‹ Cancer et Lipides SériquesChapitre 21 sur 30 · AAA · texte numérisé non relu

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contre, un abaissement important du taux de cholestérol peut être noté chez les sujets traités » [61].

Insaponifiable total.

La fraction insaponifiable des lipides sériques a été relativement peu étudiée quoique, dès 1912, Wacker ait noté une augmentation, chez les malades cancéreux, de la portion insaponifiable des dépôts graisseux [66].

Récemment, les recherches entreprises par Truhaut lui ont permis de conclure qu’il devait exister, dans l’insaponifiable du foie de sujets cancéreux, plusieurs substances douées d’activité cancérigène. D'autre part, en se basant sur les résultats d’un grand nombre de dosages pratiqués sur le sérum sanguin de sujets cancéreux, ce même auteur a montré que le taux d’insaponifiable du sang, chez ces malades, est assez fréquemment au-dessus de la normale. Et il conclut : « Ce qui importe, ce n’est pas le taux des stérols et de leurs dérivés dans les humeurs et les tissus de sujets cancéreux, mais bien plutôt le métabolisme de ces substances qui apparaît profondément perturbé au cours du cancer » [63].

Ce rapide coup d'œil sur les travaux concernant les diverses fractions lipidiques ne nous permet pas de répondre d’une façon précise à la question que nous nous sommes posée tout à l’heure.

Dans l’ensemble, la majorité des auteurs consul-

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tés s’accordent pour reconnaître que l’on peut noter, chez les malades cancéreux, une augmentation du taux des diverses fractions lipidiques envisagées. On pourrait donc, dans ces conditions, faire porter sur l’ensemble des lipides les variations que nous avons mises en évidence au début de ce chapitre.

Pour être en mesure de confirmer valablement cette hypothèse, il serait nécessaire de reprendre l'étude de ces diverses fractions lipidiques du sérum : acides gras, cholestérol total, cholestérol fibre, cholestérol estérifié, insaponifiable total, en suivant le plan et les méthodes que nous avons adoptés pour les lipides totaux. Ces recherches, actuellement en cours, semblent bien montrer que toutes ces fractions varient chez les cancéreux dans le même sens que les lipides totaux eux-mêmes. Mais leur exposé déborderait trop largement le cadre de cette étude — en quelque sorte préliminaire — où nous nous sommes proposés de n’envisager que les seuls lipides totaux sériques. Elles feront l’objet de publications ultérieures.

Il ne nous reste plus maintenant à étudier que l’irifluence, sur le taux des lipides sériques, des divers procédés utilisés dans le traitement des cancers. Plus haut, nous avons bien montré que les sujets cancéreux traités présentent, dans l’ensemble, un taux de lipides totaux sériques abaïssé ou augmenté selon l’évolution, favorable ou non, de la maladie, à la suite du traitement. Mais nous n’avons pas fait intervenir le genre de traitement utilisé. Peut-être

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l d * 4 ” 4 £ € 2 est-il intéressant d'approfondir ce point particulier, en groupant les observations de malades soumis à

des thérapeutiques identiques.

C’est ce chapitre que nous allons aborder en ter-

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