DIEU
ABRAHAM, lève-toi, prends ton Fils bien-aini
Etdeta propre main, viens m'en faire une offrant
Crois ce que j'ai promis; fais ceque je Je veux qu'Isaac soit CONSUIMÉ) Plus ta main paroitra cruelle,
Plus ton cœur envers moi sera ABRAHAM:
le,
Bien que je sente Je m’en vais vous l offrir, et | Que sa postérité du couchani à l'aurore, Peup era le vaste Univers :
Lorsqu’Isaac sera SU? la flamme, J'espérerai toujours 2% fond de l’âme.
Dieu.
ni ta fidélité :
T'on espoir n’est pas vain, de allégresse,
au bout avec gran
Espére jusqu Sois ferme dans ta foi, je tiendrai ma promesse;
Je suis le Dieu de vérités Va-t-en donc d'un CŒUT magnanime,
Va faire de ton fils une victime.
ABRAHAM
+ Cher Isaac sors du lit, et dès le grand matin, Allons nous-en tou$ deux offrir pn sacrifice, Partons sans différer, ;] faut que j'obéisse
Aux ordres d’un Dieu souverain.
tous deux nous soumettre,
Nous devons A ce que veut denous l'unique maitre
de pluli
en moi des mouvemens diven!
et je veux croire encoi
Je le ver ’âne et le Allons, ch mage
AlaX
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e ne dési
: Prends aissons n Jos deux Pour Cepeï llons à «
Mais co e vois le e sens MU Oùt En a ous me
Obéis,
ous n’a
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Que Ado
nmolon
Isaac:
Je le veux de bon cœur, préparons ce qu’il faut, ’âne et le serviteur porteront le bagage ; Allons, cher père, allons rendre humblement hom-
mage
A la Majesté du Très-Haut.
| Commandez ce qu’il faudra faire; e ne désire en tout que de vous plaire.
ABRAHAM
: Prends ce bois sur ton dos, j’ai leglaive et le feu; aissons notre âne ici brouter l'herbe en campagne: os deux jeunes valets au bas de la montagne, Pourront attendre tant soit peu, Cependant avec modestie, llons à éesommet offrir l’hostie.
emens diverl croire enco# oïe, à
Laac.
” Mais comment ferons-nous ? je vois là le couteau ;
e vois le feu, le bois, où sera la victime ?
e sens mon cœur brûler d’un amour très intime,
délité ; 55 Où trouverons-nous un agneau ?
llégresse, En quel lieu pourrons-nous le prendre ? a promesse: ous me feriez plaisir de me l’apprendre. anime, ABRAHAM.
Obéis, cher Isaac, pour remplir ton devoir, ous. n’avons point d’agneau, mais ayons espérance, and matin, DS croyons fermement contretoateapparence, sacrifice, Que Dieu prendra soin d’y pourvoir, obéisse Adorons sa haute sagesse ; uns aolons-lui nos cœurs avec tendresse.
soumettre; | itre.
Isaac.
Mon Père qu'ai-je fait? quel crime ai-je com# mis ? 4 Vous me liez les bras ; que prétendez-vous faire : # Voulez-vous m’égorger ? répondez mon bon pèref Et quoi le meurtre est-il permis ?
Arrêtez votre zèle extrême :
Voulez-vous sacrifier en moi vous même ?
ABRAHAM
O le cœur de mon cœur, pourrai-je te parler ? M Le meurtre est défendu ; cependant Dieu con mande : a.
Que je te mette à mort, que tu sois mon offrand:hi Je t’ai conduit pour t’immoler. & Ah ! cher fils, mon ame est tremblante ; Je meurs en prévoyant ta mort sanglante.
Isaac.
Hé bien, honorez Dieu par mon sanglant trés Cessez d’être attendri: soyez impitoyable.
Puisque ma mort lui plait, elle m’est agréable :
Donnez le coup, je ne crains pas :
Signalons notre obéissance ; Je veux ce que Dieu veut sans répugnance.
ABRAHAM
Bras trop dur, cruel bras, laisse-moi soupirer Et ne sois pas si prompt à tremper cette lame, Dans le sang de mon sang, dr" l’ame de mon ar
Souffre-moi du moins r :; rer. | Je n’ai plus ni cœur ni parole ; Faut-il, cher Fils, hélas ! que je t’immole,
blante ; ante.
nglant trépi vable.
L agréable :
as :
snance.
noi soupirei cette lame, e de mon at
minole.
on offrand} |
Isaac.
N'épargnez pas mon corps ; le Ciel vous le déend.
oidissez votre bras ; faites ce qu'il faut faire, a gloire du Très-Haut vous doit être plus chère, Que votre unique’et cher enfant ; Détruisez votre propre ouvrage, ‘ous appuyant sur Dieu, prenez courage.
ABRAHAM
C'en est fait, cher Isaac, tu mourras en ce lieu, e ne recule point; non, non, j'en suis bien aise, ais avant que de mourir il faut que je te baise, le disant le dernier adieu.
Ca, mon bras, ça, fais ton office ; l est tems d'achever mon sacrifice.
L'ANcs.
Abraham, c'est assez ; mets à bas ce couteau. Dieu ne veut point la mort.d’Isaac ton fils unique: ] ne veut que ton cœur ; obéis sans replique ;
Remets le glaive en son fourreaw.
J’ai connu combien ton cœur aimé e trois fois Tout-Puissant, l’Etre suprême.
ABBAHAM..
Messager de mon Dieu, ne me détourne pas. .
en’ai point dans mon cœur une foi chancelante, Jien que ma foibie main soit, malgré moi, trem-
blante, Je veux de mon fils le trépas.
Permets donc que sur cette cime, esois, en l’immolant, Prêtre et Victime,
L'ANGE. Désobéi L'Eternel a reçu pour l'effet ton vouloir, ré H veut que ce belier tienne d’Isaac la place. Attirera Sa suprême bonté t’accorde cette grace, Pour récompenser ton espoir, ®æ Tâch Laisse. là ton cher fils en vie, MBA ime le:
Offre cet ani:nal pour ton hostie, Fais leu:
En ABRAUAN. M Tu Péni soit le Seigneur ; nous avons satisfait, ARI tu sais Ofirons lui, cher Isaac, et nos corps et nos ames: M Consumons-nous tous deux dans ses divines flan mes Pour reconnoitre un tel bien-füit. endu, | Unissons nos humbles louanges, À celle qu’il reçoit de tous les Anges, t, MEUT
Aux PARENS.
Si le Ciel te ravit ton enfant le plus cher, Donne lede bon cœur en suivant le modèle :
: Du Père des Croyans, de cet homme fidèle , Qui foule le sang et la chair.
De ton fils, Dieu tiendra la place, Si tu souffres sa mort de bonne grace.