ACTE I, SCÈNE IV
il y a quelque chose là-dessous... Pardon, niessires, si je vous laisse un instant; mais il faut que je sache...
AUBRIOT
Quoi donc ?
BERTHELINE.
La cause de ce mouvement.... parceque ces murmures dont parlait Nivelle... ce mécontentement à cause des nouvelles taxes...
AUBRIOT
Comment! dame Bertheline, vous penseriez..
BERTHELINE.
Je pense qu'on fera bien de ne pas nous provoquer... parceque nous autres Rouennais , voyez-vous... nous avons des têtes... qu'on ne s'y frotte pas!..
AUBRIOT
Vous croiriez... mais l'autorité ?
BERTHELINE.
Oh ! l'autorité, onne l'écouterait guère... il n'y a peut-être qu'unnommeà Rouen qui pourrait les arrêter.
GAUTIEB.
Et cet homme ?
BERTHELINE.
C'est M. Candinot.
GAUTIER
Comment, un simple marchand?
Oui... mais un marchand aimé , estimé de tous... qui pendant la dernière disette a ouvert généreusement ses magasins, et distribué tout ce qu'il possédait aux indigents.
BERTHELINE.
Quoi! messire... on vous a dit...
(On entend un grand bruit dans l'éloignement, ) MARIE.
Ah ! mon Dieu !... écoutez... cette rumeur...
AUBRIOT
Oui... en effet... vous avez raison... décidément il se passe quelque chose...
BERTHELINE.
Ah ! je cours...
MARIE , l'arrêtant.
Ma mère '•
AUBRIOT
Rassurez-vous... et restez ici , dame Bertheline... nous allons nous informer , mon ami et moi.
GAUTIER
Dépêchons.
MARIE
Oui... oh! oui... messires, allez.
BERTHELINE.
Et si vous voyez M. Candinot....
Soyez tranquilles... nous le préviendrons... GAUTIER.
Je vous suis...
(Ils sortent. )