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LES GRAINS, LES LÉGUMES ET LES FRUITS

Il n’est pas prudent de s'adonner exclusivement à la culture du.blé, comme le font la plupart des cultivateurs, l'élevage et la culture combinés donnent plus de profits, mais jusqu'à présent c'est le blé qui à coustitué la principale richesse du pays. La variété semée est principalement le blé rouge dur d'Écosse, le “ Red Fyfe ”, dont le rendement élevé en grain et en farine fait un des meilleurs blés connus. La production de ce blé, en 1887, s’est élevée à 14 millions de minots (5 millions d'hectolitres), en 1890 à 20 millions de minots (7,200,000 hectolitres) et en 1891 à 30 millions de minots, répartie entre 15,000 à 16,000 fermiers. On donne la préférence au blé parce qu'il se vend toujours bien, mais cela n'empêche pas les cultivateurs de semer et de récolter aussi en abondance, de l’avoine, de l'orge et tous les autres grains de l'Europe centrale; le maïs indigène mürit parfaitement}; les pois produisent beaucoup, mais ils ont une tendance à trop pousser; aussi recommandet-on de semer les variétés naines de préférence à celles à hautes tiges. Toutes les plantes à racines viennent bien, la chicorée, les pommes de terre produisent énormément, les betteraves sont d’une richesse Saccharine très grande, par suite de l'absence de pluie, il n'existe pas encore malheureusement de fabriques de sucre pour utiliser ces précieuses qualités. La plupart des légumes des pays tempérés réussissent aussi très bien: on a vu aux expositions des choux et des betteraves pesant 36 livres, des courges de 190 livres, des carottes de 11 et 12 livres et des

pommes de terre de 3, 4 et même 6 livres, le tout obtenu sans engral

ur la terre vierge des prairies; les oignons, les melons, les concombres, les tomates, les haricots et fèves, poussent dans tous les jardins.

Les fruits ne sont pas encore beaucoup cultivés, les vergers sont rares car le pays est nouveau, et les colons ne sont pas établis dépuis assez longtemps, mais on trouve à l'état sauvage, la fraise, la framboise, la mure, les groseilles, les gadelles, les cassis, les bluets (Myrtilles), les atocas (canneberges), les saskatounes appelées à tort poires par les métis, qui ressemblent aux bluets où au cassis et avec Îesquelles on fait une espèce de vin agréable, les cerises à grappes, les prunes et les cerises. Tous ces fruits sauvages peuvent être améliorés par la culture ou la greffe, Le houblon croit partout à l'état sauvage dans les bouquets de bois; il en est de même de la vigne sur les bords de la Rivière Rouge et de l'Assiniboine; 64 à commencé à planter des

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ommiers, mais, pour réussir, il faut mettre les jeunes arbres à Pabri

des vents du Nord, et planter des variétés

rustiques, pommiers de Russie

et pommettes (crab apples) de Sibérie. Le pays ne laisse donc rien à

désirer sous ce rapport.

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