‹ CancerChapitre 37 sur 54 · Variétés. > Epitbcliomc atypique · texte numérisé non relu

Variétés. > Epitbcliomc atypique

. Enitbcliome glandulaire à cellules polvc- 1 umeurs ma- N ‘ ‘ .

J driques 1

lignes '2 r ^

Tumeur mixte : cylindronie 1

Tumeurs ma- \ Epitbéliome typi([ue alvéolaire 1

lignes ; 2... t Péritbéliomc 1

Tumeurs ma- i, Endotbéliome 1

lignes : 2... ! Splénome 1

Tumeui’s ma- ) •

Epitlicliome pavimenteux metatvpique . . . . 2

lignes ; 2 . . . ‘ ‘ ^

Brancliiome. Epitbéliome pavimenteux métatv|)ique 2

Epitbéliome atypique 1

Age. — Fréquence du cancer selon l’âge. — L’àge est certainement un des facteurs les plus importants dans le développement des cancers, ou, pour parler plus exactement, les conditions favorables au développement des cancers se rencontrent avec d’autant plus de fréquence que l’âge est plus avancé.

Cela, toutes les statistiques le prouvent avec évidence : les cancers sont absolument exceptionnels dans l’enfance et la jeunesse; ils ne deviennent notables dans les causes de mort qu’à partir de trente ans, et fréquents seulement à partir de cinquante.

Ensuite, et jusqu’aux limites de l’existence, leur fréquence va croissant, et plus encore que ne l’indiquent les statistiques mortuaires, car c'est juslement dans les autopsies de vieillards que l’on rencontre dans les viscères de petits cancers encore peu développésou d’évolution torpide, restés latents, n’étant pas intervenus dans lescauses de mort, et que l’examen anatomique seul a pu révéler.

Nous prendrons comme exemple de la répartition des cancers selon l’âge la statistique de la ville de Paris de 1901 à 1905.

ÉTIOLO(;iE.

iiiî 1901 A 1905, Sun 100 000 iiahitants niî ciiaqur a(ih i;t du C

|•n01>OnT10.^' DES décès PAII CANCEII a été l.A SUIVANTE (STATISTlgUE

PAïus) :

Sl'M'

A^'os. masiTiliii.

De 0 à 1 an 2

De 1 à -i ans ■!

De 5 à 9 — 1

De 10 i\ 14 — 1

De 15 à 19 — 1

De 20 à 21 — 3

De 25 à 29 — 5

De 30 à 31 — 10

De 35 à 39 — 28

De 10 à 41 — 61

De 45 à 19 — 118

De 50 à 51 — 221

De 55 à 59 — 335

De 60 à 61 — 538

De 65 à 69 — 689

De 70 à " l — 757

iiAguE si:xic

: DE I.A VlI.l.E

Sexe réiiiijilii .

DE

De 75 à 79 — , 696 756

A 80 ans et an delà 680 766

('omme on le voit, le cancer, excessivement rare avant vingt ans, présente cependant une fréquence relative dans les premières années de la vie, et le minimum des cas s’observe de cinq à quinze ans. Ensuite, les cliilTres des années suivantes s’élèvent, mais ce n’est qu’à partir de quarante ans et surtout de cinquante ans que la proportion en devient importante. Dans la statistique parisienne, le maximum de fréquence relative se place pour l’homme de soixantedix à soixante-quatorze ans, et il y a ensuite une diminution légère; pour la femme, l’accroissement est continu jusqu’aux âges extrêmes. Mais, si on tient compte seulement du chitfre absolu des décès par cancer, le maximum s’observe entre cinquante et soixante ans, avec peu de différence pour les hommes et pour les femmes.

La rareté du cancer dans l’enfance et la jeunesse est donc un fait capital, mis en évidence par toutes les statistiques, et ainsi Mariage (1 ], en additionnant un grand nombre pour obtenir un chilfre total de 90459 décès par cancer, en trouve seulement 072 avant dix ans, soit une proportion de 0,75 p. 100.

Formes et localisations particulières aux divers âges. — Mais si, d’une manière générale, les tumeurs se montrent d’autant plus fréquentes qu’on se rapproche davantage de la seconde moitié de la vie, il y a de grandes dilférences dans les formes et les variétés de tumeurs observées aux divers âges. Les néoplasies conjonctivo-vasculaires sont plus précoces, les néoplasies épithéliales plus tardives.

Les néoplasies conjonctives, les sarcomes s’observent dès les premières années de la vie, présentent leur fré(|uence maxima vers

(1) M.viiiAdE, Essai sur les tumeurs malignes des enfants. Thèse de Paris, 1895.

P. MIÎNETRIEH. — LE CANCER.

Irenle ans, et deviennenL plus rares dans la vieillesse. Celle fréquence csl variable, du reste, selon les organes aücinls el les formes du néoplasme. Les tableaux suivants de Gross et de Schwartz peuvent en donner idée pour deux des variétés les plus importantes :

Sarcomiïs nu sein.

De 9 à 19 ans Jj cas.

75 ans J —

Ostéosarcomes.

De 0 à 10 ans 3 cas

10 ii 20 — -15 —

Ainsi les sarcomes sont plus précoces dans leur apparition que les épithéliomes, mais cela ne veut nullement dire qu’ils soient propres à l’enfance et à la jeunesse.

Il faut d'ailleurs remarquer quede plus grand nombre des tumeurs précoces, celles justement qui donnent dans les premières années de la vie une fréquence relative au pourcentage des cancers, sont assez difficiles à classer dans les sarcomes ou dans les épithéliomes, car ce sont pour la plupart des tumeurs à tissus multiples, dans lesquelles les éléments néoplasiques sont à la fois épithéliaux et conjonctifs, et qui représentent l’évolution néoplasique de malformations du développement; c’est le cas notamment des tumeurs des reins, qui constituent l’un des plus forts contingents des cancers précoces.

Car, si les formes des cancers varient selon l’âge, leur localisation n’est pas non plus la môme chez l’enfant et chez l’adulte. On en jugera par les tableaux suivants relevés par Duzan ( 1 ) el par Picot ('2), et où les organes sont rangés suivant l'ordre de fréquence de leurs localisations néoplasiques.

Duzan.

Yeu.v

cas

Reins

Testicule

.jo

Prostate

Langue

Os

Abdomen

Encéphale

Poumons et plèvre. . .

Dure-mère

Paneréas

Foie

Amygdales

1 io

Rectum

Larvnx

Picot.

OEil et anne.xcs 100 cas

Reins 80 —

Os 67 —

Encéphale 23 —

Abdomen, bassin 19 —

Tesliciilc 15 —

Foie 13 —

Dure-mère 8 —

Prostate S —

Peau S —

Vulve, vayin, utérus 8 —

Intestin 7 —

Cou 6 —

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