SCÈNE VII
CANDINOT, MARIE.
CANDINOT, prenant un autre justaucorps.
Ma foi ! maintenant qu'ils s'arrangent.
MARIE
Vous voilà rentré sain et sauf, heureusement! restez ici bien tranquille.
Oh! oui... c'est là ma place, dans ma boutique, pour répondre aux chalands.... Dis donc, Marie...
MARIE
Mon père.
Vois pourtant, si j'étais échevin , comme le voulait ta mère, je serais dans de beaux draps, à cette heure... Quelle idée elle avait là!
MARIE
Elle l'a toujours.
CANDINOT, effrayé.
Bah ! tu crois... elle persiste... elle n'est pas encore contente.... comment!.... elle a voulu que je fusse syndic de ma compagnie... j'ai cédé, et je suis syndic... que je fusse marguillier... j'ai encore cédé, et je suismarguillier.. et maintenant, elle voudrait.... non! non.... cela ne sera pas... je ne céderai plus.
MARIE
Quelle serait votre position au milieu d'un pareil tumulte! obligé de fuir, de quitter la ville, peut-être.
Fuir! oh! non, par. exemple ! plutôt que d'abandonner mon poste, si j'étais j échevin... mais voilà pourquoi je ne veux pas l'être... je ne le serai jamais... moi qui ne me trouve heureux qu'ici , auprès de vous... au milieu de
mes marchandises A propos, car tout ça
m'a tellement troublé... sais-tu si Nivelle a préparé ce qu'il me faut pour faire les dix pots de conserves que j'ai promis au supérieur des Bénédictins ?