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V.—-PRODUITS DES TERRES

Vu l’étendue du pays et la richesse du sol, il est facile de comprendre que les produits du Canada sont d’une grande variété, d’une grande richesse et abondance, et que les colons qui s'y établissent peuvent être certains que leurs efforts seront sûrement et abondamment récompensés. À ce propos, une autorité récente a écrit ce qui suit :

“ Le Canada semble être destiné à fournir à la Grande-Bretagne une forte proportion des ‘ produits dont elle a besoin pour son alimentation et qu’elle est obligée d'importer. Les plus ‘ vieilles provinces exportent des chevaux, des bœufs, des moutons, du beurre, du fromage et “ des fruits ; le Manitoba et le Nord-Ouest exportent le blé et les autres grains. Des Æanches “ considérables ont été établis avec succès sur les prairies qui longent la base des Montagnes + Rocheuses, et lorsqu'elles seront en pleine exploitation, leur production sera énorme, Les “ animaux peuvent être conduits aux villes situées sur le chemin de fer Pacifique qui n’est pas ‘ plus éloigné des ports de mer de l'Atlantique que ne le sont aux Etats-Unis les chemins de ‘ fer qui transportent actuellement les animaux, viâ Chicago, aux ports de l'Atlantique, d’où «ils sont exportés en Europe.

‘ Les produits des champs consistent en blé, avoine, orge, seigle, blé-d’inde, pommes de terre, navets, pois, sarrasin, lin, etc.

‘ L'industrie laitière a fait beaucoup de progrès au Canada et l’on s'efforce surtout d’amé- “ liorer les divers systèmes et d'économiser le travail manuel. Dans les plus vieilles provinces “il y a des manufactures de fromage et des beurreries dans lesquelles l’on fait d’excellent ‘ beurre, Ces manufactures épargnent beaucoup d'ouvrage aux fermiers et à leurs femmes, et “ les produits des procédés scientifiques appliqués par des ouvriers très habiles et expérimentés ‘ donnent de meilleurs résultats qu’on ne pouvait obtenir avec les anciens systèmes. Le ‘ fromage américain est bien connu en Angleterre, mais bien peu de personnes savent que le ‘“ meilleur fromage américain est fait au Canada.

‘ Le fromage canadien est de fait le meilleur qui soit fait sur le continent américain. Les ‘“bestiaux sont des meilleurs ‘aces, les pâturages sont excellents et l'ouvrage est fait avec Ê ‘ propreté et avec soin.

‘ L’on commence à s’occuper de la culture des légumes pour les marchés, de l’agriculture ‘ et de l’élevage des volailles, et à en retirer de bons profits. Les volailles, les dindes et les ‘ oies sont déjà exportés en quantités considérables et avec profit.

‘€ La culture des fruits pour la consommation domestique et pour l’exportation à l’étranger ‘ est une industrie très importante au Canada, et elle surprend beaucoup les nouveaux arrivés ‘é au pays.

‘ Dans la Province d’Ontario, il y a des vignobles couvrant de cinquante à soixante acres ‘ de terre ; des vergers de même étendue remplis de pêches et des vergers de pommiers sans

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‘€ La culture des fraises se fait sur une grande échelle dans les champs ; les prunes, les go ‘ poires, les groseilles et framboises sont cultivés et croissent partout en abondance. La rs ‘ tomate mûrit en plein air et il y en a en si grandes quantités qu’elle se vend parfois à d'es ‘ meilleur marché que les pommes de terre, à 50 centins :2 fr. 50) et quelquefois moins, le c'e ‘ minot. Les melons aussi croissent et viennent à maturité dans les champs ou jardins et se bok ‘€ vendent à très bas prix. fe

‘ Les pommes canadiennes surtout ont une excellente réputation et sont exportées en a “ Angleterre en quantités énormes. A l’exposition centenaire de Philadelphie, les Américains 7 “< ont été obligés d'admettre que ce produit canadien surpassait le leur. Un journal illustré de ee ‘€ New-York a dit dans le temps que les plus beaux fruits à cette grande exposition étaient et f ‘ ceux qu'exposait l'Association Pomologique d’Ontario, qui avait fait beaucoup pour déve- die

‘< lopper et encourager la culture des fruits dans l’Amérique du Nord.” lei

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