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maxillaire et carotidien gauche classique. L'histologie montre quecertains ganglions sontenvahis.
Le malade se porte bien jusqu’en avril 1941, époque à laquelle la lésion linguale redevient suspecte. On pratique aussitôt une électrocoagulation après fente de Jœger, et ligature de la carotide externe.
En mai 1942 : présence d’un ganglion suspect dans la région opérée ; on pratique l’ablation de celui-ci sous-anesthésie à la novocaïne et le laboratoire répond qu'il ne s’agit pas d'une adénopathie cancéreuse.
On constate ensuite que le malade se porte très bien. Il survient simplement une légère nécrose du maxillaire. En février 1947, l’état général et local est excellent.
Observation III. — M. Bou.
Malade âgé de 48 ans, et présentant un épithélioma du bord gauche: de la langue. On ne trouve pas de ganglions à l'examen clinique. En février 1941, une radiumpuncture est pratiquée : 31, 6 millicuries. détruits en 5 jours et demi.
En mars 1941 : Evidement sous-maxillaire et carotidien gauche. L'histologie montre que les ganglions ne sont pas envahis.
On revoit le malade tous les mois, puis plus rarement, mais jamais il ne présente lemoindre accident. En février 1947, son état est parfait.
Observation IV. — M. Tai.
Il s’agit d’un malade de 72 ans qui présente au mois de novembre 1941 un cancer du bord gauche de la langue survenu sur une leucoplasie préexistente et mesurant 3 X 2 cm. de diamètre. La langue est bien mobile ; il n'existe pas de ganglions à l'examen clinique.
On pratique une radiumpuncture ; simplement 16 millicuries détruits, mais deux aiguilles enfoncées dans la partie postérieure de la tumeur sont tombées au cours du traitement. Un mois plus tard on complète’la stérilisation de la lésion linguale par une électrocoagulation et on pratique une évidement classique du côté gauche. L'histologie montre que les ganglions ne sont pas envahis.
En avril 1947 : le malade est en très bon état. Il présente simplement une impotence relativement très marquée du moignon de l'épaule.
Observation V. — M. Boui.
Malade de 46 ans. Ancien syphilitique. Il présente un épithélioma du bord gauche de la langue sans ganglions perceptibles. En mars 1942, le traitement est mis en œuvre. siste > seule srati ù : DA te à :
Il consiste en une seule opération comportant | électrocoagulation
de là lésion linguale et un évidement sous-maxillaire et carotidien gauche avec ligature de la carotide externe. C’est la nécessité de
cette dernière qui a fait pratiquer la cure des ganglions (que l’histologie montrera envahis) en même temps que celle de la Et PA mitive.
Le malade ne présente jamais la moindre complication ; en mars 1947 il se porte très bien.
Observation VI. — Mile Rou.
En avril 1942, cette demoiselle, âgée de 78 ans, est porteuse d’un épithélioma.de 2 cm. de diamètre siégeant à la partie moyenne du bord gauche de la langue. Cliniquement, il n'existe pas de ganglions perceptibles.
On ne peut pas tenter une radiumpuncture étant donné l’âge de la malade. On pratique donc le même jour une électrocoagulation de la tumeur avec ligature de la carotide externe ainsi qu’un simple évidement sous-maxillaire gauche. Fort heureusement les ganglions ne sont pas envahis.
Aussitôt sortie de l’hôpital la malade ne se présente plus à la consultation et, c'est seulement en mars 1947, que nous apprenons qu'elle est toujours en bonne santé malgré ses 82 ans.
Cette observation démontre combien l'électrocoagulation est peu choquante, tout en pouvant donner de bons résultats à condition
toutefois de ne l’employer que dans des formes relativement au début.
Observation VII. — M. Peti.
Malade âgé de 45 ans etse présentant à la consultation d'avril 1942. L'examen montre des dents en très mauvais état en face desquelles siège un épithélioma de la partie moyenne du bord droit, ne dépassant pas la ligne médiane. La palpation révèle des ganglions dans la région cervicale gauche.
Une radiumpuncture est pratiquée : on donne 20,3 millicuries détruits en une semaine. Six semaines après on procède à un évidement sous-maxillaire et carotidien droit. Les ganglions se révélent envahis par le processus néoplasique.
Malgré cela le malade se porte très bien ; on obtient de ses nouvelles en mars 1947: il a repris son travail depuis longtemps et présente simplement une petite gène fonctionnelle de l'épaule droite.
Observation VIII. — M. Bru.
Ce malade de 68 ans vient à la consultation en septembre 1936. II est porteur d’un épithélioma de la partie moyenne du bord gauche.
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La tumeur a le volume d’une cerise. Elle est ulcérée et bien latéralisée, développée contre la seule dent qui existe sur le maxillaire supérieur gauche. On trouve quelques petits ganglions à gauche. Le traitement consiste en une radiumpuncture au cours de laquelle 15,75 millicuries détruits sont donnés et en un évidement sous-mental sous-maxillaire et carotidien gauche avec ligature de la carotide externe. L'histologie montre qu'il n'existe pas de métastases au niveau des ganglions, mais que # d’entre eux présentent des lésions tuberculeuses.
On revoit le malade régulièrement jusqu’en mars 1947 où son état est parfait.
Cette observation est intéressante pour deux raisons : elle nous montre d’abord le rôle des vieux chicots dans la genèse des cancers de la langue et ensuite que la présence de ganglions à examen clinique ne signifie pas forcément que ceux-ci sont atteints par le processus tumoral.
Observation IX. — Mme Jac.
En février 1933, cette malade de 62 ans vient dans le service. L’examen de la langue montre un épithélioma de 2 cm. de diamètre, ulcéré, siégeant sur la face inférieure du bord gauche. Il n’y a pas de ganglions perceptibles. .
On applique un appareil moulé endo-buccal sur la face inférieure de la langue : 6,75 millicuries détruits en 27 heures réparties sur 7 jours. Comme dix jours après la lésion ne semble pas subir de modification on pratique une radiumpuncture : 9,36 millicuries détruits en 7 jours. Ensuite, évidement sous-maxillaire et carotidien gauche: l’histologie ne montre pas de métastase au niveau des ganglions.
Au mois de septembre 1933, récidive linguale vérifiée microscopiquement ; on en pratique l’exérèse par électrocoagulation.
Très bon état ensuite jusqu'en janvier 1936 où une adénopathie suspecte apparaît le long du trapèze gauche. On prélève ce ganglion -que le laboratoire montre n'être pas cancéreux.
En mars 1938 : apparition d'un petit point de leucoplasie à la partie postérieure du bord gauche.
On en fait l’exérèse par électrocoagulation.
Tout rentre dans l'ordre, mais en novembre 1942 un nouveau point -de leucoplasie survenant à la même place que précédemment doit être également traité par électro-chirurgie.
En juin 194 : la malade revient consulter parce qu'elle présente des troubles de dysphagie. Une radio de l'œsophage montre une image lacunaire basse que l’on interprète comme une métastase et qui fait décider l’abstension.
Pendant 16 mois la dysphagie augmente : seule l'alimentation liquide est possible. Mais un matin, à la suite d'efforts de vomissements, expectoration d’une sorte de calcul mesurant 2 cm. environ : aussitôt tous les phénomènes digestifs disparaissent.
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