INTRODUCTION
Le problème de la constitution intime de l’être humain est probablement aussi vieux que l'être humain lui-même : de tout temps, les hommes ont cherché à connaître les divers facteurs dont la somme représente l’être vivant, et les variations de ces facteurs, dont l’équilibre peut conditionner la vie, la maladie ou la mort. Ce problème, terriblement complexe, resté longtemps mystérieux et obscur, n’a commencé de s’éclairer qu’avec l’apparition de la chimie moderne, et plus particulièrement de la chimie biologique.
L’incontestable essor pris par cette discipline, surtout au cours des trois ou quatre dernières décades, a permis dans ce domaine d’effectuer des recherches de plus en plus diverses, de plus en plus précises, de plus en plus poussées. Chaque jour, de nouvelles techniques s’inscrivent au répertoire des biologistes, élargissant le champ déjà vaste des investigations, suscitant des travaux inédits. En même temps, l’emploi maintenant généralisé de micro-méthodes soucieuses d’épargner au maximum le matériel biologique toujours précieux — en particulier lorsqu'il