‹ Campagne du Cassini dans les mers de Chine [microform], d'après les rapports, lettres et notes du Commandant de Plas. Enrichie de plusieurs cartes pour l'intelligence du texteChapitre 7 sur 68 · PRONONCER · texte numérisé non relu

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Ai, comme dans haie, mais, frais.

An, comme anne, ou ain dans pain.

Ang, comme dans rang.

Ao, comme oio anglais prolongé (howl).

Ei, entre é et i.

En, comme enne dans antenne, mienne.

Eng, comme enne, le g ajoute un son nasal.

Eou, entre eu et au. Les Anglais écrivent ow ou au.

lien, yen, comme dans mien, tien, sien.

lieou, yeou, comme eio dans le mot anglais peu; .

In, yn, comme dans héroïne.

Ing, yng, comme dans le mot anglais thing.

Ong, comme dans long.

Un, comme dans lune, fortune.

Les diphthongues ao^ ia, io, ien ne forment qu'un son.

L'A devant i se rapproche du ch dans chien.

L'A devant a, e, o, se rapproche de 1'?* ou du j espagnol.

L'apostrophe indique l'aspiration de la consonne initiale.

La Chine, cette vaste portion du continent asiatique, gouvernée de nos jours par la dynastie des Tsing, constitue un des plus vastes empires qui aient jamais été soumis au sceptre d'un seul homme. Cette contrée, que l'on croit immuable, a été l'un des pays les plus secoués par la guerre civile et les révolutions politiques. Longtemps son territoire fut partagé entre une multitude de royaumes ennemis. L'un d'eux, appelé royaume du Milieu, à cause de sa position centrale, imposa son nom à tout l'empire. Depuis cette époque, il y a quatre mille ans, la Chine a été gouvernée par vingt-huit familles, dont les trois dernières sont : la dynastie mongole, la dynastie nationale des Ming et la dynastie tartare des Tsing.

Quiconque a lu l'histoire du Bas-Empire se représentera aisément la décadence actuelle de cette monarchie

païenne, aussi vaste quel'Europe entière. Les derniers coups de canon tirés en Chine, en élargissant les voies à l'exportation du thé, de la soie et des homaies, ont aussi aidé les bonnes et les mauvaises doctrines k pénétrer plus facilement dans ce pays. D'un côté, les missionnaires admirent avec bonheur les merveilleuses transformations de la grâce : l'esprit du peuple s'améliore, les masses commencent à s'ébranler, et les nouveaux convertis se montrent souvent capables des plus hautes vertus; mais, d'un autre côté, ils constatent avec douleur les ferments de discorde qui continuent de bouillonner dans toutes les sphères de l'administration. « C'est, lisons-nous dans un mémoire du P. Brouillon, dans l'armée, le manque de cœur, de forces, d'armes et de discipline ; dans les académies, conservatrices jadis sévères du goût antique, une littérature vide, sonore et si molle que le nom de la mort en est banni ; dans le commerce et l'agriculture, le manque de sécurité et des impôts arbitraires substitués à l'impôt légal au gré des exacteurs ; dans la magistrature, la rapacité, l'injustice officielle, le vol effrontément pratiqué par les chefs des tribunaux à. l'aide de leurs satellites. »

Nous n'avons pas l'intention d'étudier l'attitude des puissances européennes en présence des derniers événements du Céleste Empire ; aussi ces notions sommaires nous suffisent-elles pour apprécier le rôle protecteur de la France à l'égard des missions catholiques en Chine.

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