EN. L'HONNEUR DE SAINTE PAULE, VEUVE. ROMAINE
Sur l’Aiïr ; En vain je veux céler, &c. ou P4x--
blions la grandeur. 1
QUuez prodige nouveau ! 1 Je vois sur un Vaisseau 4 Paule qui fuit IN Où le Ciel la conduit :. |
Cette Argazonne. | À
Passe les Mers :
Rien ne l’étonne ;: 14 Elle abandonne | 144 Son corps aux dangers,
Paule ayant tout quitté Patrie et Parenté, Pauvre d'esprit, S’attache à Jésus-Christ :
Elle ne pense Qu’à conquérir La récompense Que la souftrance Lui doit acquérir.
Ses plus ardens désirs,
Ses vœux et ses soupirs
Ne visent plus
Qu'’au berceau de Jésus :
La sainte Crêche
Est le séjour,
Où Paule prêche :
Vive la flèche
Du divin amour.
Elle ne veut plus rien Que son souverain bien, Son doux Sauveur, Vrai trésor de son cœ:
Sa nourriture Et sa boisson,
Sont la lecture De l’Ecriture, J oing à l’Orcison,
Il n’est point de honteux, Pdint de nécessiteux, Qui n'ait toujours Paule pourson recours ; Elle est affable, Et son air doux
Le rend aimable Et véritable, A l’endroit de tous.
Son cœur est si touché:
Pour le moindre péché, Qu'elle voudroit En mourir de regret :
Elle aime à plaire Au Roi des Rois,
Sans plus rien faire.
Qui soit contraire:
- À ses saintes Loix.
En tout tems, en tout liew,.
Paule regarde Dieu,
Ce Dieu de paix,
Remplit tous ses souhaits ;.
Elle l’adore
Profondément ;
Elle l’implore,
L’aime et l’honore.
Sans relàchement.
Ses jeûnes rigoureux Et ses maux douloureux Mettent sa chair, Jusqu'à la dessecher ;
Elle repose Fort peu de tems ;
Son cœur s’oppose, En toute chose, Aux plaisirs des sens.
Sa rare charité, Et son humilité, Sont un miroir, Qu'on ne peut assez voir ;
Sa modestie Rawvit chacun ; Enfin sa vie- Très accomplie N'a rien de commun..
Les esprits envieux, Les plus malicieux, Loin de l’aimer,.
Cherchent à la blâmer ;.
Mais sa constance .
Surmontant tout,.
Sa patience, .
Dans la souffrance, , Bïille jusqu’au bout.
Après mille travaux, .
Et mille divers maux, Son divin Roi Vient l’appeller à soi ::
Son ame sainte, Riche en vertus,
Vole sans crainte:
Et sans contrainte Vers son doux Jésus.
Les pauvres demi morts:
Qui pleurent sur son corps, Lui crient tous :
Hélas ! que ferons-nous ?'
Notre misère Est sans soûtien ;
Ab! cheremère Très debonnaire, Nous n’avons plus rien, .
Protégez nous
O Paule qui regnez, Dans le Ciel pour jamais,
sg de votre Epoux :
aites de grace
Qu'’après la mort. . Notre ame passe.
Sur votre traces.
De l’orage au Port.