‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 30 sur 88 · SAINT AUGUSTIN AU PECHEUR · texte numérisé non relu

SAINT AUGUSTIN AU PECHEUR

Hélas ! Pécheur, dès mon enfance, Je n’ai cou gyyaprès l’offense :

Je suivois mes amis les plus licentieux, Et souvbnt j'affectois d’être plus vicieux.

SELLE la molesse, NES Ont rempli tout le cour de ma folle jeunesse.

Su? je voyois sur le Théâtre,

Que es Acteurs les plus folâtres,

Se piquoient d’exprimer les infâmes plaisirs, Tout mon cœur s’embrasoit pardes mauvais désirs, J’avois à mon bien deux obstacles,

Di Mes amis débauchés et ces-sales spectacles.

J’accumulois crimes sur crimes,

D Par mes talens les plus sublimes,

Tous mes dons naturels et tous mes dons acquis,

N'’avoientrien pour le ciel, ni de grand, ni d’exquis,:

J’étois comme un arbre stérile,

Quelque soin que Dieu prit de mon âme indocile,

Ma mèrs usoit de mille instances, Pour surnonter mes résistances »

Mais j’étois trop altier pour vouloir obéir. : Je m'étois trop aimé pour me vouloir hair.

Ses vœux, ses discours et ses larmes, Ne pouvoient m’arracher aux objets de mes :

charmes. .

Dieu cependant par ses reproclies, :

M'humilioit dans mes débauches.

Tout perdu que j’étois, il savoit me sauver ; J'avois beau me cacher, il savoit me trouver : He ina plus noire malice, Ce Dieu plein de bonté m’étoit toujours propice.

Son Esprit Saint crioit sans'cesse, .

Augustin quitte ta molesse, .

Quitte ces faux plaisirs qui subornent tes sens. Mais, hélas! l'éboi sourd d Et je ne donnois pour réponses, ‘"."*" ‘ Que d'insolens refus à toutes ses séHHontés. !"

Jamais douleur nefut amère, - 759. it Comme la douleur de ma mère, | Quand fuyant sesconseilé je tombois dans l'erreur, Et dans des salletés qui. luï faisoient horreur. Aussi le salut dé mon ame RE Est le beau fruit des pleurs de cette sainte femme.

Plus j'offensois ce Dieu que j'aime, .

Plus j'étois mal avec moi-même. , Je faisois chaque jour quelque crime nouveau, Qui servoit à mon cœur d’implacable bourreau.

à ses plus doux accensik

e Ciel, ]

e rend:

Las de jous les e tâchoi:

De faisois

e n’avoi:

Je mour!

Mes co:

t chaque Le disoie ugustin | eux-tu 1 t livrer t

Adam nr aissons | ais-tu bié li ceci ni t bientôt ifféroit d

Demai e sortira isois-je ’ajoutois ’étois ad ans vou

Mon c Juand le ne voix out no

t je me

yant lu

acquis,

d’exquis,

indocile,

3 propice.

tes sens.

Lits

ans l'erreur, orreur. ‘

uinte femme.

ouveau, bourreau.

e Ciel, pour punir mes offenses,

Me rendoit l'instrument de ses justes vengeances.

Las de me voir en servitude ous les chaînes de l'habitude, e tâchois de sortir de l’état où j’étois ;

De faisois quelques pas, et puis je m'arrétois.

e n’avois qu’à demi l’envie, | Je mourir à la mort et de vivre. à la vie,

Mes compagnons, la bonne chère;

t chaque objet propre à me plaire, fe disoient tour à tour pour me faire hésiter, ugustin que fais-tu ? voudrois-tu nous quitter ? eux-tu renoncer aux délices, t livrer ton esprit et ton corps aux supplices ?

Adam ne cessoit de me dire, aissons les pleurs, pensons à rire :

ais-tu bien Augustin, pu laissant tes amis, P

i ceci ni cela ne sera plus permis ?

t bientôt mon ame flotante, ifféroit de quitter sa vie impénitente.

Demain, demain, non à cette heure, esortirai de mon ordure,

isois-je tout chagrin, et puis incontinent ’ajoutois, et pourquoi, pourquoi non maintenant? ’étois accablé de mes chaînes, ans vouloir toutefois voir la fin de mes peines.

Mon cœur étoit prêt à se rendre, Quand le Très-Haut me fit entendre

ne voix qui disoit, prens et lis, prens et lis ;

out noyé dans mes pleurs, sur e champ je pâlis, t je me retrouvai tout autre, yant lu mon état dans un trait de l’Apôtre,

Voilà pécheur comme la grâce, Par mes Prit de mon cœur la foite place, Nefréqu Triomphant du Démon, du monde et de la char n esp: Dans un tems où j’étois sur le bord de l'enfer, Doit com Voilà qu’elle fut la puissance De ha grâce de Dieu contre ma résistance. Jusqu

| ] Dès que le Ciel m’eût fait renaître, | ‘ha

Je fus ardent pour mon doux maître. MRecomm Je disois avec joie à ce Dieu de bonté : En vain! Je vous aime trop tard, ancienne beauté : M: lassé d Et je répétois plein de zèle,

Je vous aimetrop tard, beauté toujours nouvel J'ai he

, Par l’hun Je sentois croître dans mon âme MOu'on nc Une vive et céleste flamme, ins, u

Que nul autre que Dieu ne sauroit allumer, lu peux Et qui portoit mon cœur à le toujours aimer. Si tu n°es Me donnant à lui sans-partage,

De moment en moment je l’aimois d'avantage. Enfin

; à Par ses t Tu viens de voir, pécheur, mon frère, À souffri

Ton propre état dans ma misère, ML] faut d Si Jésus, aujourd’hui, daigne t'offrir sa main, Il faut a Ne dis pascommemoi, demain, Seigneur, demaïo,e Di Sois prompt à laisser tous tes crimes, flèc Pour ne t’en repentir trop tard dans les abîmes,

Fais posément quelque lecture:

. Dans les cahiers de l’Ecriture.

C’est par là que le Ciel éclairant ton esprit, Prouvera par tes yeux. que ton cœur est contrit, À C’est là que ton âmei

e Apprendra du Seigneur ce qu'il désire d'elle,

J’ai combattu les hérétiques, Par mes Ecrits, par mes pratiques,

l'enfer,

es abîmes,

esprit,

est contrit. |

e d'elle,

Par mes saints entretiens et mes puissans sermons, Ne fréquente jamais ces suppots des démons.

T'on esprit soumis à l’Eglise,

Doit combattre à jamais tout ce qui la divise.

Jusqu'à la fin de mon vieil age,

Mes pleurs ont rendu témoignage

Du sincère regret de mon cœur repentant.

ecommence toujours de vivre en pénitent.

n vain ferois-tu pénitence.

Si lassé de gémir tu manquois de constance,

J'ai hautement prêché sans cesse, Parl’humble aveu de ma bassesse, Qu'on ne peut se sauver que par l'humilité, Jrains, tant que tu vivras l’esprit de vanité.

T'u peux au moment de la gloire,

Si tu n’es bien petit, perdre encor la victoire.

Enfin le cœur que ma main porte, ar ses traits, par ses feux t’exhorte, A souffrir, à brûler pour Jésus à ton tour.

D] faut donc désormais la souffrance et l’amour.

Ïl faut avec moi que tu À prose Que Dieu veut d’un Chrétien un cœur percé de flèches.

A L'HONNEUR DE Sr. ALEXIS,

ur L'AiR— Depuis longlems qu’en secret je vous aime.

P EUPLE Chrétien, chante un nouveau Cantique,

Pour exalter Alexis l'inconnu,

Qui mène en terre une vie angélique, qui pour Dieu très pauvre est devenu ;

Qui dix-sept ans est témoin des regrets,

De tous les siens sous leurs propres degrés, :

Et qui sans cesse, | Par leur tristesse, Souffré en son cœur mille combats secrets,

Le même soir qu’Alexis'se marie; .

Dieu l’appellant, il-brise ses liens ; Sur le minuit il sort de sa patrie, Et sans mot dire il quitte teus les siens; - Il se déguise et va-sur un vaisseau, :

Ayant donné la ceinture et l’anneau, A l'épousée, __ Martyrisées Du seul désir dé voir l'époux nouveau.

Dès le matin, chacun est-aux allarines, :

Nesachant ponit qu’est devenu l'époux:

Il n’est aucun qui ne verse des larmes :

Tout le Palais est sans dessus dessous.

Euphémien dépêche en même terms; - Tous les couriers qu’ikconnoit diligens.

Tous se tracassent, Mais tous se laissent, Courant'en vain les Villes et les Champs.

. Jésus en qui notre Alexis espère, .

Devient par tout son guide et son appui. :

Les Dépêchés de la part'de son père, Sans le connoître ont tendresse pour lui.

Et de ses biens lui font la charité, Dont il bénit de Jésus la bonté,

Et par sa grace,

Il suit sa trace, En imitant sa sainte pauvreté, -

Le Sacristain de l'Eglise d’'Edesse, .

Par ordre exprès de la Reïne des Cieux, .

Juvre la Pour fair ais aus

Mecomm:

Qu’à vivr Tandis

a Provic Par la ten du même itôt qu’ Dieu rend

Pour s’im Que fer

raindra-!

era-t-1l f uprès dé ’en dou ous ses fl

on cœur

Entran uphémie Dieu l’ani t lui de jon père,

Lt receva

tlui pro

Jüvre la porte avec grande allégresse, our faire entrer ce in pi

Cr il n'aspire Qu’à vivre abject, petit et ignoré.

Tandis qu’il croit aller en Cilicie, a Providence en dispose autrement.

ar la tempêteil vient au port d'Ostie,

Mu même endroit deson embarquement.

itôt qu'il est en ce fortuné Port,

Dieu rend son cœur et:plus humble et plus fort; . Et ce grand homme, | Retourne à Rome,

our s’immoler chez soi jusqu’à la mort.

Que fera-t-il, cet. Athlète admirable, raindra-t-il point l’abord dé son Palais ?

era-t-1l fort pour vivre et mourir stable uprès dés siens et de tous leurs valets ?

’en doutons point ; laissons, laissons l'aller : : ous ses parens ne sauroient l’ébranler,

Ni par leurs charmes, Ni par leurs larmes ; on cœur constant ne sauroit chanceler,

Entrant dans Rome, il voit dans une rue : uphémien tout accablé d’ennui :

Dieu l’animant sans crainte il le salue, t lui demande un petit coin chez lui.

Jon père, hélas ! consent à le loger, it recevant son fils comme étranger, .

De bonne grace.

Le prend, l’embrasse, .

t lui promet qu'aux siens il sera cher. :

Le voilà donc dans sa chère patrie, Sous l’escalier de son propre Palais, Où jour et nuit il jeûne, il veille, il prie En jouissant d’une profonde paix.

I1 couche à terre et.se croit trop heureux D'être chez soi sous un habit de gueux.

Son ame sainte, Souffre sans plainte, Jusqu'à la fin les maux les plus affreux,

Et cependant son aimable Olimpie;

Qui le croit loin, l’ayant auprès de soi,

Passe en soupirs sa languissante vie, À

Lui reprochant qu’il a trahi sa foi. AM cresa

Elle gémit et pleure amèrement OUT app

Son chaste époux qu’elle aime tendrement ; ien d'ici À Et demi-morte, Éd Elle l’exhorte- \

À venir tôt soulager son tourment.

Ah! lui dit-elle, ah! je meurs de tristesse !. Reviens à nous : change au plutôt d’avis :

Viens adoucir la douleur qui nous presse, Donne la vie à ceux par qui tu vis.

Que vont donc fait ta femme et tes parens, Pour les laisser souffir un si longtems ?

Ame insensible, Est-il possible ; Que leurs malheurs te soient indifférens.

Mhercher l’ aut-il qu e demanc

Cœur déloyal, entends mon cœur fidèle, Cœur inhumain, pourquoi tant de rigueur ?

Penses-tu bien que mon-ame chancelle,

Et que ta fuite ait changé mon cœur ?

Epoux ingrat, ayant reçu ta foi, Je ne saurois aimer autre que toi,

Je suis la même ; Toujours je t'aime ; on cœur est tien ; ton cœur doit être à moi.

Viens cher Epoux, ou bien fais que je sache Aa quel endroit mes yeux te pourront voir :

MDéclare-moi le récoin qui te cache ;

Rends à mon cœur cet innocent devoir, Donnois, au moins, que tu m'as fait grand tort He m'épouser pour me quitter d’abord.

Ta seule absence Fait ma souffrance ; e toi dépend ou ma vie ou ma mort.

Je ne sais plus qu'est-ce que je puis faire our rappeller mon Epoux qui s’enfuit; ien d'ici bas ne sauroit medistraire ; on souvenir sans Césse me poursuit.

juste Cieux! instruisez Alexis e mon amour et de tous mes soucis, De mes tortures, De mes pressures,

istesse !. : ; à , ui toucheroient des cœurs très-endurcis.

Faut-ii que j'aille aux quatre coins du monde, Dhercher l’objet de mon plus tendre amour ?

aut-il que j'aille, errante et vagabonde, e demander et de nuit et de jour ?

on, non, mon ame, il n’est pas à propos :

\erche Dieu seule dans cet enclos.

Souffre l’orage

Avec courage, leure, gémis et pousse des sanglots.

Dans un transport cette épouse affligée Dit, en pleurant à cet home parfait :

e te serai grandement obligée,

itu me suis au dessein que j'ai fait.

Mon bon ami, de grace enfuyons-nous :

Allons tous deux chercher mon cher Epoux.

Je prends la fuite ; Viens à ma suite.

Ah! je meurs si tu net’y resous.

Le Saint répond à cette chaste amante,

Arrêtez-vous, car je ne vous suis pas.

À ce-refus, toute triste et tremblante, Elle se pâme et tombe entre ses bras.

‘Le Saint alors d’effroi pâle et transi, Crie, Olympie, Alexis.est ici.

Soudain la Dame

Reprend sa flamme, :$es cris,ses pleurs et son amer souci.

Hélas ! dit-élle, au lieu que tu m’assistes,

A rechercher mon Epoux endurci ; ‘Semblable à lui sans sujet tu m’attristes, En me disant qu'Alexis est ici.

Je vous l’ai dit, repart le Pélerin, ‘Pour vous servir de sage Médecin, Vous'ayant vue Blême, abattue, | Et presque morte en ma tremblante main.

Cent et cent fois elle embrasse sa mère, :

Et l’ametriste et le. cœur attendri, Ælle lui dit, allons avec mon père, Allons chercher Alexis mon Mari, Elle a chez soi l’objet de ses appas ; Elle le voit, et ne le connoit pas :

Elle l'écoute, Sans qu’elle doute Qu'il soit celui qui cause son trépas.

Durant le tems que cette illustre Dame Auprès du Saint soulage un peu son cœur,

otre in [ouvel :

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Ma bon:

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| Euph ont à Da comp Qu'à son Ï les cor

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À cha Du fugit e chast B'offee At d’un our qui

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Je meurs

otre inconnu sent au fond de son ame :

Nouvel amour et nouvelle douleur ; Ales yeux bas, il lui dit d’un ton doux, Ma bonne Dame ; hélas ! consolez-vous, | Cessez de craindre ‘Æt de vous plaindre ; Dieu prendra soin d’Alexis votre Epoux.

Euphemien et sa femme dolente, ont à leur tour le voir de tems en terms, Da compagnie est si fort consolante, Qu'à son aspect ils sont tous deux contens.

Mi les console avec tant de succès, Sn à er: mot il les comble de paix ;

t l'amertume Qui:ies consume, ssiSteS, Mes gûne moins tant qu'ils lui.sont auprès.

Les, 4 À chaque fois qu’ils discourent. ensemble, Du fugitifqu: chacun croit absent, e chaste Époux quigémit et qui tremble, D'offre en secret au trois fois Tou.-Puissant, t d’un cœur humble il lui dit, ô.mor tout, our qui mon ême à la terre a dégoui, Sans vous je cède ; Soyez mon aide, our triompher de mon sang jusqu’au bout.

Bon Dieu, dit-il, mon absence désole ous mes parents qui cherchent où je suis 1 nefaudroit qu'une seule parole Pour mettre fin à:leurs mortels ennuis.

e voudrois bien pouvoir les secourir, Mais vous laissant le soin de les guérir, Toujours sévere, À père, à mère, Je meurs pour eux et les laisse mourir.

Tous les valets le raillent, le rebutent, L'appellent gueux, fainéant et vagabond ; Et ce grand Saint, lorsqu’ils le persécatent, Donne à

Se tient en paix et jamais ne répond. È

Il veut que Dieu soit tout seul le témoin 2 Detor

De tous les maux qu’il souffre en ce recoin. Le Ladr Plus ils l’affligent, Me Sourc Plus ils l’obligent Le muêt

À demander au Très-Haüt leur besoin, (Brands e LR Res Ai 1 Mu sacré Lorsqu’ilest mort, une voix éclatante, ee \ Dit de chercherle Serviteurde Dieu, ‘

Qui va règner dans la Cour triomphaate, Moucen

Pour secourir les Romains en tout lieu. ue

La voix redit que chez Euphémien, - M Allez

‘On trouvera ce grand homme de bien, A lez brill Chacun s’avance Et triomp Fan diligence, MBrulez san

Pour aller voir de Rome le soutien. ous ave

ir Des vai Le Pape ici met les genoux à terre, ,

S’adresse au mort, le prie avec respect - De lui lâcher l’écrit que sa main serre, .

Pour faire voir au peuple ceque c’est.

Le Saint dabord, en étendant les doigts, SE Obtene Lâche l’écrit qu’on lit à haute voix ; É Et d’un cœur tendre, On fait entendre, Son nom, sa vie et ses diverses croix,

UE votre

es vains OU puis ui doit ïer Prot Pendant sept jours son cher pèreet sa mère B°Y€z no: Avec sa femme embrassent son cercueil.

Chacun prend paït à leur tristesse amère ; Mais nul ne peut faire cesser le :r deuil.

‘On a beau faire et beau réprésenter, ‘ Qu’au lieu de pleurs il est tems de chanter :

onduisez

Le dur martyre, Qui les déchire, 4 KI . .

Donne à tous trois sujet de lamenter,

à De toute part on ne voit que miracles :

e Ladre est net, le Boiteux marche droit,

e Sourd entend par un rare spectacle,

Le muët parle et chaque aveugle voit,

brands et Fe admirent la beauté

Du sacré Corps qui brille de clarté, Chacun fait fête,

ï Le Pape en tête,

Aoue en chantant du Saint la pureté.

mn:

Allez, grand Saint, plein d’honneur et de gloire, llez briller au bien-heureux séjour ; L

t triomphant d’une illustre victoire,

MBrulez sans fin du feu du pur amour,

ous avez fait un sujet de mépris

Des vains objets qui trompent ne: esprits.

Il est bien juste,

Romain Auguste,

ue votre cœur possède un bien sans prix.

pts A Obtenez-nous qu’en méprisant le monde, es vains honneurs, les faux biens, les plaisirs, ous puissions voir la beauté sans seconde ui doit au Ciel remplir tous nos désirs.

‘ rer Protecteur de l’Empire Romain, oyez nos maux et tendez-nous la main, t sa mère Brisez nos chaines, eil. Et par vos peines, ère; onduisez-nous äu bonheur souverain,

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