‹ Candidature à la Faculté de médecine. Exposé des titres et travaux scientifiques... (avec notes manuscrites)Chapitre 2 sur 12 · Opération césarienne post mortem suivie de succès · texte numérisé non relu

Opération césarienne post mortem suivie de succès

(Coj. des Mpitaux, 1860.)

Femme de 33 ans, tuberculeuse, qui mourut d’œdème de la glotte, étant enceinte de près de 8 mois, La section oésariennne permit d’extraire l’enfant vivant.

2. — De certaines éruptions, dites miliaires et scarlatiniformes, des femmes en couches, ou de la scarlatinotde puerpérale.

La miliaire des femmes en couches, objet de tant de travaux et de discussions si passionnées pendant les deux siècles derniers, avait fini par être négligée, puis rayée du cadre nosologique, et, enfin, complètement oubliée par les médecins contemporains. L’auteur, reprenant la question au point de vue de l’observation, a établi d’après des faits cliniques, que cette proscription n’était pas légitime et que la miliaire des accouchées a une existence bien réelle. 11 a démontré en outre que cette affection, à part certaines nuances symptomatiques, ressemble de tous points à celle que l’on désigne de nos jours sous le nom d’exanthème scarlatiniforme. Ce sont deux variétés d’une seule et même espèce morbide offrant, avec la scarlatine, de nombreuses analogies et même certaines affinités pathologiques, mais s’en distinguant par plusieurs traits de première importance. De là, le nom de scarlatinoïde proposé par l’auteur.

La doctrine nouvelle, développée dans ce travail, a trouvé un puissant appui dans une publication postérieure du professeur Retzius. Pour ce savant médecin, en effet, l’exanthème dont il s'agit serait bien distinct de la scarlatine puerpérale (Voir Arch. gin. de méd.; mai 1863).

En t870, la Société médicale des hôpitaux de Paris s’occupant du sujet, à propos d’une communication de Lorain sur des scarlatines « d’une espèce particulière, » le mémoire de M. Guéniot fut invoqué dans ia discussion et apprécié, par M. le D' Besnier, de la manière suivante : « La ques- « tion a été reprise en entier par M. Guéniot dans sa thèse inaugurale, très- « remarquable travail dans lequel l’auteur discute avec le plus grand talent

« réserve dans ses conclusions, M. Guéniot ne s’est pas absolument pro- « nonoé sur la nature de ce qu’il propose d’appeler la scarlatino'ide des « femmes en couches; il pense bien, à la vérité, qu’elle constitue une es- <( pèoe nosologique spéciale, mais il laisse à l’observation ultérieure le soin <( de décider si la scarlatine et la scarlatinoîde sont absolument distinctes, « ou bien si l’une est à l’autre ce que la varioloïde est à la variole. » {Compes rendm mensuels de la Commise, des mal. régnantes, par le D' Ern. Besnier; S» fascio.,p. 42; 1870-1871).

Page 1