GRAND VENT
Enfin l'aube viendra, frêle et toute frileuse, Revêtir d'or léger les collines dormeuses ; Puis le Vieux la prendra pour en parer sa tête, Et les souffles vaincus pleureront leur défaite — Tandis qu'emmitouflant la plaine abandonnée Où sommeillent les blés de la prochaine année, La Neige bienfaisante ornera son corsage Des glaçons suspendus aux tuiles des villages....
Même si cet hiver ne devait pas finir,
Ame errante ravie au vent qui se désole
Et s'épuise à crier de sinistres paroles,
Tu t'en iras, parmi la plaine, recueillir
Des flocons doux et froids comme des souvenirs.