‹ Campagne du MexiqueChapitre 16 sur 19 · LE CHASSEUR D'AFRIQUE · texte numérisé non relu

LE CHASSEUR D'AFRIQUE

If arche sur Puebla-*— zouaves à etaeval. —Lauriers entrelacés — Guérillas et chasseurs. — une proie facile. — D'un mort bien vivant. -— Goionment le bandit Domingo et sa troupe furent capturés par un peloton d'amazooes. — Les contreguérillas.

Le corps expéditionnaire, grâce aux nombreux renforts qu'il avait reçus, dessina sa marche sur la Puebla; notre cavalerie, en protégeant la tête et les flancs des colonnes, eut à soutenir plusieurs combats contre les juaristes qui avaient une grande confiance dan$ leurs escadrons réguliers.

Avant de décrire un des brillants faits d'armes de nos chasseurs d'Afrique, uous allons esquisser à grands traits la mâle figure des soldats de cette arme.

228 SOUYBHUfl Dl LÀ 'CÀXPAGlfl DU lOXlQVB.

On pourrait déflnir le chasseur d'AMque: im zouave à cheval I

Même esprit de corps, même système de recrutement, mêmes allures et mêmes habitudes !

Du reste, une estime et une afTection profondes unissent ces deux troupes par les liens d'une touchante et inaltérable amitié ; toujours ensemble, on les voit cote à côte dans les marches, le cavalier hissant sur son cheval le sac du fantassin.

En garnison, ils traversent les rues bras dessus bras dessous, s'arrêtant aux mêmes cabarets pour y boire frais sans Jamais s'y prendre de querelle.

Au camp, ils s'asseoient en cercle aux mêmes foyers; quand il y a nopces aux zouaves, les chasseurs d'Afrigne sont du festin ; il est sans exemple que l'un ait mangé le veau gras du butin sans inviter l'autre.

C'est à ce point que dans les prises d'armes, un colonel de chasseurs envoie toujours im tronipette sonner le boutfe-seïle au bivouac des zouaves, certain que la moitié de ces hommes y sont en train de fricoter (terme consacré).

«oirrsNiRS DE u ciMPioin du vbxiqïïx. 229

Quand les zouaves scmt aux prises avec Fennemi, les cliasseurs se haussent sur leurs étriers et suivent avec une ardente sollicitude les péripéties du combat, et ils confondent leur gloire avec celle de leurs camarades.

Rien de bizarre comme un zouave racontant une charge de chasseurs d'Afrique et disant: « Nous avons sabré ici ; notre premier escadron adonné là ; nos chevaux n*en pouvaient plus. »

Quant aux chasseurs, ils ont pris Malakof et ils narrent ainsi TafEsôre : « Notre premier bataillon a débouché des tranchées, nous sommes tombés sur les Russes à la baïonnette, etc. »

Il en résulte pour l'auditeur non initié une confusion telle qu'il ne comprend rien au récit des troupiers d'Afrique ; il voit avec stupéfaction les fantassins à cheval et les cavaliers armés de baïonnettes s'élançant sur des brèches.

De mémoire de soldat il n'y a pas eu de duel entre les deux corps!

Le chasseur joue dans la cavalerie le rôle du zouave } c'est un éclaireur intelligent, prudent àroc

V|0 somrxHiis ni li^cj^inwnv hkuqiv*

caidOA, audacieux quanl il le faut,. Imbil^ à se^tirer d!afiaire; fertile en ressources» plein d'initiatiye et de résolution.

: Dans lesgrandes manœuvres et les attagu^dlensembleles escadrons déploient la fougue enragée de l'infanterie 4' Afrique et choisissent le point faible avec autant de . coup d'œil qu'eU^. Tel est le chasseur.

Au reste, menant la vie de campagne comme son compère de l'infanterieet sachant conmie pas un se procurer ses avises et faire bouillir sa marmite (style trouj^er). Nous ne nous appesantirons pas plus lon£;temps sur ce caractère et nous renvçrrous nos lecteurs à notre monographie da zouave, publiée au déhut de cette œuvre ; qui dit Tun, dit l'autre.

Toutefois, nous raconterons plusieurs, traits de ruse qui prouvât que nos cavaliers algériens sont gens d'esprit.

Daus ïçs derniers temps^ de ToccupatiQn, les guérillas mexicains redoutaient tellement les chasseurs (^'ils n*osai,ent jamais attaquer les convois gardés

par les sabres reddutables de cfô derniers..

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