UN AUTRE
Tu nous diras l'effroi de la Forôt mauvaise....
LE BERGER
Comme un bois fort rallume une mourante braise, Vos paroles s'embrasent dans mon cœur ! Je romps les Morts et je chasse la peur Pour te conquérir future Arcadie
Rêve en ascension virile vers l'Idée, Mon âme est nouvelle-née !
Alors tous l'entourant et se donnant la main, Ils mangèrent le pain et ils burent le vin En disant : « C'est juré î »
Et, comme le printemps se pâmait dans la nuit, Comme au bord des prés frais des femmes s'arrêtaient
Offrant leurs bouches et des fruits, L'un d'entre eux leur fit signe et se prit à chanter :
Belle, la lune est si calme :
Pris aux lèvres des naïades, Le soir dort dans les roseaux Et pas môme un oiseau Ne se lève —
LE CHŒUR
Vois languir au long des grèves L'eau qui rêve.