‹ Canada et Terreneuve etc. [microforme]Chapitre 38 sur 39 · MARTYROLOGE DU CANADA, ETC · texte numérisé non relu

MARTYROLOGE DU CANADA, ETC

Dates

du Noms. |

Martyre, etc.

Vers 1627.,.....

monta en 1625 avec le Père Récollet, Joseph LeCaron qui fonda la première Mission du pays des Hurons en 1615, au sud de la baie de Georgienne, Le Frère Gabriel Sagard qui publia l'histoire des Hurons en 1632, et une histoire du Canada en 1636, les accompagnait. |

Localités,

l'île de Montréal, sur la branche sud de la rivière Outaouak, nommée la rivière des Prairies.

Toituré depuisle Frs, Jos, Bressani, CT, Né à Les Troquois montérent avec

Rome, en Italie. Arrivé au Canada en 1642. Parti des Trois-Rivières pour les Mis-| sions des Algonquins, en 1643 Parti pour le pays des Hurons, 27 avril 1644.

Pris, le 30, par les Troquois avec un Français et six!

Hurons à S nilles en bas de Sorel, Arrivé au pays!

des Troquois avec les autres!

captifs, à la tête du lac!

Champlain, le 15 mai 1644.

Retourna en Europe à La- Rochelle où il arriva le 15 novembre 1644. Revint au Canada en juillet 1645, et monta au pays des Hurons d'où il descendit aux Trois Rivières en 1648. Retourna au pays des Hurons, le 6 août 1648, et redescendit, en septembre 1649. Repar-| tit en juin 1650, pour les!

emmener et les établir sur!

les terres des Jésuites près!

de Québec. Le 28 juillet!

1650, il rencontra sur la rivière Outaouak le Père:

j Paul Ragueneau qui conà duisait 300 Hurons à Québec!

k où il se rendit avec eux.

‘4 Retourna en Italie, en no- ; vembre 1650, après la disper- ; | sion des Hurons. Mourut : | en Florence le 9 septembre ‘ | 1672.

30 avril jusqu'au mois de juillet 1644...

Seigneur de Villers, à 6 ou 7 lieues de Rheims, en France,

4 | Il partit des Trois-Rivières se | avec deux soldats et un : [ Huron pour aller dire la À | messe au Fort Richelieu, à

Sorel, le 30 janvier 1646.

A deux heures du matin le lendemain, il quitta ses com:

pagnons qui étaient campés dans la neige sur le lac Saint- Pierre, en leur disant qu'il allait leur chercher de l'aide!

et de suivre ses pistes de raquettes quand ils se remettraient en route, |

leurs prisonniers par la rivière Richelieu, Ts voyagerent 8 jours en canot et 6 jours à pied à travers la forêt jusqu'aux premieres cabanes, et ensuite 4 jours dans intérieur des terres aux villages des Troquois,

Anne de Nouë, C.I., fils du Ile de M. de Saint-Ours, dans

le Saint-Laurent, À 4 lieues

s ; sole en haut du Fort Richelieu,

nommé plus tard Sorel.”

Genre de Supplice, ete.

Nicolas Viel, Père Récollet, Saut-au-Récollet, au nord de Le Père Nicolas Viel, étant

descendu pour chercher des secours pour la Mission, après une absence de deux ans, périt victime de la cruauté et de l’impiété d'un deses guides sauvages, qui le précipita dans les je D nommés depuis ‘Saut-au- Récollet, ”?

Tout le long de la route on leur fit subir,mille cruautés, surtout au Pere Bressani, La nuit on les faisait coucher sans vêtements, sans abri, sur la terre, les mains et les pieds attachés à des pieux. On les conduisait de village en village, On les faisait danser et chanter, on les frappait, on les piquait, on leur arrachait la barbe, les cheveux, les ongles ; on leur coupait tantôt un doigt ou une oreille, tantôt un autre ; on leur faisait prendre des tisons ardents où marcher sur la cendre embrâsée ; on mit jusqu'à de l’ordure dans la bouche du Père et on le suspendit à des poteaux.

On le vendit enfin aux Hollandais le 19 août 1644,

Le Pére De Nouë en quittant ses compagnons, avait environ 6 lieues à marcher pour se rendre au Fort Richelieu, La neige commença à tomber après son départ ; il s'égara et se rendit à 4 lieues plus loin que le Fort. Ses compagnons n'avaient pu suivre ses pistes cachées par la nouvelle neige ; on le trouva enfin à genoux, gelé à mort, sur la glace près de l’île de M. de Saint-Ours, le 2 février 1646. On transporta son corps au Fort et de là aux Trois-Rivières où il fut enterré,

MaRTyRoLoGE du Canada—Suite,

Dates du Martyre, etc.

8 octobre 1646.

4 juillet, 1648...

16 mars, 1649...

Noms.

{ natif d'Orléans, en France.| | Arriva au Canada en 1636.

|! Se rendit à la Mission de | Sainte-Marie sur le côté sud!

|! de la baie de Georgienne,| | avec le Père Charles Raym-| | bault en 1641. En partit our Québec, le 13 juin 1642. | Partit des Trois-Rivières, lel août pour le lac Huron.| Pris en route par les Iro-| quois, le 4 août 1642. Sauvé par les Hollandais en octobre 1644, Retourna en France en décembre 1644. Revint au Canada en mai 1645 et fit deux voyages chez les Iroquois. Partit de Montréal pour retourner au pays des Iroquois.une troisième fois, le 24 août 1646, en compagnie d'un jeune Français, nommé Jean de Lalande, natif de Dieppe, en Normandie, et avec quelques Hurons qui condui-!

saient leur canot.

Antoine Daniel, C.J. Né à Dieppe, en Normandie, France, en 1600, Monta au pays des Hurons en 1633.

Jean de Brébeuf et le Pere Nouë sont les premiers Jésuitesquimontérent au pays!

des Hurons, en 1626, avec!

le Père de la Roche Daillon, | Récollet, Le Père de Bré-| bœuf en partit en 1629, quand le pays fut pris par les Anglais. Il y retourna en 1633, avec le Père An-| toine Daniel et le Père Am-!

broise Daousts Son buste en

argent avec un reliquaire contenant son crâne,se trouveàl’'Hôtel-Dieu de Québec,

Il fut donné par sa famille

au collège des Jésuites de

Québec, De Brébeuf était

du Diocèse de Bayeux, en

France, où il est né le 25

mars1593; ilentra dans la

Compagnie de Jésus, le ù

octobre 1617. |

Localités.

d’Albany, Andagaron, et Tionnontoguen, villagesdes!

Iroquois ÀAgniers dans la région de la rivière Mohawk au nord-ouest d’Al-| bany (Fort Orange ou Renselaerswich) dans!

l'Etat de New-York. Ce Fort était alors habité par les Hollandais.

Village de Saint-Joseph près de la frontière sud du pays des Hurons, entre le lac Simcoe et le lac Huron.

Les Sauvages nommaient ce village ‘ Teanaustayae.”

Villages de Saint-Louis et de Saint-Ignace, au sud de l:

baie de Nottawasaga ou baie Georgienne du lac Huron, Les deux étaient à environ une lieue l’un de l’autre, Les Pères de Brébeuf et Lalemant se trouvaient À Saint-Louis au moment du massacre, On les conduisit à Saint-Ignace!

our les martyriser, Leurs Donmeaux les plus acharnés furent des Hurons apostats!

prisonniers des Iroquois,

Il (2 . [2 “ . | AI d . “ (Tsaac Jogues, C.J. Il était Ossernénon, à 10 ou 12 lieues En 1642, on fit subir au Père

Jogues, à René Goupil, novice des Jésuites de Rouen, à Guillaume Couture et aux Hurons captifs avec eux, toute sorte de tourments ; on leur arrachait les ongles, on les brûlait, on leur incisait la chair, on les frappait à coups de bâtons. René Coupil eut le crâne fendu par un coup de hache, le 29 septembre 1642, Guillaume Couture fut donné à une famille de Sauvages, Le Père Jogues fut tourmenté jusqu'à son évasion, Après son retour il fut assommé, le 18 octobre 1646, par un

‘coup de hache en entrant dans une cabane, Jean de Lalande périt le lendemain.

Guillaume Couture était encore dans cette partie du pays lorsque le Pere Bressani en partit en 1644,

11 venaitde terminer la messe, Les Iroquois le perçèrent de mille flèches et lachevérent d’un coup d’arquebuse ; ils mirent le feu à l'église, y jetèrent son cadavre et s’en retournérent avec 700 prisonniers, Après AVOir Massacré les vieillards et les infirmes,et incendié le village,

Les Iroquois, au nombre de 1,000, massacrèrent les Hurons de St-Ignace le matin pendant qu'ils dormaient encore, puis se rendirent à St-Louis où ils mirent tout à feu et à sang. Le Père de Brébeuf fut martyrisé par le couteau, le fer rougi au feu, et par l’eau bonillante, On lui enleva la chevelure, on lui arracha les ongles, on lui coupa les pieds et les mains et on lui mit des charbons ardents dans la bouche et des écorces embrasées autour des reins, et des fers rouges sous les aisselles, On lui coupa la chair des cuisses et des bras pour la manger, puis on lui arracha le cœur et on le mangea. Son supplice dura trois heures et se termina vers quatre heures de l'après-midi, 16 mars

MaARTYROLOGE du Canada, ete.

EE

Dates du Martyre, etc.

16 et 17 mars, Gabriel Lalemant, C.J.

décembre, 1649 Charles Garnier, C.J. Né à Etharita ou St-Jean l'Evan-

8 décembre, 1649 Noël Chabanel, C.J. Né en

10 mai, 1652 .... Jacques Buteux, C.J.

à Paris en France, 31 octo-| bre, 1610, A la mission de!

Saint-Ignace dans le pays des Hurons, depuis le 20 sept., 1646. Il était neveu de deux autres missionnai-| res, les PP. Charles et Jérôme Lalemant.

Paris, en 1605 Quitta la!

France pour le pays des!

Hurons en 1636. |

France vrs 1613. Se rendit au pays des Hurons vers!

1648. Fut le compagnon de!

Mission du Père Charles Garnier.

Abbeville en Picardie, France, en avril, 1600, En-| voyé aux Missions de la!

Nouvelle-France, en 1634.

Il employa 18 années à la conversion des Montagnais, dans la région de Québec,!

des Attikamègues dans le haut du Saint-Maurice et des Algonquins vers Montréal et la rivière Outaouak.

Né Villages de Saint-Louis et de

St-Jean l'E

Localités,

| Genre de supplice, etc.

Saint-Ignace. On lefit prisonnier dans le premier, et onlemartyrisadans l’autre. |

géliste, contenant de 500 à 600 familles, dans les montagnes de la Nation du Petun, au sud-est du lac Huron; on la nommait ainsi parce qu'elle cultivait une grande quantité de!

tabac auquel les Sauvages, donnaient le nom del ‘ Petun.” |

était parti deux jours avant le massacre, avec 7!

où 8 Hurons, pour Saint-| Mathias et l'île Saint-Jo-| seph, à 8 lieues de Sainte-| Marie, chef-lieu des Mis-| sions du lac Huron. |

chedes Trois-Rivières, dans le haut de la riviére Saint- Maurice, en allant à la hauteur des terres, avec un pans de 60 Sauvages Atti-

amègues, JIlsétaient partis des Trois-Rivières, k 4 avril 1652,

t c'te .., , | 4 ‘ n ‘ l ‘+ d db 60 ‘ , ie *. ‘ , LES ‘ ut dou 26 Û ss ‘ob ‘ve ve A :

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Le supplice du Père Lalemant

eut lieu aussi à Saint-Ignace, il commença vers 6 heures du soir, et dura jusqu'à 9 heures du lendemain, le 17 de mars. Son genre de supplice fut le même que celui du Père de Brébeul, excepté qu'on ne lui enleva pas la chevelure, mais on lui arracha les yeux et on mit des tisons ardents dans les orbites. Avant leur martyre, on les dépouilla tous deux de leurs vêtements, et on leur donna des coups de bâton sur les épaules, sur les reins, sur les jambes, sur l'estomac et sur le visage,

1800 Iroquois attaquérent le

village qui était sans défenseurs, leurs guerriers étant partis pour les rencontrer, par une autre route, Tout fut mis à feu et à sang, On arrachait lesenfantsdes bras de leurs mères pour les jeter au feu ; les autres furent assommés, brûlés où emmenés captifs. Le Père Garnier fut percé de deux balles, Son corps fut enterré par le Père Léonard Garreau.

angéliste d'où il! En allant à l'île de St-Joseph,

ils virent des Iroquois avec des prisonniers, et se dispersèrent. Le Père ayant ensuite été arrêté par une rivière, fut rencontré et assommé par un Huron apostat, qui jeta son corps à l’eau.

Né à I] fut tué à 36 jours de mar- Le 10 mai 1652, le parti s'étant

divisé en plusieurs bandes, le Père s’'embarqua dans un canot avec un jeune Franais et un jeune Huron. Ils pad abligés de débarquer trois fois pour portager leur canot et leurs provisions ; pendant qu'ils faisaient le troisième portage, plusieurs Iroquois qui les attendaient au passage, déchargèrent leurs fusils sur le Pére et sur le jeune Français, puis les perçèrent de leurs armes et les assommèrent à coups de hache, Ils réservèrent le jeune Huron pour le brûler, mais celui-ci réussit à s'évader et alla les dénoncer aux; Trois-Riv. le 8 juin 1652,

Dates du Martyre, etc.

2 sept., 1656...

10 août, 1661...

23 août, 1724. ..

* Léonard Garreau, Cd.

René Ménard,

Noms.

Néa Limoges en France, 10 oct., 1609. Vint au Canada le 1 15 août, 1643 et monta à Enda-| rahy, au pays des Hurons,| où le Père DeQuen hiverna avec lui en 1644. 11 descen-| dit avec les Hurons à Québec, lors de leur dispersion, | en 1650, |

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