Des vomissements incoercibles pendant la grossesse
Relation détaillée d’un fait jusqu’ici considérations pratiques sur l’étiologie incoërcibles.
cidant avec une tumeur pathologique à évolution lente des cavités abdominale et
^ Partant de celte définition, l’auteur étudie successivement, dans autant de paragraphes distincts : 1“ les caractères physiques généraux et la nature des tumeurs qui compliquent la grossesse ; 2“ le degré de fréquence des grossesses compliquées; 3“ leurs phénomènes particuliers et leur marche; 4° leur diagnostic et leur pronostic ; S* enfin, les indications thérapeutiques qu'elles font naître et les méthodes curatives qui leur sont applicables. Cette dernière partie est traitée avec plus de développement que les précédentes ; on y trouve le passage suivant :
« C’est eu pareille circonstance (lorsque, dans le cours de la grossesse, le volume, le siège et la consistance de la tumeur sont tels, que l'opération césarienne paraît devoir être la seule ressource propre à délivrer la femme au terme de la gestation), c'est en pareille circonstance que peut-être il conviendrait de pratiquer, avec une prudente réserve, des injections dans les tumeurs, afin de les pénétrer d’un liquide destructeur et d’en provoquer ainsi la mortification ou l’amoindrissement graduel. Cette méthode thérapeutique, encore aujourd’hui à ses débuts, pourra sans doute donner ultérieurement des succès importants. Telle me semble, dans ces cas si périlleux, la véritable voie à explorer, voie d’ailleurs essentiellement chirurgicale, puisqu’elle a pour but de sauvegarder à la fois la vie de la mère et celle de
sur l’allongement œdémateux , pendant la grossesse et l’ac
saires, étant très-dangereux pour la grossesse, sera sévèrement proscrit, de même que toute opération qui intéresserait le vagin ou le col de la matrice. — Pendant l’accouchement, il suffirait de bien surveiller le travail et de se tenir prêt à parer aux accidents. Enfin, après la délivrance, on devrait réduire le prolapsus et prescrire, pour le temps des couches, un décubitus exceptionnellement prolongé. •
7. — Rapport sur un travail du D' Mandülon, ayant trait à l’allongement œdémateux avec prolapsus du col utérin pendant V accouchementi
[mu. et Uén. de la Soc. de chinr)., 1878.)
Analyse, discussion et interprétation de deux cas de dystocie, suivis de commentaires sur la nature de la lésion du col et sur les difficultés apportées à la terminaison de l’accouchement.
8. — Grossesse et traumatisme considérés dans leurs rapports mutuels.
Ce travail est l’un des plus complets qui existent sur la matière. Pour la première fois, l’influence de la grossesse sur le traumatisme y est envisagée avec tous les développements que comporte le sujet. Celui-ci, en effet, se présente sous deux aspects : d’une part, l’influence du traumatisme sur la grossesse, et d’autre part, l’influence de la grossesse sur le traumatisme. Taudis que la première question avait été déjà traitée avec plus ou moins d’étendue par MM. Valette (de Lyon), Eug. Petit, Cornillon, Massot et Cohustein, la seconde au contraire n’avait été que fort peu étudiée, et pour ainsi dire incidemment, à l’occasion de quelques faits épars. En 1876, M. Verneuil, dans une importante communication, porta de nouveau le sujet devant la Société de chirurgie, et M. Guéniot, prenant une large part aux débats, examina sous toutes ses faces, dans une série de discours, le difficile
S'appuyant sur un ensemble d’environ 240 observations, l’auteur, pour tirer quelque lumière de ces faits le plus souvent obscurs ou contradictoires, procède par analyse et considère la grossesse et le traumatisme, non plus seulement dans leur unité complexe, mais surtout dans certains de leurs éléments les plus essentiels. C’est ainsi que les deux facteurs du problème sont envisagés comme il suit :
M. Guéniot recherche ensuite, dans autant de paragraphes distincts, quel degré d’influence peuvent exercer, soit sur la grossesse normale, soit sur la grossesse compliquée, les contusions et la commotion, les fractures et les luxations, les plaies accidentelles et chirurgicales, les traumatismes de la sphère génitale, les hémorrhagies k la fois brusques et abondantes, et, enfin, les complications secondaires du traumatisme, telles que : phlegmon, érysipèle, angioleucite, suppuration prolongée, etc. Au cours de la discussion, il étudie une propriété spéciale et encore peu connue de l’organe gestateur, l'irritabilité utérine; il montre que tout état morbide de l’œuf, c’est-à-dire toute cause qui porte atteinte à l’intégrité physique ou à la vitalité du produit de conception, a pour effet d’éveiller ou d’accroître cette irritabilité ; enfin, il s’applique à déterminer les limites de ce que l’on peut appeler la zone génitale.
Ce long examen conduit l’auteur à penser que, sauf exceptions, les plaies, les contusions, les chntes, etc., ne constituent pas des causes essentielles de trouble pour la gestation complètement normale; que, dans les cas où elle s’accomplit, l’expulsion prématurée de l’œuf à la suite d’un traumatisme peut s’expliquer par la préexistence ou l’adjonction de causes bien plus réelles
l'état de grossesse physiologique, l’auteur entre dans des considérations sur la pléthore massive de la gestation, ainsi que sur la diminution de l’hématose globulaire liée à celte fonction, considérations qui tendent à expliquer comment la grossesse permet une réparation généralement si facile des lésions traumatiques.
Enfin, M. Guéniot termine cet important Mémoire par une série de conclusions ayant trait à la seconde question (influence de la grossesse sur le traumatisme), et dont voici les plus significatives :
1® Si l'on s'en rapporte aux faits publiés jusqu’à ce jour, dans la très-grande généralité des cas, l’état de grossesse n’exerce sur le traumatisme aucune influence nuisible. Ainsi, les contusions et les plaies, de même que les luxations et les fractures, ne déterminent pas, chez les femmes enceintes, une plus forte proportion de mortalité que chez les autres individus; de plus, la guérison des lésions s’effectue selon le mode habituel et dans les limites de durée qui sont propres à chaque variété de traumatisme (1).
2® D’après cette donnée, les plaies chirurgicales n’offrant pas, pendant la grossesse, le danger qu’on leur suppose, si l’on avait à combattre une tumeur à développement brusque et menaçant, c’est à l’extirpation ou à l’amputation que l’on devrait avoir recours, plutôt qu’à l’accouchement pro-
3® Quant à rfe couches, contrairement à l’opinion reçue, il ne s’oppose,
le plus souvent, ni à la cicatrisation régulière des plaies, ni à la consolidation des fractures, pourvu que ces lésions soient contemporaines de la grossesse
d’autre part, un abaissement presque constant ou des inclinaisons diverses de la matrice, lorsque la délivanoe est laborieuse. Plusieurs observations servent d’exemples et de démonstration à ces idées.
S’appuyant sur les données de la clinique, l'auteur discute ensuite les indications thérapeutiques qui ont trait à la délivrance abortive, et il précise la conduite à tenir dans tous les cas de ce genre, qu'il rapporte aux cinq
est incomplète, eiil n’existe pas d'accident; 2“ l’avortement est accompli; la délivrance ne l’est pas, ou elle est incomplète, et il existe des accidents; 3“ l’avortement est consommé, et Von doute nue la délivrance soit effectuée, ou qu'elle soit complète-, 4» l’avortement est fait, l’expulsion du délivre est sûrement complète ; mais il existe, par le fait même de la délivrance, des accidents qui réclament l'intervention du médecin-, 5“ enfin, \'avortement n’est pas encore consommé, mais il est plus ou moins avancé, et reconnu inévitable, quoi qu’on puisse faire pour l’empêcher.
Dn tableau synoptique, placé à la fin du Mémoire, résume tous les détails du traitement applicable à ces différents cas.
11. — Des luxations coxo-fémorales, soit congénitales, soit spontanées, au point de vue des accouchements.
(Thèse de concours. Paris, 1869. In-8» de ISO pages, avec 12 Og. intercalées dans le teste.)
Cette publication est ainsi appréciée par les Archives générales de médecine, numéro de juillet 1869 :
« On avait étudié jusqu’ici l’influence des luxations coxo-fémorales sur le « développement et les déformations du bassin. Le mémoire de M. Guéniot <i est le premier travail d’ensemble dans lequel l’auteur se soit proposé « d’examiner l’influence que ces déformations peuvent avoir sur la gros- « sesse et sur les terminaisons de l’accouchement. Cette thèse, fort bien « laite, se recommande donc en outre par l’attrait de la nouveauté.
■■ Après avoir, dans un premier chapitre, esquissé l’historique de la « question et rappelé les travaux de ses devanciers, M. Guéniot remarque « que si la science est à peu près fixée sur la partie anatomique de ces « déformations, il n’en est plus de même pour la clinique ; car, tandis que « les uns accordent à la claudication une influence nuisible sur la grossesse “ et la parturition, les autres, au contraire, nient plus ou moins cette •< influence.
“ Dans un second chapitre, l’auteur décrit complètement les déforma-
née, soit congénitale. Sous le titre de bassin à typa, itio-fémoral, il désigne les bassins dans lesquels le déplacement articulaire date de la vie intrantérine ou des premières années de l’enfance et qui ont ainsi subi, à un degré variable, l’influence de cette cause déformatrice ; mais il en sépare de suite un certain nombre de bassins qui, bien qu’affectés de luxation, s’écartent complètement du type.
« M. Guéniot étudie ensuite les caractères anatomiques des bassins ilio- : fémoraux à luxation simple et à luxation double, et démontre que cette : variété constitue bien un type à part, différant des bassins rachitiques, ou : ostéomalaciques, ou obliques-ovalaires. Ces derniers, pourtant, ont avec ; les bassins ilio-fémoranx à luxation simple de nombreux points de cou- : tact. Enfin, entre les bassins à luxation simple et à luxation double, il : existe de notables différences queM. Guéniot s’attache à bien faire ressortir.
« Au point de vue obstétrical, l’auteur signale l’existence très-fréquente,
: sur la marge antérieure du petit bassin, de lames osseuses que M. Depaul ; a le premier indiquées, et qui peuvent perforer l’utérus ou la vessie; la 1 faiblesse extrême des branches ischio-pubiennes qui rend leur fracture t possible; enfin, l’inclinaison du bassin en avant, l’adduction exagérée et I l’ankylose des fémurs qui, dans certains bassins coxalgiques, peuvent ( gêner les manœuvres opératoires. Il relate, eu dernier lieu, quatre obser-
< vations de bassins à viciation complexe, tous quatre présentant ce carac-
< tère commun d’être affectés de luxation double du fémur.
« Dans le chapitre III, M. Guéniot étudie les causes, le mécanisme et
< l’évolution de ces déformations. Les causes qui agissent pour produire 1 la déformation du bassin sont au nombre de trois principales : l’imper-
:< tractions musculaires et ligamenteuses ajoutent leur action à celle des
i< Relativement à l’influence des luxations coxo-fémorales sur la grossesse
soit spontanée, soit traumatique, semble n’apporter aueune entrave à raccomplissement réplier des fonctions génératrices, tandis que, dans
plus ou moins grave. Passant en revue les laits .que l’on possède, l’auteur arrive à cette conclusion qu’en considérant le nombre des accouchements (qui s’élève à près de 60), ou trouve que les cas simples ont été, relativement aux cas compliqués, dans la proportion d’environ 6 à 1. Mais en tenant compte de diverses circonstances, M. Guéniot pense que le rapport de 7 à 1 peut être provisoirement accepté comme se rapprochant davantage de la vérité. 11 croit également que les luxations d’origine
luxations congénitales. ^ ^ ° plicafo q
« ce sujet, M. Guéniot décrit avec soin les différents modes d’exploration et « de mensuration du bassin généralement usités.
« Le dernier chapitre est consacré aux indications pratiques. La première, « selon l'auteur, serait de guérir la luxation ; mais il paraît peu disposé à « admettre que cela soit possible. Une seconde indication serait de s'oppo- « ser au développement des déformations, etc.
« En présence d'une femme enceinte affectée de luxation simple ou dou- « ble, l'accoucheur devra lui conseiller de se modérer dans l'exercice de la « marche, puis rechercher attentivement le genre et le degré des lésions du
« devra pourvoir aux diverses indications qui se présenteront, en évitant « toujours avec un soin scrupuleux l'emploi de toute manœuvre vio-
12. — Leçons siw la dystocie; dystocie par insuffisance des forces efficientes de l’accouchement.
Étude complète de la question, faite d'après des données déjà connues. La distinction des accouchements à marche lente en deux classes {aecoucUments mmymx et accouchements trop lents), selon que la lenteur est inoffensive ou, au contraire, dangereuse et menaçante, mérite toutefois d’être signalée comme originale et très-importante dans la pratique. L’auteur s’appuie sur des considérations dont les cliniçiens peuvent chaque jour vérifier la jus-
nultiloculaire de l’ovaire con couchement prématuré, dit i liblesse congénitale et de so
vail physiologique qui, dans le cours de la grossesse, prépare la désunion de ces deux organes. L’influence d'un travail vraiment pathologique (de la métrite spécialement) ne serait presque certaine, que dans les exemples d’union portée jusqu’à la fusion des deux tissus. Le diagnostic et le pronostic sont ensuite rapidement étudiés. Quant au traitement, l’auteur en expose les détails avec tout le soin que réclament et la gravité de l'accident et les difficultés du sujet.
Ib. — Article bassin vicié du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (1867, grand in-B» de 66 pages.)
(En collaboration ava M. Depaol.)
Travail étendu, l’un des plus complets qui existent sur la matière. Les diverses espèces et variétés de viciations du bassin y sont envisagées successivement, dans leurs caractères anatomiques, dans leurs causes et leur diagnostic, sous le rapport de leur influence sur la grossesse et sur l’accouchement, et enfin au point de vue des indications thérapeutiques.
Un aperçu historique du sujet; l’étude, faite pour la première fois, des lames ou arêtes tranchantes qui bordent parfois Tare antérieur du pelvis ; des vues particulières sur l’étiologie du bassin oblique-ovalaire, constituent autant de parties originales dans celte importante publication.
16. — Leçon d’ouverture du cours officiel d’accouchement, fait à la Faculté de médecine, en 1873.
lOaz. obstétricale de Paris, 1873.)
Dans cette leçon, qui traite des généralités de Tobstétrioie, du domaine et des limites de cette science, ainsi que de ses rapports incessants avec la chirurgie et la médecine, l'auteur a exposé le tableau complet des sujets
physiologiques, soit pathologiques dont se compose, chez la femme, la grande fonction de reproduction.
17. — Hydrocéphalie compliquant le travail de l’accouchement.
(Thèse d’agrégation du D- Alph. Herrgott. Paris, 1878-, p. 33 et 41.)
Deux observations, dont une particulièrement remarquable, recueillie par M. Guéniot dans sa pratique de ville.
jg jYoie sur le phlegmon diffus intra-pelmen, consecutif à certains accouchements artificiels.
(Thèse d’agrégatioa du D- P. Budiu. Paris, 1878; p. 119.)
Dans cette note, M. Guéniot démontre la réalité d'une affection non encore décrite, qu'il a observée plusieurs fois à la suite d’accouchements labo-
19. — Note sur rascite congénitale et sur les obstacles qu'elle peut apporter à la terminaison de Vaccouchement.