‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 28 sur 88 · Eusracur · texte numérisé non relu

Eusracur

Chère moitié, Dieu du Ciel, quel bonheur !

Chère moitié, ma us sébili

Ne pleurez plus, bénissons le Seigneur :

Voici celui pour qui vous êtes triste,

THEOPISTE. M Sur l’

AR

Mes chers enfans pour qui j'ai tant pleuré, , U | Embrassez-moi ; mon cœur tressaillit d’aise. L: NI T'enons-nous prêts, car il est assuré, 4 Renou

Que nous mourrons tous quatre sur la braise. po el 0 Le nou

L'EMPEREUR ADRIEN. 1 Pesons

Viens rendre honneur à nos Dieux immortels, # Ve

De qui tu tiens tes enfans et ta femme ; ; Lais:

Brâle l’encens aux pieds de leurs Autels, M Tous c«

Si tu ne veux brûler dans cette flamme. M Et de J

M Car le!

Eusracae. M Voyons

C’est à Jésus que je dois cet honneur, db C'est à lui seul que je rends ces hommages,

Pour tes faux Dieux, objets de mon horreur, Je ne leur dois que mépris et qu’outrages,

ÂADRIEN.

Enfermez-le dans ce Taureau d’airain, Sa Femme aussi, ses deux enfans encore :

C’est par le feu que j’en veux voir la fin, Pour appaiser nos grands Dieux que j'adore.

Tous LES QUATRS&,

Doux Jésus-Christ, qui possédez nos cœurs, Embrasez-les de vos divines flammes, Nous vous prions de nous rendre vainqueurs, Et dans le Ciel vouloir placer nos ames.

A L'HONNEUR DE ST. JOSEPH, EPOUX DE LA Sre. VIERGE.

Sur l’A1r—Amarillis vous êtes blanche et blonde, &c. ou De Susanne.

sé À Unissons:NoUSs avec les chœurs des Anges, 4 Renouvellons la joie et la ferveur, braise. li Pour entonner de Joseph les louanges, Le nourricier et gardien du Sauveur ; Pesons les qualités, admirons les merveilles, 2 24 D'un Saint dont les grandeurs sont sans pareilles. mortels, À "| Laissons à part son illustre naissance, els, Tous ces À veux, ces Princes et ces Rois, ; M Et de Joseph révérons la puissance, H Car le Sauveur se soumet à ses loix.

4 Voyons en abrégé ses vertus héroïques.

de Reveillons notre amour par ses pratiques.

? P ages, Dieu le choisit pour son dépositaire ; rr'eur, Il lui remet deux gages precieux ; ages, Son fils unique et sa très-digne-Mère ; L'espoir du monde et l’ornement des Cieux:

Il lui donne à garder l’Arche de l’Alliance, in, Où sont vous les trésors de son Essence, re à Ce favori de la Trinité Sainte, fin, 2 Qui fut toujours un ange en pureté; ; adore. + Dès qu’il connoît que Marie est enceinte, 2 Livre son âme à la perplexité. Ù I] dit dans son esprit, comment se peut-il faire s CŒUS, Que la femme que j'ai soit vierge et mère ? Pesant l’état de sa céleste Epouse, x lé H ne dit mot pour ne la diffamer.

#, Il ne veut pas, comme une âme jalouse,

Croire rien.d’elle ; il ne Fa peut blâmer..

Il soupire, il gémit, et d'amour et de crainte, Sans s Losqu'’il songe à quitter la Vierge sainte. Le Fils d | Sa maiso La Vierge voit Joseph à ia torture, LOù l'on. Sans-que pourtant elle ose Favertir 1 Cet ador. Qu'elle a conçu l’auteur de la nature; Et leur c Elle désire en tout s’anéantir. 3:

Elle attend humblement que Dieu le lui déclare, 44 Cet In Et supporte en répos qu'il se sépare. | andre: Tandis qu’il dort, l’ange lui dit —courage, li Marie en soi, porte le Saint des Saints : É “4 Wal , «1 HE 0 4 C Ü È Pi .

L'Esprit Divin a formé cet ouvrage, Plus iles

Pour du Très-Haut accomplir les desseins. 3 Sois son heureux époux, chasse loin toute crainte; #8 ; Et conduis avec soin Marie enceinte. Ce sai ( ss Ne roug

Quand ce Saint voit dans le fond d’une crêche, PT obéit s Le Roi de gloire anéanti pour nous, HAComme 2 Tout étonné des vertus qu’il nous prêche, HREt de ces Il se prosterne’et l'adore à génoux. Aux emf Il ne craint plus lesmaux qu'avoit czusé la pomme, BR À fltient entre ses bras un Dieu fait homme,

5 Ones Quand MaPour vo De cinq Mais je NA ce pa

Quelle faveur ! quel rare privilège !

I & chez soi Marie et son Enfant :

Il les nourrit, les soutient, les protège, -Leur fait la cour, les guide et les défend.

I les sauve tous deux d’Hérode, plein de rage, Qui des Saints innocens fait le carnage.

Marié

Lis avec soin tout le Saint Evangile, D'un pi Et tu verras que Joseph ne dit rien, Elle l’éc Tant il se plait à se tenir tranquiile, MA vec vi En s’oecupant de son souverain bien. D Et Jose Îl aime à se cacher comme un Anachorète, l'émoig

Pour bien jouir de Dieu dans sa retraite,

te,

déclare,

age,

de

MA vec vitesse et le mieux qu’elle peut.

Sa maisonnette esi un auguste temple,

Grand en effet, mais petit à ses yeux, HEChérit si fort l'humilité profonde, Qu'il la pratique en tout tems, en tous lieux,

Plus il-est élevé, plus il s’abaisse.

Quand Josüé lui dit de s'arrêter,

Mais je le suis bien plus que Jésus obéisse, MA ce pauvre artisan Comme’ un novice: -

Sans se lasser jour et nuit il contemple Le Fils de Dieu sous notre ‘humanité.

LOù l’on découvre:un autre Trinité, Cet adorable Fils, et sa très-sainte Mère, Et leur cher'nourricier; ô quel mystère !

Cet Intendant du Roi de tout le monde,

Dans son petit Jésus ji voit mieux sa bassesse ; se

Ce saint enfant dans sa pauvre boutique,'

Ne rougit point d’un si chétif métier : | .

lobéit sans délai, sans réplique,

omme apprentif d’un Père charpentier :

Et de ces mêmes mains dont il soutient le monde,

Aux emplois les plus vils il le seconde.

On est ravi que le soleil s’arrête, -

Pour voir enfin une entière défüite, De cinq grands Rois qu’il prétend surmonter,

Marie aussi, quand Joseph la demande, D'un pas léger s’en va voir ce qu’il veut.

Elle l'écoute et fait ce qu’il'commande,

Et Joseph, à son tour, par son obéissance, Témoigne à tous les deux sa dépendance.

Au seul aspect de eette ruble Dame,

Au seul éclat de sa rare splendeur, co!

Ce chaste époux sent, au fond de son ani Un feu nouveau qui nourrit sa pudeur. | Sur l’A S'il jette ses regards sur son visage nus, ni Il en devient [ i us juste, À plus saint, plus pur, plus] É R [CH Anges du Ciel, pures intelligences, D Guide é Esprits ardens du céleste brazicr, 0 Leplus:

Quels entretrens et quelles conférences, 4 Dont le. . N’eûtes vous pas avec ce charpentier? M Soleil de O qu’il faisoit beau voir une troupe angélique, 1% Dites-no Conterser avec lui dans sa boutique ! | MH Gran Joseph mourant, le Maître de la vie, 1 Apprene Qui de ses mains veut lui fermer les yeux, MS Les assai Lui fait savoir qu’il n’a point d’autre envie, ME Pour éte Que de s’unir avec lui dans les Cieux. M Parlez à Enfin ce juste meurt, consumé d’une flamme M De brise

Quitransforme en son Dieu cette belle ame.

Je le contemple au-dessous de Marie, , Supérieur à tous les autres Saints. Hélas Il obtient tout de Dieu quand on le prie; Je n’ai Son Divin fils mettout entre ses mains. Je suive Heureux qui le sertbien; plus heureux qui limite Et souy Dieu ne refuse rien à son mérite. se Jeu,

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Toht J’avois

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J’ac Par m

Epoux sacré de ma très-chère Mère, Ange visible et père du Sauveur, Grand Saint Joseph en qui mon âme espère, Je vous demande une seule faveur.

Tendez-moi votre main durant mon agonie, Pour règner avec vous de compagnie.

qui l'imite:

espère,

gonie,

| Le jeu,

SUR LA CON VERSION DE Sr. AUGUSTIN.

| Sur l’ArR—Que les Oiseaux de ce Bocage, &c.

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