‹ CancerChapitre 30 sur 54 · IS · texte numérisé non relu

IS

La slatistiquc de Leichtensleiii donne également la priorité au cancer de l’utérus. Celles de d’Espine et de Virchow, à peu près de même date, placent au contraire au premier rang le cancer de l’estomac (2).

VIRCHOW. ij’espine. leiciitenstein.

1“ Estomac 34,9

2“ Utérusetvagin.. 18,5

30 Intestin 8,1

Estomac 45,0

Utérus 15,0

P. lÜO

Utérus 31,0

Estomac 27.0

l’oie 12,0

Mamelle 12.0

40 Foie 7,5

50 Face et lèvres. . 4,9

6“ Sein 4,3

Mamelle 8,5

Intestin 8,3

Rectum 3,0

foie 6,0

C’est manifestement l’estomac qui, d’après les statistiques récentes, constitue le siège de prédilection du cancer, ainsi qu’on en peut juger par le tableau ci-joint, qui donne les principales localisations du cancer dans la statistique parisienne pour les années 18ü4, 1899 et 1904. Il est intéressant à comparer avec les statistiques de 1830 à 1840, et cela confirme ce que nous avons précédemment exposé relativement aux variations de fréquence des diverses sortes de cancers.

Sial isliq u e pa risien ne.

Propoi’lion pour lo ooo habitants Siège des cancers. pendant les année.?

i8(jij

lOO'i

1“ Estomac, l'oie

2° Organes génitau.v de la l'emme

3» Intestin, rectum

4" Sein

5“ Cavité buccale

6“ Peau

Autres organes

Autres tumeurs, les organes génitan.v de

la l'emme exceptés

Statistiques d’autopsies. — Pour compléter et corriger dans une certaine mesure les renseignements trop sommaires que nous fournissent les grandes statistiques officielles basées stir la déclaration des décès, nous joindrons au tableau précédent quelques statistitjues hospitalières, oit le diagnostic a été contrôlé par l’au-

(1 ) Ta.nc.iiou, Ucclici'clies sur le traitement médical du cancer tlu sein. Paris, IS 1 1. (2) N'incnow, Ileilraf/e z. Slalislik der Stadt Wtirzburp, 1852-1855. — M.vnc, k’Esi’ine, Statisti(|ue mortuaire du canton île (îenève de 1838 à 1855.

ÉTIOLOGIE.

lopsie. Mais si, à ce point do vue, on évite toulc erreur, le nonihre relativement restreint des cas ne permet plus qu’une approximation un peu hasardeuse de la fréijuence de chaque variété de cancer. Dans la statisticiue de lledlich, par exemple, la proportion des cancers du poumon est supérieure à celle des cancers du sein ! Cela nous montre combien il est diflicile d’arriver à des résultats exacts, car, d’autre part, le cancer du poumon esta peu près complètement absent des statistiques qui ne sont pas basées sur l’examen anato-

inique, tandis que le cancer du sein

tue le plus

souvent

un temp'

plus ou moins long après l’opération

([ui a l'ait d

isparaîlre

sa locali

sation initiale, et de complications souvent sans rapport avec celle-ci

qui ne se trouvera pas mentionnée dans la cause

du décès.

St.vtistiquus n’.vuTorsii'.s. — Canc.eiis liriTnÉLi.vn.x (1).

lledlich

. Feilchen-

Ricchcl-

Nombre de cas

feld.

maiin.

Siège du c.incer.

1*. lOO.

Estomac

Intestin

Beclum

Gros intestin

Intestin grêle

< ïîsophage

Organes génitaux de la femme

U térus

Utérus et vagin

Ovaires

Autres parties génitales

Vagin

Voies biliaires

^’ésicule

Conduits biliaires ...

id

^’ésicule et conduits

Poumon

Sein

Pharynx

Pancréas

Bein

Peau

Foie

Vessie

Lèvres

Corps thyroïde

Prostate

Nez et base du crâne

(D ^\'ai.ti;h Riîolicii, Die Scklions-SLaLislik des Carcinoms ani Ijcrliner sliidLischen Krankenliaus ani. Urban nebsL kasiiisLisclien lîeiLriif^en (Zeilschr. /'. Krel)s~ /orchiinçi , 1907). — Fnii.oiir.NFnt.r), Beilriig-e zur Statistik iiiid KasuisLik des Carcinoms. Diss. Leipzig, 1901. — Hif.ciiixmann, Eiiie krcbstatislik von patliolof^iscli Analomisclien SLandpunkl. Diss. HosLock, 1902. — Celle dernière statisLique pro\ ienl de 1 liôpilal F/ iedriclisliain à Berlin, les deu.v premières de khôpilal Urban de Berlin de 1S95 à 1900 cl de 1900 ci 1905. Dans l'iiôpilal Urban, il n’y a pas de servicesi gynécologi(iues spéciaux. Le chirurgien Kürle opère spécialement les maladies de l’estomac, de l'inlcslin et des \oies biliaires.

1’. MI'NKTRIEli. — LE CANCER.

Redlicli.

l'eilclien-

neichcl-

fcid.

niüitn.

Pénis

Màclioire inférieure

Langue

Larynx

Traeliée

Uretère

Milciioire supérieure

Péritoine

Glandes salivaires

Cer\eau

Goitre aberrant

Oreille moyenne

Plèvre

Capsule surrénale

Médiastin

Extrémités

Incertain

Lioi qu’il en soit, et en

complétant les uns par

les autres les ren-

seignemenls fournis par ces diverses sources d’information, on voit (jue, d’une manière générale, les organes le plus fréquemment atteints de cancer sont : l’estomac, les organes génitaux de la femme, utérus, mamelle ; puis les autres parties du tube digestif, œsophage, rectum principalement, la cavité buccale, la peau, le foie et les voies biliaires; et que la fréquence en décroît rapidement dans tous les autres organes.

Ce sont ainsi les organes les plus exposés aux traumatismes divers, en prenant ce mot dans son acception la plus large, aux irritants de toute espèce, et qui par là sont le plus sujets aux affections inflammatoires aiguës ou chroniques, qui sont aussi le plus souvent atteints de cancer.

C’est un point que nous ne faisons qu’indiquer ici, et sur lequel nous reviendrons en détail en étudiant l’action des causes irritatives dans la pathogénie du cancer, mais que ces simples constatations numériques indiquent déjà avec évidence.

Statistique histologique. — Quant aux formes histologiques des cancers, les grandes statistiques ne nous renseignent aucunement sur leurs rapports de fréquence, et il faut, pour s’en faire une idée approximative, recourir aux stalistii[ues individuelles, avec toutes les causes d’erreurs résultant du nombre forcément trop restreint des cas.

Aussi est-ce seulement à titre d’indication, et sans prétendre en tirer des conclusions fermes, ([ue nous donnons ici notre statistique personnelle; d’abord les diverses espèces de cancers rangées suivant la classification que nous avons précédemment exposée, et ensuite la répartition de ces mêmes espèces et de leurs variétés suivant les organes oi’i elles se sont développées.

KTIOI.OCIK.

Statistiqi'iî iiisTOLoaiQiii; des caxceus.

[Slalislititie jters^onnellc résumée siiirnnt les formes el les variétés.)

Nonil)r(.^ de cas

Cancers îles lissiis épilhélianx : 283

Kpilliélionies Gliomes

Sarcomes du tissu coujuuctif commun (sarcomes

l'uso-cellulaircs el myxomes)

Sarcomes des tissus de cliarpente (chondromes,

ostéosarcomes)

Sarcomes des tissus liémo- et lymi)liopoicconjoncuvo-vascina.res. (lymphocy tomes, myélocy tomes, splé-

— Sarcomes : 74 l nomes)

' / Sarcomes des tissus endothéliaux el peritheliaux

I (cndothéliomes et périthéliomes'

Sarcomes des tissus musculaires. Myomes

malins

Sarcomes mélaniriues

Embrt/omes malins

'I umeiirs à tissus multiples

Cancers îles tissus

En lai.ssant de côté les lornies relalivernenl rares des tumeurs à tissus multiples et des embryomes, la masse principale des cancers est formée des épitliéliomes et des sarcomes; ces derniers, qui, pour nous, comprennent toutes les tumeurs malignes des tissus conjonclivo-vasculaires, représentent un peu plus du quart des néoplasies épithéliales. Leur fréquence apparaît ainsi beaucoup plus grande que ne le laisseraient supposer les statistiques mortuaires où ces formes morbides ne sont mentionnées qu’exceptionnellement. Mais, outre que cliniquement elles se confondent le plus souvent avec les cancers épithéliaux, cette classe de tumeurs renferme une proportion assez grande de formes qui ne présentent pas l’implacabilité pronostique des épitliéliomes, sont susceptibles de guérir par l’opération chirurgicale, et ne grossissent pas les statistiques des décès ; il en est ainsi notamment d’un grand nombre des sarcomes des memlires. Ce sont néanmoins, quand aucune intervention ne vient en arrêter la marche, des néoplasies parfaitement malignes, de vrais cancers; maison conçoit que leur fréquence ne puisse être appréciée réellement que par les statistiques de ce genre.

ST.XTISTIQUE HISTOLOGIQUE DES CANGEHS CI-.XSSÉS SUIV.VXT LEUIIS LOC.VLISATIOXS ET SELON LEUU FRÉQUENEE REL.VTIVE (STATISTIQUE PERSONNELLE).

1° Estomac...

Cancers épithéliaux : G9.

— Variétés.

Épithéliome glandulaire avec adénomes en

transformation

Epithéliome cylindrique typique

Epithéliome colloïde

I Epithéliome polyédrique

V tubuleux

Epitliéliomes \ ... , ,

,V , . , I Epitheliome a petites cel-

melaly piques et ‘

, ‘ ^ 1 Iules rondes

® • ‘ • / Kpiiliéliome atypique à

cellules polymorphes. .

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