LE ROSSIGNOL
« Amour ! le soir charmant me grise Car sur cet arbre s'est posée Ma sœur timide, ma promise :
La bien aimée.
Tout le printemps rit dans mes pleur.- Viens : les ramures inclinées Te berceront contre mon cœur, O bien-aimée !
Voici le nid, voici la couche Où tu dormiras dorlotée....
Je frissonne quand je te touche O bien-aimée ! »
La tribu fait silence, en extase, le chêne Criblé de lune semble un temple aux lampes d'or : Plus haut que les rumeurs confuses de la plaine La voix du rossignol grandit et monte encor.