‹ Cantiques de Marseilles accommodés à des airs vulgaires [microforme]Chapitre 79 sur 88 · LE PECHEUR PENITENT · texte numérisé non relu

LE PECHEUR PENITENT

\t jeune, Sur l'Ain—Je ne suis point Hermite, &c..

IL est tems que je meure A toute vanité :

lieu, Et'que pour Dieu je pleure Ma noire iniquité ; Il est tems que je pense :

Que d’un petit moment Dépend la récompense, Où l’éternel moment...

J'ai vécu dans le crime, .

” Sous l'espoir du pardon, .

Fondé sur:la maxime

rs Pascal. Que le Seigneur est bon ::

J D Miche toutes choses:

À mes débordeniens ; Je chérissois les causes :

De mes déreglemens.

Dieu tout plein de tendresse :

Cherchoit à me guérir. l Quand je mettois sans cesse:

Tous mes soins à périr s:

Sa grace prévenante :

S’opposoit à mes pas,

Quand mon ame insolente :

Couroit à son trépas. .

Mille fois la journée : Dieu me sollicitoit, Mais mon ame obstinée :

Toujours lui bi 7 $:

Je payois ses semonces De superbes rebuts ;.

Dans mon cœur les réponses N'’étoient que des refus.

M:n ame vagabonde Ne portoit ses désirs Qu'au faux désirs du monde, Aux honneurs, aux plaisirs :

Elle n’étoit ardente Qu'’à se charger de fers, Toujours morte et vivante À deux doigts des enfers.

O Père de clémence, Mon aimable vainqueur; Par votre patience.

Vous avez pris mon cœur ::

Digne objet de mes charmes,

Tendez-moi votre bras, Tout noyé dans mes larmes, Je mets les armes bas.

Lorsque je me retrace Mes horribles forfaits ; L'abus de votre grace Et de tous vos bienfaits:

vigueur m'est ravie, Je n.e pânie d'abord ; Et l’on voit en ma vie L'image de la mort.

Mes yeux sont'des fontaines Qui sufoquent ma voix, Quand je pèse vos peines

Au pied de votre Croix ;

Tes PO JA

Je sens d’apres tortures Et de cuisans remords ; En voyant les blessures Qui couvrent votre Corps.

Plus mon cœur considère, .

Devant un Crucifix, La mort d’un si bon Père, Pour un si méchant fils :

Plus votre dur supplice, .

Plus votre grand amour.

Et manoire malice, .

M'aflligent nuit et jour:

Mon doux Pére céleste, .

C’est pour vous seulement, .

Que contrit, je déteste :

Tout mon dérèglement :

Nile Ciel, ni l’abime,

Ne sont point ma douleur,', C’est un regret intime Qui pénètre mon cœur.

Parce que je vous aime, , Mon péché me, déplait ;.

Votre bonté suprême, - Fait.seule mon regret. :

Je n’ai point d’autre envie ; : .

Et la nuit et le jour, . 4 Que de donner ma vie Pour payer votre amour, . ‘

Je veux en pénitence :

De mes crimes passés, Embrasser la souffrance, .

Sans dire c’est assez : .

LG

Pourvû que j’adoucisse Votre juste courroux, Le plus amer supplice N’aura rien que de doux.

J'espèreen vos mérites, O Jésus très-benin ! | Vos bontés sans limites M'affermiront sans fin.

Vous êtes le refuge En qui je puis trouver Un Père au lieu d’un Juge ; Vous voulez me sauver.

Que le Ciel et la terre Se bandent contre moi, Si je fais plus l4 guerre, A votre aimable loi : Qu’à présent je périsse, Si je dois désormais Retomber dans le vice .

Et rompre votre paix

Que tous les chœurs des Anges Brûlans de votre amour,

Vous chantent des louanges Pour mon heureuxretour,

Que leurs chants d’allégresse, Sur ma eonÿersion, :

Puissent durer sans cesse Daas la sainte Sion.

Page 1