‹ CampanellaChapitre 26 sur 300 · c, p. 260-261 ; — t. II, doc. 99 à 106, p · texte numérisé non relu

c, p. 260-261 ; — t. II, doc. 99 à 106, p

3. On voit ici ce qu'il faut penser des renseignements historiques fournis sur Campanella par M. Adam dans sa biographie de Descartes : Descartes, sa vie et ses œuvres, étude historique, tome XII de la grande édition Adam et Tannery des œuvTCS de Descartes, p. 65 et note b : « D'autre part cependant, le pape Urbain VIII allait demander au roi d'Espagne l'élargissement d'un philosophe, le moine dominicain Campanella, emprisonné depuis vingt-sept ans... Campanella sortit de prison le lo mai 1626. Il le devait surtout à Naudé, qui avait insisté auprès du pape, et ne manqua pas de l'en remercier. » — Il n'y a rien de vrai dans ces assertions : en fait Campanella n'entre en relations avec Gabriel Naudé qu'à partir du printemps de 1631, c'està-dire à une date où il est libéré non seulement de sa prison de Naples, mais encore de sa prison plus douce du Saint-Office de Rome. En outre le pape Urbain VIII n'a été pour rien dans la première de ces deux libérations, et aucune raison historique ou psychologique ne permettait d'attribuer à Gabriel Naudé une semblable influence sur les décision du Souverain Pontife. — M. Adam, qui à propos de là brouille de Campanella avec ce savant cite les fascicules de Tamizey de Larroque sur les Correspondants de Peiresc, aurait pu apprendre de cet érudit que « nos dictionnaires citent sur Campanella des travaux arriérés et insignifiants et omettent ceux d'Amabile ». (Philippe Tamizey de Larroque, Les corespondants de Peiresc, Jean et Pierre Bourdelot, Lettres inédites, Paris, Armand Colin, 1897 ; — note 8 de la page 17).

Page 1