‹ CampanellaChapitre 37 sur 300 · Sommario, o. c, p. 423 et passim ; — p · texte numérisé non relu

Sommario, o. c, p. 423 et passim ; — p

4. Sommario, o. c. p. 423. 424, 425, déclarations de fra Giovanni Battista di Pizzoni, Soldaniero, fra Pictro di Stilo, etc.

lité sociale ^ Il a même osé louer la loi turque, et, tout en reconnaissant la supériorité du sacrifice chrétien sur le sacrifice hébraïque, il y a dénoncé encore un reste de superstition 2. C'est que pour lui la loi chrétienne était, comme toutes les autres, une invention humaine'. Jésus-Christ comme Mahomet, comme Moïse ou Pythagore, n'avait été qu'un grand homme de bien *, Marie une femme ordinaire, épouse de Joseph, et dont la virginité .n'était qu'une légende^. — Pour lui, envoyé par Dieu pour ouvrir les sept sceaux de l'Apocalypse^, et pour fonder, avant la fin du monde, la religion, les lois, et la République parfaite de l'âge d'or, il se proposait de ramener les hommes au vrai et naturel culte du Dieu unique, dégagé de toute croyance absurde à la divinité du Christ, à la Trinité, à l'Incarnation, à l'enfer, au paradis et au purgatoire ^.

A ce nouveau culte, conforme à la raison, correspondraient une nouvelle morale et de nouvelles institutions. Les contraintes imposées aux instincts légitimes de la nature doivent être brisées en même temps que les contraintes intellectuelles du dogme. Dieu a créé les biens de ce monde pour tous les hommes, et non seulement pour les tyrans et les riches *. Légitime donc est la participation de tous aux avantages de la propriété, légitime l'usage raisonnable du membre génital, adapté à une fin bonne, et qui n'a rien de honteux'. Dans

1. Sommario, 0. c, p. 430-432, déclaration de fra Domenico di Stignano.

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