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ILES

Cholestérol.

Le cholestérol, sous ses diverses formes (total, libre, estérifié) a fait l’objet d'innombrables publications et de monographies très documentées, celle de Trappe en particulier [62]. Mais là encore, les conclusions sont loin d’être univoques.

Roffo el ses collaborateurs, constatant une hypercholestérolémie chez les sujets cancéreux [53] avaient pensé que le cholestérol était lui-même facteur cancérigène ou tout au moins source de facteur cancérigène, théorie confirmée par Corréa [18] et nombre d’autres auteurs, contestée par contre par Baumann, Rusch, Kline et Jacobi [4] et par Bergmann, Stavely, Strong et Smith [5].

De fait, les publications mentionnant une hypercholestérolémie chez les cancéreux sont particulièrement nombreuses. Citons, entre autres, celles de Weil [67], Louros et Gaessler [41], Mattick et Buchwald [43], Harnes [33], Bolaffi [11], Sumi et Nakahara [59], Bugnard, Colombies, Miletzky et Boursiac [3], L. von Noel [46], Burgheim et Joel [15], Reding [50], Willheim et Fuchs [68], Vargas [64], Jura [34], Sumegi [58], Kingreen [36], Goldfeder [28], Bierich et Lang [7], Takizawa [60], A. de Palo [48].

Truhaut constate également une augmentation du cholestérol total chez les cancéreux, spécialement sous sa forme estérifiée, mais fait remarquer que

cette variation est inconstante et qu'elle n’est pas liée de façon systématique au cancer [63].

Bernstein et Elias tout en confirmant le rôle favorisant du cholestérol attribuent, dans la croissance des tumeurs, un effet inhibiteur aux phospholipides [6], effet constaté également par Rondoni [55] et G. de Vos [65].

Par ailleurs, quelques auteurs signalent une hypocholestérolémie chez les cancéreux : Currie [19], Guthmann [31], Bokelmann et Muhlbock [10], Graff [29], Knudson, Sturges et Bryan [38].

Enfin plusieurs auteurs ne constatent aucune relation entre cancer et cholestérolémie. Citons Denis [20], Yoshioka [70]) Downes et Pack [23], Dannenberg [20], Kaufmann et Erdmann [35], Myers et Binfordtrhone [45], Lasch et Lustig [39].

Harms trouve également un cholestérol total inchangé chez les cancéreux, mais il note un cholestérol libre augmenté et un cholestérol estérifié abaïssé, d’où élévation du rapport cholestérol libre/cholestérol estérifié [32]. Cette chute du cholestérol estérifié avait déjà été signalée par Bullock et Cramer [14], alors que Bierich, Detzel et Lang ont noté une augmentation de ce même facteur [9].

Titon, appliquant à cette question la méthode des diagrammes de fréquence, montre que « la cholestérolémie des cancéreux non traités ne diffère pas sensiblement de celle des sujets normaux. Tout au plus peut-on observer une baïsse de quelques certièmes dans la zone des valeurs faibles. Maïs par

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