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La seconde observation est celle de Pfluger. Nous en donnons ci-dessous le résumé. |
Pflüger, Sarcome de la choroïde consécutif à un nœvus. Arch. f. Augenh., XIII, 1884, p. 129.
Femme de 30 ans. Depuis la naissance, elle présente au niveau de la clavicule droite un nœvus pigmentaire pileux. En 1880 seulement, cette production attira l'attention de la malade à cause des démangeaisons vives qu’elle provoquait. À partir de ce moment, la plaque s’est développée et est devenue plus noire.
En septembre 1881 un ganglion sous-maxillaire grossit; en novembre il atteint le volume d’une noisette et s'entoure de nodosités bleuâtres. Un second ganglion se prend, puis un troisième. Le nœvus est alors extirpé au moyen d'un fil élastique. Deux jours après la chute du fil, la malade constate qu’elle ne voit pas aussi bien avec l’œil droit. Pendant tout l’été de 1882, il survint des ‘maux de tête très violents. Les urines sont normales. À cette époque la vision de l'œil gauche se perd complètement. A l'examen ophtalmoscopique on ne trouve cependant aucune lésion ; pas de stase, pas de névrite. Nul indice d’atrophie optique. Tonus normal.
Depuis le mois de mai 1883, l'anémie s’accentue. A droite, il existe une légère parésie du masque facial et au devant de l'oreille du même côté, on aperçoit une série de taches gris bleuâtres, dures, du volume d’un haricot. Au niveau de l'angle sous maxillaire nombreux ganglions douloureux à la pression; quelques-uns atteignent la grosseur d'une châtaigne et adhèrent à la peau. Dans le triangle sus-claviculaire, ganglion peu volumineux. Rien d'anormal sur le thorax. À droite de la colonne vertébrale, noyau bleuâtre. Pas d’engorgement ganglionnaire dans les aisselles ni dans les aines. Foie en apparence sain.
ŒŒil droit. V = 5/6 ; champ visuel fortement rétréci du côté temporal, complètement absent du côté nasal. A l’ophtalmoscope, la moitié interne environ de la rétine se présente soulevée sous forme de kyste qui surplombe la partie correspondante dela pupille. La poche de cou=
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leur gris-bleuâtre légèrement onduleuse dans le sens vertical est parcourue par des vaisseaux faisant des crochets et se détachant en noir. La saillie mesure au centre 3 mm. 5 et s'affaisse progressivement vers la périphérie excepté du côté de la papille où elle se termine d’une façon abrupte. La portion visible du disque optique apparaît entièrement saine et n'offre aucune trace d’inflammation et de dégénérescence. La pupille a conservé tous ses mouvements physiologiques et la sclérotique sa coloration ordinaire. La situation et la mobilité du globe sont parfaites. Le tonus est légèrement abaissé.
L'existence de masses mélano-sarcomateuses dans d’autres parties du corps ne laissant aucun doute sur la réalité d’une métastase analogue, aussi bien dans la choroïde de l'œil droit que dans le crâne, le cas fut jugé inopérable et la malade envoyée dans sa famille.
Quatorze jours après son arrivée, l’œil droit devint complètement aveugle. Les masses mélaniques et les glanglions prirent un tel développement que toute la moitié droite de la tête était parsemée de tumeurs néoplasiques de couleur bleue foncée: Le médecin qui a communiqué ces renseignements ajoute que pendant les derniers mois on apercevait dans la chambre antérieure de l’œil droit une tumeur noire et des dépôts semblables sur la sclérotique. Malgré cela, Le globle conservait sa place et sa mobilité. Quinze jours avant la mort qui eut lieu au mois d'août 4883, il survint une paralysietotale. Pas d’autopsie.
Il est intéressant de noter que dans ce fait, ainsi que dans celui de Bromser et un autre de Schiess concernant une métastase sur la papille, il s’agissait de sarcomes ayant eu pour point de départ un nœvus dégénéré. Cette transformation maligne des nœvi s’explique par la présence dans leur tissu de nombreuses cellules embryonnaires qui à la suite d'une irritation aboutissent facilement à la dégénérescence sarcomateuse. Ici, la gravité de la métastase est la même que celle du cancer. Ainsi, dans le cas de Pflüger, la région parotidienne droite, les ganglions, la peau du dos et de
la tête, la choroïde droite et le cerveau ont été successive-
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ment envahis. Trois ans environ ont suffi pour amener la mort. Tandis que dans le fait de Schiess, le trouble du vitré n’a pas permis l’examen, sans doute à cause du début ‘4 de la métastase par la papille, dans le cas présent la chose 14 a été facile, vu le siège choroïdien de la lésion. En effet, le Édisque optique est ici normal et la rétine ne fait point par- ER tie du néoplasme. Quant à la sclérotique, elle n’a été affectée que consécutivement. La cécité de l’œil gauche doit être rapportée à une métastase dans le cerveau comme le : prouvent le résultat absolument négatif de l'opht L Imoscope, les céphalées et la paralysie totale qui à nt mort. Ajoutons qu’ ici la tumeur choroïdienne était circons- 4 5 crite et non aplatie ; mais comme dans le cancer métastati- het Le 1ReA le ions était SEE a pers nee
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