‹ Campagnes de KabylieChapitre 9 sur 12 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

I. Classement des plaies, par régions. Les documents à laide desquels nous avons rédigé l'Histoire médico-chirurgicale des trois campagnes de Kabylie de 1854, 1856 et 1857, portent à 2,169 le nombre des blessures qui — indépendamment de 284 coups de feu immédiatement mortels au champ d'honneur — ont atteint nos soldats durant trois grandes périodes de combats;

En relevant ces chiffres, sur les rapports des chefs de service des ambulances actives et des Hôpitaux, nous avons du faire remarquer : 1° qu'une partie de ces cas chirurgicaux avaient été parfois inventoriés et traités lotalement en dehors de notre contrôle (colonnes détachées, agissant isolément et dont l'effectif ne comportait pas d'ambulance) ; 2° que d'autres fois, par suite d'évacuations trop rapides, de conservation, dans les ambulances régimentaires, des blessures légères, la vérification et la classification de celles-ci étaient devenues impossibles.

La récapitulation topographique suivante de plaies d'armt» à feu ne concerne donc, en réalité, que les militaires blessés,

inscrits sur les feuilles d'entrée aux ambulances e Hôpitaux, ceux dont le diagnostic a pu être posé et au besoin rectifié.

Ainsi constitué, cet ensemble de 1422 blessés se décompose ainsi :

Plaies du crâne 113 dont 27 lraclures

— de la face 89 — 18 d°

— du col 18 *

— du rachis 8 — 5 d°

— de poitrine 135 — 83 pénétrantes

— de l'épaule 79 — 19 fractures

— du bras 99 — 33 d°

— du coude ,21 — 8 d°

— de Pavant-bras 27 — 10 d°

— des mains 41 — 26 d°

— de l'abdomen 51 — 32 pénétrantes

— des parties génitales. . . 10 »

— du bassin 45 — 5 fractures

— de la cuisse 127 — 31 d°

— du genou 35 — 7 d°

— de la jambe 96 — 27 d°

— des pieds 39 — 14 d°

Plaies contuses, contusions, etc. 389 »

II. Rapport des blessures des membres aux fractures des os correspondants. 495 blessures des membres ont donné lieu à 156 fractures, soit, en chiffres ronds, une fracture sur trois blessures, proportion qui serait évidemment de beaucoup réduite, si la classification régionale des contusions et plaies légères avait pu intervenir dans notre dénombrement.

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