‹ CampanellaChapitre 84 sur 300 · Fiorentino, Telesio, t. I, p · texte numérisé non relu

Fiorentino, Telesio, t. I, p

'3. De rerum natura, lib. VIII. — Voir notamment l'explication de la mémoire, p. 314, et consulter Fiorentino, o. c, t. I, p. 280. •

conscience existe partout où il y a mouvement, le mouvement partout où il y a conscience. Cette correspondance de fait révèle une identité d'essence, et il est aussi légitime et même aussi indispensable d'engager les sciences de la nature dans la voie de l'interprétation magique dédaignée, non sans inconséquence, par Télésio, mais audacieusement ouverte par l'auteur de De sensu rerum, que de leur indiquer le chemin, nouveau pour elles, et autrement sûr, de l'explication mécanique. Aucune de ces deux méthodes ne saurait à elle seule s'assimiler en entier le contenu de la réalité naturelle. Loin de mépriser les recherches de Galilée, Campanella verra en lui un ouvrier de la même œuvre, appliquant à la découverte des secrets de la nature la même méthode expérimentale.

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