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Après eux on s'est attaché à décrire des formes particulières et anormales. Parisot (thèse de Paris, 1892) et Lucron {thèse de Paris 1893) parlent d'une forme douloureuse et la décrivent longuement. Perdu (Lyon, 1893) signale dans sa thèse des formes glycosurique, hépatalgique, avec sténose pylorique.
D'autres, Bachon (thèse de Lyon 1899), des formes cachectique simple, pseudo-hépatique (ascitique), pseudo-pylorique dont la symplomatologie varie avec la situation et le volume de la tumeur. Tantôl il manque tel symptôme de premier ordre comme l'ictère, tantôt, au contraire, on voit s'ajouter un élément nouveau : ascite, glycosurie, douleurs hépatiques, vomissements constants,
Mais nous avons eu beau fouiller la Httérature pathologique, nous n'avons guère trouvé, se rapportant exactement à la forme pseudo-anévrismale du cancer du corps du pancréas, qui nous intéresse, que les quelques cas que nous citons dans le cours de notre travail.
C'est d’abord l'observation de Caron (thèse de Paris 1889). Puis la communication de MM. Jaboulay et Destot à la Société des Sciences médicales de Lyon,
Cependant M. Mirallié dans un article de la Gazette des Hôpitaux sur le cancer primitif du pancréas (19 août 1895) s'exprime ainsi : « Plus intéressante est la compression de l'aorte abdominale soulevée par des battements artériels : La tumeur est souvent prise pour un anévrisme et la confusion est d'autant plus facile que souvent à Ce niveau on entend un bruit de souffle.
Cette pulsation du carcinome pancréatique a été signa-
lée par Andral, Battersby, Charlston Bastien, Teissier, Labadie-Lagrave. » Il est regrettable qu'aucune observalion ne vienne, dans cel article, rendre plus palpable l'intérêt de cette question.
Enfin, MM. Pic et Tolot publient dans la Province médicale (mai, juin 1900) l'observation qui fait l'objet d'une partie de la thèse de Bachon (Lyon 1899) et qui est absolument identique à celle que nous devons à l'obligeance de M. le D' Barjon.
MM. Pic et Tolot ont bien signalé le syndrome pseudo-anévrismatique chez leur malade; ce même syndrome nous l'avons retrouvé aussi complet dans notre cas. Cette coïncidence de deux faits analogues observés en moins de deux ans était bien faite pour attirer l’attention.
C'est ce qui nous a engagé à entreprendre l'étude de ces observations pour en analyser les symptômes et la marche clinique ; pour essayer aussi d'expliquer au moins par quelques considérations théoriques à défaut de recherches personnelles originales, un ensemble de manifestations aussi anormales dans l’évolution du cancer du pancréas, telle que nous l'enseignent les clas-
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