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nous tend la mai: chaque fois que nous pourrions tomber dans l'eau! Comme je suis peu fait, avec mon éducation française, pour vivre en Amérique : Un jour, à Minneapolis, je passais à côté d’..) maison ; je vois sortir de la porte cochère un énorr à tonneau. J'ai juste le temps de me garer, l’homme qui le pousse n'a mème pas l'idée de s'excuser. Pour un peu il me dirait : « C’est à vous d'éviter ce qui peut vous atteindre, moi je pousse mon tonneau ei ne m'inquiète pas de vous. » J'aime mieux la civilisation à laquelle je suis habitué! elle est plus policée. C’est du moins ce qu'il me semble.
Cela me rappelle une aventure survenue à un Français arrivant de France et qu'un Canadien de mes amis avait pris comme cocher. Il conduisait une voiture dans une des rues de Montréal. Dans cotte voiture se trouvaient la femme et l'enfant de mon ami. Le pauvre Français voit venir un tram-vay, il croit avoir le temps de passer, lève 3on fouet comme s’il était dans les rues de Paris pour faire arrêter le tramway au besoin, mais rien ne s’ar ête et il y a une collision épouvantable. En se relevant avec de nombreuses contusions, le pauvre cocher criait en invectivant le wattman. Celui-ci, un Ce uadien-français, ne bronchait pas, il avait le droit pour lui. Une voiture particulière doit se garer devant un service public comme on se gare devant les voitures des pompiers. Ce cocher de France était incapable de conduire en Amérique; il fut mis à la porte et racontait son histoire avec acrimonie. Voilà les tours que nous joue notre éducation française lorsque nous arrivons en .\inérique. Toutes nos habitudes sont à modifier!