‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 27 sur 88 · SAINT EUSTACHE, MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT EUSTACHE, MARTYR

Sur L’Air, Où êtes vous Birenne mon amour, à

JESUS

Que V'ai-je fait, Placide réponds moi ; Que t’ai-je fait que tu me persécutes ?

le suis Jésus mort sur ka Croix pour toi; Je te poursuis, bien que tu me rebutes.

PLacipe.

Pardon, Seigneur, de tout ce que j'ai fait; pprenez-moi ce qu’il faut que je fasse,

our m’en punir et m'en rendre parfait, e ne vois rien que pour vous je n’embrasse,

JESUS

Va sans délai, va prendre tous les tiens a recevoir avec eux le Baptême :

Dès le moment que vous serez Chrétiens ous souffrirez pour l'amour de moi-même,

‘EusTACHE.

Je suis Chrétien,:et tout prêt à souffrir Que vous m'ôtiez enfans et biens et femme, es plus grands maux qui se pourront offrir our votre amour seront doux à mon âme.

vaillamment ‘Jpaus, te la donne Tu prendras toui, enfans et femme et biens, 1 dernier nn te dira le Job, l’Evangélique.

tu tiens bon comme font tout les miens, u feras voir un amour héroïqne.

EusTACHE 4 sA FEMME.

RTYR,

Suivons Jésus, Ô ma chère moitié ;

on amour, Siénissoné-le de ce qu’il nous déchargo. ous-n0s amis ont manqué d'amitié,

ès qu’ilm'ont vû sans argent e sans charge.

THEOPISTE.

A Je le bénis avec vous de nos croix, oignons nous des terres de l’Empire:

Allons gémir tous quatre dans un bois, ‘Æn attendant de souffrir le martyre.

Venez

Sortez he ‘Cher Nautonnier, par pure charité, our M”

Voudriez vous nous passer en Egypte : De cette

Soyez touché de notre pauvreté:

Vous en aurez devant Dieu le mérite.

Evusracue.

Deux &

Le NauTonNier. t je ne |

enaip

Embarquez-vous, et traversons les mers, Pour m'y Parmi ces cau x je me sens.tout.en flamme, Au premier port, malgré.tes pleurs amers,

Te débarquant, je veux ravir ta femme. Mon b

ete proi : Ciel P

e roc p

Eusracue.

Quel déplaisir! hélas ! quel crève-cœur, Ce Nautonnier me ravit ma colombe.

Mon Dieu, mon tout,-qui voyez ma douleur, Secourez-moi, car sans vous je succombe. D Graces oi qu’o Tuesopisre. ; Pour vêt

ant il es Nou, chaste Epoux, ne vous allarmez pas,

Allez en paix, allez mon cher Eustache, Soyez certain que jusqu’à mon trépas, Je garderai ma pureté sans tache. Allez 4 : herche Evusracue. ion Ch

ar il va

Mes chers enfans, pleurons ici tous trois, En délaissant dans ce fatal navire, Le chaste sein qui vous porta neuf mois, Ab! qui pourroitexprimer mon martyre ? 1 Dur , otre E

CHaque ENFANT.

Venez à moi, cher père, venez tôt :

Sortez hélas ! sortez de la rivière,

our m’affranchir pag l’aide du Très-Hant, De cette dent cruelle et carnacière,

ÉusTacne.

Deux animaux emportent mes deux fils, t je ne puis aider ni l’un ni l’autre.

e n’ai plus rien qu’un pes Crucifix,

our m y coller comme Île grand Apôtre.

UN Paysan.

Mon bon ami, viens garder mes troupeaux :

e te promets le pain sec du ménage, -

> Ciel pour toit, pour maison les coupeaux,

nr e roc pour lit, l’eau pure pour breuvage.

| Eusraoue.

louleur, À

nbe. : D Graces à Dieu, je garde des moutons, oi qu’on a vu commander une armée :

our vètemens j'ai de pauvres haillons, antilest vrai que tout n’est que fimée,

mez PAS, he, L'Empereur TRAJAN,

M Allez chercher Placide le Guerrier,

herchez le bien, et par mer et par terre.

fon Chef par lui sera ceint de lauriers, ar il vaincra ceux qui me font la guerre.

Les DerurTes.

D Pauvre berger, quittez là vos brebis, Notre Empéreur veut essuyer vos larmes :

Dépouillez-vous, prenez ces beaux habits, ; Et de ce pas venez charger.les armes, Éonso

Q elle __ Evsracne. Voici le Dieu de mon cœur, j'adore vos desseins, . Al mes c Lorsque je vais combattre pour l’Empire : D Ron 240 ; al k endo Faites grand Dieu, qu’en imitant vos Saints, .

é n t soupi Je puisse.un jour inourir par le Martyre. "0P

Qu'avan : Ÿ | Le CADET DES DEUX FRERES. . LA Aflons

Cher compagnon, quel pays:est le tien ? ne dei

: Contons ici tous deux nos aventures, Dbtiend Délassons-nous par ce doux entretien, % MATE Et bénissons l’Auteur dés Créatures. . Lorsqu 1

Es Ù Grand

| L'AINE”". Mt Mo Je ne sais point quel est mon lieu natal, DUes deux

Mais je sais bien qu’un Lion effroyable Dont mes

Me prit aux dents quand par un coup fatal,.

Un Loup ravit mon frère tout ainable.

J’étois tout seul sur le bord d’un ruisseau Quand je perdis Eustache mon doux père.

Je vis hélas ! qu’un patron de Vaisseau, Osa ravir Théopiste ma mère,

Mon c Relevez

Appren Que vot

Depuis ce tems j’ai toujours désiré ; Qu’on m'en donnat quelque bonne nouvelle, Un ! Mais c’est en vain que j'ai tant soupiré, Lorsqu Ah ! d’y penser ma croix se renouvelle: Mais 6 Enl éct Le Caper.

O qu’elle joie ! Ô quel moment heureux ! Chè Vous êtes donc Agapit mon bon frère, Chère Mais que nos cœurs seroient bien plus joyeux Si nous n’étions et sans péreetsans mère, .

À La

TarsopPisrEe.

Consolez-vous mes enfans bien-aimés,

Q 1elle faveur, quelle rencontre heureuse! :

oici le sein qui vous tint renfermés ;

Ah mes chers fils que mon âme est joyeuse !

Rendons tous trois, rendons graces à Dieu, t soupirons, en priant sans relâche, Qu'avant la mort nous sachions en quel lieu,

S’est relégué votre cher père Eustaclie,

Allons nous en:trouver le Général, :

ose espérer que ma douleur amère, Dbtiendra tout de son cœur libéral, - Lorsqu'il saura que je suis votre mère.

Grand Général, j'ai perdu mon Epoux :

Ah ! Monseignéur ! ah ! que ma perte est grande ! es deux Soldats qui combattent sous vous,

Sont mes deux fils qu’humblement je demande:

Eusracne. :

Mon cœur ressent votre extrême douleur ;

elevez-vous, Ô fémme infortunée !

pprenez-moi d’où vous vient ce malheur, - AQue votre époux vous ait abandonnée. -

THeopPistrEe.

Un Nautonnier me retint dans son bord, Lorsqu'il remit mon cher Eustache à terre, Mais le Très-Haut vengea soudain ce tort, En l’écrasant par un coup de tonnerre.

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