TRADUCTION
Ottawa, 13 mai 1873.
Clier Monsieur,
En réponse aux questions qui me sont posées au sujet du canal de la rive nord, j'ai l'honneur de vous transmettre ce qui suit:
10. J'ai navigué sur le lac St. Louis, entre Lachine et les Cascades, et entre Lachine et l'entrée est du canal de Beauharnois et autres endroits sur le lac St. Louis, d'abord en 1842, et ensuite de 1845 à 1853 inclusivement. J'étais commandant de steamboat. L'ouverture et la fermeture des difrérents ports variaient suivant la sévérité ou la douceur du climat au printemps et à l’automne. En 1846, j'ai commencé à naviguer entre Lachine et les Cascades vers le milieu du mois d'Avril, et j'aurais pu commencer plus tôt si nos vaisseaux avaient été prêts, et en 1849 j'ai fait le service jusqu’au 17 décembre.
20. Durant cet espace de temps, je n’ai jamais constaté de retard dans l’ouverture de la navigation.
30. La glace s'arrête sur une batture aux Cascades jusqu'à ce que l'eau du nord (de l'Ottawa) la soulève et la déloge ; mais cette glace n’a jamais obstrué le chenal après le jour où je pouvais aborder à Lachine en venant de Châteauguay où étaient nos vaisseaux. Cette batture n’a rien à voir avec le chenal, qui est large ec profond.
40. 11 m'est arrivé plusieurs fois de transporter les malles aux Cascades avec mon steamboat le printemps, avant que le canal de Beauharnois fût libre de glaces.
50. Je considère la baie des Cascades comme un port trèssûr, de mème que le chenal qui y conduit. Les montagnes de glaces en cet endroit me paraissent une simple fable.
6o. Je connais l'ouverture de la rivière Chamberry dans la
rm … à
baie des Cascades, et 1e ne pense pas que la glace puisse y fair: de dommages. La preuve en est que. le vieux canal des Cascades, bien qu'abandonné. et ses écluses, pour ainsi dire sans liens, subsistent encore. Le fait est que je n'ai jamais entendu parler de dommages causés par la glace dans la baie des Cascades.
70. L'ouverture d'un canal constru:: à cet endroit ne serait pas retarüé par le séjour des glaces.