ACTE II, SCÈNE IV
BERTHELINE.
Quoi! monsieur, vous oseriez!
Eh ! mon Dieu! oui... que veux-tu... l'habitude du danger... je deviens très brave... Allons, prenez mon bras...
BERTHELINE.
Oui-da! eh bien ! je me révolte aussi , à la fin... je fais comme les autres...
Bah!... allons , décidément, il faut la fourrer aussi dans le filet...
AUBRIOT
Surtout n'oubliez pas...
( Il fait le geste de secouer.) CANDINOT.
Sois tranquille , et plutôt trois fois qu'une. (Appellant.) Hallebardiers ! mes amis, venez un peu ici.
BERTHELÏNE.
>^*Qu'allez-vous faire ?
Puisqu'il vous faut un cortège... Hallebardiers ! vous allez conduite...
BERTHELÏNE.
Monsieur !
Oui... pardon , ma bonne... Vous allez accompagner ma femme jusqu'à la cathédrale.
BERTHELÏNE.
Monsieur !
Décidez-vous : avec moi à pied, sans cortège, ou avec ces braves gens.
BERTHELÏNE.
Jamais !
Hallebardiers !
BERTHELÏNE.
Arrêtez, monsieur... arrêtez ! car en vérité... nous nous disputons là... comme de simples bourgeois.
Que nous sommes.
BERTHELÏNE.
J'obéis !...
Ah!... enfin. (AAubriot.) Tu vois, avec le temps , de la douceur...
AUBRIOT, riant.
Et des hallebardiers.
N'importe , elle m'obéit... quand je n'aurais gagné que ça à mon règne... ( A Bertheline. ) Ton bras, vite... obéissons.
BERTHELÏNE.
Ah !... si jamais...
Hallebardiers !
BERTHELÏNE.
Non ! non ! ah ! monsieur !