‹ CampanellaChapitre 22 sur 300 · Voir ci-après : Cinquième Partie, Chapilie premier, II · texte numérisé non relu

Voir ci-après : Cinquième Partie, Chapilie premier, II

Enfin, en 1623, sont publiées la Realis Philosophie epilogisiica et la Civitas Solis'^'. C'est ainsi que grâce aux efforts persévérants tentés par son meilleur ami pour faire connaître son nom et ses œuvres, se tisse peu à peu autour du philosophe un réseau toujours plus vaste de relations et d'amitiés.

En 1618, Campanella a achevé le grand ouvrage intitulé : Quod Reminiscentur et convertentur ad Dominum universi fines terrae, qu'il considère comme 1' « epitome », le (.< colophon », et le couronnement de son œuvre 2. Pour suivre le conseil de Schopp, interprète, dit-il, de la pensée de Paul \, il a placé depuis quelque temps au premier rang de ses préoccupations l'organisation des missions, et dans un mémorial adressé au Pape en 1618 comme dans la dédicace même du livre, il peut présenter ses nouvelles méditations sur ce sujet comme le fruit de dix-neuf années de repentira C'est donc pour racheter sa faute, et pour ramener à Dieu autant d'âmes qu'il en a détournées de la vraie foi, que Campanella déclare avoir écrit le Reminiscentur. Aussi se gardet-il bien, dans son nouveau mémorial, de reprendre toute la kyrielle des miraculeuses promesses par laquelle son orgueil naïf avait tenté auparavant de persuader le Pape et les cardinaux de sa vocation de prophète. Le ton adopté est plus humble, et le philosophe passe plus rapidement que dans les mémoires et les lettres antérieures sur les écrits qu'il a rédigés, et dont le contenu doctrinal est souvent étranger on même opposé aux fins orthodoxes qu'il affirme maintenant être les siennes*. — Sa conversion, serait-elle sincère .» Plus que suspect semble au contraire un aveu qu'a déterminé l'insuccès de ses premières démarches. De plus le Reminiscentur, dont la première partie comprend l'exposition d'un projet de concile général destiné à réaliser l'unité de la foi, et ensuite quatre messages adressés aux nations chrétiennes (y compris les peuples hérétiques et schismatiques), aux

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