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INVASION JAUNE
Il existe dans toutes les villes canadiennes, mème les moindres, un ou plusieurs restaurants chinois. Dans ces restaurants on ne mangs pas de cuisine anglaise mais des omelettes épicées, des légumes assaisonnés, etc., ce qui varie les menus, surtout pour les estomacs réfractaires aux plats habituels des maitres-cogs d'Albion. Le mets principal, surtout recherché chez ces Jaunes, est le 1' bone, ce qui signilie l'os en forme de 1". C’est tout simplement une partie de la colonne vertébrale et des côtes lu bœuf ayant un demi-centimètre d'épaisseur, à la- “uelle est adhérent un fort délicat morceau de filet oujours cuit d’une façon très soignée et qui se mange accompagné d'un légume accommodé à la volonté du client. Ces restaurants n'ont nas en général une clientèle fashionable, c’est un pen notre marchand de vin parisien. Ils obtiennent la faveur de rester ouverts le dimanche et sont, la nuit, rarement fermés, ayant une permission spéciale. On y cuisine à toute heure et ils prennent souvent le nom de « Quick lunch », lunch rapide. On y boit du thé, pas d'alcool, de vin, ni de bière ; ils n’ont pas la licence nécessaire pour vendre des boissons alcooliques.
Les jaunes, Japonais et Chinois, s’unissent pour l'exploitation des blancs.
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