Kvacala, Ferd
3. Kvacala, Ttiomas CaïupancUa, l'iii itcioniicr des ausgehenden Rrnaissance, in « A'ewc Studien zur Gescliiclile der Théologie vnd dcr Kirche », horausgcgfbcn von N. Bonwctsch und R. Socbcrp, 1901), iJorlin, Trowllzsch nnd Sohn. — Abréviation u.sitée désormais : Kvatalu, Hel. —
4. Kvacala, Gen., cl les dcn.v suppléments : « ?iachtrag » ol « A'ci/r Narlitriiye zu der Ahhaudlunij : Veber die Genèse der Schrilten Thomas ('aritj)anellus », .lurjcw, 191U. — Voir en outre la <( A'ofo » citée plus haut, lue par M. Benedctto Croce à l'Accadcmia l'ontaniuna (191M) : abréviation usitée : Kvacala, ^uta. —
fourni par le Sommaire du procès d'hérésie^, rédigé par l'évêque de Caserta. Contre le philosophe vingt griefs y sont retenus qui, rapprochés les uns des autres, présentent tous à peu près la même signification générale : sans avoir professé l'athéisme, — inculpation que les juges avaient d'abord admise, mais qu'ils se décidèrent à abandonner, — le promoteur de la révolte de Calabre est accusé d'avoir enseigné les principes d'une religion purement naturelle, affranchie de tout dogme révélé, et d'avoir entrepris de fonder une République nouvelle, où les biens et les femmes seraient mis en commun, et qui serait meilleure que celle des chrétiens, parce qu'elle serait gouvernée non par le hasard ou par le caprice des tyrans, mais par la seule autorité de la raison 2.
C'est à cette doctrine en effet que se rattachent toutes les opinions attribuées à Campanella par les dépositions même les moins suspectes, ainsi qu'un examen rapide de leur contenu va maintenant nous le prouver.
En 1599, le philosophe s'est présenté à ses amis comme un nouveau Messie ^, capable de démontrer l'authenticité de sa vocation religieuse par des miracles inédits, plus étonnants que ceux de Moïse et du Christ. Mais ces miracles, aussi bien que ceux des autres religions, le révolté de Calabre les conçoit comme de simples effets des forces naturelles, ou de l'inspiration intérieure. Ce sont des « élévations de l'âme », qui requièrent seulement une grande puissance de suggestion, et la foi de la personne sur laquelle cette puissance doit agir*. — Ce qui est vrai des miracles est vrai des sacrements et de tout le surnaturel chrétien : Campanella a déclaré à plusieurs conjurés que toutes les nations avaient leurs sacrements et leurs usages religieux particuliers, institués par « raison d'Etat », c'est-à-dire en vue de l'ordre et de l'uti-
1. Sommarlo del processo contro il Caniiianella redatto da Mons'^ di Caserta, publié par Amabile, Cong., t. III, Doc. 393, p. 421 à 446. —
2. Sommario del processo, o. c, p. 438, 440, 442, 430 et passim ; — dépositions de Cesare Pisano, de Maurizio di Rinaldis, etc., o. c, doc. 408, p. 507-509, doc. 307, p. 255, etc.