‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 22 sur 88 · SIT LAUS DEO PATRI · texte numérisé non relu

SIT LAUS DEO PATRI

Hoire au très-Haut dans son brillant séjour, bire à son Fils chef de l’homme et de l'Ange, ire à l’Esprit terme de leurs amours,

qu’à tous trois ne soit qu’une louange.

«COMPLAINTE A LA TRES-SAINTE (N VIERGE AU PIED DE LA CROIX. | Que

‘Au tri Qui vo

ar un

Sur le même 4rR.

STABAT MATER DOLOROSA, &c.

LorsQuE Jésus attaché sur la Croix,

Mit l'Univers par sa mort aux allarmes, 0 Ses y Sa Mère étoit au pieu de ce saint Bois, Pour le Triste debout dans un torrent de larmes. ! Ses yeu

: “Bien pli

‘CUJUS ANIMAN GEMENTEM, &C.

Ce fut alors qu’un glaive de douleur “Fut enfoncé dans cette ame innocente, Qui gémissoit au plus protond du cœur, Souste pressoir d’une peine assommante.

O QUAM TRISTIS ET AFFLICTA, &cC.

O quels ennuis! à quelle affliction !

Devoit sentir cette Mère bénite, * Voyant son Fils durant sa Passion, Entre les mains d’une troupe maudite ! :

QUÆ MÆREBAT ET DOLEBAT, &e. |

Les maux affreux, l'indicible tourment, : SR Que ce doux Fils souffroit en sa présence, : L'hi Ne produisoient qu’angoisse et tremblement, UE]; Dans son esprit accablé de souffrance. :t à |

QUIS EST HOMO QUI NON FLERE, @c. Li

Qui d’entre nous ne fondroit point en pleurs BReine. En contemiplant cette Mère qui pleure, roir dé Et qui pourroit en voyant ses douleurs, Dignez :Ne point souffrir pour les maux qu’elle endure votre

DE MAKSEILLES.

-SAINTE QUI POSSET NON CONTRISTARI, &c.

CROIX. Quelle cœur .d’acier ne s’affligeroit pas, : u triste aspect de cette Mère auguste, Qui voit mourir son Fils pour des ingrats, ns ; . 2: Q t sa" War un arrêt aussi cruel qu'injuste ! | Se . PRO PECCATIS SUÆ GENTIS, &c.

Croix, nes, Ses yeux ont vû Jésus aux fouets soumis, 18, our les péchés d’un Peuple si barbare, mes. ès yeux l’ont vu parmi ses ennemis, we. dien plus navré que. Job ni que Lazare.

…, &c. | : | VIDIT SUUM DULCEM NATUM, &c, eur | . ; ite, Mlle le vit pendu sur une Croix, | œur, jandonné des Anges et des Hommes, jante. e le vit lorsqu'il fut aux abois, ur le salut de tous tant que nous sommes, Ce | TA, & EIA MATER, FONS AMORIS, &c.

on !

ère d’amour, u vos vives douleurs, LAttirez-moi sur le Mont du Calvaire, 1 eur y méler mes larmes à vos pleurs,

ste ressentir votre douleur amère.

BAT, &€. VS FAC UT ARDEAT.COR MEUM, &c.

urment,. : S'ouchez mon cœur, afinde l’enflammer, résencé, dB: l’honime Dieu cher objet de ma flâme : emblement, SE: lui tout seul que je désire aimer;

nce. MBst à lui seul que veut plaire mon âme. PLERE, OC. DU SsANCTA MATER I8TUD AGAS, &e, oint en pleurs BBReire du Ciel, Mère de mon sauveur, leure, roir des Saints, espoir des misérables, leurs, Mignez graver danse fond de mon cœur,

qu’elle endurc votre Fils les plaies.adorables.

D hs tra

Son sang pouvoit sauver dix mille mondes.

‘TUI NATI VULNERATI, àc.

Faites-moi part des maux qu'il a soufferts, Faites-moi part des blessures profonües

Qu'il endura pourm’affranchir des fers : Yssiste

Aujou Ou l'or ‘FAC ME VERE TECUM FLERE, &C. 4

‘Que mes soupirs, mes pleurset.mes regrets, Durent autant que durera la vie, :

Et qu'avec vous, sans dire c’est assez, Je pleure un Dieu mis en Croix par envie.

JUXTA CRUCEM TECUM STARE, &c.

Tout mon désn.est d’être au près de vous, Proche la Croix, mon-unique espérance, Pour embrasser de Jésus les genoux,

Æt compatir à sa dure souffrance.

VIRGO VIRGIRUM PRÆCLARA, &c,

Vierge sans pair, deinos Vierges l’honneur, Ayez pour moi vos douceurs ordinaires Et permettez que le deuil.demon cœur, Suive en tous lieuxvos tristesses’amères.

FAC UT PORTEM CHRISTI MORTEM, &c. |

Faites par tout.que je porte sur moi, D'un Dieu mourant les véritables marques, Et que l’honneur des plaies de mon Roi, E.

Me soit plus cher que tout l'or des Monarques. }

FAC M2 PLAGIS VULNERARI, &c.

‘Que pour l’amour de votre aimable Fils, Jesois sans fin navré de ‘es blessures, ” Et que mon cœur au pied d’un crucifix, Boive à longs traits parmi tant d'ouvertures.

. à INFLAMMATUS ET ASSENSUS, ÔC.

ufferts, Embrasez-moi du feu de son amour,

…. ssistez-moi, Ô Vierge Bt à di d Au jour des pleurs, en ce terrible jour, ARE Bu l’on doit voir un Jugeinexorable:.

FAC ME CRUCE:CUSTODIRI, &c.

regrets, k Que par sa Croix et par sa sainte mort ;

, sois muni d’une grace abondante,

vie. D'un ferme espoir et d’un puisshnt confort,

Pour m'opposer à tout ce qui me tente,

QUANDO CORPUS MORIETUR, &c.

nee, 4 û F

(9 Faites enfin que quand mon cœur mourra,

#Monâme soit conduite dans la gloire;

Du pourjamais elle contemplera

RA, &Ce {on cher époux, l’Auteur de sa vietoire, l'honneur, res œur, à L'HONNEUR DE NOTRE DAME DE ‘4 à :

nrem, &e. MR LA GARDE, POUR as MARINIERS, Loi, Ë Sur l'Air :, Un jour le Berger Tircis, &c. Ra,” ‘4 ou de l’Enfunt prodigue, Rionarques. k Vierce Sainte, exaucez-nous, ne, &c: 1 Notre espoir est tout en vous :

le Fils MN Chère Dame dela Garde, nu "Frès-digne Mère de Dieu, H £x Soyez notre Sauve garde, Resto à Pour nous défendre en tout lieu.

| Si vous daignez nous garder, D:

- Nous pourrons tors hazarder, So Quelque’effort que le Ture fasse, A Nous nous mocquerons de lui, Es En abattant son audace, :

Par votre invincible appui. Te Nous serons hors de dangers, Fa Devantses Vaisseaux légers, Qt En dépit de sa furie; Fo Nous braverons son Croissant, Le Et toute la Barbarie, | Sous votre bras très-puissant. Ga + ” So:

Qu’aucun Ecumeur de Mer, Ai

Ne puisse nous allarmer, Et Que nos Vaisseaux, nos Galères, Po

Et tous autres Bâtimens, Puissent, malgré les Corsaires, Naviger heureusemerit,

Lorsqu'un bruyant tourbillon, é Est poussé pi" l’Aquilon, Lorsque le Tonnerre gronde, di Et que tout semble périr, ‘4 Hâtez- vous, Reine du monde, 4 De nous venir secourir.

ss

Soutenez de votre bras,

Et nos vergues et nos mûts, ki At Fortifiez le cordage, |

Les cables et les haubans, WW D Pour faire tête à l’orage, CN «a

Parmi la fureur des vents. : © D

Claire Etoile de la Mer, :

Montrez-vous dans lé danger,

Däns la nuit la plus obscure, Servez de Phare et de Nord, A ceux qui sous votre augure, .

Espèrent de prendre Port.

Conservez à tous momens,. .

Tous nos pauvres Bâtimens, Faites que pas un n’échoue, Quand les écueils et les flots, Font trembler de poupe à.proue, Les Chefs et les Matelots.

Si l’ancre vient à casser, Gardez-nous de nous froisser,.

Soyez notre ancre maitresse, Aidez notre foible effort,

Et nous donnez quelque adresse Pour nous guider dans le Port.

Ouvrez les yeux aux Nochers, Pour voir de loin les Rochers, : Et quand les vagues chenuess. ‘ Font bondir le Bâtiment, | MN Des abîmes jusqu'aux nues, Assistez-nous promptement.

Ne Conservez-nous l’Artimon, je La Boussole et le Timon, 1 Lorsque nous courons fortune, Au gré des vents et des flots, ° T'endez la main, belle Lune, h Aux besoins de vos dévots.

‘ Ne nous permettez jamais, De rompre entre nous la paix, - Chassez loin, douce Marie, Dutribor et de bas bord, Le trouble et Ja crierie, En nous tenant bien d'accord,

Chacun de nous eat fâché, Iles D'’avoir si souvent péché, Tout c O Dame de bonne Garde, OUI est t Faites-nous ressouvenir, WE tepr Que par tout Dieu nous regarde, MI esttc Pour mieux vivre à l’avenir. ni

Conservez nous la santé,

La vie et la liberté, Vous pouvez, Vierge céleste, Nous préserver jour et nuit.

De la guerre et ae 2 peste, Et de tout ce qui nous nuit.

Suppliez votre cher Fils, Qu'il bénisse nos profits, Ajoûtez au bon passage,

n heureux et prompt retour, Et nous vous rendrons hommage, Avec sentiment d'amour. ie À L'HONNEUR DU Sr. ANGE GARDIEN! 4 SUR l’AtR: ÆAmarillis vous êtes blanche et blond!

&c. ou de Susanne.

Qui d’entre nous oseroit se promettre, Qu'un favori du Dieu de Majesté,

Le vint garder dès qu’il a reçu l'être,

Et qu'’ilse tint toujours à son cûté ?

N'en doute nullement, un Ange est à ta suite, Pour veiller jour et nuit sur ta conduite.

Les noms divers de l'Ange Tutelaire, Marquent assez tous les divins emplois :

El estton bras contre ton adversaire, Et ton bâton. quand tu portes ta croix :

ILest ton précepteur, il t’enseigne à merveille,

Il est ton Conseiller et ton oreille.

4} Ilest ton œil, qui sans cesse regarde, MT'out ce qui touche et ton ame et ton corps : l'est ton guide, il est ta sauve-garde,

El te préserve et dedans et dehors :

Ÿ Ja

dl estton boulevard et ta forte défense ; te prête en tout tems son assistance,

O quel bonheur! quelle prérogative, D'avoir pour guide un des Princes du Ciel, Qui te protège en tout ce qui t’arrive, Quoique tu sois vil et matériel !

èse bien devant Dieu cette faveur insigne ;.

ivite ce qui peut t’en rendre indigne.

Dès le reveil il poursuit ta paresse, te convie à quitter le chevet :

ais tu combats son zèle et son adresse, .

n dorlotant ton corps sur le duvet.

a beau t’avertir; tu faits la sourde oreille, pos daigner te lever lorsqu'il t'éveille,

| Le long du jour il t’anime, il t’exhorte,.

& t'employer: au secours du Prochain :

voudroit:bien que ta Foi demi morte, We remit plus l’affaire au lendemain {ne tient pas à lui que tu ne v’enrichisses, n-rendant à:chacun des bons offices.

re; 0 N'est-il pas:vrai que cet esprit céleste, | Ait ce qu'il peut pour te porter au bieñ à àtasuite, Mais, Ô malheur ! N'est-il pas manifeste, luite. . ue tous tes soins ne te servent de rien ?

Mon cœur.est un rocher, ton ame est une seuclie ;

Be;

GARDIEN, nche et blond

ettre,

aire x ; 13. €

lois : Bien ne peut l’'émouvoir, rien ne la touche. À à Lorsque le monde ou le démon te tente, OÏx : lé repousse, il rend vains ses efforts.

à merveille. ue s1.la chair t’afflige et te tourmente,,

affermit l'esprit contre le corps.

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