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s’agit du sang — permet de multiplier les examens et d'augmenter encore les points de comparaison. C’est ainsi que petit à petit se trouve un jour lentement reconstitué un minuscule fragment de l’immense puzzle biologique.
Le problème du cancer est probablement celui qui, à l'heure actuelle, préoccupe le plus grand nombre de chercheurs, dans toutes les branches de la science et dans tous les pays du monde : problème extrèmement intéressant puisque, malgré les progrès réalisés jusqu'ici, le cancer reste encore un terrible facteur de mortalité humaine ; problème extrêmement complexe aussi, et dont la solution ne peut se dégager que peu à peu de multiples travaux entrepris dans toutes les disciplines.
Ayant obtenu dans d’autres domaines des résultats fructueux et riches de conséquences, les biologistes attaquaient également l’étude du cancer sous tous ses angles, utilisant des méthodes d'investigation éprouvées dont ils étaient en droit d’attendre les meilleurs résultats. De fait, dès 1915, la découverte des facteurs chimiques de cancérisation par deux biologistes japoriais : Yamagiwa et Itchikawa, ouvrait la voie à toute une série de travaux remarquables fournissant à la cancérologie expérimentale une base réellement solide. Par contre, lorsqu'il s'agissait d’établir une rélation constante entre l’état cancéreux et le taux de certaines substances biologiques bien définies, une relation du même ordre que celles illustrant plusieurs autres chapitres de la pathologie, les résul-