‹ Campagne du navire l'espoir de Honfleur 1503-1505: Relation authentique du voyage du CapitaineChapitre 8 sur 18 · Rencontre de vAreohf flottantf · texte numérisé non relu

Rencontre de vAreohf flottantf

Ilcfn disent que huit jours après la Toussaint virent flottant en mer de longs et gros roseaux auecques leurs racines, que les deux Portugallois disoient estre le signe du Cap de Bonne-Espérance, qui leur fit grand joye ; et parce qu'ils ne voyoient les oiseaux dits Manche-de-velours, estimoient la nauire faire cours pas (1) bien au dessous dudit Gap; comme aussy de ce que sentoient un froid plus grand.

U*— Venu ooptrairefl.

Disen t que lors commencèren t(2] à avoir temps et vent contraire, si que par après de trois sepmaines n'auancèrent guières. Et leur mourut Gollin Valseur, leur principal pilotte, d'apoplexie subite; qui fut h %V^i% perte du vegage.

Et fut ledit malheur suiuy d'autre, «çauoiri de rudei tourmentes , si véhémentes , que contraints furent laisser aller, par aucuns joprs, au gr^ de la mer, kV^m bandon ; et perdirent leur route; dont etpient fort 9k(m fligez, pour le besoin qu'ils auoient d'ei\W^ et se r^n fraichir en terre.

IS.T-Bèoouverte d'une {TAnde terre.

Disent que la tourmente fut suiuie d'aucuns calmes, si qu'auançoient-ils peu. Mais Dieu les reconforta 5

(1) ms: par.

(2) m8 : commençoient.

c^r ils pomm^neèrent à Ysir pliiai^iir» ui«0«ux v^nwi et f^tQUPpan« d» costé du 9ud, ce qui leur fil punMr

que de là ils n^étoient éloignez de terre : pour quQjt jaçoit qu'£|llpr ]à fust tourner }e dos à TJndq oriçptalle, néct^ssiié cy fit tourner les vesles; et le cinq Janvjer dépouvprent unp grande terre, qu'ils ne purent aborder que r^t^soi^ant du lei^demain, obstapt up vent d^ terre contraire \ et encrèrent à bon fqnd.

Et dez ledit jour aucuns de l'équipage furent en te^rre reconnoistre; et dez le matin suyuant fut enuoyé la barge ranger la coste pour troquer port, et reuinf raprès-mydy t ^^ conduisit la nauirç dans une riuière quelle ^uoit trouuée, qui est quasipient çonniiqq ]^ celle de Orne.

iélapp ^0 i|pi|^0i|i^fi |eirre« f|e« Iii^ew,

IS^. ^ Btat du navire^ et réfolutioni en fiooféquenoe.

Pi^eul aUoir séjourné jiuditpjiys jusqqes en Jpllieli suyuant , pour y auoir trouué la nauire si veruiqlufi etgMtée,qu die auoit grand besoin de rabout ; 4 quoy fwt employé non petit temps, pour le manque d'puurier« experts es (1) choses*

D'où les compagnons de la nauire s'occasionnèrent d^ vouloir reuenir en France, refusant nauiger dudît lieu en l'Inde, disant ladite mer n'auoir esté encore nauigée de Ghrestiens, le temps estre perdu, le prin-. cipal pilotte psir pareils en qui étoU la maistres^e fiaqçe du voyage; et qui plus fut, que ladite nauire fut ju« gée ne pouuoir souflrir tel Tegage, Si que pour cet

(1) nu : et.

raisons et autres, que tretous signèrent pour la descharge du capitaine, fut aduisé le retour en Chrestienneté»

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