‹ CampanellaChapitre 20 sur 300 · Amabile, Cast., t. I, p. 143-lii · texte numérisé non relu

Amabile, Cast., t. I, p. 143-lii

4. Voir l'extrait <lu Rcminiscentur cité plus haut en note, Kvacala, 0. c, p. 34.

CAMPANELLA DANS SA PRISON DE NAPLES ')l

ridiculisent, et adopter désormais dans ses lettres non plus le ton impératif du proptiète et du réformateur inspiré, mais celui du pécheur repenti qui s'humilie et qui demande son pardon ^ Telle est bien, en effet, l'attitude à laquelle il se résout à partir de 1617-1618, comme en témoignent, nous le verrons, un nouveau mémorial adressé au pape Paul Y et, la dédicace du Reminiscentur.

Dans l'intervalle qui s'écoule entre 1609 et 1618 se placent deux événements importants de la vie de Campanella. Le premier est, en 1613, la visite de Tobias Adami qui, avec son élève Rodolphe de Binau, vient à Naples où il fait un séjour de 8 mois 2. Le second est la rédaction, en 1616, de VApologia pro Galilaeo, qui fait suite aux relations nouées par correspondance avec Galilée à partir de 161P. Nous relaterons plus loin d'une manière détaillée le second de ces drnix faits*. La conséquence du premier fut. quelques années plus tard, l'extension rapide en Europe de la réputation de Campanella. En quittant Naples en effet, au mois d'octobre 1613, Tobias Adami emporte, pour les confier à l'imprimeur, les principaux ouvrages du philosophe, dont il publie par la suite la plus grande partie. Le Résumé de Physiologie paraît le premier, en 1617, sous le titre : Prodomus Philosophiae instaurandae. Ensuite viennent La Monarchie d'Espagne, traduite en allemand par Besoid (1620) et le De sensu rerum et magia (1620). Puis c'est le tour des poésies : Scelta d'alcune poésie filosofiche (1622) et de l'Apologia pro Galilaeo (1622), envoyée en Allemagne par les soins d'un ami de Campanella.

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