‹ Canada pittoresque [microforme]Chapitre 3 sur 21 · PAGES · texte numérisé non relu

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3 || Moulins à Sherbrooke, sur la Rivière Magog . 6 Pont à Sherbrooke .

8 || Défilé de Bolton, Territoire Oriental .

11 || Point de Vue sur la Rivière François, près de

14 Sherbrooke $

16 || Rivière de l’Ottawa, à Bytown

19 || Montagne d’Orford

Lac Memphremagog

Passage de Lac Memphremagog .

Clairière à Davis, Territoire Oriental Vue prise de la Maison de R. Shirreff Chemin de Bois, et Pont sur l’Ottawa Lac Massawhippy, Territoire Oriental Ferme près d’un Lac, sur la Frontière

SÉEBSSES

40 || Lac Orford : ‘

42 || Vue sur le Lac Memphremagog 45 || Transport d’un Canot au dessus d’un Rapide 48 || Scène sur la Rivière S.-Laurent 61 || Brockville, S.-Laurent 64 || Cobourg à 656 || Phare près de Cobourg

69 || Wellington, sur le Lac Ontario 61 || Scène Indienne, sur le S.-Laurent

63 || Vue de la Frontière, près des plaines de Stanstead

65 || Colonne de Nelson, Montréal 67 || Montréal, Vu du S.-Laurent 69 || Le S.-Laurent, à Montréal

Lac au dessous de la Montagne de Owl’s Head .

ON n’est pas d'accord sur l’origine du nom de ce magnifique anneau de la chaîne coloniale dont l’Angleterre a entouré le globe.* Il a été cependant l’objet d’ingénieuse: recherches, dont je mettrai les résultats sous les yeux du lecteur, lui laissant la liberté de fixer son opinion. Hennepin s’exprime ainsi sur cette origine: “ Les Espagnols ont fait la première découverte du Canada. Ayant mis pied à terre, ils n’y trouvèrent rien de remarquable, Cette raison les obligea d'abandonner ce pays, qu’ils appelèrent 17 Capo di Nada, c’est-à-dire le Cap de Rien, d’où est venu par corruption le nom de Canada.”

La Potherie partage cette opinion, avec la différence qu’il attribue l’idée que s'étaient faite les Espagnols du peu de ressources qu’offrait ce pays, à ce qu’il était couvert de neige. Il dit aussi que les Indiens, à l’arrivée de Jacques Cartier, répétaient fréquemment ces mots: ‘Aca nada, rien ici; ce qui explique assez bien le nom actuel. Ces mots leur avaient été appris probablement par les Espagnols qui avaient visité la Baie des Chaleurs, et qui les avaient prononcés, parce que le pays ne leur paraissait pas avoir de mines d’or et d’argent.

A mon avis, le mot Canada vient de Kanata, terme iroquois qui signifie Réunion de Huttes. C’est sous cette obscure dénomination qu’est connue une contrée qui contient au-delà de 350,000 milles carrés, qui offre à l’agriculteur d'immenses terrains convenables pour le pâturage ou pour la culture; au manufacturier de vastes débouchés pour les produits de l’industrie; au marchand

* Je ne saurais trop reconnaître les obligations que j'ai pour tous les détails qui suivent, à mon honorahle ami le Colonel Cockburn, de l’Artillerie Royale, qui a long-temps résidé au Canada; à M. Hugh Murray, pour les documens que j’ai tirés de son admirable ouvrage sur ce pays; à l’auteur de “ Backwoods of America; ” enfin, à plusièurs écrivains, tant anciens que modernes, tels que Charlevoix, Adair, Colden, La Potherie, Rogers, Champlain, Heriot, M‘Gregor, Raynal, Talbot, Hall, et quelques autres. J'ajoute que je ferai usage dans ce Voyage des détails que je leur dois et des emprunts que je leur ai faits, sans en faire la remarque, et sans rien ajouter à la déclaration que je fais ici des obligations que je leur ai,

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et au marin de nombreux marchés pour le commerce des trésors dont la nature s’est plu à combler cette terre; au capitaliste l'emploi avantageux de ses fonds; enfin, au colon industrieux, adroit et intelligent, un vaste champ où le travail et les spéculations peuvent s'exercer avec avantage, et lui offrir de nombreux moyens d'existence.

La première question que se fait un lecteur lorsqu'il ouvre un écrit sur le Canada est celle-ci: Quel était le caractère réel des indigènes, et jusqu'où et omment ont-ils fait place aux empiétemens de l’homme blanc? Avant de commencer l’histoire de la civilisation du pays, il est nécessaire de bien connaître la condition de ses sauvages et premiers propriétaires.

Sous le rapport physique, l’Indien américain est regardé par Blumenbach comme formant une variété distincte dans l’espèce humaine, et ne différant pas beaucoup du Mongol. Pensant que l’ancien monde a peuplé le nouveau, et considérant que la race mongole est située sur le point extrême où l’Asie et l'Amérique sont presque en contact, je suis porté à croire que ces différences proviennent seulement d’un changement de circonstances. La face de l’Indien est large et plate; les os des joues sont proéminentes; la figure est cependant moins ronde et moins arquée que chez le Mongol, et n’a pas une largeur aussi grande. Son front est généralement bas; ses yeux sont renfoncés, petits et noirs. Le nez est petit et saillant; les narines sont très ouvertes; la bouche est grande, et les lèvres sont très épaisses. La taille, qui varie d’une manière remarquable dans ce continent, est généralement au-dessus de la moyenne dans la contrée dont je m'occupe. Cela cependant ne s’applique qu’aux hommes, les femines étant plus petites, ce qu’il faut attribuer, sans doute, aux travaux fatigans auxquels elles sont livrées. Dans les deux sexes, les membres sont bien conformés, et les difformités sont rares.

La couleur de la peau de l’Américain est regardée généralement comme rouge, ou couleur de cuivre, ou enfin, suivant une définition plus exacte de M. Laurence, elle est d’une couleur d’orange pâle ou de fer rouillé, qui diffère peu de celle de l'écorce du cannelier. Quoique je pense que le climat est la cause principale de cette variété dans la couleur des hommes, il est certam néanmoins que tous les sauvages ont la peau très brune, ce qui provient de ce qu’ils sont continuellement exposés à la rigueur des saisons, au soleil, à l'air, et aux tempêtes. Les mêmes causes, dans les pays civilisés, produisent le même effet sur les marins, et sur ceux qui travaillent habituellement à la campagne. Dans l’ancien monde, les teintes intermédiaires entre le blanc et le noir sont généralement des variétés de brun et de jaune. La couleur rouge est considérée comme caractéristique du nouveau monde, Je dois observer, néanmoins, que le voyageur Adair, qui a vécu au-delà de trente ans parmi les Indiens, assure positivement que ce rouge est artificiel; que, dans l'huile, la graisse et autres substances onctueuses dont ils se frottent continuellement, ils font

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