‹ Campagne du navire l'espoir de Honfleur 1503-1505: Relation authentique du voyage du CapitaineChapitre 7 sur 18 · OBltliàUoit ûé Vêqtkipagë et dlipdliliiëiii ÛB AèpHH · texte numérisé non relu

OBltliàUoit ûé Vêqtkipagë et dlipdliliiëiii ÛB AèpHH

Disent qu'enlanauires*embarquèrenten tout soixante âmes ; et du bon vouloir de Irestous, et speciallement de cil des bourgeois de la nauire, fiit estably capitaine et chef principal iceluy de Gonneuilie, pour gouuerner le vegage à son mieux, auec Taduis de Andrieu de la Mare

(1) fM : RuBades. — Les rassades sont les verroteries , généralement d'origine vénitienne, qui jouent un si grand rôle dans le trafic des Européens avec les sàuvagcë.

(2) TM : drogues.— Le droguet était une sorte de bure ou étoffe à chaîne et trame dissemblables, fort employé dans la troque.

et AnthoineThiery (1), des dits bourgeois de la nauire, qui etoient du vegage.

Et pour le mestier de la mer etoit pour pillotte Colin Vasseur, de Saint-Ârnous lez de Touques (2) , boo vieux routier et maistre; et Noilet Epeudry deGrestaing, sous pilotte.

Et tous, tant principaux que compagnons, receurent auant partir leurs sacremens, tant pour la fortune d'un si loingtain vegage que pour la doutance de ne les receuoir de longtemps pour ce qu'il n'y auoit de chapelain en la nauire, et alloient hors chretienneté.

Et ainsy s'en partirent du hable de Honnefleur le propre jour de Monseigneur saint Jean Baptiste, Tan de grâce mil cinq cens trois,

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Toyage d'aller.

s. — He Sonfleiir ma Cap Verd.

Disent outre, que parlys, la mer afflorée de vent nord-est propice, en dix-huit jours ou viron paruinrent aux isles Ganarres, qui sont terres haultees, surtout la celle de TeneriOe, entre laquelle et la Gomarre passèrent sans s'y arrester, allant de là quérir B<irbarie, costoyans ledit pays, qui est terre basse et razes campagnes.

De Barbarie furent quérir les isles de cap de Verd, pleines de monts et rocs», habitués demeurans Portugallois, qui là fout leur principalle Irafîcque de cabretes, dont lesdites isles abondent.

Et outre passez, paruinrent à la grande terre dudit

(l)i»w; Thury.

(3) ms : le dit Tongues.

cap de Yerd, pays à Maures, qui trocquèrent, avec ceuK de la nauire, du coucbou, manière de ris, des poulies noires, et autres vicluailles, pour fer, nissades (1), et telles babiolles; dont fut ladite nauire rafraîchie, en* semble d'eaûe, et Détoyée de sapineltes : cy ayant pour ce demeuré dix jours.

t. — IHi eap Verd à l'Bqiiateiir.

Item disent qu^eux remis en mer, la vigille Saint* Laurens fut arresté de prendre cours loing de la coste d^AOricque, pour éuiter les dangers et pestilence de sa coste, El iiuoient lors vent assez fauorable,qui continua bien six sepmaines; fors que parfois s'esleuoient des tourbillons en temps serain, qui lourmentoient fort, mais ne duroient guieres. El aussy éloient incommodes de pluyes puantes, qui tachoient les habits; cheules sur la chair, faisoient venir bibes ; et éloient fréquentes»

IS.— PaiMfe de Ia Ugne.

Item disent que la ligne de M) l'Equateur fust par eux outrepassée le douzième septembre*, et virent tant deçà que delà, à l'aller et reuenir, des poissons volants par bandes comme feroient en France estourneaux, ayans ailes comme de souris-gaudes, ct(3)aprocbant en grosseur d*un harang blanc : plus se voyent des dorées, marsoincz et autres poissons, dont les matelots faisoient prise et chaudière.

Et lors commença en la nauire le mal de mer, dont bien les deux tiers de ré<|uipage fut affligé ; et en moururent le sieur Goste d'Harfleur qui de curiosité venoit

(l)in«: rasudes.

(3; nu : et.

(S) mi: ou.

au vegage, Pierre £Î6iieaupis i9( I^Q|iy# Le Çg^pwtîfP d'Honnefleur, Cardot Hescamps artilljer du Ppnt e** de mer, Marc Drugeon du Br^uil, et Pbilippes MifH» de Touques.

Et dès Ion se commençoient à conduire p^r U QrailM de l'autre pôle,

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