‹ Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 11 sur 209 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

UJOURL AUI que l'esprit public, en Canada, est tout préoccupé de l'agrandissement des relations commerciales avec la France, la Belgique, et autres pays d'outre-mer, de même que pour l'expansion colonisatrice de ces mêmes pays au Canada, il devient impérieusement nécessaire d'offrir à l'attention européenne la connaissance pius appro-

fondie des immenses ressources que renferme notre pays, afin que cette connaissance nous amène de nouveaux habitants qui puissent développer avec succès les diverses branches commerciales, industrielles, minérales et agricoles, et tout ce qui forme notre richesse nationale,

Nous n'avons pas la prétention de donner, dans ces quelques pages, une connaissance complète et approfondie de chacune des nombreuses ressources que renferme le Canada ; il fiudrait pour cela des volumes, Seulement, nous avons voulu réunir, dans un cadre restreint, les principaux renseignements qui doivent intéresser un futur colon, et donner, autant que possible, une réponse courte et claire aux auestions qu’on pose le plus souvent.

Cette brochure s'adresse surtout aux populations de la France, de la Belgique et de la Suisse, en un mot à toute population européenne dont la langue maternelle est le français ; elle se propose donc de faire connaître aux émigrants de la langue française qui, pour une raison ou pour une autre, se voient obligés d’aller chercher fortune en dehors de leur pays. De là son titre: Ze Guide du colon français au Canada.

Une carte géographique du Canada est annexée à cette brochure, afin que le lecteur puisse nous suivre, comme des yeux, dans toutes les provinces de la Confédération canadienne où nous intéresserons son attention.

Si, arrivé à la dernière page de la brochure, il lui reste encore dans l'esprit quelque obscurité ou quelque difficulté, il pourra en obtenir l’éclaircissement ét la solution, en s’adressant soit à Londres (Angleterre), au bureau du Haut-Commissaire du Canada, 9, Victoria

Chambers ; soit à Paris (France), au bureau de l'honorable HECTOR FABRE, Commissaire Général du Canada, 76 boulevard Haussman.

QUI DOIT EMIGRER ?

1°—Le petit propriétaire, qui prévoit devoir végéter toute sa vie au milieu de la concurrence européenne. Le Canada lui offre à exploiter, moyennant un modique avoir, de grandes propriétés qui ne coûtent rien ou presque rien.

2°—Le fermier à gages, qui n’a aucun espoir, en Europe, de devenir un jour propriétaire. S'il peut réaliser seulement cinq ou six mille francs, le Canada lui promet la liberté et l’aisance.

3°—Le propriétaire endetté, qui voit chaque année les intérêts qu’il paie, manger insensiblement son capital. . Qu'il règle ses dettes, tandis qu’il en est encore temps; et avec les débris de sa fortune il refera au Canada, vu les facilités d'établissement, son avenir en péril.

4°%-—Le père d’une famille nombreuse, vivant assez b'en lui-même, mais incapable de donner un héritage à chacun de ses enfants. Au Canada, dans nos vastes prairies du Nord- Ouest ou dans nos forêts profondes des diverses Provinces, il pourra, comme un patriarche, les établir autour de lui facilement et grandement.

5°—Le cadet de famille, qui n’a pas les moyens de soutenir en Europe le ton héréditaire de sa maison. 11 lui sera plus facile, au Canada, dans un pays lointain, de recommencer la vie, de prendre de nouvelles habitudes, et de mettre à profit des biens, insuffisants ici, surabondants là-bas,

6°—Les orphelinats agricoles, qui ont des ressources. Ils peuvent, au Canada, à bon marché, loin des dangers des villes, dans des campagnes heureuses, établir leurs pupilles sur des terres vierges, en leur imposant des obligations annuelles de remboursement ; ce qui peut même devenir une source de profit pour les œuvres charitables de la riaison-mère,

7%— L'homme de fortune, effrayé des fluctuations et des périls au’offre actuellement le marché monétaire européen, et fatigué des instabilités toujours croissantes de cette vieille société de l’ancien monde. Le jeune Canada lui offre, au suprême degré, la tranquillité, la sécurité et le respect, pour sa personne, ses biens et ses croyances.

8°—Le capitaliste, l’industriel, le commerçant, le spécialiste qui veulent placer des capitaux dans l’industrie, les manufactures, le commerce, les banques, ies chemins de fer, les mines, etc., etc. Nos ressources de toutes sortes, encore imparfaitement exploitées, présentent, avec les plus grandes chances de réussite, un vaste champ à leur activité, à leur énergie et à leur esprit d'entreprise,

A ces diverses classes de personne’, nous pouvons, sans imprudence, promettre le succès, pourvu qu’elles apportent avec elles, il va sans dire, la constance, l’économie et l’intelligence du travail. Car, au Canada pas plus qu'ailleurs, les ortolans ne vous tombent pas tout rôtis dans la bouche, .

Quant aux ouvriers, artisans, mécaniciens, charpentiers, maçons, menuisiers, briquetiers,

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