POUR RIEN 64 HECTARES (160 ACRES
d'une terre vierge, sans pareille, produisant, sans engrais, de 25 à 40 hectolitres de blé à l’hectare (30 à 45 minots à l’acre).
Le cultivateur trouvera dans l'Ouest du Canada, un lot de ferme gratuit, qu'avec son travail il fera fructifier; plus il aura d’énfants, mieux il réussira, car il pourra se passer de main-d'œuvre étrangère.
Le capitaliste pourra placer ses capitaux eu toute sécurité à de bons intérêts, ou se livrer à l'élevage des bêtes à cornes, des chevaux et des moutons sur les belles prairies du Canada, opérations des plus lucratives.
Les jeunes filles, connaissant hien ‘28 travaux du ménage, trouveront aisément à se placer, dès leur arritée en Canada, à des gages assez élevés, car les bonnes servantes sont très recherchées. Les,filles sont rares dans l'Ouest du Canada, où les hommes sont en majorité; elles se” marient vite, non pas pour leur dot, on ne leur en demanda pas, mais pour leurs qualités qui valent bien un capital.
Les'avocats, commis, écrivains, littérateurs, professeurs, employés de commerce et de bureau, les gérants de propriété, chefs de culture, contremaîtres, surveillants, comptables, teneurs de livres, gardechasses, cochers, les gens sans métier, n’ont pas besoin de venir en Canada, ils n’ont aucune chance de succès; de bons bras valent souvent mieux pour vivre que l'instruction. Les viveurs, les fils de famille plus ou moins ruinés, à la recherche de positions lucratives et de places de directeurs qui les fassent vivre à ne rien'faire, les ivrognes, les paresseux peuvent rester chez eux : ils ne réussiront pas; les bôns à rien dans leur patrie, ne deviendront pas meilleurs en Canada, ils trouveront le pays mauvais, tandis que ce sont eux quine valent rien. Les alouettes ne tombent pas plus rôties en Canada qu'ailleurs; comme partout, il faut travailler, muis en Canada avec le même travail qu’en Europe, on obtient des salaires plus élevés et on a la chance de devenir propriétaire, ce qui, pour le pauvre, est presque impossible en Europe.
Quant aux ouvriers de bons métiers, menuisiers, charpentiers, forgerons, maçons, ils sont moins demandés, mais il ya aussi place pour eux, s'ils ont un peu d'argent pour attendre l'ouvrage, qu'ils ne sont pas toujours assurés d'avoir en arrivant, et ils devront modifier leurs modes de travail, adopter les outils, usages et costumes du pays, s'ils veulent obtenir les mêmes salaires que les ouvriers canadiens. Bien des émigrahts d'Europe devront aussi abandonner leurs prétentions souvent ridicules de supériorité et ne pas se figurer qu'ils viennent en Amérique apporter la lumière et qu'on ne peut se passer d’eux; c’est le contraire qui est vrai.
Le Cuuada est à la tête du progrès; l'Europe a plus à apprendre chez nous que nous n'avons à apprendre d'elle.
Le fermier canadien est dans une aisance inconnue en Europe, il ne se prive de rien, il jouit dela vie. Depuis 20 ans, nous n'avons jamais vu unt paysan français ou belge, sobre, économe, travailleur, comme il y en a tant par ici, ne pas réussir en Canada. A ceux-là, s'ils veulent bien écouter les conseils qu’on leur donne dans leur intérêt, nous garantissons le succès quand ils viennent avec seulement 1,000 francs ($ 200). Nous en avons tant vu réussir, qui n’avaient que peu et pour ainsi dire pas d'argent, que nous ne pouvons douter de la réussite de ceux qui ont quelques ressources. Quant aux ouvriers de ferme qui travaillent en France et en Belgique à des salaires dérisoires, qu'ils aillent au Canada, dès leur arrivée, ils seront assurés d’être placés avec un salaire raisonnable et, dans peu de temps, ils posséderont une ferme à eux.
Pour les cultivateurs, le Canada est un des plus beaux pays du monde; la lecture de cette brochure vous le prouvera par des faits, en attendant
ue vous puissiez venir vous en convaincre par vous-même. Ce n'est
‘ailleurs qu’en disant simplement la vérité, sans jamais avoir recours aux mensonges et aux exagérations, que nous désirons attirer l’attention des émigrants sur les nombreux avantages qu'ils rencontreront en Canada. C’est en agissant franchement et honnêtement avec tous, que nous espérons faire une œuvre durable et mériter la reconnaissance de tous ceux qui, venus en Canada d'après nos conseils, nous devront l'aisance et le bonheur. Ce sera notre récompense, nous n’en demandons pas d'autre.