jakobstadt, 23 Juillet (A G)

€ J'ai reçu les lettres du colonel de Bulow et du lieutenant Quinel que Votre Excellence m'a fait passer. La démarcation des deux com. mandants est si bien marquée par leur nature qu'ils ne devraient pas craindre la moindre mésintelligence. La marine ne doit avoir de rapport avec la terre que dans l'appui mutuel que ces deux services doivent se rendre en concourant au succès des opérations. Je ferai recommander que M. Quinel se renferme dans ses attributions et que M. le colonel de Bulow reçoive de lui non seulement les égards que la bonne société commande, mais aussi la déférence qui est due à son grade supérieur. »

Macdonald à de Grawert

Jakobstadt, 23 juillet (Â G)

« Sa Majesté l'Empereur ordonne que deux auditeurs de son conseil d'Etat soient envoyés en Courlande pour administrer ce cidevant duché ; l'intendant général de la Grande Armée a fait choix

de MM. de Gham beaudoin et de Montigny. Ces deax auditeurs me sont arrivés, je les envoie à Mittau. Le premier administrera les deux grands cercles de Mittau et de Cherberg ; le second les deux autres et celui particulièrement de (i).

Ce sont ces messieurs qui sont chargés de Tadministration civile, police, finances et justice. Us seront subordonnés à un gouverneur général qui n'est pas encore nommé.

Toutes les demandes devront leur être adressées par rordonuateur du X^ corps. Us seront chargés de les suivre quant à ce qui concerne Tarmée.

Je donne cette communication h Votre Excellence pour sa règle.

Les auditeurs sont chargés de maintenir les autorités ou de les remplacer si elles ont fui, ou de les changer si elles sont incapables ou qu'elles puissent nuire. Us auront le titre d'intendant. >

Macdonald à Ribbentrop

JakobsUdt, ^ juiUet (A G)

(( J'ai reçu, Monsieur, votre lettre de Bauske du 21. Nous aurons grand besoin du secours et vivres que vous nous promettez. La désertion des boulangers de la 7^ division de Ponéviej nous met dans le plus grand embarras. Cependant nous avons sauvé de Tautre côté de la Dvina mille sacs environ de farine d'un magasin abandonné par les Russes au moyen de petites barques ou radeaux cons^ truits à la hàle. J'ai fait passer le fleuve à quelques compagnies sans opposition, mais c'est une légère ressource, et ce pays ne mérite que le nom de dernière syllabe de Courtaude.

MM. de Chambeaudoin et de Montigny, auditeurs au Conseil d*Etat vont partir pour Mittau en qualité d'intendants pour administrer cette province. C'est à eux que vous adresserez les diverses demandes pour le X**' corps. Je vous ferai part de Tinstruction que je leur donnerai, afin qu'il n'y ait pas de conflit d'autorité et que le service marche rapidement. »

Macclotialcl si GraoclJcau

Jakobstadt, 24 juillet (A G)

« Monsieur le général, je crains qu'il n'y ait erreur dans l'indication de route donnée au convoi parti ce matin. Vous ne portez que dix niilies et demi, et tous les renseignements que je me suis procurés, soit de Ponéviej, soit de Jakobstadtles portent au double.

(1) Kn blain- <Inns lo toxtu.

Veuilleiz, je vous prie, vous en assurer. J'ai donné ordre au commissaire des guerres de tirer des farines, du pain de Ponéviej. Il doit également s*entendre avec M. de Ribbentrop qui est à Mittau pour régler la marche des convois que je l'ai chargé de diriger sur votre division.

Un avis de Friederichstadt annonce que Tofficier dehussards,qui y commande a fait venir sur la rive gauche cent à cent cinquante sacs de farine ou orge de Tautre rive. Le môme ofûcier a été averti par un officier prussien venu en dépêche cette nuit qu'il y avait non loin de Friederichstadt un magasin de deux mille boisseaux environ, tant farine, orge qu'avoine.

Veuillez bien faire presser la rentrée des réquisitions frappées dans ce cercle et me faire donner un état des ressources actuelles tant dans les corps qu'à la suite du parc et dans les magasins de cette ville.

Votre imbécile de commissaire mériterait que je le destitue à la tête de la division pour avoir ainsi compromis le service des subsistances, en retirant les boulangers de Ponéviej sans prendre d'autres précautions, ni m'en avoir averti. »

Macdonald à Berthler

Jakol)8tadt,25 juilleK A G)

<c J'ai l'honneur de transmettre à Votre Altesse copie du procèsverbal d'une somme de 2.477 roubles en cuivre saisis à Kreutzbourg età Jakobstadt. Je les fais remettre au général Grandjean pour être distribués en acompte de solde à sa division. »

Macdonald à Grandjean

Jakobstadt, 35 juillet ( A G)

a J'ai l'honneur de vous adresser copie d'une lettre de M. de Ribbentrop ; vous y verrez les dispositions qu'il fait pour le service des subsistances de votre division.

Je trouve que la direction par Friederichstadt est un détour que Ton peut éviter ; je pense que les convois arriveraient plus promptement, passant de Bauske par Cherbergh ou Mourémouîché et Jakobstadt. Donnez tous les ordres convenables en conséquence »•

Macdonald à Campredon

Jakobsladt, 25 juillet (A G)

« Je reçois seulement la lettre que vous m'avez fait l'honneur de

tse

OrXIÉMB CORF

ro'écrîre le 15 juillet, A cette date vous o* celle par laquelle je vous annonçais avoir m disposiiioD qui ont dû vous être comptés i change à votre ordre. Vous devez être main Majesté vous a df^sij^né pourfairele siège de rai Chasseloiip un perâonnel et un matériel

L'équipage d'artillerie qui est k Kœnigsb position. En attendant queTon puisse entrep vous devez contrnuer les travaux de iMeniel. pour le mieux et au plus prompt. Vous aure que les Prussiens ont eu le i*J, ils forment u la tiHe de pont de Riga. Je m'élève sur Uii simple rideau d'observation sur la Dvina tion h ce que je tisse passer cette rivière à voltigeurs pour enlever les restes d'un ma bourg.

Larmée russe que Ton supposait réunie centrt^e à Drissa. Les mouvements opérés \ par la (Trande Armée l'ont forcée de se rell brûlant ses ponts, mais j'ignore sa oouij TEmpereur, »

Macdonalil à de Cbami)paudoifi.l

n MM* les auditeurs se rendront à Mi en qualité d^intendant le gouvernements pour y surveiller les différents intérêts i dans leurs attributions toutes celles du c^ les administrations civiles, la police judicii

M. l'auditeur de Ctiambeaudoin admtj cercles de Cherbergh et de Mittau, Le du Jakobstadt comme par le passé.

Monsieur l'auditeur deMûotignyadminti des de Goldinghen et de Toukoum^ plus d*une manière paiticulière.

Dans Je cas où les autorités russes ai Messieurs les intendants les remplaceront.

Ku attendant qu'un gouverneur général de le cLef de l'administration soit nommé, M rendront compte sommairement de leurs op I intendant général.

DIXïfiME CORPS

MM. les intendants sont prévenus qun M, le conseiller d'Etat

prussien de Hihbontrop exerce les fonctions d'ordonnateur pro^

' rîsoire du X** corps ; en celte qualité i) requiert les subsistances do

'toute nature nécessaires à l'nrmée. Les formes lenles de l'admini»-

Irntion civile ne permettent pas de la charger de cet objet qui no

peut souiïrir ni retard, ni délais.

Les intendants favoriseront de tout leur pouvoir les demandes de cette nature.

I Les autres objets qui auront pu cHre dt*mandés par M. de Ftibbentrop pour le service seront fournis. MM. les intendants en tien» dronl étal. MM. les intendants lèveront sur leur cercle une coq> tribrition de trente mille paires de souliers, deux mille paires de ■ bottes, soixantR caissons attelés et harnachés modèle prussien déjà demandés par M. de Ribbentrop, plus cent cinquante chevaux de troupe et trois cents de trait indépendamment des attelages de cais- ^«ons qui seront de quatre ;i six chevaux suivant leur force. ^■!dM. les intendants me rendront compte toutes les semaines de ^^H|enlrée de ces réquisitions, atin que j'en fasse la répartitioD pro- ^^Brtionnellement au besoin et à la force du corps.

MM. les intendants feront établir par réquisition quatre à cinq voitures permanentes à chaque station de poste pour le service ^de la correspondance dans la Courlande seulement ; de Mtttau h ^niemel par la route la plus directe ; de .Millau à Tilsit par Telcb, de ^vMittau à Chavli, de Millau k Rossiena, de Millau îi Tonéviej, de ™Miltau à Dinabourg, de Mittau h Jakobsladt par Dauske, Cherberg, Mouréraouïché, Zettsen et Staben et de Mittau à FrîederichsladL

Dans le cas où sur ces diverses directions il ne se trouverait point de routes de poste, il sera établi des relais de deux, trois ;\ quatr^^ milles suivant les localités.

Les chevaux de poste ne seront point employés à ce service, L devant être employés à leur destination et oui autre que des por- Btaurs de dépêches ne disposeront des relais de réquisition qu'avec un ordre des généraux.

ILes postes aux cbevaux et aux lettres seront rétablies. MM. les intendants donneront des ordres pressaûts pour faire rétablir toutes les communications surtout les ponts d'une manière solide.

MM. les intendants n'auront rien à déraôler avec i*aulorilé militaire, ils se renfermeront dans leurs attributions.

La régence de la Courlande sera rétablie pour les répartitions à [faire dans les cercles et selon les facultés de chacun.

im

orxiÈMt: coF

M. de MoDtîgny résidera provisoiremei qu'il puisse résider en sûreté dans un de

MM. les iDlendants se concerteroot ert régence à laquelle ils donneront tous les on tableraent (]u'un comité répartiteur pour to< auront ii former,

U sera ultérieurement déterminé une c<s| d'après les ordres du major généraL danls demandemnt des instructions général ».

Macilonald ik Mnthfeu

€ J*ai reçu seulement hier la lettre que neur de m'écrire le iO juillet par laquelle^ vée de MM. de Chambeaudoin et de M< votre lettre. Ces messieurs partent pour Mi trer la province de Courlande ; je leur i^ provisoires dont copie est el-jointe. Je \ Comte, à leur en donner de plus amples si service de Sa Majesté.

J'ai reçu Tordre d'établir un gouvernei mais n*ayant personne de disponible, j'é Altesse le major général, il serait nécessa de la Courlande fût centralisée.

J'avais d'abord eu le projet d<: dësigol général provisoire, le général de Gravverti prussien, qui occupe en ce moment la can forme le blocus de la tête de pont de Riga,^ général ne soit pas familiarisé avec Tadminj peu d'unité et de concert avec deux audit attendre l'arrivée d'un gouverneur généra

M. Lafond que vous me désignez comi m'avait rejoint à une marche de Ponëviej; chargé que d'expéditions de convois deJB mouvement de mon corps d'armée en afl retourner; j'ignore s'il a rempli sa mis^ teurs m'ont assuré qu'ils avaient trouvé à i réunies qui n'avaient besoin que d'être chi Vilna. w

Macdonald à Grawert

Jakobstadt, 26 Juillet (A G)

€ J'ai rhonneur d'informer Votre Excellence que par décret du 16 de ce moi8,Sa Majesté TEmpereura nommé chevalierde la Légion d'honneur M. Broesicke, officier des hussards n^' 1, qui a concouru avec l'officier Rahven à l'action de Ponéviej qui a sauvé les magasins de cette ville.

Votre Excellence jugera, d'après cette nomination nouvelle, de mon empressement à faire connaître h Sa Majesté les mérites des militaires qui trouvent l'heureuse occasion de se distinguer.

Je fais parvenir directement l'acte de nomination au général Grandjean pour le faire parvenir au destinataire. »

Macdonald à Berthier

Jakobstadt, 96 juillet (A G)

« J'ai l'honneur de transmettre h Votre Altesse l'état nominatif des prisonniers russes faits par les Prussiens dans l'action du 19 h £kau. Ils se montent u 312 dont 7 officiers. La perte des Russes a été plus considérable qu'on ne Ta vait d'abord estimée. »

Macdonald à de Grawert

Jakohstadt, % juillet, 2 heureA après-midi (A G)

€ Je m'empresse de répondre à la question que m'adresse Votre Excellence sur les prisonniers russes. Je pense que le chemin le plus Bûr pour les renvoyer est par Mittau et Memel pour de là être embarqués, conduits h Pillau et à Dantzig en relevant de postes en postes les escortes, ou de Memel par terre à Tilsit, Labiau, Kœnigsberg et Pillau.

De nouveaux avis que je reçois de la Grande Armée m'informent que le prince d'Eckmiihl est entré le 20 à Mohilev, l'entrée de la place était défendue par 2.000 hommes qui ont été culbutés et écharpés. Moitié a été pris.

Le roi de Naples a passé la Dvina près de Polotsk. Sa Majesté commande toute la cavalerie de l'armée et inonde la rive droite de cette rivière.

Le quartier général de l'Empereur était le 20 à Kamen. >

P. S. — « Des avis ultérieurs m'informent que la division du général Daendels forte de 12.000 à 15.000 hommes marche sur le Niémen à Tilsit et que le IX^ corps, au:^ ordres du maréchal duc de

DIXIÈME COt

Belluoe fort de plus dd 30.000 hommes» i partie de ces toi^e& ûous est destinée. »

Macdoitiild À Campf

€ Je rerois en môme temps les Uths u rhonneur de m'écrire, deux du 19 et une di

Celles que vous adressez au major génër loup vont partir tout à l'heure pour leur dâ

Je vous remercie de la communication remploi du personnel du génie à la Grand

Je suis de votre avis que vous devez laisâ diriger les travaux de Tilsit et de MemeL i instructions convenables pour hâter leur cQ preparaloirement la marche des parcs d'^ tes deux routc^s de Memel à Mtttuu et de Tfl ou mieux vaudrait peut-être de Tilsit à N viendrez me joindre pour concerter ensen^ l'arrivée de ces parcs, et de commencer fl /'tant occupé par no^ troupes, vous pouvez \ où vous apprendrez le point où je me trou courte et Ja plus sûre pour me joindre.

Conservez tout ce qu'il y aura de ho8 aurons de grands besoins, attendu que U être considérable, et résolue, comme on \ défendre. >»

MacdoDalft À de Rlbl]

« Je reçois. Monsieur, votre lettre du trouvé quelques ressources de ce côté, le ret avez expédié eût été une calamité pour ne

J*ai fait mettre beaucoup d ordre dans tion de ces ressources, J*espère pouvoir p^i de pain et de biscuit pour dix à douze jours, approvisionnement pour chaque homme d farine que j'ai fait renouveler ; mais nou compter sur la conservation de cette farine neïlement à défaut de légumes.

Je vous remercie du zèle que vous met

X« corps, et du petit approvisionnement que vous m'avez envoyé. Je manque de vin blanc dont je fuis grand cas pour le déjeuner. Je préfère celui de Bordeaux ou du Rhin au Champagne. Il ne doit pas être difficile de s'en procurer à Mittau ou Liebau. Il ne doit pas même être cher, les Russes ayant toute la facilité de le tirer par mer. >

Macdonald au directeur des postes pmssieo

Jakobstadt, 30 juillet (A G)

f Je reçois. Monsieur, votre lettre par laquelle vous me prévenez du rétablissement des stations de poste. Il serait important d'établir une estafette qui partit tous les jours d'ici et du quartier général du général de Grawert. Ces estafettes partant à des heures déterminées se rencontreraient en chemin et se remettraient leurs paquets. Il serait bon qu'ils fussent accompagnés d'un soldat armé pour leur sûreté. Mais vous sentez que nous ne pourrions confier une correspondance de cette importance aux gens du pays; et D'ayant pas de courriers, c'est par votre moyen que je vous serai obligé d'établir le service. »

Macdonald à Campredon

Jakobstadt, 30 juillet (A G)

« Je reçois, en même temps, vos lettres des 19, 24, 25 et 26.

Mes lettres précédentes y ont en quelque sorte répondu. Tirez le meilleur parti possible de Memel, et le plus promptement que faire 86 pourra. J'ignore la cause du retard des 6.000 francs que j'ai fait mettre à votre disposition.

Les voitures que j'ai fait requérir et rassembler, tant à Memel qu'à Tilsit, au nombre de 1.200 pour chaque lieu, sont destinées à établir des relais pour le transport de l'équipage de siège et de votre matériel. Comme elles seront sans doute insuffisantes, vous pourrez, de concert avec le général Darancey, en requérir un plus grand nombre. Mais en attendant que vous en fassiez usage, il n'y a point d'inconvénient que la plupart retournent à leurs travaux, puisque les commissaires s'engagent à les réunir dans les vingtquatre heures.

Par mes précédentes, je vous avais autorisé, après avoir remis le service du génie au major Markow quant aux travaux de Memel et Tilsit, de venir ensuite me rejoindre, mais sentant combien nécessaire sera votre présence pour la marche de vos équipages, pour

OIXIHME CORPS

régler l*?s stations, reqii<^rir les chevaux, eLc, pour le proï* vement de cet irameose malérieU je trouve préférable que vous restiez sur les lieux et que vous vous concertiez avec le général Darancey pour régler tout ce qui est relatif au mouvement de Téquipagâ de siège. Vous trouverez sans doute convenable, pour hAt«r la besogne et commencer les travaux préparatoires, de vous faire précéder par le train du génie.

J'enverrai incessamment Tordre au général Darancey de s^ mettre en marche en trois colonnes', Tune devant débarquer à Même I et prendre la direction de BauskeparTelchjune seconde sur le nv^r^^ point» deTilsitpar Chavli; enfin à la troisième de remonter à ' genbourg, d'y débarquer et de prendre la même directioD par Rossiena et Ponéviej-

Vous réglerez avec le général Darancey le nombre des vQîiures el chevaux par relais, et leur distance: les autorités civiles et militaires devront vous seconder. Vous requerrez, dans le même but, leurs services, ainsi que celui de Telch, Chavli, tlossiena et Ponéviej,

Ne pou Vil nt quV'crire les m(^mes détails an général Darancr^, el étant fort occupé, je vous prie de lui donner communication de cette lettre, en attendant que je lui en envoie copie par un de wm aides de camp qui est ici. Je me borne à hri adresser Tordre de faire débarquer sur les trois points de Memel, Tilsit et Georgenbourg.

D'après Tautorisation de TEmpereur, j'envoie Tordre k la division Daendels de faire marcher Tune de ses brigades sur Tilsit. J*e8* père que Sa Majesté approuvera qu*elle serve d*escorte au convoi.

D'après vos observations, j^envoie Tordre à la batterie de Tilsit de se rendre à Memel. Ses quatre pièces de canon de 12 y seront mises en batterie ; les autres quatre pièces pourront rester tnobilesi iï Memel.

Vous feriez bien, aussitôt que vous auriez réglé avec le génf'^rai Darancey les marches et étapes, de m*adresser Titinéraire, afin qne je puisse connaître jour par jour les points où ils se trourenl. »

Mac*donald ik Meyer (I)

« Je vous préviens, Monsieur le commandant. quej*ai donné dea ordres pour que la batterie qu i est k Tilsit se rende îV Mcmel ; elle est formée de quatre pièces de 12 et de quatre autres iTuo calibre inférieur; vous ne vous opposerez point à cette disposition.

(t) Cherdi* bataillon romuiandonf la tête de pont ih* TiNR*

Je préviens les commissaires de la régence que toutes les voitures que j'ai fait réunir h Tiisit et Mcmel sont mises h la disposition des généraux Campredon et Darancey. »

Macdonald aax commisHalres de la réurence de Gambinen. Tllflit et Memel

Jikobstadt, 30 juillet (A 6)

« Je vous préviens, monsieur, que les voitures réunies à Tiisit et Memel, sont à la disposition des généraux Campredon et Darancey. Vous voudrez bien leur faire fournir tout ce dont ils auront besoin en ce genre, pour le service dont ils sont chargés. »

MaedonaUl k Darancey

Jakobstadt, 30 juillet (A G)

« Votre aide de camp m'a remis en son temps la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m*écrire; je ne vous l'ai pas immédiatement expédiée, parce que je ne devais faire mettre votre équipage en marche pour Tiisit et le faire débarquer qu'après le passage de la Dvina par la Grande Armée.

Votre seconde lettre du 24, que je reçois dans le moment, m'apprend votre arrivée à Tiisit. Par ordre du major général, je me borne pour l'instant à vous inviter de débarquer.

Je pense qu'il serait convenable et plus hâtif de faire marcher votre parc en trois colonnes. Une petite de Georgenburg à Bauske par Rossiena etPonéviej, elle remonterait pareau jusqu'à cette première ville.

La seconde et la plus forte marcherait sur Bauske par Chavli et débarquerait à Tiisit.

La troisième se rendrait à Memel, y débarquerait et se rendrait également à Bauske par Telch.

Je crains seulement que la colonne qui passerait par Georgenbourg, serait embarrassée par le manque de chevaux et voitures, quoique j'aie eu l'attention de faire renvoyer dans les districts toutes celles qui étaient à notre suite.

Il doit y avoir d.200 voitures de réunies à Tiisit et autant à Memel; comme elles seront sans doute insuffisantes, les commissaires de la régence de Gumbinen à Tiisit et à Memel reçoivent l'ordre de vous fournir, ainsi qu'au général Campredon qui agira de concert avec vous, tout ce dont vous aurez besoin pour votre service respectif et le transport de vos équipages.

Vous êtes également autorisé à requérit »o us-préfets He Teich, CHavII, Ponéviej et

Ne. considérez point comme ordre posK deux ou trois colonnes, je n'indique ce moj bâter et faciliter le transport ; mais voug ûi seules ressources que les localités o(Trlrool,|

Le général Caaipredon reçoit Tordre de i pour régler ensemble le nombre de ebevaux relais, celui d'étapes, etc.

Je lui ai ôcrit aujourd'hui une lettre détai| vous communiquer et dont je vous enverra camp qui partira d*ici au plus lard sous

J écris au général Daendels d*après Taut de porter sa première brigade et je Tin^ lordre (parce que je ne l'ai pas reru, et 8u| à nous i-enfurcer) à faire escorter votre équ brignde. J'espère que ce général adhérera ] cette demande.

Après avoir ainsi répondu à vos diverses à tous les détails préparatoires à votre maa général Campredon devez compléter, je vol toute la satisfaction que j'éprouve de sern occasion aussi importante. Vos mérites et répondent d'avance que les sièges dont ^ auront ua prompt succès, puisque vous i

Compter en outre, monsieur le général, j et sur ma parfaite considération. »

Macdofialtl au M^ar {

a J'ai Thon neuf d'adresser à Votre A' rendu par lu commission prévôtale de la que je la prie de faire mettre à l'ordre.

Le sieur X,.., employé supérieur des vr Tordre de rester h Ponéviej avec les bout pour y fabriquer du pain et biscuit que je pour le passajçe d'une partie de Téquipa, poste avec les dits boulangers, condutsnn livres de pain, quils ont dispersées ou pe

Cet employé nous a mis par \k dans le pi seulement par celle ressource sur laquel

même pour celles de l'avenir ; j'ai fait renvoyer cet employé de la division, et Votre Altesse jugera sans doute qu'il mérite une plus fort^e punition que je la prie de lui faire imposer. »

Macdonald au floas-préfet de Telch

Dinahourg, 5 août (A G)

<( J'ai reçu hier soir, monsieur, avec votre lettre sans date les deux pièces qui l'accompagnaient.

Lorsque j'ai adressé une réquisition générale au cercle de Telch, mon intention était que les subsistances réunies sur divers points servissent aux distributions, afin d'éviter les désordres, et que les habitants fussent foulés. Cette disposition devait être maintenue. ou vous serez dans le cas de renouveler les magasins, attendu qu'un passage considérable de troupes et d'artillerie aura incessamment lieu dans votre arrondissement. Vous aurez également besoin des chevaux et voitures de votre cercle pour aider au transport.

J'ai donné des ordres pour que chevaux et voitures soient fournis par relais, afin de ne point les éloigner de leur habitation, et pour ne pas nuire à l'agriculture on pourra faire marcher les habitants à tour de rôle. Les susdits ordres vous seront transmis par les généraux d'artillerie et du génie, MM. Darancey et Campredon. Je vous invite en conséquence à vous refuser à toute espèce de service et fournitures qui pourraient nuire à celui-ci. Pour votre responsabilité, vous pourrez donner communication de la présente lettre à qui bon vous semblera. »

Macdonald au commandant de place de Droala

Dinaboarg, 5 août (A G)

« M. Suchodolski porteur de vos dépêches à Son Altesse le major général, a dû passer hier à DrouTa et vous aura informé de ce qui se passe de ce côté. Je vous invite à faire prévenir le duc de Keggio que depuis huit jours nous occupons Dinabourget que les troupes qui s'en sont retirées ont pris la direction de Hejitsa Leur cavalerie est encore stationnée sur la Dubne. Veuillez bien me faire savoir ce qui se passe de votre côté.

Un petit convoi se met en marche pour vous joindre, les hommes qui l'escortent sont accusés d'avoir commis toute sorte dhorreurs et de crimes. Je fais donner un détachement commandé par un ofScier pour conduire ce convoi. Je vous prie de le renvoyer dès qu'il vous sera arrivé.

P. -S. — J'ai reçu une lettre du général Merle du 25 par un officier et cinq chasseurs du 24* ; j'y ai répondu, et l'officier et son détachement est reparti ce matin pour le rejoindre. >

Macdonald à Markow

Dinabourg, 5 août (A G)

<( J'envoie ordre au général Grandjean de partir avec sa division, comme je suppose que vous aurez besoin de la journée de demain pour amarrer sur la rive gauche et mettre en sûreté tous les matériaux propres à la construction d'un pont, je vous autorise à ne suivre le mouvement de la division que le 7; vous aurez à votre disposition les sapeurs et les ouvriers du corps, ne laissez sur la rive droite que les moyens nécessaires pour repasser le détachement de Kreutzbourg qui doit occuper ce poste jusqu'à ce qu'une force supérieure le contraigne à repasser.

Vous vous concerterez avec le général Grandjean pour la surveillance et la conservation des matériaux.

S'il était nécessaire de laisser à Jakobstadt quelques hommes d'art pour manœuvrer les barques, je vous autorise à lesy laisser. «

Macdonald à Berthier

Dinabourg, 6 août (A G)

(( J'ai l'honneur d'informer Votre Altesse que le pont de radeaux de Dinabourg sera praticable après-demain ; celui de Jakobstadt sera également terminé ; ce môme jour la majeure partie de la 1^ division sera réunie au camp de Dinabourg ; on travaille à domolir la tôte de pont ; le manque d'outils et la fuite des habitants sont causes que ce travail va lentement.

La cavalerie russe au nombre de trois ou quatre escadrons a rebroussé chemin sur la Dubne ; j'ignore si elle est suivie par Tinfanterie. Un parti de soixante chevaux de hussards noirs a eu avant-hier un engagement à Wouïchka dont l'avantage nous est resté avec quelques prisonniers ; mais l'ennemi ayant fait avancer plusieurs escadrons, le parti a été obligé de se retirer au plus vite. J'ai si peu de cavalerie et tant de directions h observer que l'on ne peut guère s'éloigner.

Une nouvelle sortie a eu lieu à Riga dans la nuit du i^^ au 2, elle a été repoussëe. Le lieutenant de Kamptz du bataillon de la Prusse Orientale, détaché en partisan, s'étanl trouvé coupé, a pris la résolution d'un brave ; il s'est porté dans un bois à portée du chemip

DIXIEME COHPS 797

d'où il a fait avec cinquante hommes un feu si bien dirigé qu'il a fait éprouver beaucoup de pertes h l'ennemi qui, supposant ce détachement plus considérable, lui a laissé le chemin libre, et il est rentré sans perte, ramenant des prisonniers.

Le général de Grawert fait un éloge particulier de la conduite et de la valeur de ce brave officier qu'il recommande à Sa Majesté TEmpereur.

Des avis particuliers m'apprennent qu'il y a eu une action les premiers jours de ce mois entre le duc de Reggio et le corps du général Wittgenstein dont l'avantage serait resté au premier, mais je n'en connais point les détails, ni le lieu où elle s'est passée.

Je suis sans nouvelles de la Grande Armée depuis le 27.

J'attends impatiemment les nouveaux ordres de Votre Altesse.

On doit être occupé au débarquement de l'équipage de siège ; il se mettra immédiatement en marche.

Je crains beaucoup d'obstacles et de retard en Samogitie, car on m'apprend que le prince (îeodritse, muni des pouvoirs du gouvernement de Vilna, fait une levée de 2.000 chevaux, et a mis en outre en réquisition toutes les voitures et denrées excédanlla consommation des habitants, pour les transporter à Kovno et Vilna. C'est le préfet de Telch qui me donne cet avis, en m'envoyant copie d'une lettre du chef d'escadron Loup du 23^ régiment de dragons qui, abusant du nom de Sa Majesté et des instructions qu'il peut avoir reçues, désorganise tous les services que j'avais fait monter pour les passages de l'équipage de siège et les troupes d'escorte. Je joins d'ailleurs ici copie de la lettre de cet officier et des instructions du gouvernement de Vilna.

La ville de Dinabourg consiste dans une église ruinée, toutes les habitations sont détruites; il n'y a que des établissements existant, une boulangerie et une espèce d'arsenal, le tout en bois, et des huttes qui ont servi à loger des travailleurs depuis trois ans. »

Maoclonald à Radzivll

Dinabourg, 6 aoiU (A G)

f Je m'empresse de répondre à votre lettre de ce jour; il faut faire passer au-dessous du pont et amarrer à la rive gauche tous les bateaux, bois et trains flottants au-dessus du nouveau pont.

Dès que le pont sera établi, nul inconvénient de faire passer quelques pièces d'artillerie.

Ce soir ou demain matin, j'irai voir l'état des travaux ; en atten-* dant, envoyez aux nouvelles par des parfis et des espions. »

Mac-tlonaM à rampreffon

DinAbottri, 6 «dût yi 0|

t Je reçois en môme temps les deux lettres que vous tn^aves fait rhonneor de m^éf^rire le nO juillet et le 2 aofit .îr ne puis qii'ap* prouver toutes vos dispositions.

Dans le cas où les troupes qui n apparliennent pas nu .V corps refuseraient d'escorter les parcs, je donne ordre au commandatil de la tâte de pont de Titsit de fournir des escortes et de marcher lui* môme avec tout son détachement. laissant la garde du pool el de i tète de pont k la division DaendeU qui doit être h Tilsit.

Je me tlalte que nui lettre du 30 vous sera parvenue avant voire départ de Memcl ; dans le cas contmire, j'espère que celle-ci vous parviendra avant qne vous n'ayez dépassé Mittau.

Il est de la plus haute importance que vous retourniez à Memel et m<^me à ïilsil pour vous concerter avec le général Daraocey qui reçoit Tordre de se mettre en marche avec son équipage et qae le vôtre doil précéder.

Je ne tiens pas à la division en deux ou trois colonoes de cal équipage. Je n'ai fait qu'indiquer cette marche pour accélérer le mouvement; c*est à vous et au général Darancey à juger ce qui aéra le plus convenable. Je n'&i rien de plus à ajouter aux dispogi. lions pour ces convois.

Je manderai à Son Altesse le major général le besoin la

grosse artillerie pour remplacer celle de bataille au i ,e

iNehrung et pour armer Memel el sa citadelle.

Je suis sans nouvelles de la Grande Armée depuis le tl.

P. S. — Je joins ici le duplicata de ma lettre du dû, »

>%laccfonalil à de Grawerl

€ Je reçois en même temps les lettres que vous m'avez fait rhoo* neur de m'écrire les â et 3 de ce mois ; je vous remercie de» détails que vous me donnez sur Tétat des fortiUcation^ de Dinainunde et de Riga.

J'ai h me plaindre comme Votre Excellence que toute* les mr ^ que j'avais prises en Samogilie se trouvent contrariées et lu ,. détruites par lautorité du gouvernement de Vilna qui ne tti*tt pat fait la moindre communication ; mais j'ai été prévenu par ^■'" Altesse le major général» il y a environ irois semaines ou un i^

qae je ne devais pas me mêler des arrangements intérieurs de cette province.

Je laisse donc la liberté à ces nouveaux fonctionnaires d*agir à leur fantaisie.et je vous engagea en faire autant. Cependant je fais observer au major général que le service de Sa Majesté pourrait en souffrir, en mettant obstacle et occasionnant des embarras au mouvement de l'équipage de siège auquel j'ai donné l'ordre de se mettre en marche de Tilsit.

Si vous avez quelques moyens, je vous prie de vous assurer de l'arrivée de la 7« division russe vers Riga. Je tâcherai de mon côté d*avoir quelques données sur elle. J'ai rendu compte de la sortie nocturne d'un détachement de la garnison de Riga et de la conduite du lieutenant de Kamptz. Par ma lettre du 2:2 juillet, j*ai limité le nombre des bataillons à tirer de Memel. Je vous engagea avoir l'œil sur ce point et à y faire porter les plus prompts secours au besoin.

Je n ai point encore de nouvelles de la Grande Armée.

J'ai seulement appris que le duc de Reggio avait eu un engagement sans savoir où avec le général Wittgenstein à la suite duquel ce dernier aurait perdu huit pièces de canon et un général tué. Ces nouvelles ne sont pas officielles. »

Macdonald aa directeur de la poste prussienne

Dinabourg, 6 août (A G)

« J'ai reçu, monsieur, avec votre lettre du !•' de ce mois l'état des stations établies de Jakobstadt à Mittau. Ayant quitté cette première ville, les deux estafettes que vous avez envoyées à mon quartier général auraient trop de chemin à faire, et je prends le parti d'envoyer l'une d'elles stationner à Poddounai, elle communiquera avec celle de Zelbourgh.

' Je vous prie de faire passer en toute diligence le paquet ci-joint au général de division Campredon à Memel ; il a peut-être quitté cette ville pour me joindre ; dans ce cas il doit passer par Mittau ou aura traversé cette ville. Faites courir après ce général, quelque direction qu'il ait prise, avec l'avertissement qu*il y a contre-ordre, qu'il doit retourner h Memel.

P. S. — Donnez ordre à vos postillons que dans les lieux où ils se trouveront ils serviront de sauvegarde, sauf le temps où ils seront en course, v

mù

DIXIEME COI llnc^donald n Darauce

* J'ai retenu votre aide de camp plus de proposé^ j'attêudais des nouvelles de la Gr^ privé depuis le 57 pour le réexpédier; comol et que le temps s*»^coule, je me d«' termine h ïi

Je suppose que vous avez maÎDtcDant reç Dans le cas contraire, j'en joins ici (e duplic; rai Campredon de la même date. Vous ven dispositions que vous avez à faire pour concert avec le général Campredon.

Ce serait un contretemps si ce général ï père toutefois que le contre -ordre lui reçu.

Je joins également ici copie de la lettre aiin de ne pas vous répéter les détails qu'ellej

Dans le cas où la brigade du général Daen TiJsit.se refuserait ^ vous donner les escorteil saires^ je donne ordre au chef de bataillon Ni nir en y employant tout le détachement qd marchant lui-m^rae et livrant la garde du pq aux troupes qui sont a Tilsit. !

Ne perdez pas un moment pour mettre en' sur une ou plusieurs colonnes. suivant que vo! venable. . i

Je suis trop éloigné pour pouvoir régler v^ d'étapes.

J'avais fait rassembler des subsistances sui des de Teïch.Chavli, Rossiena et Ponévieji quitté la Samogitie le gouvernement de Vilnaj ments^ à mon insu ; les sous-préfets ont eu lai mais je les ai rendus responsables de rexécuti

Un loup aftaraé (chef d'escadron du 23' dl commiinder h Teich fait valoir au sous-préfé tractions vraies ou faussei^ de T Empereur po^ ter à Kovno et Vilna, prétendant que tous d anéantis. D'après de nouveaux ordres au sou^ conservera les vivres ; j*ai envoyé le même ai

Avec un général aussi expérimenté et zéléj suade qu'il n'y a pas besoin d'instructions moyens suppléeront h tout, n

nrx!i:MK cohfs

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Mardonaltl an <^omiii»ndiiiil Meyer

Diitnhotirg, 0 août (A G)

f Dans la suppusUiun où les troupes arrivées h Tilsit se refuseraient aux excories ttécessaires a la marche de l'équip/ige de siège H (lu train du génie, vous fourniriez les détitchemeuts convenables îur la demande des généraux Campredon et Darancey, et vous larcherez vous-int*me avec ce qui restera de troupes de votre létachemeot àlasuilodps dernières colonnes de cet équipage» après ivoir remis la garde du pont et de la tiHe de pont aux troupes de rilsit ; mais dans le cas oii les troupes de la division Daendels }u toute autre fourniraient les escortes, après avoir de mt^me remis Ifi garde du pont et de la tt^te de pont, vous vous mettriez en marche |>our rejoindre votre division après avoir rappelé tous vos détachelents dont vous vous ferez suivre.

Vous vous rendrez à Cherl>erîç, savoir : de Tilsit à Rossiena par faouroggen, trois marches et sojour à Rossiena ; de Rossiena h Ponél^viej, quatre marches, le cinquième, séjour à Ponéviej ; de Ponéviej Cherberg trois marches.

Par réflexion il vaut mieux vous rendre à Rauske qu*à Cherberg ; iil n*y a également que trois marches de Ponéviej.

Vous prendrez des subsistances à Tilsit jusqu'à Rossiena ; de iossieoa jusqu'à Ponéviej ; de Ponéviej jusqu'à Bauske. Vous ferez prévenir d*avance dans ces chefs-lieux du jour de votre arrivée et Idu nombre de rations qui vous sont nécessaires ; vous maintien^ Irez le plus grand ordre en route, et je vous rends responsable ainsi |ue les oflicieré h qui je ferai payer les dommages, si vos troupes donnaient lieu a quelques plaintes soit qu^elles marchent par détachement ou bien réunies sous votre commandement. S*il y a un Peomniissaire des guerres à Tilsit, vous vous ferez donner une feuiUe Ide route. »

.HacdoDuld z\ lïarancey

Kulkunen, S noûf (A G)

« Je reçois en même temps les deux lettres que vous m'avez fait irhonneur de m'écrire le 27 juillet et le 2 de ce mois, auxquelles je m'empresse de répondre. Je vous ai donné toute latitude ainsi [qu'au général Campredon pour vous procurer tous les moyens qui FTOUS sont nécessaires pour le transport de l'équipage de siège et du [train du génie. Je vous renouvelle celle autorisation et je vous donne en outre la faculté de requérir en mon nom^ si vous pensez

DIXIluME COKPS

qu'il doive être employé» les /julorilés localesi en les rendant rpoosables de rinexécution des ordres de Sa Majesté.

Je vous laisse également maître de marcher en une ou plusie)^ ^a»ï^ colonnes par eau et pnr terre ; j'ai seulement décliné la direction ^c^di Mempl h Millau, parce qu'outre qu'elle t^si plus longuej cette p.. <«tl^AlP tie n'est pas sûre, attendu que la gauche du blocus de la tètfi pont de llîga est très faible : c'est par celle raison que j'ai préf»"'^Kr la route de Memel îi Telch, Chavli et Bauske, parce qu'eu ^ cai d'évcnemeiiL les Prussiens devant Higa doivent Bê replier t^ tiui Oauske«

La route de Tilstt à Rossiena par Taoaroggen est très bonne {mr i)) a seulement un gué difûcile sur la Jura avant Taourogjn^en ; iK—^niiie montrée assez forte mais courte après le passage du pont dca^^^» (i Chécbouva devant Skaoudvilouï et un ^uc difliciie et une asse^fo: -«^^rtt côte après le passage de la Douhisa passé llossiena. Je o(» conn.- ^ali point le reste de la route jusqu'à Chavli, mais je vais faire prf^ncu^^J^fi des renseigrnenients du général prussien de Kleist qui y a passé ^S«i je vous les ferai envoyei'. iJe Georgenbourg à Rossiena : do Rcr^^^^ siena h PonévieJ et de Pnnrvinj à Bauske. la roule esl très boni ^ ^^' Les ordres pour débarquer sonl partis en même temps que cer ^^^ pour le général Campredon ; il m*en accuse réception par aa lelL^ ^^^ du i de ce mois ; ils ont dû vous parvenir et d'ailleurs ce généi -^ ^* est maintenant près de vous, et votre aide de canjp ne peut lard ^^^^ a arriver avec ceux de vous mettre en marche*

J'ai prévenu Son Altesse le major général que vous aveat hem ^^*^ d'un fort régiment pour vous prologer ci vous seconder; mes de ^^^'" nières lettres tant à vous qu'au général Campredon r ^ ^^-«fll tous les détails convenables à vos dernières qyf^stiong. T

renvoie.

Je n*ai point de parc de réserve, m de mnniu'jus a canons pour rinfanterie i*n remplacement de ce que j'ai. Je vous învilt* tirer de Kœnigsbcrg ce dont nous pouvons avoir besoin de ujunitions pour notre siège et en remplacement des consommation journalières. Je pense qu'outre ces munitions dr^ux million*^ ♦i^ /*,'ïr--^ louches ne seront pas de trop.

P, S. — Ne devant pas compter sur un équipage dt- j-mih ,j ^t j'avais demandé h Son Altesse le major général pour pai*«er le p^rc de siège et Son Altesse me renvoyant h ceux de radt*aux comme Iy* meilleurs, je vous préviens que, sauf les bois, nous ne iroy veroo* rien autre sur le cours de la Dvina.

J*invite en ronséquence le général Cnmpredon h se cnnavec vous pour que Tu net T/iufrp mpttif»?. tcut vnire sète à

DIXIKME CORPS 803

procurer des ancres, cordages, clous et tout ce qui est nécessaire ; ces ressources doivent facilement se trouver dans les ports de la Courlande et à leur défaut dans ceux dn la Prusse, cet objet comme vous le savez est un des plus importants, i

Macdonald à Campredon

Kalkunen, S août (Â G)

c Je reçois dans le moment avec la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 4 de ce mois, l'extrait de celle de M. le chef de bataillon Constantin.

Je donne des détails au général Darancey sur les routes que j'ai parcourues; ce général vous les communiquera. Je vous donne à Tun et à l'autre toutes les autorisations nécessaires pour vous procurer les moyens convenables au transport de l'équipage de siège, de l'artillerie et de celui du génie. Même latitude pour marcher sur une ou plusieurs colonnes par eau et par terre et en suivant les meilleures directions et meilleurs chemins pour arriver à Bauske. J'en ai excepté Mittau parce que la gauche du blocus de la tète de pont de Riga est faible en ce moment, qu'elle pourrait être forcée et que je ne puis la secourir dans Téloignement où je me trouve de ce point. Je fais régulièrement passer vos lettres au major général et au général Chasseloup au quartier impérial; ainsi que vous, je ne puis m'expliquer le silence du dernier à votre égard et surtout TU l'importance de la grande opération que nous devons entreprendre.

Je ne cesse moi-môme d'importuner Son Altesse le major général pour les moyens qui doivent assurer le succès de notre entreprise ; elle m'annonce enfin par une dépêche du!®'' de ce mois datée de Vitebsk qu'elle a donné des ordres au général Chasseloup ; voici le paragraphe de sa lettre :

L'équipage de siège est h Tilsit (1)...

Pour vous faire comprendre cette dernière phrase, c'est une réponse à une demande que j'avais faite antérieurement pour avoir un équipage de pont à l'effet de passer sur la rive droite tout le matériel de siège. J'ai répliqué que je désirais que les pièces de 24 puissent passer facilement et sans danger sur des radeaux. J'ai en outre prévenu le major général que vous étiez sans lettre du général Chasseloup depuis le 13 juillet, mais qu'elles pouvaient être «égarées, et que ce qu'il y avait de plus fâcheux c'est qu'un mandat de

(1) Voir tome lil, page i.

30.000 francs pour les travaux de Pillau et Memel était pareillenea^"^^^^ égaré, qu'il était urgent de faire mettre des fonds suffisants à v — ^o^î^ disposition pour le siège de Riga et de vous faire envoyer des c .^nxompagnies de sapeurs et mineurs français, attendu que les deux c» -^^^^ompagnies étrangères n'étaient composées que de recrues.

Quant aux 6.000 francs, ayant demandé explication à M. Tin ^nstendant prussien de Ribbentrop, il me répond par une lettre du 5 qp^ qu'il avait donné des ordres au commissaire des guerres pruss y^ien, M. Preschen, à Memel, de tenir cette somme à votre dispositiooi^Er^ ; il ne connaît pas le motif de ce retard, mais il a réitéré son ordre

Puisque nous en sommes réduits aux ponts de radeaux, il est

aussi nécessaire qu'urgent que vous vous concertiez avec le géùm^ énî Darancey pour vous procurer dans les ports de Courlande • etk défaut dans ceux de Prusse tout ce qu'il faut pour assurer et cn^onsolider des ponts de cette nature, attendu que nous ne trouver-"^ ods aucune ressource en ce genre sur tout le cours de la Dvina.

Je vous engage pour plus de sûreté à vous concerter en o^"-Jtr^ avec le général Darancey pour faire reconnaître les chemins qu^^^ ï^s équipages doivent suivre et dans quel temps et dans quel moi^^- i'^ cessent d'être praticables pour le lourds fardeaux.

L'Empereur a accordé dix décorations pour les officiers prussS- ^^^ qui se sont le plus distingués à l'affaire d'Ekau.

Le duc de Reggio a battu le corps du prince Wittgenstein 8u^3 Drissa en avant de Polotsk ; ce général a été blessé légèrement^ autre tué avec 3.000 ou 4.000 hommes tués et blessés : et lui a seize pièces de canon et 3.000 à 4.000 prisonniers.

L'avant-garde de la Grande Armée a battu l'arrière-garde ru près Vitebsk et lui a fait beaucoup de prisonniers et pris du cane

Le prince Schwarzenberg est en Ukraine. Le prince Poniato^ à Mohilev, le prince dEckmiihl entre Orcha et Smolensk où se ccentre l'armée russe.

Le roi de Naples à Roudnia ; le vice-roi à Souraj, rEmpereun^*"" la garde à Vitebsk ; les Bavarois h Héchenkovitschi ; le duc de R "^o* gio à Polotsk. J'ignore où sont les autres corps. Telles étaient '^ positions lorsque Son Altesse m'a fait l'honneur de me les fa. -""^ connaître par une lettre du i^»* de ce mois. Sa Majesté donnait qi^ ^^' ques jours de repos h son armée. J'ai pensé monsieur le génér'-^A que cette connaissance vous serait agréable. »

Macdonald à Montiiiniy

Kalkunen, 8 août (A G)

« J'ai reçu, monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de

m'écrire le 4 août de Mittau. Je suis surpris qu'il puisse y avoir contestation entre votre collègue et vous. J'avais tâché de rendre mes instructions si claires et si précises qu'il ne pouvait y avoir de motif à de fausses interprétations. Puisqu'il en est ainsi, je déclare que vous et votre collègue devez prendre en commun et de concert lesarrôtés pour les nominations provisoires de toutes autorités supérieures et centrales à celles qui administrent les grands cercles qui vous sont partagés et je ne considère ces nominations comme valables qu'autant qu'il y aura concours. Pressez la rentrée des réquisitions. Je donne avis de cette décision à votre collègue. >

Macdonalcl A Chambeaudoin

Kalkoneo, 8 août (A G)

c Votre collègue se plaint, monsieur, que vous refusez son concours pour la nomination à toutes les places d'autorités supérieures à celles des cercles. Cependant l'un ne peut pas avoir d'autorité sur l'autre, quoiqu'il serait essentiel qu'il y en ait une supérieure. En attendant, vous devez prendre vos arrêts en commun pour ces sortes de nominations et administrer ensuite séparément chacun vos cercles, autrement je ne considérerai point comme valables les nominationsd emplois supérieurs à ceux des cercles sans la signature des deux intendants . •

llla<*donald à Ribbentrop

Kalkunen, 8 août (A G)

c J'ai reçu, monsieur, avec votre lettre du 5 de ce mois l'état des fournitures en vivres que vous avez requis pour le X« corps. - La levée des chevaux de trait et de cavalerie que j'ai ordonnée est pour le service du X^ corps, aucune autre ne peut avoir lieu, parce que tout doit partir du même point, autrement il y aurait des abus si chaque division, régiment ou détachement se pourvoyait à sa fantaisie. Sa Majesté a expressément défendu les réquisitions et a recommandé de ménager extrêmement les ressources de la Courlande. II y aurait, comme vous vous en apercevrez, double emploi en chevaux.

Je viens de donner avis au général Campredon que les 6.000 francs étaient enfin .\ sa disposition à Memel, et je vais donner l'ordre au général Grandjean de faire verser entre les mains du quartiermaître du i^r régiment de hussards les 1.500 roubles qu'on a déjà

TH'i^ri

voulu lui remettre, mais qu*il a refusés n*a] tion ; sans cloute vous la lui aurez envoyée i J^étais déjà informé des difficultés qu'opj de la Samogitie. Il faut renoncer pour le p lesquelles serviront d'ailleurs aux troupes qi pour réquipage de siège. »

Macdonalcl à Grandje

« Donnez Tordre (1) que demain toutes les se trouvent encore dans Tarsenai ainsi que I l'artillerie ou au gf^nie seront portés sur la 1 l'artillerie légère ou de la cavalerie. Pour qi prompte, faites former une chaîne par les travailleurs de la tète de pont. Faites éga affûts qui peuvent nous servir et détruire les milieu de la rivière toutes les pièces encloi ne le sont pas, et qui ne peuvent nous sen prépare h être incendiés h toute minute, la naux, les corps de garde, enfin tous les éti russes ainsi que le pont h bascule de la tète <

Tout cela doit être prêt pour demain au so le feu que dans le cas où Ton serait forcé gauche. Les autres établissements russes tel ou casernes doivent être déjà tous incendi matin.

V^ous ordonnerez au commandant de l'artill du génie de faire transporter par deux voitu Ilkoiist ou .lakobsladl tous les fers coulés ou tions de ij;uerre, tous les objets d'artilb outils, etc , poury (Hre déposés et s'en servii donnerez l'ordre à M. de Kiencourt do faire fai ai indiquées à la tète de pont et de prendre d cinq minutes le pont de radeaux puisse être être amené à la rive irauche.

Les amarres doivent être solides et assoz é le cas de crue, elles ne puissent pas être entra de pouvoir les aborder et les rapprocher du r

dette observation est commune pour les rac

{{) Voir le commoncomenl dn cet ordre, tome lïl,

dixiémh: corps 807

bois de construction qui sont passés ou qui doivent passer sur la rive gauche ; en un mot, il ne faut rien laisser à Tennemi qui pourra lui servir et nous nuire.

Donnez Tordre à votre commissaire des guerres de pourvoir à la subsistance de votre division ; qu'elle soitpourvue de pain ou de biscuit pour quatre jours d'avance, outre les huit jours de farine dans les sacs ; la viande et i'eau-de-vie dans les mômes proportions. Faites-vous rendre compte par le général Radzivil et mettre à la disposition du commissaire des guerres les quantités de liquides ou subsistances qu'il s'est procurées, i

Macdonald aux iDfendants

Kalkunen, 9 août (A G)

c Informé, Monsieur, que dans beaucoup de bailliages et seigneuries tant en Gourlande que dans la Samogitie les paysans'sc refusent à remplir leurs obligations et à faire la moisson sous prétexte de mauvais procédés exercés envers eux par leurs seigneurs, vous voudrez bien prescrire sur-le-champ h toutes les autorités locales qu'elles aient h faire publier que tout paysan qui se refuserait à ses obligations sera arrêté et puni comme rebelle.

La force armée leur sera fournie au besoin.

Vous voudrez bien prescrire en môme temps que les autorités et les seigneurs aient pour cette classe infortunée tous les égards que rhumanité exige, jusqu'à ce que les lois que doit donner Sa Majesté l'Empereur pour régir les divers intérêts soient promulguées. •

Macdonald aa comte de X. . .

Ralkuûen, 10 août (A G)

« Monsieur, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire de je ne sais où, attendu qu'elle n'est point datée ; à tout hasard j'adresse celle-ci à Jakobstadt.

J'ai donné antérieurement des ordres aux intendants de la Gourlande, relativement à l'objet de votre lettre pour la répression des paysans, et je les appuierai de la force armée lorsqu'il sera nécessaire.

Je me flatte que par les mesures anticipées que vous avez prises, que les paysans seront ramenés à leur devoir et à la raison. »

Macdonald au sous-préfet de PonévieJ

Kalkanen, 10 aoct (A G)

f Je reçois, Monsieur, votre lettre du 4 de ce mois, je vous remercie du petit secours de pain que vous m'envoyez. Je désire que les autres convois soient de pain biscuité, craignant avec raison que les chaleurs ne moisissent en route le pain de fabrique ordinaire.

Vous avez des embarras, et les généraux Campredon et Darancey vont les augmenter en vous requérant des chevaux et voitures pour les transports des équipages de siège d*artillerie et du génie auxquels il faut nécessairement apporter tout votre zèle. »

Macdonald (circulaire aux sous-préfets de PonévieJ , Telch Chavll et Rosslena)

KallraneD, 10 août (A G)

c Monsieur, vous voudrez bien obtempérer aux réquisitions de MM. les généraux Campredon et Darancey pour rétablissement des relais de chevaux et voitures qu'ils demanderont pour le passage d'une portion de l'équipage de siège de l'artillerie et du génie, i

Blgrnoo au duc de Bassano (extrait)

Varsovie. 18 jain (A E)

€ J'ai rhonneur de remettre ci-joint à votre Excellence un rapport de Tofficier placé sur la frontière de Lithuanie : j*en adresse en même temps copie à S. A. S. le prince major général.

Un voyageur qui a eu des communications avec un de ses amis de la rive droite du Bug donne les informations suivantes sur la position actuelle du corps du prince Bagration. Nous avons vu déjà depuis quelque temps la 7° et la 24« division arriver d*abord à Kobrin et de \h passer aux environs de Bialystock : depuis les premiers jours du présent mois d'autres divisions de la seconde armée ont fait un mouvement semblable, savoir: la 26^ général RaefIskoT et la 18^ du prince Scherbatof ainsi que la division de cavalerie de Tschaplitz et les autres corps de cavalerie qui se trouvaient dans les provinces méridionales. Les troupes restées en Volhynie sont la 12^ division du général Kulibakin cantonnée entre Brest et Loutsk ; la deuxième division de grenadiers qui de Ghorokhov s*est portée aux environs de Loutsk et de Doubno, puis aux environs de Vladimir ; et à un peu plus de profondeur dans les terres les 9« et 15® divisions toutes deux sous les ordres du général Jermolov ; il n'y aurait plus de ce côté en cavalerie que des Kalmouks et des Baschkirs. Le prince Bagration doit être de sa personne à Kobrin. Ces renseignements, monseigneur, me paraissent avoir assez de vraisemblance •

Bigrnon au duc de Itassano (extrait)

Varsovii», 20 juin (A E)

a . , . Je vous transmets ci-ioint, monseigneur, l'extrait d'une

HRANn ni'rr?!'* nr \nH'=nnr

lettre d'un de mes agenU en sialiùti uutucs de Hresl : d':i[vr«^i< cù* rapport le inauvenient de r'aniit'^e du prince fîagratiuii «iir la IJlhiKune n'est pas terminé, mais se continue encore. »

Ra|>|iorl de Itail^iecliow pri^n ltr«nly

*n iuhi |A Kl

« Le général Doctorof n'a pas exéculé son mouvement pour lu Valachie : il est allé au contraire rejoindre (armée du prince Dagralion. Le prince Bagration el le g*'néral Doctorof sont partis de Kohrin ol se pojteot à march<^s forcées dans la direction de Vîlna*

Le 17 du couranlle général Tormasof^comrnandant le M* corps cl toute la réserve du prince Bagralion, est arrivé *i Loutsk. Ce corps est composé de cinq divisions, maison croit qu'il sera augmenté par tout ce qui viendra de Berdyczow, Les n'^serves sont coinposées des troisième^^ bataillons et des escadrons de dépôt ainsi que du réiçimenl de hussards de Uauer ; ils étaient postés à Korel» en avant Jilomir, mtiis acluellemeul ils marchent sur Kovel.

De Taulrecôté de l^outsk à Mtynow, il y a quatorze pièces cl*artiîlerie. k Waskowice dix pièces ; dans la ville de Doubno et ses environs se trouve la 9** division commandée autrefois par le ^én»^*ttl Souvarof, celui qui s'est noyé. Cette division est très forte el cum* posée comme il suit : un régiment d'infanterie h Uokwin, ao rc*gî« ment d'infanterie u Harkowice, un régiment d'infanterie i\ llalury» uo régiment de dragons à Ostrow, un régiment de dragons h Stawiela, deux régiments d'infanterie à Doubno, le W régiments de chas* seurs à Misayta, un régiment de lanciers à latnpoL Sioto WolsV le régiment de hussards dWlexandre a Kremenets. Le 4^ cd'armée commandé par le général Kuiusofest ù Jilomir et dans ces environs ; h ce corps se joignent toutes les troupes veaaol de la Grimée et du fond de la Itussie.

Les généraux Jarmitov et Markow commandent en Valachie. On transporte des magasins considérables de la Podoïie à Loutsk ^' * Kovf*L A Loutsk. il y a un magasin montant pour le moins a ri50 cretwerk et h Kovei 300,000. Le cretwerk conlienl environ un buiaseau et trois quart» de Pologne. Il y u aussi de grands magasins /i Vladimir et a Doubno, A Loutsk» Doubno, Jitomir et Ber»lyr^ow on a établi dns fours de campagne dans lesquels on ronf* conlinuellemenl du biscuit que l*on envoie h la seconde et a .; sième armée. On a envové tous les canons de Kamientccen Foi

il) Transmis pur M générai WielhorEki.

àChouim que Ton fortifie d'une manière extraordinaire. On fortifie également de ce côté-ci du Dniester Zwaniec situé vis-à-vis de Chouim. A Kiew, outre les anciennes fortifications, on en construit de nouvelles avec la plus grande activité.

Les [lusses font apprendre à leurs tambours la manière française débattre la caisse. Ils observent chez eux une police rigoureuse et arrêtent tous les jours beaucoup de monde ; ils ont arrêté entre autres h lladzewitow un curé, homme tnNs distingué qui leur a paru suspect ; il est mort dans la prison. »

Bigrnon aa dac de Bassano (Extrait)

Vursovie, 23 juin (A E)

« Un rapport que je reçois de l'officier placé sur la frontière de Voihynie confirme le fond de celui daté de Terespol, joint à ma lettre d'hier et relatif aux mouvements de l'armée du prince Bagration. Cet officier m'écrit en date du 20 qu'un agent qui vient de parcourir les cantonnements dernièrement occupés par cette armée n'a plus trouvé sur sa route que des régiments appartenant à la 15® division du général Markow et à la 18® du prince Tcherbalof.On attend dans ces contrées l'armée de réserve que le général Tormasof doit commander, mais il n'est pas arrivé un seul bataillon jusqu'à présent »

Bolletin militaire

Tikotschin, 24 juin (A E)

« Le quartier général du général Kapsewitsch a quitté Volkovisk le 22; le lendemain le général Bagration y a établi le sien.

Les deux régiments de Cosaques qui se trouvent sous les ordres du général Karpov se sont rendus à Proujanouï, le général après les avoir conduits esl retourné précipitamment à Brest oii il se trouve encore.

Le général Doctorof est toujours à Kobrin.

Le prince de Mecklembourg est parti de Kobrin pour Vladimir où doit être retournée une partie de sa division.

Les malheureux Sakowicz et Czaskowski (1) ont été arrêtés ce matin et emmenés en Sibérie ; beaucoup d'autres personnes dont on ignore les noms ont été arrêtées en même temps. Un homme très fidèle qui se trouvait à Brest, prévenu du projet que Ton avait de

(1) Ce sont deux agents précédemment employés par M. Bignon.

l'arrêter s'est jeté dans le Bug tout habillé et est parvenu à s'échapper ; suivant son rapport on doit avoir arrêté soixante personnes à Brest et aux environs. Cependant malgré ces contrariétés deux agents ont été expédiés aujourd'hui même par Lioubolm et Vladimir et l'autre par Kobrin.

Le colonel Kouchef, fils du général commandant les dragons d'Arzamas est venu ce matin sur le pont qui sépare Brest de Terespol. Parvenu là il a prié le major Pogonovskoï, commandant de poste, de bien vouloir lui faire rendre un Cosaque qui a été pris volant un mouton sur le territoire polonais. Mais le Cosaque ayant été conduit à Siedlec, il n'a pu être rendu, quelques instances qui aient été faites à cet égard. »

Rapport des frontières russes (Exti^it) (1)

Varsovie, 29 juin (A K)

« Une partie des troupes russes qui reviennent de la Valacbie a dû arriver déjà en Volhynie. On annonce la prochaine arrivée à Doubno des milices formées dans l'intérieur de la Russie et qui se rassemblent aux environs de Jitomir.

Ces milices étaient destinées à se rendre sur le Bug.

Les divisions de Markof et de Tscherbatof se sont portées vers Brest et le général Tormasof se trouvait à Loutsk »

Bulletin militaire (2)

VursoYie, 30 juin (A E) Korozew, 27 |uiQ

« Les troupes russes continuent à marcher vers Bialystock mais toujours par petits détachements.

D'^.ux régiments de Cosaques viennent encore de quitter la ville de Siémalitsch('' et se rendent h Bielsk.

Le grand-duc Constantin était le :24 à Kobrin d'où il s'est rendu dans le district de Bialystock pour faire la revue des troupes qui s'y trouvent. Le camp de Kobrin paraît uniquement composé d'infanterie.

Les hussards de Pahlen et de Marienpol qui s'y trouvaient sont partis pour Hialystockdans le dessein de se joindre au corps d'armée commandé par le général Esscn.

On compte à Brest huit régiments de Cosaques.

(i) Joint à la dûprcho (Ut l'arohevôque do Malines du 29 juin.

(2) Jujnl à lu dt'pr-clic dt; l'archovrque de Malinos du 30 juin, n" 19.

Prenn, 19 juin

Douze mille hommes de la garde impériale russe sont attendus à tout instant h Vilna et l'on calcule qu'avec les autres troupes qui sont réunies dans celte ville et les environs, l'armée russe rassemblée dans cette partie pourra s'élever de 60.000 à 70.000 hommes.

Quelques Tartares ont déserté avec leurs chevaux et sont passés du côté des troupes alliées.

Krylow. 20 juin

Le corps d'armée aux ordres du prince Bagration a fait différentes marches en Lithuanie.

Dubienko, 33 juin

Le général Tormasof est à Doubno avec la division du général Kamenski ; le reste de son corps le suit. On assure que son armée que l'on porte à 50.000 hommes est plutôt un rassemblement de milices qu'une troupe régulière. >

Bulletin militaire (1)

Vareovio, l*»- juillet (A E) Zalesie, 30 juin, 4 heuro8 du matin

« J'arrive de Terespol où j'ai été témoin de l'incendie de tous les magasins des Russes sur l'autre rive.

J'ai reçu hier la note suivante :

Les nouvelles étrangères n'offrent rien de remarquable.

11 n'est arrivé aucune troupe à Kobrin et les Cosaques gardent seuls le Bug redoublant de surveillance. On a arrêté plusieurs Polonais de Brest et des environs.

Je pars demain, car je ne suis pas en sûreté avec les Cosaques.

Dans ce moment le commandant de Terespol arrive et m'annonce que les Cosaques viennent de brûler le pont de Brest et de Terespol.

M. Verand arrive s'étant sauvé de Wisnice.

Zalesie dans la journée, 30 juin

Tous les Russes se sont retirés à Kobrin et au delà avec toutes les autorités civiles.

La plupart des habitants de Brest arrivent à Terespol.

On prétend que le malheureux Sakowicz a été fusillé par les Russes. »

(1) Joint h. la dépc-cho du 1" juillet, n» 20.

Bulletin militaire d)

Biala, 2 juillet (A £)

« Le corps du général Doctorof est parti de nouveau de Slonim pour se diriger sur Novogrodeck d'où Ton présume qu'il marchera sur Vilna.

L'armée autrichienne s'avance sur Térespol.

Le corps d'armée aux ordres du général Tormasof avance à marches forcées vers Kobrin; il vient de la Volhynie. On assure qu'il a ordre de ne pas s'arrêter jusqu'à Slonim.

On a la nouvelle que les Autrichiens ont passé le Bug. »

Balletln den séances do conseil des ministres (extrait) (2)

Varsovie, 2 juillet (A E)

« Le suppléant du ministre de la guerre annonce que l'avantgarde polonaise est entrée à Grodno et que les Russes ont abandonné le Bug en se retirant sur Minsk. Il est convenu à cette occasion que la clôture de la frontière sera levée et qu'on étendra la communication à mesure que le pays se confédérera. . . »

Bulletin des frontières russes (3)

Varsovie, 4 juillet (A E)

« ... On prétend toujours que l'Empereur Napoléon a quitté la route de Vilna pour se porter vers (irodno, afin d'intercepter les Russes qui se retirent de Brest sur Minsk par Slonim. On ajoute que le quartier impérial esta Méretsch et que de là il a été donné ordre au général Latour-Mnu bourg de se mettre à la poursuite de l'ennemi avec le corps de cavalerie de réserve et une division polonaise ; qu'à la suite de cet ordre ce général a quitté Grodno où il n'avait fait que passer.

L'entrée des troupes polonaises h Grodno a été un jour de réjouissance publique, et ce spectacle a produit la plus vive impression sur l'esprit des habitants.

Les Russes n'ont pas eu le temps de tout enlever, et ils y ont laissé quelques magasins, même des bateaux chargés de grains ; ils en ont distribué une certaine quantité aux paysans, mais ils ont enlevé tous les moyens de transport. »

(1) Joint à la dépi^che du 4 juillet.

(2) Joint à la dcpnchc du 4 juillet.

(3) Joint à la dépêche du 4 juillet.

GRAND DUCWE UK VARSOVIE 815

Ituilctin militaire (1)

Brest, 3 juillet (A E)

« Un avant- poste autrichien a pris possession de Brest le 2 au soir ; le lendemain le colonel Suden y a fait son entrée à la tète de 300 hommes. Cet événement a produit un grand enthousiasme ; on a lieu de croire néanmoins que la joie aurait été plus vive si les libérateurs eussent été des Polonais ou des Français.

Il paraît d*ailleurs qu'il existe un grand esprit de discorde entre les Autrichiens et les Polonais. Les derniers accusent les premiers d'agir avec molesse et môme de chercher à paralyser les mouvements des armées alliées. Ils leur reprochent en outre de se permettre des vexations et des réquisitions de tous genres sous le prétexte vrai ou faux de ne point recevoir de solde depuis leur entrée en Pologne.

On mande de Divin que le 30 Juin de petits détachements de troupes russes ont traversé cette ville se rendant à Slonim. Ils appartiennent à l'armée de réserve du général Tormasof.

L*arrière-garde du corps aux ordres du général Tormasof était commandée par le général Kamenski. Cette arrière-garde vient d'être réunie à Tancienne réserve du général Tormasof dont elle forme aujourd'hui l'avant-garde.

Le 2 juillet, deux régiments de Cosaques, le 10^ et le 16*, étaient encore h Proujanouï ; on s'attendait à les voir partir à tout instant.

Il y a deux autres régiments do Cosaques à Gorokhov et des troupes régulières à Lioubolm qui font partie de l'armée du général Tormasof.

Le corps anciennement commandé par le général Ëssen a été réuni à l'armée du prince Bagration ; en attendant l'arrivée du général Borosdin qui doit en prendre le commandement, il est mis sous les ordres du général Kapsewitsch.

L'armée du général Doctorof s'est entièrement éloignée, maison craint celle du général Tormasof.

Les hussards autrichiens sont à Kobrin.

Un gentilhomme polonais qui vient de s'échapper des mains des Russes arrive à l'instant. Il assure n'avoir pas rencontré plus de 30 à 40 Cosaques entre Proujanouï et Brest. »

(1) Joint à la dépêche du 5 juillet, n* 23.

Ifullefiii iloM f^éanceii do coii!«oil des ml

n ... Le suppléant du niiDisU'c de la gii Autrichiens sontenlrrsà Hregt le 2 ; que Te il plusieurs lieues k Tentouret qu'iN paraisa Minsk ; on ajoule que le général Liitour-Mi poursuite des Russes av^ec ta cavalerie polonii

Bulletio tiiilltitirt* {i\

€ î>3 corps du général Doctorof après a vi dirigé sur Proujanouî d'oîi il a continué sa

Les Cot^aques sont a deux milles au deU c nouvelle que plusieurs centaines de voitun sont passées a Proujanouî* Les [lusses cont principaux seigneurs de la Pologne russe» n montré le plus d'attachement aux intérêts da

Le ponl qui se trouve entre Térespol et B| nuit du 2Î> pur les Cosaques. Il en a éiè de raèi valent sur les chemins que les Russes retraite. On a incendié aussi les magasins pti Droghitschin. mais la plupart n'ont pu et d'autres ont élé épargnés ; celui de Rielskorets de farine et de gruau, et plusieurs app seurs juifs. A Wlodawa le feu mis aux maga pîuie et le manque d'air ; les habitants se so échappé aux flammes sans que les Cosaqm s*y opposer.

Dans d'autres endroits les or(]ciers et les destruction des magasins ont vendu une oaienl. avant d y mettre le feu.

Les Russes ont brûlé un grand nombre de de Koden.

On ne compte pas cinq cents hommes entf

ll^ Joint à la dépôrlin dtt 5 juillet o* 23. {i) Juin» à la dopéchc du 5 jnillet, n* 23.

GKAND DUCHK UE VARSOVIK 817

Le général Torniasof est h Loustk. Son armée se dirige sur Bialystock en passant par Kobrin. Il parait, d'après les mouvements des diverses armées, que les Russes veulent concentrer leurs principales forces entre Vilna et Riga.

L'agent X a été arrc^té, près de Kobrin et conduit à Vilna.

KryloT, 30 juin.

On mande de Vladimir qu'il n'y a plus de troupes régulières dans le district de ce nom, et que Ton a fait garder les magasins par des paysans jusqu'au moment où on les a transportés du côté de Pinsk. D'après cette disposition, il est peu probable que l'on amène des troupes dans le voisinage de cette ville. »

CoDHeil dcH minifltreM. Balletin (czlrall) (1)

Varsovie, 6 juiUct (A £)

« L'ambassadeur annonce que TEmpereur est entré le 28 à Virna, à 2 heures après-midi. Il y a été reçu avec le plus vif enthousiasme.

Les ministres rapportent les nouvelles de guerre parvenues aujourd'hui. Le roi de Naples doit s'être porté avec 46.000 hommes de cavalerie du côté de Vilna. Il court un bruit que le duc de Reggio a dû atteindre et battre l'arrière-garde du général Wittgenstein. Le passage du Niémen sur Kovno n'a été nullement prévu. Les Russes complètement surpris se retirent à la hâte ; il parait que l'Empereur leur a dérobé sept marches. Le général Tormasof qui marchait sur le haut Bug doit s'être également relire. Le général Latour- Maubourg avec le corps polonais du général Rozniecki se trouve à 'dix milles en avant de Grodno. . . »

Bulletin militaire

Variovie, 9 juillet (A El 12) BreHt, & juillet

« L'armée du général Tormasof est toujours en Volhynie.

Le corps du général Kamenski. composé d'une division de cavalerie, de deux divisions d'infanterie et de quelques régiments de Cosaques a pris la route de Nov Kovel, Pinsk, Lioubachev et Nesvij. Ce corps faisait anciennement partie de Tarmée du prince Bagration ; il en avait été détaché au moment oi!l Ton y avait joint le

(1) Joint à la dépt^che du 7 juillet, n» â5.

(2) Joint à la dépî^cho du 9 juillet, ii» 27.

818 GRAND DUCHK DK VARSOVIE

corps du général Essen et il ôtail destine à former Tavant-garde de l*armëe de réserve.

Un camp formé à Lïoubolm avec cinq régiments d'infanterie du corps du générai Kamenski a été levé le 3 ; les troupes ont pris la route suivie par le corps auquel elles appartiennent.

Le district de Kobrin est, dit-on, évacué par les Russes : maïs à sept ou huit lieues de Brest et principalement vers Bouda, les forêts sont encore garnies de détacheoients ennemis ; on n'attendait à Kobrin que l'arrivée des troupes autrichiennes pour se confédérer et envoyer des dépêches au comité de la confédération à Varsovie.

Ije gouvernement provisoire de Brjest avait résolu de former dans le district une forte armée capable de 8*opposer aux efforts des Russes. Près de 5.000 hommes étaient prêts à offrir leurs bras, mais le colonel autrichien Suden s'est opposé à tout aripement prétendant avoir reçu une défense positive du prince de Schwarzenberg de ne permettre aucune mesure de ce genre ; les habitants murmurent beaucoup, ils se plaignent et demandent si trois cents hommes pourraient les garantir de la vengeance de leurs ennemis dans le cas d'un retour momentané, événement qui leur paraît être à crain* dre, d'après la position qu'occupe sur leur droite une armée russe assez forte.

Cette défense du colonel Suden ne contribue pas peu à exciter rej>prit de mésintelligence qui existe entre les habitants et les Autrichiens. On leur reproche de toutes parts leur conduite h l'égard des pays qu'ils traversent, et lorsque Ton parle devant eux des ordres du jour de l'Empereur, ils déclarent qu'ils ne peuvent les reconnaître, que ces ordres ne les regardent en rien, qu'ils ne sont point alliés mais auxiliaires, et qu'ils n'ont d'ordre à recevoir que de leur empereur et du prince de Schwarzenberg.

Malgré cette opposition du colonel autrichien, si l'Empereur l'autorise, on assure qu'il sera possible de former en un instant un corps de i 0.000 hommes dans le district de Brest... »

Kullctio des fronlièrcfl ruHses di

Varsovie, 11 juillet (A E)

(( Il y a constamment des Cosacjues vis-à-vis de Wlodawa le long du Bu|^ qui y fait la frontière, et co qui est d'autant plus étonnant qu'apr<^s le passage dos Autrichiens par la dite rivière près de Brest qui n'est éloi^^né de Wlodawa que de douze milles, ces Cosaques

(1) Juin! k fa (lôpôche dn 11.

GRAND DïjCHK DE VARSOVIE 819

auraient dû se retirer. La cause en est sans doute que les Autrichiens en refusant leur droite ont laissé cette partie de nos frontières entiôrenuent à découvert.

Le général Bagration s'est retiré jusqu'à Minsk et se porte sur Bobrouisk.

Les environs de Brest, dans une étendue de quelques milles, sont évacués par les troupes ennemies.

Les Autrichiens enlèvent tous les jours quelques hagages à Tennemi, et lui font des prisonniers dont ils ont amené plusieurs à Térespol ainsi que deux espions.

Le corps du général Tormasof est envoyé encore en Volhynie ; mais il se prépara aussi à se rendre vers Bobrouisk. Plusieurs citoyens se sont rendus à Kobrin pour y accéder à la confédération générale.

On dit généralement que le roi de Westphalie avec toute son armée est parti de Grodno pour Novogrodek vers Minsk et qu'il a môme occupé cette dernière ville par laquelle le général Bagration s'est retiré sur Bobrouisk. On prétend aussi que l'Empereur Napoléon a détaché vers le même côté par Ochmïana une partie de son armée sous le commandement dq maréchal UavoMt; ces deux corps après s'être réunis doivent attaquer le prince Bagration dont le corps doit avoir pris position entre Bobrouiak et Borisov.

On dit aussi qu'une partie des troupes autrichiennes est entrée dans la Volhynie.

On parle dans la ville d'une escarmouche entre les Cosaques et les hussards autrichiens près de Kobrin, ces derniers, à ce qu'on dit, ont dû perdre deux cents hommes en tués, blessés et prisonniers et auraient soufTert encore davantage sans l'arrivée d'un renfort de cavalerie qui est venu assez à temps pour repousser les Cosaques, t

l>e PradC à Bassaao

Varsovie. 12 juillet (A E)

« J'ai l'honneur d'adresser à Votre Excellence les 9« et iO« séances du conseil général de la confédération.

Je reçus hier au soir les deux lettres que je joins ici (1); je n'ai pas balancé à demander au suppléant du ministre de la guerre d'envoyer sur-le-champ et de tenir à poste fixe des officiers sur toute la frontière méridionale du duché opposée à la frontière russe.

(1) Ce sonl peul-iHro les doux lettres de NViolhorski et à llducke, p. 82i.

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(Vest un bomni^î

>ï'«*^ .nls d'infanlerie "^PP^^ ^n élaieni repaie" »«

Le 5 juillet, à 10 heures du soir, quelques patrouilles de hussards russes se sont montrées vis-à-vis Slavatice sur le Bug au-dessus de Brest.

Des détachements autrichiens ont enlevé à Kobrin quelques équipages et des elTets d'habillement, ainsi qu^une douzaine de soldats russes. Ces soldats étaient en dépôt à Kobrin depuis quelque temps, ce qui fait qu'on n*a pu tirer d'eux aucune espèce de renseignements. »

Rapports militaires (1)

Varsovie (A N)

c Extraits des derniers rapports militaires sur la marche des généraux russes, Bagration,Kamenski.Doctorof,Tormasof,Kutusof.

BagratiQU. — Le corps d'armée du prince Bagration qui au commencement des hostilités se trouvait aux environs de Bialistok, a constamment occupé les mômes positions, jusque vers les premiers jours de juillet, époque à laquelle il parait s*étre dirigé sur Slonim etNesvij, oi!l il a dû faire sa jonction avec le corps du général Kamenski, qui a été détaché successivement de l'armée du général Doctorof dont il formait Tarrière-garde : et de celui de Tormasof dont il était Tavant-garde.

Kamenski. — Le général Kamenski s'est mis en marche à peu près à la même époque, des frontières de la Volhynie vers Nesvij par Now Kovel, lanova, Pinsk, Lioubachev.

La marche du générai Doctorof a été suivie de Kobrin àRoujana et de là h Novoghrodek où il se trouvait à la fin du mois dernier, on ignore sa direction ultérieure.

Tormasof. — Le général Tormasof était à Loutsk dans les preniiers jours de juillet, il a toujours conservé sa position en Volhynie et a porté son quartier général successivement de Loutsk à Tortschin et Vladimir. 11 paraît que les généraux Bagration le jeune et Grochow (dont il est fait mention pour la première fois) appartiennent à son corps d'armée. 11 en est de môme des différents régiments de hussards et de Cosaques qui se montrent à Slavatice, à Oustilough et Wlodawa et en général pour toute cette partie de la frontière russe.

Kutusof. — On n*a appris que depuis peu par des lettres de Léonpold la formation du corps d'armée du général Kutusof entre Kremenets et Ostrog. »

{{) Joint à la dépêche n« 29, 42 juillet.

WielhorAki à PiimhAssadear de France il)

YarsoTie, 11 joillet (AN)

a J'ai l'honneur de vous envoyer la traduction d'une lettre écl^»^^ au général Haucke commandant de Zamosc. Gomme la copie d^ lettre ne porte pas dn signature, et que ce généraUdans sa dépècl n'entre dans aucun détail sur la personne qui lui écrit, je prends liberté de vous faire part de cette nouvelle sans en assurer la cei tude. J*ai Thonneur d'assurer à Votre Excellence que tous les droits désignés dans cette lettre sont sur la frontière môme du duc de Varsovie et qu'il conviendrait peut-être d'envoyer sur les liei pour s'assurer du fait, d'autant plus qu'il n'y a que trente-huit mill d'ici. J'ose prier Votre Excellence de vouloir bien me faire 8AV( ses intentions à cet égard afîn que je puisse prendre les mesii nécessaires. »

Traduction d'une lettre é<^rlte au irénérai Hanke de Radclelm en Gallicle, à deux milles de la fk-outlère rnsf«e

7jiimet(A N)

« J'ai l'honneur de vous annoncer que le général Tormasof s'i porté de Loutsk sur Tortschin près de Vladimir oil il a établi quartier général. La division du général Bagration et celle du géi rai Grochow ont marché sur Oustiloug. Depuis ce temps les trouj ne cessent de filer sur Oustilous:. Il 4:)aratt que tout le corps se réu entre cette place et Vladimir. L'opinion générale est que ces troup doivent entrer sur le territoire du duché de Varsovie. Ce qu'il y a c certain, c'est quo les habitants ont reçu ordre d'évacuer les roagasii de Loutsk et de Vladimir à dix-huit milles en arrière. Les régimen et les officiers ont reçu ordre d'envoyer les bagages à Jitomi Plusieurs régiments de Cosaques et d'infanterie arrivent de la Mi davie pour joindre l'armée de Tormasof. »

Bulletin militaire (2)

Varsovie, 13 et U juillet (A E\

« On est encore dans l'attente du retour des officiers envoyés pi le ministre de la guerre vers Zamosc pour vérifier les nouvelles qi circulaient depuis quelques jours sur l'approche du corps d'ar— niéo aux ordres du général Tormasof; les bruits répandus à ce

(1) Joint II la dt'pôch.» N. 29, 12 juillet.

i:^) Ne porte j)a< (<h luftiition inditiuant k quelle lettre il était Joint.

GRAND DUCHft DE VAUBOVIE »fâ

égard n*ont causé ni alarme, ni inquiétude; les on-dit d'aujourd'hui conservent Tespérance que Von a de son prochain éloignement des frontières du Duché.

L*at^tention publique est toujours tournée vers le théâtre d*où doivent parvenir les grandes nouvelles; quel que soit l'espoir on ne cache pas combien on est peiné d*étre laissé dans une ignorance aussi complète sur tout ce qui se passe à Vilha et sur la Dvina.. . .

La jonction du corps d'armée du ma^échal prince d'Eckmûhl avec celui du roi de Westphalie parait s'être effectuée comme on l'avait annoncée précédemment ; on en attend de grands résultats ; on ajoute que les Westphaliens ont été détachés du corps polonaU, et que ces derniers ont seuls obtenu de se porter en avant. ;. L'amour-propre national veut croire que les troupes du Duché unies seulement à des Français feront encore plus d'efforts pour se distinguer aux yeux de la nation qui, selon eux, fait tant poùi^ eux.

Les lettres de Brest ne savent rien de la marche des Autrichiens, elles s'accordent à donner des éloges à la conduite des troupes qui sont immédiatement sous les yeux du prince de Schwarzenberg mais aussi à se plaindre amèrement de celle des corps qui sont éloignés de son quartier général. »

llalletiD du conseil des mlhistres (extmll)

Viraorie, 16 juUlet (A E)

« Les nouvelles de guerre portent que l'armée du général Tormasof se retire en toute hâte sur Kiew, que celle du général Kamenski en fait autant et couvre la retraite. La ville de Wlodava aurait été pillée par les Cosaques, mais elle a été incontinemment évacuée. L'armée ennemie n'a pas eu le temps de dévaster le pays ; les parties de la Lithuanie où se trouvent les armées polonaises paraissent être dans l'abondance et les troupes ne manquent de rien. Une partie des individus arrêtés parles Russes dans le gouvernement de Grodno a été mise en liberlé ; à Novogrodek quelques fonctionnaires sont encore détenus. La proclamation qui doit avoir été faite par l'empereur de Russie n'est pas connue: il est probable qu'elle a paru sous la forme d'un ordre du jour Les bruits qui avaient couru sur la nomination du grand-duc Michel à la souveraineté de la Lithuanie se trouvent faux. . . t

HU

GRAND DVCiUi IlE VARSOVII-:

Itulleltn milllalre (I)

VjirsoviM, le lA Juillet (A H)

« Le gj^néral Kamenski a ordonné de rompre toutes les digues entre Ratno et Mokraroiiï. Il est positif que cette mesure i\ 6U^ '*\âentée avant-hier soir.

Pinsk est àf\h abandonné par les Russes* Le décourage inent esl au comble dans leur armée.

Le prince de Schwarzenberg est à Proujanouï

Le quartier (général du général Kamenski était le 8 a lioiol ((îhuitkbouï) sur hi route de Dubno après Kovel. Il forme actuellement l'arrière-garde du corps de TormasoT qui se relire.

U reste encore à Kovel dix-huit pièces de canon

Si les troupes autrichiennes agissaient avec énergie, elles auraient déjîi quelques centaines de prisonniers, et elles auraient empt^ché que beaucoup de magasins ne fussent bràlés ou évacués, mats non seulement elles ne font rien, mais elles mettent des entraves à ioul ce que Ton pourrait faire de bien- »

KohrïD, 1« 10 jQlIlsi

t Le général Zechmeister est arrivé ici avec sa brigade; il fonne j

Tavanl-garde du corps du prince de Schwarzenberg.

Les Russes en se retirant de Pinskont brûlé les ponts et Jes maga^ sins. Ils ont abîmé le canal Oginskî, mais le brave TwardoM^skt à ta tête de ses paysans armés a su prévenir beaucoup d'autres déî>Atjs

Les Cosaques ont brûlé le village de Borizowa

Toute l'armée de Torraasof se retire h marches turcccs sur, Kiew.

Quelques habitants du pays voyant que les Autrichiens ne feraieol | aucun mouvement pour 6*emparer du grand magasin de ïaoova ont armé leurs paysans et ont été attaquer le détachement qui gardait le magasin- Ils en ont pris possession après avoir fait prisonnier le préposé et quelques soldats. On cite parmi ces braves Polonais, NorbertSulkovvki.Adara Suikovvki. André Sulkowki, (îabrieî ^\rzt*fnkt\, Bûlowski et Poradzinski.

Les Autrichiens font des bons pour requérir du vin, «irr i ^irifcjUu sucre, du café, du papier» des plumes, de la cire h cacheter, etc.

L'armée du prince Gallilzin dans la dernière guerre coolrc PAutriche était une armée active en comparaison de celle da prtoe» Schwarzenberp; ; après une marche de cinq milleô, les trouf*^» m

{{) Joint à la déjt^hedu 16 funii^t. ii* 31.

reposent deux jours et cela dans un moment ou il paraît qu'en avançantjOn augmenterait la terreur des Russes, on prendrait beaucoup de bagages et de prisonniers, etc.

Brest, 18 janvier

La plus grande crainte règne parmi les habitants de la rive du Bug qui s'étend depuis Wlodava jusqu'à Hrubieszow, car quoique le général Kamenski se soit retiré jusqu'à Holobé, son corps occupe encore Oltoushc, Lioubolm, Vladimir et Oustilough ; et toute la rive gauche du Bug. depuis sa source jusqu'à Koden, est dégarnie de troupes alliées.

Il est cependant certain que le corps de Tormasof se retire ver^ l'Ukraine.

On répand le bruit qu'un nouveau corps d'armée venant de Turquie, s'approche du Bug, mais ce bruit paraît peu fondé.

Des Polonais se sont emparés du magasin de Divin après avoir sollicité en vain les Autrichiens de leur donner une vingtaine de hussards pour cette expédition ; ils en ont obtenu huit qui se sont joints à eux. Mais ces cavaliers arrivés à un demi-mille du magasin ont refusé d'avancer disant qu'ils n'avaient point ordre d'attaquer les Russes. Les Polonais ont marché seuls et ont pris neuf Cosaques.

lise commet des excès de tout genre à Brest. Les boutiques sont fermées. Les habitants disent que ce désordre produira des maux incalculables s'il dure encore quelques jours. Les ofHciers autrichiens achètent chez les juifs et paient en banco-zettel. On prend chez les habitants les voitures de luxe, les chevaux, on refuse d'en donner des récépissés; arrivé à la destination on les vend au lieu de les renvoyer. On prétend môme que des Autrichiens ont pillé des convois destinés à leur propre armée.

On a trouvé à lanova huit mille pouds de biscuits,quarante chefwerts (?)d'avoine, 50 chefwerts (?) de farine et dix-huit mille pouds de foin. Sans la mauvaise volonté des Autrichiens on aurait fait de plus grandes prises à Divin.

Le 4 juillet le prince Bagration a quitté Nowogrodeck avec son armée se dirigeant vers les sources du Niémen. La plus grande partie de sa cavalerie était le môme jour à Biélitsa. On assure positivement que le prince était dans un tel état de désordre, qu'après avoir cherché en vain sur sa table des papiers dont il avait besoin, il brouilla tout avec colère-, en disant: « Ma foi j'ai perdu la tête, je ne sais plus ce que je fais ».

La plupart des otages emmenés par les Russes ont obtenu leur liberté. Les principaux sont encore retenus et conduits à Pskow. »

8t8 GRAND DUCHÉ DE VARSOVIE

BalIctlD militaire (1)

Robrin, 14 juillet

« Le général Kamenski a quitté Kovel se dirigeant sur Doubno.

Le corps de Tormasof continue sa retraite.

On dit que les Russes ont adopté des cartouches à sept ou huit chevrotines au lieu de balles.

Il y a encore des troupes ennemies à Mokranouï, Oltousch et Buda, elles abtment le pays.

Les Autrichiens se conduisent mal aux avant- postes et partout.

Le prince Bagration ayant eu sa retraite coupée sur Minsk, s'est jeté à Sloutsk pour gagner Bobrouisk.

Le corps d*armée ci-devant commandé par M. le général Barclay deTolly a été confié, dit-on, à M. le général Bennigsen. »

Brest, Ujaillet

• Treize prisonniers et un officier ont été ramenés ici de Wloflava par des hussards hongrois ; mais après la retraite de ceux-ci, cette petite ville a été de nouveau pillée par les Cosaques.

La position de Brest est critique, le corps de Tormasof fort de 18.000 hommes est encore dans les environs. Le général Kamenski envoie des détachements à quelques milles de la ville où il D*y a qu'une garnison de deux cents hommes incapables de fournir des patrouilles pour éclairer les routes de la droite. Les habitants ne sont un peu rassurés que par la pusillanimité et Tineptie du général Kamenski.

Mais les Autrichiens se conduisent d'une manière si horrible dans le pays que si Ton n'y envoie un commandant de place français ou polonais, ils changeraient les amis en ennemis.

L*of(icier russe prisonnier qui est arrivé h Brest assure que le général Tormasof est à Doubno et le général Kamenski à Ilolobé.

On montre «-i Brest la lettre suivante qui a été écrite par le commissaire chargé des subsistances au général major baron Krehiich.

Quelques soldats de la brigade de Votre Excellence ont pris avec violence d'un gentilhomme de ce district nommé Gutowski demeurant h llolowozyec 2.*^() garnices d'eau-de vie et huit korets de diffé-

(1) C«' hullrtin 110 porlo p.i^ do dalft «l'envoi, il semble <[U*il a dû Hiv oxpt'dui rntre le 18 et le 20, hîs nouvelles inetlaienl de deux si quatre jours pour parvenir à Varsovie.

GRAND DUCHK DK VARSOVIE 827

redis légumes; ils ont fait la môme chose avec le nommé Felszecowski en lui enlevant avec force neuf korets d'avoine et 120 livres de pain. Knvoyé ici par la commission centrale de Brest pour fournir aux réquisitions de Tarmée autrichienne, il est de tnon devoir de vous instruire de cet accident eh priant très hurhblement Votre Excellence de m'envoyer un bon en rôi^le pour tous les articles ci-dessus mentionnés.»

Signé, Joseph SivvKowskt Coiiiiniflsaire.

On ajoute à cette lettre, la réponse suivante du général Frelich.

« Tout ce qu'on a pris en réquisition était pris pour la subsistance de la troupe et par rapport de mes ordres et des ordres du général en chef de notre corps d'armée.

De plus vous saurez bien que toutes les choses réquisitionnées ne suivaient pas ma brigade et qu'on a donné le reste des magasins au soin d'un de vos commissaires pour le remettre au commandant général de la division, baron Trautenberg; que tout est pris avec force, c'est très naturel car vous ne voulez pas satisfaire aux ordres de ceux qui étaient chargés de prendre en réquisition ce que mes troupes ont besoin pour leur subsistance. >

Urost, le 10

« La malheureuse petite ville de Wlodava a été pillée h quatre reprises différentes. Les Cosaques y sont restés pendant toute la journée du 15 el leurs patrouilles ont pillé quatre villages dans les environs. Si les Autrichiens ne peuvent pas protéger cette rive du Bug et y envoyer de la cavalerie, les Cosaques ravageront tout le pays.

Le préfet de Siedlec est arrivé h Terespol pour encourager les malheureux habitants de cette partie du Duché. 11 s'est adressé au colonel Suden à Brest pour Tinviter à prendre des mesures de sûreté et il Ta prié d'envoyer particulièrement quelques patrouilles pour tenir en respect les Cosaques.

La réponse du colonel a été évasive et insignifiante.

Le bruit public dans ce moment est que Tormasof et Kamenski font un mouvement en avant.

Le quartier général du prince de Schwarzenberg est à Proujanouï. Le préfet vient de lui envoyer une estafette pour lui demander du secours.

Les officiers autrichiens disent généralement que le prince de

mi

GRAND DIÎHHÉ DK V.

Schwarzenber,^ est runtiniienoinent on opj Reyoier. que re dernier voudrait voir avanc et qu'il assure que le corps de Tormasof fa le prince de Schwarasenberg pr^lend que poinl et que son /irroëe est tellement forte sauraient se mesurer avec elle. Les offictd opinion en exagérant sans cesse le nombre Duant le leur pour colorer d*un motif plausib se montrent très contrariés de voir dans les ] nais sarmer spontanément.

On dit que 500 Polonais ainsi armés etmoG à Pinsk et y ont pris d'immenses magasins i

Les Polonais sont indignés que lorsqu'ils commandant autrichien, on leur répond louJC en pays ennemi. Ils ne conçoivent pas que les de la France puissent tenir un semblable lanj

[l<^ Pracit à ItanHUtiA

■ L'invasion des Russes dans le midi du Duc alarmants. Les d/^partements de Lublin et de être défendus et se voient à la veille d'être livré

«renvoie h Sa Majesté par un courrier les difl nous sont parvenus depuis hier et je protite de en transmettre des copies h votre Excellence, A de M. le général Wielhorski suppléant du mînia trouve Texposé des moyens que le conseil des pour s'opposer* autant que possible, aux progrèi

J*ai cru devoir instruire du inouveraenl des R roi de Westpbalie et M. le prince de Schwarzenb

.renvoie M. T auditeur Anb»?rnon en Galicie | quelques renseignements sur les corps qui oi ceux qui se trouvent en Volhynie. Nous n*avQ faisant k cet égard, .le vais prévenir M lecoml de M. Aubernon.

Veuillez agréer» Monsieur le duc, Tassurance; considération, w

(1) Joint li la dépêche du 19 juillet, n* 31. note, p.

lofstraction poar .H. Aubernon (1)

Varsovie, 19 juillet (A E)

c L'ambassadeur de France ayant remarqué que les informations qui lui parvenaient sur les forces et les mouvements de Taile gauche de l'armée russe, n*étaient ni assez promptes ni assez exactes, s'est déterminé à envoyer en (jlalicie M. d'Aubernon, auditeur du Conseil d'État, afin d'y prendre des renseignements sur cet objet. Ces renseignements sont d'autant plus nécessaires dans ce moment que, diaprés les dernières nouvelles, une partie des troupes de cette aile gauche, après avoir passé le Bug sur les points les plus rapprochés de la frontière autrichienne ont fait une invasion dans le département de Lublin.

M. d'Aubernon se rendra h Lemberg et dans les autres villages de Galicie, qu'il jugera nécessaire. Il se pénétrera bien que le seul objet de sa mission est de connaître avec détail la force, la position^ les marches, la direction des armées russes, tant dans l'intérieur du duché de Varsovie, qu'en Volhynie, en Podolie et de celles qui pourraient venir de la Moldavie et des environs du Dniester.

11 s'adressera directement et uniquement à M. le comte de Goës, gouverneur de Galicie et au commandant en chef. Il leur exposera le sujet de son voyage aussi intéressant pour la sûreté de l'armée autrichienne elle-même que pour le service commun et les priera de l'aider à remplir son objet.

M. d'Aubernon évitera soigneusement tout ce qui pourrait être étranger à l'objet de la mission ci-dessus ou préjudicier en quoi que ce puisse être à la bonne intelligence qui règne entre les deux cours. »

Bulletin militaire (2)

Brest, 17 juillet (A G)

f Les Cosaques sonttoujours àWlodawa,un régiment de hussards russes est arrivé sur le Bug. On croit qu'il se nomme hussards d'Or, et qu'il a été levé en Volhynie. Les avant-postes étaient le 45 à Lubien sur la route de Parczow. L'ennemi annonce l'intention d'occuper tout le pays.

Le 13, il y avait déjà des Cosaques à Stulno à trois lieues de Chelm.

Wlodawa devait être brûlé d'après un ordre montré par le

(1) Note page 828.

(2) Joint à la dépêche, n» 34 du 10 juillet par estafette.

général russe, mais cette petite ville s'est rachetée, moyennant deux cents ducats.

Le poste de Koden a été surpris : Les Russes ont fait prisonniers quelques hussards autrichiens. Un seul homme s^est échappé.

Le désordre et Talarme régnent à Brest et à Térespol.

Le détachement du colonel Suden à Brest est sous les armes; quelques citoyens s'arment pour leur défense, i

Balletln des séances du Conseil des mInIsires da daohé de Varsovie (Extrait)

Varsovie, 18 juillet (A G)

(( Son Excellence l'ambassadeur de France assiste à la séance.

Furent présents :

Le président, lesministresde la justice, des ûnances, de la police, les suppléants des ministres de Tintérieur et de la guerre.

Les rapports de la frontière portent que les Russes passent le Haut-Bug sur plusieurs points très rapprochés de la Galicie. U duché de Varsovie pouvant se trouver inondé de Russes sans qu'i^ï \

ait pour le moment de forces à leur opposer, il faut tâcher d'en rassembler le plus grand nombre possible. Il est convenu que le gé*^^' rai Wielhorski appellera tous les militaires disponibles, touB l^^ officiers retirés, ceux qui ont servi anciennement en Pologne et ^^^ se trouvent en état de servir. Les compagnies de dépôt qui rest-^^ dans les places et en général toutes les gardes nationales ser*^^ réunies sur la ligne de la Vislule. On doit se concerter ave ^^ général Duluillis et présenter demain un plan de défense, i^^* ministres de Tintérieur et de la i^uerre présenteront à l'ambassade^ ^ . l'état des forces disponibles de la i?arde nationale et du maté^'^'

ft"

qiio Ton peut employer dans ce moment. Il se charge de les f**- • passer h l'Empereur. (]elte invasion paraît d'autant plus proba^^^ •. que le corps d'observation autrichien de Galicie ne pourr-^^ marcher que d'après de nouveaux arrangements pris entre ^ cours.

On lit ensuite les dépêches de Dresde, le discours du Roi à députation et son adhésion h la confédération. Les actes seront 1 en séance publique. laquelle aura lieu après le retour des deuxdép talions. »

.^liniHfre de la police (Kxtrait)

Varsovie, 18 juillet i A («)

« On écrit des environs de Brest que le corps du général KameoBl^^

se réunit près de Kovel et que, de peur d'être entouré par les Autrichiens, il a le dessein d'entrer dans le Duché, sachant que les frontières sont découvertes de ce côté-là.

D'autres lettres cependant s'accordent à assurer que les Russes se retirent dans Tinlérieur de leur pays malgré le renfort que Ion dit être arrivé en Voihynie sous les ordres du général Sacken. »

Kullelin militaire

Brest, 18 juillet (A 0)

ce On répand ici les bruits les plus ridicules sur l'approche des Russes. I.a contenance des Autrichiens n'est nullement faite pour rassurer le public. Aussi plus de trois cents habitants de Brest ontils pris la fuite. Jusqu'à présent il n'y a eu que des incursions de Cosaques et de hussards destinés à piller les environs de Bug. Ils appartiennent tous au corps de Kamenski.

lïrubieszow, Dubienko, Luchuow, enfin tout le Bug jusqu'à Koden est occupé par des Cosaques. Mais, jusqu'à cette heure, ils ne s'avancent point. Us se bornent à piller,età tirer des contributions. La 2*^ armée de réserve, sous les ordres de Kutusof se forme à Zaslaw: elle est composée actuellement de quelques régiments venus de Moldavie qui sont extrêmement abîmés et que l'on complète avec des recrues. On attend à Zaslaw plusieurs régiments qui arrivent du Caucase et de la Sibérie ; mais il faudra encore trois mois avant que cette armée soit en état de marcher.

On estime à 32.000 hommes l'armée de réserve de Tormasof, précédemment évaluée à 18.000 hommes seulement, et à 45.000 le corps de Kamenski.

Deux agents qui avaient été envoyés pour avoir des renseignements positifs sur Ifts corps ne sont pas revenus et doivent avoir été pris.

On se plaint toujours des Autrichiens. On cite surtout deux majors qui se conduisent d'une manière indigne : l'un est le major X. . des hussards de Kienmayer, en garnison à Brest, l'autre le major X .. du génie attaché au quartier général du prince de Schwarzenberg. Lorsqu'on leur porte des plaintes, ils répondent: « il faut que nous Vous fassions sentir ce que c'est que d'avoir les Français et leurs a.liiés chez vous». Le premier bat indifféremment tous ceux qui Veulent lui résister. Le second passant dernièrement comme courrier à. Brest, s'y est arrêté une demi-heure et y a fait la réquisition cijointe, la commission a voulu lui faire des représentations. Il n y a J:*épondu que par des menaces horribles et des injures.

GRAND DUCHÉ DK VARSO>

Od pille les habitations de tous les gentilsho éloignées de la grande route. »

Bulletin militaire

a Les choses sont dans le môme état. Le prin a promis des renforts, mais ils n'arrivent pas.

Dutaiilis à Berthier

Va

€ J*ai Thonneur de vous envoyer ci-joint cop nistre de la guerre par laquelle vous verrez font partie du corps des généraux Kamenski < excursions dans le Grand-Duché et dévastent 1 toute cette partie que trois bataillons d'infante

Aussitôt que j'ai été instruit par le ministn qui se passait, je me suis rendu chez lui et nou que, comme il n'a ni généraux ni troupes à s envoyer Tordre au général Haucke qui core laisser le commandement de cette place au col et de prendre celui de toutes les frontières dep Brest et Terespol, où sont les derniers postes de Schwarzenberg.

Les gardes nationales de tout le pays vont ainsi que celles deUadom etGracovie;ondistr qu'on a de disponibles.

Ces mesures sont les seules qui pouvaient è constance.

Toute la partie de la frontière depuis la Gai totalement dégarnie de troupes, mais je ne pei russe veuille pénétrer dans le Grand-Duché, p droite et à sa gauche l'armée du prince de Set d'observation du général llohenzollern ; si cett< voulait pousser des partis le long du Bug, les velleraient plus leurs dévastations.

J'instruirai Votre Altesse avec la plus gran ce qui se passera de ce côté. »

GHAND DUCHE DE VARSOVIE 833

WlelhorskI h Tambassadeur de France et à Dutalllls (1)

Varsovie (A G)

cr Le général Ilaucke communique le rapport du capitaine Bogucki daté du 16 juillet à 6 heures du matin. Voici ce qu*il contient :

« Ne me fiant point aux rapports des douaniers, je me suis porté f moi-même sur la frontière. Non loin dOustiloug, j'ai rencontré « Tarmée russe qui passait le Bug. Je me suis trouvé si près des « vedettes que j'ai été obligé de faire feu à trente pas. Comme leurs a forces étaient supérieures, je me suis retiré vers Zamosc. Enûn a les Russes passent sur tous les points et pillent les villages voici sins. Les Cosaques sont toujours en avant et nous n'avons rien à « leur opposer. »

L'ofûcier envoyé dernièrement sur les lieux me mande du 15 que la division Tormasof se trouve entre Oustiloug et Vladimir, autour de Kovel. 11 y a cinq régiments, savoir : trois de cavalerie et deux d'infanterie. La frontière même est garnie de Cosaques qui font de fréquentes patrouilles, entrent souvent dans le pays^ pillent quelques villages et se sauvent. Un habitant des provinces ci devant russes, assure qu'en Volhynie on a ordonné 5.000 voitures pour conduire les magasins vers Minsk. On fait une nouvelle levée de recrues, douze feux doivent en fournir un.

Le même officier me mande, en date du 46 à dix heures du matin, que le même jour, à deux heures du matin, les Russes, savoir les Cosaques, ont passé le Bug, sur trois points à Krylow, Strziszow et Horoldo. Entre Strziszow et Luszkow, il y avait un poste de garde nationale qui a défendu le passage et tué plusieurs Cosaques ; cependant on a été obligé de céder au nombre . Les villes de Horodlo, Hrubieszow et le village de Strziszow ont été pillés.

On ignore le nombre des Cosaques, mais on croit en général que ce n'est qu'une avant-garde qui est suivie par des troupes de ligne.

11 est possible que ces rapports soient exagérés ; cependant les ressources qui nous restent ne sont point suffisantes à mon avis pour empêcher les pillages et les dévastations qui, vu la facilité, ne feront qu'augmenter. Je croirais donc très urgent d'en instruire Sa Majesté l'Empereur et Roi qui pourrait donner ordre au corps autrichien de balayer la frontière ; en attendant que cet ordre arrive et qu'il soit exécuté, les mesures que nous avons prises suffiront,

(1) La lettre à Dutaillis est presque la raônie que celle adressée à TAoïbassadeur.

834 GRAND DUCHfî DE VARSOVIE

j'espère, pour faire voir au moins à l*ennemi que nos frontières ne sont pas entièrement dégarnies.

J'attends à chaque instant, des nouvelles ultérieures. Dès que j'en aurai, je ne manquerai pas d'en faire part à Votre Excellence. »

Dutalllls à Berthier

ViTfiovie, 19jaiUet (A N)

ft J'ai l'honneur d'envoyer ci-joint à Votre Altesse copie d'une lettre que je reçois à l'instant du ministre de la guerre polonais (1).

Votre Altesse y verra que le corps du général Kamenski a commencé son invasion dans le Grand-Duché et qu'il est en marche sur Lublin où il peut être arrivé demain.

Le pays n'a aucun moyen de défense; quelques gardes nationales armées de mauvais fusils, de sabres et de fauli ne peuvent arrêter une armée de troupes régulières.

Le ministre de la guerre a ordonné que les gardes nationales des départements de Lublin et de Siedlec passassent la Vistule sur différents points pour détendre la rive gauche, abandonnant ces deux départements à la dévastation et au pillage des troupes russes.

Je viens de convenir avec l'ambassadeur d'envoyer de suite des courriers au prince de Schwarzenberg et au roi deWestphalie,pour les instruire de ce qui se passe.

Comme nous ignorons ce qui se passe du côté de Minsk et Pinsk, nous ne pouvons savoir si c'est une invasion décidée dans tout le Grand-Duché ou si c'est une simple diversion

Praga et Modiin sont dans un bon état de défense, et je viens de renouveler les ordres pour que les approvisionnements de ces deux places soient de suite complétés.

Cette invasion est bien malheureuse pour le Grand- Duché ; l'alarme est à Varsovie et j'ai l'honneur d'envoyer à Votre Altesse une lettre que je viens de recevoir de l'ambassadeur de France. Il n'y a aucune troupe ici ; on tirera parti, suivant les circonstances, des conscrits qui se trouvent dans les dépôts, mais qui ne sont ni habillés ni rquipôs ; il y a des fusils.

il n'est pas vraisemblable que ce corps passe la Vistule. Si le corps autrichien qui est en Galicie pouvait agir, on pourrait espérer de fciire bientôt repasser le Bug aux Russes.

(1) Voir page 836.

Le corps de Kamenski est, dit-on, de viugt-cinq h trente mille hommes de vieilles troupes.

J'ai aussi l'honneur d'envoyer cijoinl à Votre Altesse l'extrait d*une lettre que je reçois d'un employé français dans le département de Siedlec. »

Ambassadeur de France à Dutaillls

Varsovie. 19 (A N)

« Monsieur l'ambassadeur de France a l'honneur d'envoyer à Monsieur le général Dutaillis la copie d'une lettre du ministre de la justice (1). Dans la note du président, il est dit que l'invasion a eu lieu le 17, et que le 18, les Russes étaient à portée de Lublin. Le tribunal de Lublin demande la permisssion de se disperser et annonce qu'il a dirigé les caisses et autres objets les plus importants sur Varsovie.

Le conseil des ministres a été convoqué, et il serait possible suivant les circonstances que je l'invitasse use mettre en permanence. >

Extrait de la lettre d*an employé dans les administrations françaises à Dutaillls

Tcrespol, 16 juillet, 10 heures du matin

« Des renseignements parvenus ce matin nous apprennent que les Cosaques ont encore occupé hier pendant toute la journée la maiheureuse ville de Wlodawa, et que leurs partis ont pillé et dévasté quatre villages les plus près de cette ville, qu'elle-même depuis la journée du 13, l'a été quatre fois.

M. le préfet n'ayant pu décider M. le colonel baron de Suden qui commande à Brest h envoyer quelques troupes pour rassurer les malheureux habitants de cette contrée, il vient d*expédier un courrier à S. A. le prince de Schwarzenberg, commandant en chef le corps autrichien et dont le quartier général se trouve à Proujanouïà huit milles de cette ville, pour l'inviter à prendre quelques mesures à cet égard. M. le préfet attendra ici la réponse de ce général.

Les habitants de la ville et du district de Brest se sont adressés dès le 3 du courant h M. le colonel baron de Suden pour savoir s'il leur permettait de s'armer et de s'organiser en troupes pour s'opposer aux entreprises des Cosaques, et leur patriotisme est tel que je crois qu'ils eussent pu rassembler, et ils proposaient même de le faire sous dix jours, une force d'environ 6.000 hommes, mais

(1) Manque.

le colonel leur a répondu qu*il avait reçu ïot de s'opposer formellenient à toute mesure d^ Cette réponse n'est point d'une nature trè pauvres habitants qui. dès le 2 courant, ayl dération polonaise se trouveraient exposé Russes. > \

j L'ambasumdear de France au ri

« Je m'empresse d'adresser à Votre Majesii tre de la guerre du duché de Varsovie, sur l- Tarmée russe. Elle forme une réunion de hui et il n'est pas du tout certain qu'elle ne soit mée du Danube qui, en partie ou en totalité^ le cercle de Tarnopol .

Votre Majesté sent trop les inconvénients d une armée très considérable, pour ne pas pr res propres h rendre cette invasion la moii désastreuse pour les opérations des armées, i

Wielhorskl à Dotalllls et à I'

c J'ai l'honneur de vous prévenir que le ii res du matin un corps russe a passé le B savoir : les Cosaques à Krzylow, des hussardi l'artillerie à Strzyszow et Horodlo. Le qu; corps a été établi à Hrubieszow et les avant Mellina. Ces troupes ont resté stationnées p€ jour-là les troupes russes ont passé le Bug av forces. Le 18, à 3 heures du matin, les avat tés h Woyslavice, village situé entre Uchan ignore la force réelle du corps; on croit génér division commandée par un prince dont on r est probable que c*est une partie du corps d( tion de ce corps paraît être sur Lublin, car il € route qui conduit de Zamosc à Lublin.

A Krylov, les gardes nationales ont fait r avoir perdu du monde, on a été forcé de cédei

(1) Pièce jointe à la déptcho précédente.

WlelhorskI (liapport au Conseil des ministres)

Varsovie, 19 juillet (A G)

« Les rapports qui nous arrivent de toutes parts ne permettent plus de douter de l'entrée des Russes dans le territoire du duché de Varsovie ; ce n*est plus une invasion de Cosaques guidés par Tesprit de rapine et Tespoir du butin, c'est un corps composé d'infanterie, d'artillerie et de cavalerie de ligne sans compter les Cosaques.

Jusqu'ici on croit que c'est une division, mais rien n'assure qu'elle ne soit bientôt suivie par un corps plus considérable. Il est donc urgent de prendre toutes les mesures nécessaires, sinon pour défendre le pays au moins pour retarder la marche de l'ennemi et Tempécher de s'emparer du pays entier. Voici les moyens que j'ai employés et dont j'ai l'honneur de rendre compte au Conseil.

J'ai envoyé Tordre à Lublin de réunir autant de gardes nationales que Ton pourrait. Ces gardes, sous les ordres du major Tison, se porteront vers Pulawy, où, après avoir passé la Vistule, elles enverront des patrouilles pour éclairer les bords du fleuve.

La garde nationale de Siedlec se portera également vers Pulawy, sous les ordres du colonel Swidersley. La garde nationale de Cracovie se portera vis-à-vis de Krechow ; celle de Radom à Leczyca ; celle de Plock à Gora. Celle de Kalish à Leczyca, celle de Posen à Gora. Trois cents hommes du dépôt de Modlin, infanterie, se porteront à Gora. Nous aurons en outre deux cents hommes de cavalerie bien montés, que je répartirai sur les différents points ci-dessus désignés et qui serviront à éclairer môme la rive droite de la Vistule, tant qu'on pourra le faire sans se compromettre.

J'ai de môme fait mettre en état de servir comme artillerie légère deux pièces de 3 et un obusier de 7, qui seront attelés et servis par quelques canonniers et des cavaliers tirés des dépôts de Varsovie. Les places de Modlin et de Praga sont armées et approvisionnées sufû.samment pour être à l'abri d'un coup de main. Les munitions et les armes ne manquent pas. Pour commander toute la ligne de la Vistule, j'ai invité le général Kozinski à se rendre surle-champ à Varsovie, où il recevra les instructions nécessaires.

Il est malheureux sans doute d'ôtre obligé d'abandonner à l'ennemi deux départements; mais l'impossibilité d'y tenir sans troupes de ligne me paraît démontrée. Il ne s'agit donc que d'empêcher le passage de la Vistule. Pour arriver à ce but, j'ai cru qu'il n'y avait d'autre parti à prendre que celui dont j'ai l'honneur de vous rendre compte. Je crois cependant de mon devoir de prévenir le Conseil que toutes ces mesures ne pourront faire qu'un effet moral,

838 GRAND DUCHR DK VARS<

car certainement avec la meilleure volonté pc ligne, sans artillerie, sans officiers, nous flatter du succès de la défense si Tennemi noui

Haacke (extrait) (i)

c Les Russes restent encore près de Ilrub leurs patrouilles jusqu'aux environs de Uchao font des excès. Ils enlèvent tous les citoyens autres ils ont enlevé M. Balinski d'Uchanié ment le département. Il est impossible de p du soulèvement, car les habitants sesont cac s'accordent à dire que le détachement des B chasseurs à pied, des hussards de la liberté d tout 1.200 hommes. Ce qui se passe de l'a pas connu. 11 est impossible de savoir si Ton Ce que j'ai pu apprendre des déserteurs rusi de Tormasof n'est composé que de 12.000 ha ment de 12.000 hommes et 24 pièces d'art Wyszwa (près Maciejowa) le 10 du courant, f Ce corps est commandé en chef par le gén< deux généraux de division sous ses ordres, batof.

N'ayant point de cavalerie, je ne puis agir comme les circonstances le demanderaient, forteresse. Néanmoins après mt^tre assuré de j'enverrai domain un bataillon à (îrabowiec et now, et c'est pour faire une démonstration surprendre Ilrubieszow. Mais les bataillons r forte Hîsse.

J(» vous prie très instamment de m'envoye cavalerie ; avec .'{00 chevaux je sorai en étal province de pareilles incursions. »

DufailliN À Ucrtliier

Varsovie, '2«.> juilk

« Los rapports (jui ont élé faits an ministre

(1) Joint à la .It^prch.' du 19 iV 34. {:i) D'apn's la lettn* du duc d«; IJassano du 20 juilj a dû i''ti'«' transmis li' ±i.

et dont j'ai eu Thonneur de vous envoyer copie hier ne paraissent pas se confirmer.

D'après la lettre qu'il m'a écrite hier, il lui était annoncé que les Russes avaient passé le Bug sur trois points le 16 du courant avec cavalerie, infanterie et artillerie, et cependant le rapport du général Haucke qui commande à Zamosc annonce que le 17, 1 heure après-midi, Tennemi n'avait fait passer le Bugqu'à quelques centaines d'hommes de différentes armes

Je vous envoie ci -joint ce rapport.

Le ministre de la guerre avait été instruit des mouvements deTennemi par lesecrétaire général du département de Lublin, mais le général Haucke qui est à Zamosc est bien plus près du Bug et plus à même d'observer et d'apprécier les mouvements et la force de l'ennemi.

L'invasion qui a été faite sur la route de Lublin pourrait ne l'avoir été que pour masquer un autre mouvement, et l'on assure que les généraux Kamenski et Tormasof n'agissent que pour faire une diversion en faveur du général Bagration qui se retire en toute hâte sur Kiew sur le Dnieper.

L'ordre qui avait été donné de faire passer sur la rive gauche de la Vistule les gardes nationales de Lublin et de Siedlec ne devait être exécuté que dans le cas où l'ennemi serait en grande force.

Ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le mander hier l'alarme était à Varsovie. M. l'ambassadeur de France et le conseil des ministres parlaient de départ et de se retirer sur Plock; je les ai toujours rassurés en leur disant qu'il ne paraissait pas possible qu'une armée russe pensât à passer la Vistule dans la position de nos armées et pût arriver à Varsovie laissantderrière elledeux cent millehommes.

Nous attendons à chaque instant des nouvelles de Lublin avec bien de l'impatience.

J'ai l'honneur d'envoyer à Votre Altesse ci-joint copie de la lettre qui a été écrite par le préfet de Siedlec au prince de Schwarzenberg et copie de la réponse qu'il a faite au préfet.

Les craintes d'une invasion dans le Grand-Duché commencent à se calmer, et ce sera maintenant aux gardes nationales à repousser les invasions des Cosaques sur les différents points où ils pourraient se montrer.

J'ai envoyé des officiers de plusieurs côtés; j'aurai l'honneur d'informer successivement Votre Altesse des rapports qui me seront adressés.

Le bruit s'est répandu aujourd'hui à Varsovie qu'un corps autri-

chien de 22.000 hommes était sorti de la Galicie et s'était porté à Tomachov. » (1)

Haucke à Wlelhorski

Zamosc, 17 juillet, 1 heure après-midi (A N)

« Ayant reçu vos ordres à 11 heures par estafette, j'en ai arrêté l'exécution vu les circonstances, car jusqu'à présent on ne peut rien savoir de positif des projets de l'ennemi. Outre le rapport d'hier, je n'ai aucune particularité à ajouter, sinon que Tennemi a passé le Bug sur deux points près Hrubieszow et Krylow. Il doit se trouver dans ces deux places quelques centaines d'hommes de différentes armes, savoir : Cosaques, hussards et chasseurs à pied. On ajoute que l'artillerie ainsi que l'infanterie est toute prête de l'autre côté de la rive pour passer le Bug, ce qui pourtant n'a pas été confirmé parles rapports officiels. Auprès de Dubienkotout est encore dans la plus parfaite tranquillité. »

Extrait du rapport de SIedIec

19 juillet (A N)

(( Le préfet du département a reçu dans ce moment par une estafette la nouvelle que les Cosaques (comme j'ai eu l'honneur de vous l'annoncer) après avoir pillé Wlodawa ont également pillé les villes de Slowatice et de Koden.Près de Wlodawa, on a aperçu un nombre assez considérable de Russes composé d'infanterie et de cavalerie. La cavalerie s'est porté vers Terespol et Brest sur les deux rives du Bug. Le corps russe passe sur notre territoire et prend le bétail, brebis, etc.

Le préfet, après avoir reçu celte nouvelle, a envoyé des exprès sur les lieux pour prendre des renseignements plus exacts des mouvements ci-dessus mentionnés ; dès qu'ils seront de retour je ne manquerai pas, mon général, de vous en faire part. »

Préret de Lubliu à Schwarz.enbergr

Terespol, 16 juillet (A N)

« Croyant que les rapports sur la position dangereuse des districts de Wlodawa et de Biala me paraissaient exagérés, j'en ai voulu être convaincu par moi-même et, c'est pourquoi allant à

(1) Les quatre pit'ces suivantes sont jointes à cette lettre.

Wlodawa, je suis arrivé lundi dernier à Biaia ; malheureusement j'ai appris que tout ce qu'on me rapportait n'était que trop vrai et qu'il n'était plus possible de pénétrer plus loin, puisque depuis l'escarmouche de lundi Wlodawa est chaque jour pillé par les Cosaques qui y arrivent le matin et reviennent de leur côté au soir. Aujourd'hui j'ai des nouvelles positives qu'ils poussent plus loin et que jusqu'au matin d'hier six villages autour de Wlodawa étaient entièrement ravagés.

Les choses étant ainsi, non seulement le département de Siedlec mais Varsovie môme est exposé aux dangers imprévus et incalculables.

C'est pourquoi, mon prince, je crois de mon devoir d'en prévenir Votre Altesse et de la prier au nom du pays si imminemment menacé de prévenir les suites peut-être bien fâcheuses et de le protéger avec la capitale même selon les vues que Votre Altesse a eu la bonté de me communiquer étant à Siedlec. 11 suffirait, à ce qu'il me paraît, d'envoyer des patrouilles un peu fortes pour remonter le Bug depuis Terespol jusqu'à Wlodawa et elles suffiront à tenir en respect les pillards jusqu'à ce que les projets ultérieurs de l'ennemi puissent être mieux à découvert. Au reste, mon prince, me remettant à votre sagesse pour les mesures les plus convenables aûn de parer les conséquences de l'état actuel des choses. . . »

Schwarzenbergr aa préfet de Lublln

Proujanouï, 18 juiUct (A N)

« M. le lieutenant-colonel Boufal m'a remis hier à 8 heures du soir la lettre que vous m'avez fait honneur de m'écrire de Terespol en date du 16 juillet. Je prends une part très vive aux inquiétudes que vous m'y témoignez, et je ferai certainement tout ce qui pourra dépendre de moi pour les faire cesser.

La position que j'ai fait prendre à mon armée me met à môme de vous rassurer entièrement sur le danger d'une invasion ennemie par un corps de troupes considérable ; une pareille tentative de la part des Russes ne pourrait tourner qu'à leur perte, et je me flatte qu'ils auraient tout lieu de s'en repentir. Mais quant aux incursions des Cosaqueë sur différents points de votre département, il ne tiendra pas toujours à moi de les en empêcher ; les mesures que je pourrais prendre à cet égard devant être subordonnées à un plan général qui dirige mes opérations et dont je ne saurais me départir dans aucun cas. Néanmoins je vais donner les

ordres nécessaires afin de mettre un frein aux ravages que les Cosaques se permettent le long du Bug depuis Terespol jusqu'à WIodawa, mais j'ai l'honneur de vous prévenir que ces dispositions ne devront être exécutées qu'autant que les circonstances le permettront, et que je pourrais les combiner avec les mouvements généraux.

Veuillez être persuadé, Monsieur, que je me prêterai toujours avec le plus grand plaisir à tout ce qui pourra vous être agréable, en vous priant de recevoir en attendant les assurances nouvelles de ma considération la plus distinguée. »

Préfet de Lublln

Lublin. ^ juillet, 6 heures du soir (A G)

« Les rapports officiels que j'ai reçus dans le courant du 49 et du 20 annoncent que les Russes, après avoir passé le Bug le 16 sur les points désignés dans mon ancien rapport, ont établi leurs camps sousHrubieszow, où ils restent en permanence, après avoir établi des grand'gardes et des vedettes tout autour, de manière à ce qu'il est impossible d'avoir des nouvelles positives sur la force de ce corps. Ils envoient la nuit des patrouilles de 10 jusqu'à 50 hommes qui arrivent jusqu'à Krylow, Cichoburz Geribin, Hostyn, Horiszow Ruski,Jaroslaw, Uchanié,Woyslavice,et même sous Dubienko Des patrouilles aussi fortes ont fait croire d'abord que c'était l'nvantgarded'un corps ('onsidéral)le. 11 est prouvé maintenant que ce ne sont que des patrouilles qui. après avoir pillé les environs, retournent à leur poste. Il y a diiïcrentes opinions sur la force du corps campé près de Ilrubieszow. Dans le fait nous n'avons rien de certain il cet égard; selon le rapport du sous-préfet deChelm, il croit, d'après les notions que lui ont données des maires et des émissaires qu'il avait envoyé»^, que ce corps est composé de 1.500 hommes, tant hussardsque hulans, Cosaques Jnfanterie et artillerie légère. Le maire de Dubienko et le sous-préfet de Zamosc annoncent qu'on a établi nn pont sur le Bug près de Ilorodlo, ce qui prouve que le corps stationné près de Ilrubieszow y était encore le 19 du courant et que ledétachement qui s'est porté surl'chanié et Woyslavice et que l'on avait pris pour une avant-garde, n'est autre chose qu'une patrouille. Les Russes, en général, pillent les endroits où ils passent et ce n'est qu'en se rachetant qu'on s'en délivre. Ils emmènent des citoyens ; entre autres ils ont enlevé à l'chanié M. Balinski, propriétaire et maire de l'endroit.

Le secrétaire général arrivé aujourd'hui de Varsovie m'a rendu compte du plan de défense projeté. Gomme les circonstances ont changé, je demanderai que la garde nationale de Lublin, ainsi que la levée en masse de Siediec ne se mettent en marche pour occuper les points sur la Vistule, que lorsque l'ennemi les aura forcés à la retraite. »

Kœhanowsky (1) à I ^ambassadeur de France

Varaovie, 22 juillet (A G)

« Je viens de recevoir une estafette du préfet de Lublin, en date du 21 du courant, à 2 heures après-midi, dont le précis est que les Russes gardent toujours la même position près de Hrubieszow; que toute communication avec cette troupe est tellement coupée qu'on n'a nul moyen d'en connaître la force, ni les desseins ultérieurs. Ils ravagent les alentours et emmènent tous les citoyens de marque qu'ils trouvent sur leur passage.

Il paraît qu'ils n'ont point d'ordre d'aller en avant, et qu'il ne serait pas difficile de les chasser de notre territoire, mais le préfet dit qu'il ne peut rien entreprendre depuis qu'il a reçu un ortire du ministre de la guerre de remettre le commandement de la garde nationale de son département au commandant delà place de Lublin, auquel il a été enjoint de se replier avec toutes ses forces sur la Vistule, ce qui ne peut qu'alarmer tout le monde. Le préfet pense qu'il serait beaucoup convenable d'aller en avant pour déloger les Russes, et préserver le pays du pillage. Il promet de se mettre à la tète des gardes pour aller à la frontière, pourvu qu'il ait quelques officiers expérimentés, n

Préfet de Lublin au ministre de I^Intérieur

Lublin, 2? juillet (A G) (2)

« J'ai l'honneur de vous annoncer que, suivant les rapports du 20 courant, les Russes restent toujours dans leur position près de Hrubieszow. La communication est entièrement coupée ; c'est pourquoi il est difficile de savoir au juste leurs forces et leurs intentions. Leurs patrouilles se portent en avant et sur les flancs, se livrent au pillage, enlèvent les citoyens, les fonctionnaires publics, le bétail et tout le blé qu'ils rencontrent. Récemment ils ont enlevé

(1) Ministre de l'intérieur.

(2) Reçu à Varsovie à 9 heures du soir.

M. Szafczynski, propriétaire de Kostyn, homme distingué, et M. Tesleski, juge de paix, tous deux citoyens du district de Hrubieszow. D'après les rapports que je viens de recevoir,, dansée moment-ci, il paraît que les Russes n'ont aucun ordre d avancer, et qu'il conviendrait de rassembler la force armée pour chasser tous ces détachements qui sont entrés dans le département. Mais je ne peux actuellement rien entreprendre. J*ai reçu hier par un courrier Tordre du suppléant au ministre de la guerre de rassembler toutes les gardes nationales du département, et de les rendre sous le commandement de M. le major Tysson, commandant de place à Lublin, et M. Tysson a reçu par le même courrier Tordre de se retirer vers la Vistule avec toutes les gardes nationales rassemblées. En conséquence de ces dispositions, j'ai ordonné de rassembler toutes les gardes à Lublin ; mais j'ai Thonneur de vous observer que dans la position actuelle des choses, il aurait fallu faire avancer ces gardes vers le Bug, d'autant plus que les détachements de l'ennemi n'attaquent que les contrées qui ne sont pas défendues. C'est pourquoi je crois qu'il serait utile que le ministre de Tintérieur s'entendît avec le ministre de la guerre, afin d'autoriser le préfet à employer les gardes dans la direction du Bug, jusqu'à ce que les circonstances le forcent de se retirer sur la Vistule. Le préfet assure que la sûreté de la ligne de la Vistule ne sera pas compromise et que l'arrivée des gardes à Pulawy ne sera pas retardée d'une minute en cas de besoin. Cette mesure est d'autant plus nécessaire que la retraite subite des gardes sur la Vistule jetterait parmi les habitants une terreur inutile. Le préfet est intentionné de se mettre à la tète de la levée du département qui lui est confié, d'être sous le commandement du général Haucke et conjointement avec les troupes de ligne, d'avancer sur l'ennemi. Il prie seulement de lui envoyer quelques officiers pour organiser ces masses d'hommes. Les officiers supérieurs gagneront la confiance, et tout le monde prudemment conduit servira, sinon à vaincre l'ennemi, du moins à TefTrayer (i), »

De Tradt s\ Bassano (extrait)

Varsovie, *2i juillet (A K>

« D'après l'invitation de Votre Excellence, j'ai adressé k LL. EIl les ministres dos finances et de l'intérif^ur les demandes relatives à la fourniture de 3.000 chevaux et de oOO.OOO boisseaux

(I) Transmis par le général Wiclhorsky.

d*avoine. Ils sont dans les dispositions les plus favorables peur accélérer les deux achats. Cependant le ministre de Tintérieur n'a pas dissimulé la difficulté de trouver des chevaux dans le Duché après tout ce qu'il vient d'en perdre Je suis témoin que ceux qu'on lève pour les bataillons du train qu'on forme à Varsovie sont de la plus chétive espèce et pour la plupart impropres à un service qui exige l'emploi de quelque force. Malheureusement la Volhynie est encore occupée par l'ennemi, et tous les Etats voisins sont fermés.

J'ai chargé M. de Brevannes,en l'absence de M. Aubernon,de surveiller révacuation des magasins deModlinetde Pultusk.M. deBroglie est chargé de surveiller le transport des avoines et de correspondre avec Votre Excellence et M. l'intendant général »

Bulletin militaire (1)

Brest, 20 juillet (A N)

(c Hier 19 à midi, les chasseurs autrichiens sont partis de cette ville se dirigeant vers Bouikov ; à 10 heures du soir les hussards sont également partis, prenant la môme route. Ils n'ont laissé dans Brest que soixante hommes et un capitaine.

On apprend que les Russes ont occupé à nouveau Mokranouï et les environs. Toute la commission de Brest et les confédérés sont en fuite.

Cent Cosaques sont entrés hier à Hrubieszow et ont exigé une contribution en argent.

[l y a encore aujourd'hui un poste de Cosaques h Wlodawa. »

Brest, 31 juillet

« On est un peu plus tranquille ce matin, parce qu'on a annoncé l'arrivée prochaine de troupes polonaises.

L'occupation du pays par les Autrichiens a beaucoup empêché d'armements volontaires. Ils les ont contrariés de toutes les manières. Le major X a dit publiquement que tous les confédérés

devraient être arrêtés pour la sûreté de l'armée autrichienne. Le colonel Suden plus modéré disait : « Je ferme les yeux sur les confédérations ; mais je ne devrais pas les permettre i.

Deux déserteurs russes ont rapporté à Brest que le général Tormasof, continuait la retraite, mais qu'arrivé à un certain point de la Volhynie, il a changé de direction et s'est porté sur le Dniester

(1) Joint à la dépêche n» 38 du 26 juin.

au lieu de marcher sur le Dnieper. (Cet avis est contredit par les rapports suivants) : (i)

Le prince de Schwarzenberg a quitté Proujanouï se dirigeant sur Pinsk. »

Brest, -22 jnillet

« Le mnjor autrichien X... ayant fait piller la maison d'un gentilhomme polonais, sous prétexte que ses ûls étaient au service de la Russie et ne sachant que faire d*une quantité considérable de linge et d'habits trouvés dans cette maison, s'est décidé à en faire une vente publique qui a été annoncée dans la ville au son de )a trompette.

Les officiers autrichiens font des bons, pour ce qu'ils achètent de force chez les marchands, prétendant que ces bons doivent tUre payés par la Commission du district; mais h la présentation de ces pièces, elles sont reconnues nulles et souvent signées par des noms empruntés.

Le capitaine X... commandant les soixante hussards autrichiens, a fait piller dans la ville plusieurs magasins, sous le prétexte d*une réquisition de drap et de toile pour son régiment.

Toutes ces vexations ont produit contre les Autrichiens une haine qui est déjà beaucoup plus forte que celle que l'on portait aux Russes. D

Brest, '23 juillet.

c Le général de brigade Freiich s'est mis en mouvement de Malels le 19, passant par Komsk et lanova pour se rendre h Pinsk.

Le prince de Schwarzenberg ëlail encore le 20 à Proujanouï ; il n'en est parti que le 21, mais tout son corps d'armée était en mouvement sur Pinsk dès le 19.

Le général Zechnieister est encore à Kobrin.

Les ponts entre Rudnïa et Mokranouï que les Autrichiens avaient réparés, ont été de nouveau détruits par les Russes. »

Brest, i^ juillet, par estafeltt;.

f Dans ce moment arrive un agent qui était absent depuis vingttrois jours. 11 a parcouru la Volhynie et il i^apporte qu'au 18 et au 20 juillet les généraux russes étaient placés de la manière suivante;

Le général Kutusof, à Zaslav;

Le général Tormasof, à Loutsk ;

(1) Note do l'eipéditeur.

Le général Kamenski, à Kovel ;

Le général Markow, près de la montagne nommée Kniaziowska Gura, non loin de Ratno.

Il ajoute que ces quatre corps sont nombreux mais composés de milices et de nouvelles recrues parmi lesquelles régnent le découragement et le plus mauvais esprit.

Le président de la commission de Kobrin écrit à celui de la commission de Brest, sous la date d'hier 23 juillet :

c Que la brigade Zechmeister est partie de Kobrin pour Malets ;

c Que 5.000 S&xons sont attendus pour le 24 dans le district de Kobrin ;

<f Que de petits détachements de la division Markow paraissent aux environs de Divin.

< Et que le général Kamenski est encore à Kovel. »

Les 60 hussards autrichiens doivent quitter Brest à un« heure après-midi, au grand contentement des habitants. Le capitaine X... qui les commande a mis le comble à ses procédés en faisant enfoncer les portes de la cave de plusieurs particuliers et enlevant tous les vins fins quis*y trouvaient. La commission de Brest s*est dissoute, ne pouvant résister aux injures de cet officier et ne voulant rien lui accorder au delà de ce qu'il a le droit d'exiger ; elle a mieux aimé se retirer et protester contre tout ce qu'il fera. Elle a envoyé des estafettes au prince de Schwarzenberg et au général Zechmeister pour se plaindre de ce capitaine X...

80 cavaliers saxons arrivent au village de Bouikow et doivent entrer à Brest (ces lettres sont conûrmées par les rapports officiels à Siediec).

Des lettres arrivées ce matin et écrites hier de Wisnice annoncent que mille Cosaques et autres cavaliers russes sont entrés à Wlodawa dans la journée du 22 et qu'ils se sont avancés jusqu'à Dosobrud. Us ont pillé plusieurs villages des environs. »

Bulletin militaire (1)

Varsovie, le 26 juiUet (A N)

t Le préfet de Lublin a fait parvenir au gouvernement de nouveaux rapports en date du 23 qui confirment quant au fond ceux qui avaient été transmis précédemment sur les mouvements des Russes; mais quant aux détails ils s'écartent un peu de ce qui avait été annoncé en premier lieu. Us disent en substance que les troupes

(i) Joint à la dépêche du 26 joillot, n« 33.

russes composées d'environ un bataillon d'infanterie avec six pièces de canon, d'un régiment de Cosaques, d'un de Tartares, de détachements de hulans et de hussards commandés par le prince Madatow sont entrés le 16 dans le district de Hrubieszow par Horoldo, Strziszow, Grodeket Krylow.

Qu'après avoir forcé à lloroido la garde des frontières et lui avoir tué quelques hommes et fait quelques prisonniers, elles occupèrent le môme jour Hrubieszow et envoyèrent leurs patrouilles à Motelin où elles rencontrèrent un piquet sorti de Zamosc qui se repliait sur Stostynne.

Ces rapports ajoutent : le i7, les avant- postes russes poussèrent jusqu'il Hostynne du côté de Zamosc et à Uchanié du côté de Lublin, le môme jour on s'occupa à établir un pont sur le Bug et à y faire passer des troupes Le 18, les Cosaques avancèrent d'Uchanié à Woyslavice et d'Hostynne à Horiszow. Ce môme jour et le 19 on pilla tous les environs, on maltraita les habitants, on enleva le sous-préfet de Hrubieszow et on le transporta avec tout son bureau à Vladimir.

Le 20 dans la nuit, l.i garnison de Zamosc fit une sortie pour reconnaître les forces russes, mais le môme jour à 6. heures du matin, les troupes commandées par le prince Madatow quittèrent Hrubieszow; on a appris que le 20 et le 21, elles avaient occupé Dubienko, Siediisèze et avaient poussé jusqu'à Dorohyska sur le Bug, pillant et dévastant tout ce qu'elles trouvèrent sur leur passage.

Les dernières nouvelles parvenues le 215 à Lublin portaient que les mômes troupes russes marchaient par Swierze sur Wlodawa : elles se trouvent confirmées par l'occupation de Brest et de Terespol. »

Bulletin militaire (1)

SirMllec. -25 juillcf (A G).

(( Les Russes sont entrés à Brest, à 1 heure du matin. Les Saxons ont été obligés de se retirer.

Le général Markow commande le corps vers Kobrin ; le général Kamenski celui qui est vers Chelm.

Les lettres des environs de Siedlec portaient que les avanl-postes russes sont à Korolowka, qu'une division, sous les ordres du général Kutusof est campée sur le Bug, près de Wlodawa, moitié sur la rive gauche, moitié sur la rive droite.

(l) Joint à la dépêche du 27 juillet.

Siedlec, 26 juillet par estafette

« Dans la matinée du 25, trois régiments russes de cavalerie sont entrés à Térespol venant de Koden. Un de ces régiments a occupé Brest. Ils n'ont point pillé ces villes, ils ont seulement exigé cinquante ducats en or et dix-huit voitures de foin. Un de ces régiments est cosaque ; le deuxième hussards, et le troisième hulans polonais russe (Kowno Lipolski).

Pendant que la cavalerie passait de Térespol à Brest, il entrait aussi à Brest de l'infanterie avec quelques pièces de canon, par Adamkow, campagne à une demi lieue de la ville.

Les piquets de Cosaques se sont avancés jusqu'à Kobelani et Pratulin.

Les Russes ne laissent passer personne de Brest à Térespol et réciproquement.

Il paraît que ces corps appartiennent à une des divisions de Kamenski.

La garde nationale de Biala s'est retirée.

La pospolite ou levée en masse s'approche de Siedlec. »

Siedlec, 36 juillet au soir

(c On assure positivement que le général Kutusofîest àWlodawa.

Les Russes construisent une digue pour aller de Ratno à Pinsk par les marais. Ils y travaillent depuis six jours.

Il y a des troupes russes à Divin^ depuis le 24.

Le général Markow s'est retranché à Kniaziowska Gura, en deçà de Ratno, non loin du canal de la Muchawiec.

On assure que Tarmée de Tormasof s'est mise en mouvement du 23 au 24 et qu'elle s'est portée sur Loutsk par Vladimir où ce général a établi son quartier général.

Le jeune prince de Ilohenzollern est passé par Siedlec, venant de Léonpol et allant au quartier général du prince de Schwarzenberg. Il a dit au préfet que l'armée de 20.000 hommes commandée par son père n'avait pas quitté le 23 les frontières de la Galicie autrichienne, mais que l'on croyait qu'elle entrerait incessamment dans le Duché. Il a ajouté que quelques partisans russes s*étaient présentés devant Zamosc, mais qu'ils avaient été repoussés par la garnison. »

Rapport de l'officier envoyé sur la frontière

TikotschiD, 25, il heures du matin (A N)

« J'ai visité toute la frontière depuis Hrubieszowjusqu'àKrylow

850 GRAND DUCHÉ DE VARSfl

avec un détachcraent d'infanterie etdecav( personne sur notre territoire. Derrière le Bug y a trois cents hommes de dragons; vis-à-vis cents hussards et Cosaques. A notre arrivé Krylow l'ennemi a doublé les postes. Tout le que de 4.000 hommes, ce que je puis assurer centré autour d'Oustilough et de Kovel. La c Bug, dès qu'elle n'aperçoit pas de nos troupi pille les villages voisins et s'en retourne à la

Commandant de place de Lnblln à 1

« J'ai l'honneur de vous faire part, mon gé détachement de cavalerie ainsi que du retouf de Zamosc.Les Busses campent à Wlodawa enti Leurs avant-postes sont à Okoninka et à i postes sont de 50 à 60 hommes. On a cru poi ce n'était que de la cavalerie, savoir des carat à cheval, des hussards et des Cosaques. En p nuit du i[], ils ont consommé 1:20 voitures de i bruit qu1ls vont à Térespol. On ne peut pat nombre ; on présume toutefois qu'il monte i distingue de l'autre côté du Bug près de Wlodt on entend distinctement leurs musiques et tami sur leur garde. »

llaacke (3)

Zamosc, 7b juillet

<( Je puis annoncer avec certitude que le génén vers Brest, a avec lui i.OOO hommes dont i.OOi rie et chasseurs, et '^000 de cavalerie, dragoni mais surtout Cosaques et Baschkirs. Il a marché Bug. Le régiment de hussards noirs de Lambei lieutenant-colonel Bagration a côtoyé la rive . et le reste de la cavalerie ont lîlé le long de la i lin, et traîne à sa suite un grand convoi de vi mille du pays.

(1) Joint k la dépe^che du 27 juiUot.

(2) Joint à la dépêche du 27 juillet, n» 39.

(3) Joint à la dépêche du 27 juillet, n* 38.

Je reçois de difïérenls points la nouvelle que dans la journée d'hier on a entendu des coups de canon du côté de Ratno. Nos colonnes mobiles ont entièrement nettoyé les frontières du département de Lublin. >

Rapport du ministre de la police da Duché (1)

Varsovie, 26 juillet (A N)

« Le ministre de la police a l'honneur de faire part à Son Excellence Tambassadeur de Fiance, qu'il vient de recevoir un rapport du préfet de Siedlec en date d'hier au soir à 7 heures, d'après lequel les Russes sont entrés le même jour à 3 heures du matin à Brest et à Terespol après avoir forcé à la retraite les troupes qui s'y trouvaient. Il paraît que c'est la même colonne qui avait été à Hrubieszow et qui a passé ensuite par Wlodawa en longeant le Bug sur ses deux rives ; on faisait monter toutes ces forces à 5.000 ou 6.000 hommes et 2 pièces de canon. Sur ce nombre 1.000 hommes, tant d'infanterie que de cavalerie, suivaient la rive gauche et le reste sur la droite d'oii, en marchant vers Brest, ils s'étendaient sur un demimille de terrain environ. Deux Cosaques que l'on avait rencontrés aux environs de VIodawa demandaient le chemin de Biala. Ils pillent tout ce qui se trouve sur leur passage, enlèvent le sel des magasins et le vendent sur les lieux à quatre florins le tonneau.

D'après le môme rapport^ un détachement de 80 lanciers saxons se trouvait h Brest où il avait relevé les Autrichiens, au moment de l'arrivée des Russes. On y avait également annoncé pour le 25 un bataillon d'infanterie saxonne, mais un courrier arrivé à minuit a apporté la nouvelle que l'infanterie s'était rendue à Kobrin, attendu que l'ennemi faisait des démonstrations sur ce point. >

Bulietio militaire (2)

Siedlec, 27 Juillet (A G)

c On annonce que 7.000 Russes ont passé hier à Brest ; 5.000 ont continué leur marche vers Boulkow et Kobrin. Les 2.000 autres se sont joints aux troupes déjà campées près d'Adamkow à une demilieue de Brest.

Il y a un fort piquet de cavalerie en avant de Terespol.

Biala n'est pas encore occupé par l'ennemi.

On assure que la cavalerie russe, qui est entrée à Brest, est

(1) Joint à la dépêche du 27 juillet.

(2) Par estafette. Joint à la dépêche du 28 juillet.

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commandée par le général Tschaplitz. Ce gén l'état du 23 mai, comme ayant le commande de la seconde armée en i"*^ ligne. Il faut remai régiment de hussards de Pawlograd, qui est ic teurs, au nombre de ceux qui se trouvaient le i de Kovel, sous les ordres du général Kamensl été toujours désignée comme appartenant a qui fait partie de Tarmée de Bagration . »

Ministre de la police du Duché (Ra

€ D'après les lettres particulières, 10.000 I aux environs de Brest et quelques centaines à '

Le 22, i. 000 Russes sont entrés à Wloda^ 7.000 tonneaux de sel.

Le 23, des troupes que Ton disait appartenir Kutusof étaient survenues aux environs de WI< tillerie et une nombreuse cavalerie.

Le U, un détachement de 2.000 Russes deva corps, s*était porté vers Rozanka, et quelquei côté du Bug, avaient pris la direction de Brest, mouvement est dirigé sur l'aile droite de l'armé zenberg.

On ajoute que de petits détachements ont été et Parczow, et que, chemin faisant, ils annon sur Varsovie.

Le 25, d'autres petits détachements marcha

Le 2G, d'après les mômes nouvelles, un autre passé par Koden, se portait sur Brest, pour se s'y trouvait déjà. »

Kozinslii à DutailliM

• L'ennemi marchant sur Brest a pris soin de par plusieurs régiments de cavalerie qui descem rive gauche, et je ne puis pas vous dire encoi avec toutes ses forces, ou bien s'il les a partagé Wolhynie. Aussitôt que le peu de cavalerie q

(1) Joint à la dépêche du 28.

dépôts arrivera à Lublin, je pousserai des partis par les points de Ghelm et de Hrubieszow, et je ne manquerai pas de vous instruire, mon général, de l'effet que produira cette fanfaronade.

Veuillez, monsieur le général, instruire M. le général Reynier que je me trouve sur le flanc gauche et sur le derrière du corps ennemi qui est entré à Brest. Si le ministre de la guerre m'envoie les compagnies de vétérans, tous les dépôts et quelques pièces de campagne, ces renforts réunis aux gardes nationales et aux levées que je puis tirer des départements me mettraient en état de faire quelque chose de plus que du bruit. »

Etat dressé d'après les déclarations des déserteurs ioterrogrés à Zamosc le HH Jaiilet (1).

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