‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 23 sur 88 · COS · texte numérisé non relu

COS

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Il s’y prend de tous biais pour divertir tes châûtes, l' Ne

Bien que d’un cœur ingrat tu le rebutes. “Pois LL as En con

T'’étant noirci de quelque horrible offense, Vois de Il te supporte, il a pitié de toi; MÆonjur

Et t’incitant à fairé pénitence, “t'aide H ’ ‘ A n+ 1

Il s’en obtient la grâce de son Roi. 4

Que s’il te voit croupir dans cet état damnable,

Il devient envers toi plus charitæble.. ‘(RES G BE M!

T1 te fait voir la perte de ton-âme : D Sur Ïl te fait voir la perte de ton Dieu, rs | Il t’épouvante, il t’éclaire, il t’enflamme ;: À [1 te poursuit en tout tems, en.tout lieu. LA \ UE Ton mépris, ton rebut.et.ta noire malice :. ue dir Ne le dégoûtent point de son office. ur m’ | cet En te guidant, il adore, ilcontemple- Le

L’unique objet qui le rend bienheureux...

Dans tes emplois imite son exemple;

Fais vers ton Dieu des retours amoureux, Assiste ton prochaïñ toujours en sa présence;. Si.tu veux t’attirer:son afsistarice.""

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Quand tu seras au bout deton voyage, Désespérant de tout secours humain, Et que l'Enfer t’abattra le courage, .

Ilsera prompt à te tendre la main. ï L’ayant mis à couvert du trouble et-de la-craint Tu mourras au Seigneur d’une mert sainte,

Si l’ennemi t’âttaque avec maïn-forte,

Se ralliant avee d’autres démons, Il aura soin: de prendre bonne escorte. ean € .… Pour faire tête à tous ces rodomons. Me que Je n’aurois jamais fait, s’il falloit. te déduire An est Tousles moyens qu’il prend: pour te conduire. est d’

grand

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forte, rtes,

À te déduire te conduire.

‘Ne paye plus ses soins d’ingratitude ; Sois lui dévot, porte lui du respect.

n compagnie et dans la solitude,

Bois devant lui modeste, circonspect, MEonjure-le surtout qu’à la fin de ta course, t'aide à remonter jusqu’à ta source,

(LES GRANDEURS, LA PENITENCE ET JE. MARTYRE DE St. JEAN BAPTISTE, WA Sur l'Air :. Depuis longtems qu’en secret je ‘4 vous aime, &c.

EN QUE dirons-nous du fameux JEAN BaPnisrr,.

MBue dirons-nous qui soit digne de lui ?

pur m’ériger en sori Panégyriste,

faut qu'il soit lui-même mon appui.

HE Dieu l’a rendu si sublime et si grand,

ue nul des Saints ne se trouve en son rang,

4 Lui seul surpasse,

El En dons, en grace,

‘out homme né sous le vieux Téstament. .

Ce Saint est grand en diverses manières :

and devant Dieu, grand devant le prochain, , and en soi-même, en ardentes lumières, and en amour envers son Souverain, Grand en son nom, grand en sa parenté, and en vertu, grand en humilité, Grand en souffrance,

__ Dès son enfance,

grandenfin en Grace et Sainteté,

ean est-Martyre; Vierge, Docteur, Apôtre,.

s que Prophète, Hermite et Confesseur :

an est un Ahge et par dessué toût autre, ,

est d’un dudit dei : ‘ici

Dieu, l’Ange et l’homme ont loué ce Héros; Que je voudrois louer autant qu'il faut, Mais ma foiblesse, Je le confesse, Ne permet pas que je vole si haut.

Elizabeth est de six mois enceinte, Et son cher Fils criminel en Adam, Borsqu'au salut de la Vierge très-Sainte,

Le Saint des Saints rend Saint le petit Jean.. L'Enfant d’abord tressaillit et fait voir De son Sauveur le souverain pouvoir, M ors d

evant.que naître, OM crie A fait connoitre,. MT Voi Vers l'Homme Dieu sa charge et son devoir.

Jear MLEt qu’

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Dès son bes il cherche une retraite; Pour contempler le trois fois Tout puissant:. , NS Qu'il fait beau voir ce jeune Anachorète, si Faire la guerre à: son corps innocent !

Les purs Esprits lui font souvent la cour, Tandis qu'il pie et de nuit et de jour,

Et. d'heure en heure, Son ame pure, Eroit en lumière ausi-bien qu’en amour.

Pour nourriture il a des sauterelles, Et tout au plus quelques rayons de miel... se choisit des Croix toujours nouvelles Pour nous montrer l’étroit chemin du Ciel.

Il couche à terre, il ne boit que de l’eau; Son pauvre habit est de pare chameau, Et pour tout dire,

Son long martyre, Fait endurer son corps jusqu'au tombeau.

inte, it Jean.

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traite;

puissant.

orète, t!

, la cour.

Ur,

amour...

Îles, > miel.

1 devoir.

DFE MARSEILLES,

Le Fils de Dieu, ce monarque a «ronge tant un jour sur le bord du Jourdain,

“MDit à Saint Jean, donne moi le Baptême,

e le veux bien recevoir de ta main :

M} Le Saint recule, et lui dit: Ah! c’est moi MQui doit, Seigneur, être lavé par toi, Jésus persiste, Et Jean Baptiste Baptise enfin son Sauveur et son Roi.

Jean voit Jésus qu’il chénit, qu’il contemple,,

Et qu’il voudroit qu'on connût en tout lieu,

WiLors de son doigt, de parole, et d'exemples,

Mi] crie à tous : voici l'Agneau de Dieu.

Ni Voici, mortels, le véritable Christ ;

es yeux ont vu sur lui: le Saint Esprit:

Venez vous mettre.

Sous ce bon maître,

MQui veut de vous un cœur humblé et contrit..

M Lorsque les Juifs s'adressent à ce Nonce, Pour s'informer. s’il est le Roi.des Rois ;.

Es n’ont de lui que -cette humble réponse; A1Je ne suis rien que le son d’une voix.

| Je nesuis point le Christ, cet homme doux :: Que l’amour même immolera. pour tous :

Ce vrai Messie, Fils de Mare, Que vous cherchez est au. milieu de vous.

Croyez, dit-il, que je ne suis pas digne.

De délier même ses souliers.

e meseroit une faveur insigne, Si je pouvois baiser ses sacrés. pieds ::

Allez à lui. comme à votre soutien, .

Non pas à moi qui suis moins que lerièm. - Criez, de grace, . En pleine place, Q Qu'il est le Christ notre souverain bien.

Pensons ici combien J'ean:s’humilie, Lorsqu'il pourroit passer pour le Sauveur, Il dit à tous, je suis la voix qui crie,

De rendre droits les sentiers du Seigneur.

Et nous, ltélas ! loin de nous abaisser,

Nous nous piquons dès qu’on nous veut blâmer :

La moindre injure N'est que trop dure, Pour nous aigriret pour nous offenser,

Ce grand Héros aussi pur que modeste; Approche Hérode, et d’un ton généreux, Le reprenant de son horrible inceste, lui fait voir qu’il est un scandaleux,

Sire, dit-il, j’ai honte ; je frémis De tant de maux que vous avez commis : :

Quittez la femme Qui perd votre aine ; Ce sale amour ne vous-est point permis, ,

Hérodias, cette femme impudique,.

Toute en fureur et toute hors de soi, Regarde Jean:comme un fâcheux. critique Et sans relâche elle presse le Roi.

Ah ! lui dit-elle, ah ! vous me feriez tort, . Si vous trompiez notre premier accord,

Faites donc prendre, .

Sans plus attendre, Notre Censeur, et qu’on le mette à mort. .

Ce Roi brutal'piqué jusqu’à la rage,

Fait garroter.le divin Précurseur..

Car bien qu'il pe un si saint personnage, ,

I] veut pourtant plaire. à sa belle sœur.

On prend le Saint; on le. traine au cachot,

Mais rien n’abat ce grand cœur sans défaut.

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