‹ CampanellaChapitre 24 sur 300 · Amabile, Cast., t. I, p · texte numérisé non relu

Amabile, Cast., t. I, p

3. Cette dédicace a été publiée par M. Kvacala dans : Thomas Campanella, ein Reformer der ausgchenden liei^aissance, Berlin, 1909. — Beilagc, 8. 132 ; — voir p. 617-618 la communication de Felice Tocco, citée dans la note suivante.

mie de Copernic ^. On devine les ressentiments du Pape et du Saint-Office. Ils se manifestent en 1623 par la confiscation et la prohibition, en vertu d'un décret du maître du Sacré- Palais, de toutes les œuvres manuscrites de Campanella : VAtheismus triumphatus, les Quaestîones, et justement le Reminiscentur.

Les dispositions du pape Urbain YIII et de son entourage furent-elles meilleures à l'égard du philosophe ? Le contraire semble prouvé par l'échec complet, en 1624, d'une démarche tentée en sa faveur par Gaspard Schopp auprès du cardinal Francesco Barberini^. C'est d'ailleurs que pour Campanella devait venir le salut. Le crédit dont jouissait auprès d'Olivarès son protecteur Mgr Innocenzio Massimi, et peutêtre aussi, jointes aux recommandations de ce dernier, celles des cardinaux Ludovisi et Trexo y Paniaque, telles sont les influences dont le prisonnier bénéficia et auxquelles il fut redevable de sa libération. C'est par ces influences en effet que s'explique la décision prise à Madrid en septembre 1625 par le Conseil d'Italie de tenir compte de la demande d'élargissement que le philosophe avait adressée au roi, et qui était appuyée par un mémoire du Père Provincial et des Dominicains de la province de Calabre. Cette décision aboutit bientôt à une lettre royale enjoignant au vice-roi de Naples de faire à ce sujet ce qui lui paraîtrait juste, en sorte qu'après avis favorable du conseil collatéral, le duc d'Albe se résolut, le 15 mai 1626, à donner l'ordre de mettre Campanella en liberté sous caution, en lui assignant comme résidence le couvent de San-Domenico. — Le 23 du même mois, le prisonnier sortait de son cachot ^.

Il ne devait pas jouir longtemps de la liberté reconquise. Aussitôt connue la nouvelle de son élargisement, le représentant du Pape à Naples en réfère au cardinal Antonio Barberini qui ordonne au nonce Diaz de s'assurer de la personne de

1. Felicc Tocco, Le ])ubblica:ioni dcl Prof. Kiaêala sul Campanella, Rendiconti délia Reale Accademia dei Lincei, classe di scienze morali, storiche e filologiche, Série 5 a, vol. XVIII, 1909, p. 617-618. — Abréviation usitée désormais : Tocco, Pubblicazioni. —

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