sovyiifiis di u càmpactni do «ziqdk
dette aperçut trois cavaliers juaristes qui l'obser* vaient, mai^ qui se tenaient à distance respectueuse; la chasseur voulut se donner le plaisir d'un engagement avec ces sentinelles ennemies ; il tira
sur elles ; elles ripostèrent. C'est ce qu'il voulait.
Faisant mine d^ètre toucM, il se laissa aller sur la croupe de sa monture qu'il éperonna pour être emporté vers les guérillas. Il joua si bien son ii51e de blessé que les trois cavaliers juaristes y furent pris. Ils s'élancèrent pour arrêter le cheval, et s'en emparer après avoir achevé le Français ; mais celuici se redressant, cassa la tète d'un guérilla d'un ' coup de pistolet, et désarçonna l'autre d'un coup de sabre. Le troisième s'enfuyait, mais il fut abattu d^m coup de mousqueton.
Le chasseur rentra avec trois chevaux et reçut une ovation méritée. Chaque jour on jouait de pareils tours aux maraudeurs qui entouraient nos camps.
Les chasseurs d'Afrique fournirent attx contreguérillas, organisées par nous, des officiers excellents, tirés parmi nos maréchaox-des-logis.
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L'un de ces chefs d'irréguliers fit une. capture importante de la façon la plus drolatique.
Un certain Domingo, bandit de profession et juariste pour le quart d'heure, tenait la campagne et dévastait la contrée que gardait notre contreguérilla ; en vain celle-ci fouillait tous les ravins et tendait des embuscades pour rencontrer Domingo et sa troupe ; le brigand était insaisissable.
Un jour le chef français trouva le moyen d'attirer Domingo dans un piège; il fit raser six de ses
meilleurs soldats, et il les affubla de robes de femmes; Tun joua le rôle d'une vieille grand'mère ; un autre celui d'une matrone qui pouvait passer pour la fille de la vénérable aïeule ; deux autres avec du blanc d'Espagne se rajeunirent au poiut qu'à distance on les eût pris pour les petites filles de la bonne dame.
Enfin le sixième cavalier se grima en gouvernante anglaise.
Cinq autres soldats se déginsèrent en servantes négresses ou indieimes.
Un beau matin, cette escouade de dames monto
€34 sooYxiriRs di u giiipagnk bu xhiqui.
sur des mules ; Tofflcier , eu tenue de gandin mexicain, accompagna ces senoras ; derrière lui, guaire serviteurs armés suivaient la caravane. C'étaient des soldats résolus, mais des voleurs pouvaient par^ {aitement croire qu'ils fédéraient au premier coup de feu, selon la coutume des peons^ qui abandonnent leurs patrons quand le danger est un peu setieux.
Le reste de la contre-guérîUa conduisait six mulets qui étaient censés porter les bagages des voyageurs; ces arriéres avaient des fusils, mais les bandits savent par expérience que les muletiers ne font jamais feu.
On semit en route à l'aube ; à midi Domingo n'avait pas encore paru ; les contre-guerillas se désolaient quand la bande surgit d'une barranca (ravine),
Chacun simula une peur horrible ; les dames surtout se démenèrent sur leurs montures en poussant des cris d'effroi ; la vénérable aïeule poussa la conscience jusqu'à s'arracher quelques-unes des mèches de cheveux; . qu'elle s'était fabi^qùées avec des
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crins arrachés à la crinière d'un cheval blanc. Ce spectacle était touchant ; mais le farouche Domingo et ses féroces compagnons n'étaient pas hommes à se laisser attendrir par une scène de désespoir. Tous les brigrands mirent pied à terre et ils coururent, les uns vers les bagages, les autres vers les dames.
Tous ces coupeurs de route étaient de joyeuse humeur ; Domingo semblait ravi ; en vrai capitaine malandrin, il s'était adjugé la plus jeune senorita qui faisait mine de s- enfuir et qu*il poursuivait en riant.
Soudain, comme les voleurs étaient à portée qui des dames, qui des muletiers fort effrayés en apparence, une voix cria: Feu/ Les arrier os ^ les domestiques et leurs senoras saisirent des revolvers cachés sous les vêtements et criblèrent de balles, envoyées presque à bout portant, les bandits dont pas un n'échappa.
Quant à Domingo, la senorita qui s'était laissé atteindre par lui, avaitune telle force musculaire qu'elle le fit prisonnier, ce qui ne laissa pas d*éton«
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ner ce Fra-Diavolo mexicain, peu habitué à ren-* . contrer chez les femmes une pareille vigueur de poignets.
Inutile d'ajouter que Domingo, « honteux comme un renard qu'une poule aurait pris, » futjugé, condamné et exécuté au milieu d'un grand concours d'Indiens qui voulaient s'assurer de rww, qu'ils étaient enfin débarrassés du tigre-des-broiMs ailles; c'était le nom qu'ils donnaient à ce brigand.
On le voit, nos chasseurs d'Afrique surent donner une habile et vigoureuse impulsion aux contreguériUas au commandement desquelles ils furent appelés, et ce n'est pas un des moindres services que ces intrépides cavaliers aient rendu à l'empire mexicain.